‹ Traité du Saint-EspritChapitre 7 sur 106 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Ce que Todt dire procéder, — Existenca de procefisions en Dieu. — Preaves : l'Écriture, la tradition, ]b, raison éclairée par la foi. •— Passage de saint T&)mas. — Doctrine de' saint Cyrille d'Alexandrie. — De saint Maxime. — Deux processions en Dieu : preuves. — Procession du Saint-Esprit ; explication de Boasuet^ — LÊ'gUse invariable dans sa doctrine. — Paroles de Vincent de Lérins.

Organe infaillible du Verbe, fait chair, pour instruire le genre humain , l'Église catholique a toujours) cru que la troisième personne de l'adorable Trinité, égale en tout au Père et au Yïh^ procède deTun et de r autre. De cette croyance invariable, les preuves ahondentdans les quatre Symboles, des Apôtres, deNicée, deCohstantinople et de saint Athanasé, comme dans les écrits des Pères grecs et latins, premiers témoins de renseignement apostolique.

D'après son étymologie , le mot procéder veut dire passer d'un lieu dans un autre. Au figuré, on remploie pour désigner l'émanation ou la production d'une chose qui sort d'une autre. L'Église catholique entend par procession : L origine et la production éternelle dune personne divine dune autre personne^ ou des deux autres. Sur quoi il faut remarquer que, lorsqu'il s'agit

de la Trinité, le mol procession se 'prend en deux sens. Le premier, en tant qu'il s'applique à la production du Fils et du Saint-Esprit, car on dit que l'un et l'autre procèdent. Le second, en tant qu'il s'applique à la production particulière du Saint-Esprit. En effet, le Fils et le Saint-Esprit formant deux personnes distinctes, on dit du Fils qu'il est engendré^ et du Saint-Esprit simplement qu'il procède (1 ) .

Que, dans le sens théologique du mot, il y ^\i procèssion en Dieu, rien n'est plus clairement enseigné par TÉcriture, par la tradition, par la raison elle-même. Qui ne connaît ces témoignages de l'Ancien Testament? « Le Seigneur m'a dit : Vous êtes mon Fils; c'est moi qui aujourd'hui vous ai engendré. Je vous ai engendré de mon sein avant l'aurore (2). >r Contemplant le Verbe : « Sa sortie, ajoute le prophète Michée, est dès le principe, dès les jours de l'éternité (3). » Or, Tidée de génération, de sortie, d'origine, implique nécessai-^ rement l'idée de procession .

Le Nouveau Testament est encore plus explicite. Parlant de lui-même, Notre-Seigneur dit : « Je procède de Dieu et je suis venu (4). » Courte et sublime parole par laquelle le Verbe incarné se révèle tout entier ! Je procède de Dieu: voilà sa génération éternelle ; et

(1) Processio est œterna unius personae divinœ ab altéra seu a duabus simul origo et productio... Processionis nomen dupliciter accipi: i* quidem Ut cpmmune est Filii et Spiritus saiicii productioni ;' uterque enim procedere dicitur; 2° quàtenus est spéciale ac proprîum Spiritus sancti production! ; cum enim ambo distinguuntur, Filius quidem dicitur gigni, Spiritus autem sanctus simpliciter procedere. Vitasse^ de Trirnï,, q. y, art. 1 et 2.

(2) Dominuà dixit ad me : Filius meus es tu ; ego hodie genui te. Ps. n, 7. — Ex utero aote Luciferum genui te. Ps. cvi, 3.

(3) Egressus ejus ab initie, a diebus œternitatis. Mich.] v, 2. (4j Ego ex Dec processi et veni. Joan.^ vm, 42.

je suis venu : voilà sa génération temporelle et sa mission dans le monde^. JDe sa bouche auguste , il rend le même témoignage au Saint-Esprit : « Lorsque sera venu le Paraclet, que je vous eorverrai de mon Père, TEsprit de vérité, qui procède du Père (1). »

Fidèlement recueillie par la tradition, la pensée divima est formulée dans Je Symbole de saint Athanase qui l'exprime avec cette précision irréprochable : « Le Fils est du Père seul : ni fait, ni créé, mai6 engendré. Le Saint-Esprit, du Père.iet dtf Fils : ni fait, ni créé, ni engendréy mais procédant (2) . » '

A son tour la rai ton, éclairée par la foi, apporte an dogme catholique l'appui solide de ses raisonnements. Elle dit : Dieu est l'être parfait; la fécondité est une perfection j. donc Dieu la possèdo. « Est-ce que moi, demande lé Seigneur, qui fais engendrer les autres, je n'engendrerai pas? moi qui donne la. génération aux autres, je serai stérile (3) ? » Par l'organe de saint Cyrille de Jérusalem, elle ajoute : « Dieu.est parfait, nôn-seulement parce qu'il est Dieu, mais parce qu'il est Père. Qui nie qiïe Dieu soit Père, ôte la fécondité à la nature divine; il l'anéantit en lui refusant une perfection essentielle, lia fécondité (4). » Expliquant cette diviûe fécondité, saint Jean Damascène continue : « La raison

(1) Çum autem venerit Paracletus, quem ego mittam vobis a Pâtre, Spiritum veritàtis qui à Paire procedit. Joan., jy, 26.

(2) JPilius a Paire solo est : non factus, nec creatus, sed genitus. Spiritus sanctus a pâtre et Filio: non factus, nec creatus, nec genitus, sed procedens.

(3) Numquid ego qui alios parère facio, ipse non pariam?... Si ego qui generationem eœteris tribuo, sterilis ero? Is., lxviii, 9.

(4) Perfec^us est, non solum quia Deus est, sed etiam quia Pater. Quare qui Deum negat Patrem esse, is foecunditatem aufert a natura divina, ut jaoi perfecta non sit, qiise generandi yirlute careat* 5. Thesaur»

ne permet pas de soutenir que Dieu soit privé de la fécondité naturelle. Or, en Dieu, la fécondité consiste en ce que de lui-même, c'est-à-dire de sa propre substance, il puisse, engendrer semblablement à sa m^ tare (4); »>

La distinction des personnes divines fournit à la raison une autre pr«>ve sans réplique, il y a en Dieu trois personnes distinctes >; nous l'avons établi. Dans les personnes divines onne voit que deux choses :4a nature et lé rapport d'aorigine ou la procession : ainsi, dans le Père, la ! i^ature divinô et la paