II
Plutôt que d'abandonner le chemin du ciel, quitter son pays et sa famille est un trait évident du don de conseil, se quitter soi-même en est un plus évident encore. «A Wallis, écrit un missionnaire, où j'ai exercé durant cinq mois le saint ministère, j'ai eu bien des consolations ; entre autres, de voir trois jeunes personnes, filles des plus grands chefs de l'île, me demander avec instance la permission de se consacrer à Dien d'une manière spéciale, par le vœu de chasteté. Cette pensée, elles l'avaient eue d'elles-mêmes par la seule inspiration de la grâce. Le Saint-Esprit leur avait appris que c'est là un conseil évangélique, dont le libre accomplissement plaît au Seigneur (1). »
Ce n'est pas seulement sur les plages inhospitalières de rOcéanie que le Saint-Esprit fait germer les fleurs de la virginité. Sous son influence, elle croît dans le sd si profondément souillé de la Chine et de la Cochinchine. Écoutons un apôtre du Céleste Empire. « Nous avons dans chaque chrétienté un certain nombre de personnes qui, san$ être liées par les vœux religieux, font profession de garder la virginité. On peut les appeler avec vérité la fleur de la mission, et cette espèce de fleur fait la gloire du jardin de l'Église. Qu'il fait beau voir le cep de la virginité briller ici au milieu de la fange de Tidolâtrie ! Rien ne peut exprimer quelle est la licence des mœurs en pays infidèle : mais l'excès du vice sert, dans les desseins de Dieu, à faire ressortir l'éclat de la plus pure des vertus, et il n'en faudrait pas davantage à des yeux clairvoyants pour reconnaître sa céleste origine. Dans mon district, qui compte environ neuf mille âmes, il y a plus de trois cents vierges. Tout ce que font, en Europe, les sœurs de Saint-Vincent
(1) Annal., etc., n. 96, p. 398, an. 1844.
de Paul, les vierges chinoises en sont capables (1).» Des filles d'anthropophages ou dldolâtres abrutis, devenues tout à coup des vierges chrétiennes, c'est-à-dire tout ce qu'il y a de plus beau, de plus sublime, de plus angélique (2) ! A la vue de ce miracle mille fois répété que dirait le monde païen, lui qui, sous Auguste, ne put trouver sept vestales dans l'empire des Césars? Moins incrédule que les impies modernes, il s'écrierait : Le doigt de Dieu est là : Digitus Deiest hic! eti '^aurait raison.
Le sixième don du Saint-Esprit est le don d'entendement. Les actes qu'il produit et qui forment la sixième béatitude sont des ad es révélateurs d'une connaissance claire des vérités chrétiennes, de magnanimité dans la foi, de conformité soutenue entre la pratique et la croyance, en un mot, le règne eflFectif du surnaturel dans l'homme et dans la société.
« On dirait, écrit un missionnaire de l'Océanie, que le Saint-Esprit en personne s'est fait le catéchiste de l'enfant dont nous allons parler. J'ai trouvé à Tonga un petit prodige, auquel vous aurez peine à croire. C'est un enfant de cinq ans, et toutefois déjà assez instruit pour que je n'aie pu l'embarrasser par aucune question de son catéchisme, en l'interrogeant de toutes les manières. Ce petit ange nous a demandé la permission d'apprendre la doctrine chrétienne à ses parents qui, à l'exception de son père et de sa mère, sont encore tous dans le paganisme. C'est un catéchiste d'autant plus excellent, qu'on ne peut rien refuser à son innocente simplicité.
(i) AnnaLy etc., n. Ii6, p. 44^ an. 1848. (2) Nous avons, à Paris, parmi les sœurs de Saint-Vincent de Paul, une jeune parente d'Âbd-el-Kader I
« C'est lui qui dit le Benedicite et les Grâces dans la famille. A peine a-t-il vu célébrer la messe cinq ou six fois, et déjà il en imite toutes les cérémonies. Une feuille de bananier lui sert de corporal ; une coquille de mer lui tient lieu de calice. Quand il sera grand, répète-t-il, il veut la dire tout de bon. Plaise à Dieu que cette vocation s'affermisse, et qu'un jour TOcéanie le compte au nombre de ses apôtres (1) !»
Le d a d'intelligence, qui ouvre si merveilleusement l'esprit de l'enfant, produit dans l'homme fait une sorte d'intuition de la vérité, en sorte que la foi, dégagée de ses sombres voiles, devient inébranlable. En ce genre, rien ne surpasse l'exemple donné par le roi de Bongo, au Japon. Sa conversion fit lajoie de TËglise. Dans la suite, accablé d'adversités et d'humiliations, au moment où tout semblait conjuré pour troubler sa foi, il prononçait solennellement ces belles paroles : « Je jure en votre présence, Dieu puissant, que, quand tous les Pères de la Compagnie de Jésus,^par le ministère desquels vous m'avez appelé au christianisme, renonceraient eux-mêmes à ce qu'ils m'ont enseigné; quand je serais assuré que tous les chrétiens d'Europe auraient renié votre nom; je vous confesserais, reconnaîtrais et adorerais, m'en dût-il coûter la vie, comme je vous confesse, reconnais et adore pour le seul vrai et puissant Dieu de l'univers (2). »
En éclairant l'esprit, le don d'entendement agit sur la volonté, et lui donne l'intelligence de la vie. Or, la vie est une épreuve, la pénitence est sa loi. « Un grand nombre de nos chrétiens, écrit un missionnaire de rinde, jeûnent le samedi, c'est-à-dire ne font qu'un seul
(1) Annal, de la Propag.^ etc., n. iOI, p. 36, an. i846.
(2) Annales, etc., n. <25, p. 225, aD. 1849.
repas vers le coucher du soleil. Combien de fois, dans mes courses, n'ai-je pas entendu mon compagnon de i^oyage répondre à ceux qui lui demandaient s*il avait mangé ce jour-là : « Eh ! ne savez-vous pas que c'est aujourd'hui samedi ? » Et cependant ce pauvre Indien m'avait suivi toute la matinée, portant sur sa têle un gros paquet. Il s'était épuisé de fatigue, pour faciliter le succès de mon ministère ! 11 est beaucoup de contrées où cette pratique est à peu près universelle, même parmi les laboureurs. Plusieurs d'entre eux, surtout quand ils sont à leur aise, préfèrent ne travailler que la moitié du jour, afin de pouvoir différer jusqu'au soir leur unique repas.
« Cet esprit de mortification me fournit souvent l'occasion de m'édifier au saint tribunal. Ainsi, m'arrivet-il d'imposer pour pénitence quelque jeûne du samedi? — Mon père, répondent une foule de néophytes, je jeûne tous les samedis. — Cela suffit , est ma décision. Mais rarement on s'en contente ; si j'indique le mercredi ou le vendredi, je trouve assez souvent le second poste déjà pris, par un autre jeûne de dévotion. Dernièrement, je venais de prescrire une bonne œuvre semblable. Ma pénitente parut fort embarrassée. — Qu'y a-t-il? — Mon père, depuis trois ans, je ne mange qu'une fois par jour. Comment ferai-je pour accomplir le jeûne que vous m'imposez? Je le répète ; ces exemples ne sont pas rares parmi nos chrétiens (1). »
Prenons-y garde : ces chrétiens, nés d'hier, pourraient bien être les juges des anciens domestiques de la foi. Quoi qu'il en soit, admirons la Providence qui choisit ces fidèles de TOrient pour faire, par leurs saintes
(l)/(i., n. 87,p.87, an. 1843.
austérités le contre-poids au sensualisme de F Occident.
Le septième don du Saint-Esprit, dans l'ordre ascendant, est le don de sagesse. Dernier degré de lumière et d'amour avant la vision béatifique, il ouvre à la vérité les yeux de l'esprit et surtout loreille du cœur. 11 fait voir Dieu, il fait goûter Dieu, il transforme en Dieu, en achevant notre filiation diviije. Voulez-Tous le voir en action? étudions la septième béatitude, c'est-à-dire les actes béatifiants par lesquels il se manifeste. Prenons pour exemple un indifférent, un incrédule, un de ces hommes, dont la race est aujourd'hui si nombreuse, qui a des yeux et qui ne voit rien, quia un cœur et qui ne sent rien des choses surnaturelles, un homme, enfin, comme le capitaine dont nous allons parler : soumettezle à l'action du don de sagesse, et vous verrez un miracle.
Pendant la traversée qui les conduisait à leur lointaine mission, quelques-uns de nos missionnaires employaient leurs loisirs à catéchiser les jeunes matelots du bâtiment, afin de les préparer à la première communion. Pour eux la messe était dite chaque dimanche. Le capitaine n'avait garde d'y assister. Pas un signe, pas un mot qui annonçât s'il était catholique. Tout à coup, à la suite d'une bonne lecture, il laisse échapper quelques paroles qui trahissent les combats de son âme. L'esprit de sagesse venait de le toucher.
« Dieu nous inspire de commencer une neuvaine pour obtenir sa conversion. Elle se termine le 3 juin. Eh bien! le jour même, à neuf heures du soir, au moment où l'un des missionnaires se promenait sur le pont, le capitaine l'observe et, d'une voix émue, il lui dit : « Monsieur, j'ai un grand service à vous demander. — Je suis tout à vous, répond le missionnaire. — Je
veux me confesser, non pas ce soir, car ce n*est pas trop d'un jour pour m'y préparer, mais pas plus tard que demain. » Puis la conversation s'engage et se prolonge bien avant dans la nuit. Le lendemain, le capitaine assiste à la messe, bien que ce ne fût pas un dimanche. L'équipage ne pouvait en croire ses yeux.
« Nous avions fixé la première communion à la fête' de la très-sainte Trinité. Mais le capitaine nous ayant pianifesté le désir de communier, s'il était possible, avec ses matelots, et voulant avoir plus de temps pour se préparer à cette action si auguste, nous nous rendîmes de bien bon cœur à ses désirs. En attendant, la vie du capitaine devenait celle d'un apôtre. 11 prêchait de la voix et de l'exemple. Un soir, comme il venait de se confesser, il aborde un des missionnaires et lui parle du bon Dieu d'une manière si touchante, que notre cher confrère était ravi de l'entendre. Enfin, ils en vinrent à causer des possessions du démon. ^ « Croyez-vous, dit le capitaine, qu'il existe encore de ces sortes de possessions ? — Assurément ; elles sont même assez fréquentes dans les pays infidèles. — C'est égal, reprit le capitaine, je viens de lui jouer un mauvais tour ; comme il doit grince]^ des dents au fond des enfers! » En disant ces mots, une grosse larme s'échappa de ses yeux et vint mouiller sa moustache.
(( Enfin arriva le 19 juin. Ce jour fut sans contredit un des plus beaux de notre vie. 11 y eut communion générale. Le pont du navire était devenu une église. De simples toiles, artistement tendues, formaient le toit et les murailles ; l'intérieur était pavoisé de drapeaux ; des nattes chinoises recouvraient le parquet; des images, des tableaux ornaient Fautel improvisé ; notre église flottante était, sinon magnifique, au moins passable-
ment belle; mais ce qui était incomparablement plus beau, c'est le spectacle que présentait l'équipage. Matelots, officiers, capitaine, tous étaient là, avec leurs habits de fête, dans l'attitude du respect. La douce joie du ciel rayonnait sur tous les visages.
« Quand tout fut fini, le capitaine vint se jeter au cou de son confesseur, en disant : « Les moments les plus heureux de la vie sont toujours mêlés de quelque amertume; mais pour aujourd'hui le cœur est content tout de bon.» Vous auriez pleuré de joie en entendant nos matelots faire aussi leurs réflexions. «Voyezvous, disait un des plus vieux, si je faisais naufrage maintenant, cela me ferait autant de mourir que de manger un morceau de pain. » La cérémonie achevée par un calme parfait, la brise commença de soufQer, et le navire à sillonner rapidement les ondes. — «Estil étonnant, s'écria le timonier, que maintenant nous allions vite? Le navire est déchargé d'un poids immense. Moi, j'avais plus de péchés que le bâtiment n'est gros, et tout cela est passé par les sabords (1). »
D'un chrétien indifférent et incrédule faire un pieux néophyte, un ardent apôtre, inonder de lumières et de délices un cœur fermé à toutes les impressions de la grâce, et cela en un instant, voilà sans doute un miracle du don de sagesse.D'un anthropophage faire un homme, de cet homme un enfant d'Abraham, en renouvelant son être de fond en comble, au point de lui faire délester tout ce qu'il aimait, aimer tout ce qu'il détestait, et cela avec une invincible constance, c'est un autre miracle égal, sinon supérieur, au premier.
« Dans leur amour pour leur jeune foi, nos néophytes
(1) Annales, etc., n. i05, p. 102 et suiv.
de Mangaréva chantent partout, sur un rhythme assez agréable, les dogmes sévères du christianisme, comme autrefois lesrhapsodes chantaient les fictions d'Homère, et les pêcheurs italiens les vers du Tasse. Chaque année, aux approches de la fête du Roi, les habitants de chacune des îles composent, à leur manière, une espèce de narration ou d'exposé des endroits deTÉvangile qui les ont le plus frappés. Tous, hommes et femmes, contribuent à la rédaction de ce morceau littéraire, suivant leur degré d'intelligence ou de mémoire. Ce travail achevé, Tlle entière l'apprend par cœur, au moyen de répétitiovs en commun, en le chantant sur un air inventé exprès. Puis, le jour de la fête venu, tous les habitants de l'archipel se réunissent à Mangaréva et chantent leurjod, à Tombre des arbres à pain et sous la présidence des anciens de chaque île. Tous les habitants, ainsi rassemblés, proclament Tidée qui a remporté la victoire. Ce sont là les jeux floraux de Mangaréva.
« Ce peuple qui, maintenant, par Tinnocence de ses mœurs, fait l'admiration de tous nos officiers de marine, est cependant le même qui, avant l'arrivée des missionnaires, accueillait hostilement les navires qui venaient le visiter. Les habitants étaient en guerre continuelle et s'égorgeaient entre eux. Ils étaient anthropophages au point qu'une fois, après une lutte sanglante entre deux partis, un énorme tas de cadavres ayant été élevé, les vainqueurs, au lieu d'enterrer ces victimes, les dévorèrent dans un grand festin qui dura huit jours. Plusieurs vieillards attestent encore ce fait, et montrent le lieu où étaient entassés les cadavres.
« 11 n'y a que trois ans, vivait encore une femme qui avait mangé ses deux maris, morts successivement dans
un temps de famine. Leurs mœurs étaient dissolues, comme celles de tous les Océanien. Ils étaient yoleurs, au point qu'ils se dérobaient réciproquement leurs récoltes de fruits à pain, et qu'ils essayaient d'enlever jusqu'aux navires qui touchaient à leurs rivs^. Aujourd'hui, leurs mœurs sont devenues aussi pures que celles du village de France le plus religieux. Le vol, si enraciné au cœur de tout Océanien, est complètement extirpé du milieu d'eux. Plusieurs capitaines de navires marchands ont voulu en faire l'épreuve. En parcourant une île, ils laissaient tomber, comme par mégarde, des mouchoirs, des foulards ou des couteaux. Toujours les objets étaient fidèlement rapportés par le premier habitant qui les rencontrait (1). » Voilà comment ce peuple a été transformé par le don de sagesse (2).
Si l'Esprit du bien a son échelle de déification, le grand singe de Dieu, Satan, a aussi son échelle de dé* gradation. Nous connaissons la première; il importe de connaître la seconde. Comme, en peinture, l'ombre est nécessaire pour faire ressortir les couleurs , ainsi, dans l'ordre moral, l'erreur et le mal servent à mettre en relief le vrai et le bien. Parla même qu'il a ses dons, Satan a aussi ses béatitudes. En entrant dans un homme par le péché mortel, il lui communique les premiers, et le malheureux pratique les actes prétendus béatifiants qui en découlent.
Le premier don de Satan, c'est l'orgueil, principe de tout péché, comme l'humilité est le principe de toute
{{) Annales, etc., n. i43, p. 298, etc.
(2) Sur les rapports des dons avec les béatitudes, Yoir S. Aug., De serin. Dont, in monter lib, I, n. 314 opp. t. III, p. 1493, etc., edit. noviss.
vertu. Le dernier mot de Torgueil, c'est Aman, pendu à une potence de cinquante coudées; Nabuchodonosor, changé en bête. Se rendre haïssable à Dieu et aux hommes, c'est le terme auquel aboutit la première béatitude satanique.
Le deuxième don de Satan, c'est l'avarice. Son chefd'œuvre, c'est le mauvais riche qui meurt et qui est enseveli dans l'enfer; c'est Judas qui vend son maître et qui se pend. Faire de l'homme le plus insensé et le plus scélérat des hommes, c'est le dernier mot de la seconde béatitude satanique. Le plus scélérat : «11 n'y a pas d'homme plus scélérat que l'avare, dit le Saint-Esprit; pour lui tout est à vendre, môme son âme (1). » Le plus insensé; la vie qui lui était donnée pour gagner le ciel, il la consume à fabriquer des toiles d'araignée, fragiles tissus qui ne peuvent pas même lui servir de linceul (2).
Le troisième don de Satan , c'est la luxure ; mis en action, il aboutit à travers mille souillures à Salomon et à Sardanapale, noyés dans le cloaque de leurs mœurs. Flétrissure de l'homme tout entier , aveuglement de l'esprit, insensibilité du cœur, mort dans l'impénitence : telle est, dans ses effets généraux, la troisième béatitude satanique.
Le quatrième don de Satan, c'est la gourmandise. L'épicurien couronné de roses, qui chante le vin et le plaisir pour se préparer à la mort ; Balthasar, qui remplit Babylone du bruit de ses festins, pendant que les Mèdes sont aux portes de la ville, sont la traduction vivante de la quatrième béatitude satanique.
Le cinquième don de Satan, c'est l'envie. Voulons-
(1) J^cc/., X, 10.
(2) Is., ux, 5, 8.
nous le voir en action? Caïn tuant son frère, et les pharisiens faisant mourir le Fils de Dieu : voilà le terme glorieux de la cinquième béatitude sataniqne.
Le sixième don satanique, c'est la colère. L'hyèoe aux crins hérissés, la lionne à qui on vient d'enlever ses lionceaux, le hérisson armé de ses piquants : types affaiblis auxquels l'homme devient semblable, en pratiquant la sixième béatitude satanique.
Le septième don de Satan, c'est la paresse. Le Chinois dont parlent nos missionnaires, pour qui le monde sa^ naturel est comme s'il n'était pas , indifférent à tout, excepté à quatre vérités : bien boire, bien manger, bien digérer et bien dormir; qui ne donnerait pas une sapèquepour connaître un dogme de plus, et qui tient pour la suprême sagesse son indifférence stupide en matière de religion (1) : telle est la personnification de la septième béatitude satanique.
C'est au sein de ce marasme honteux et coupable, où il la conduit par degrés, que l'Esprit du mal vient prendre l'homme béatifié à sa manière, pour le placer dans le séjour de sa béatitude éternelle.
(1) Impius, cum m profundum peccatorum venerit, contemnil. Prov., XVIII, 3.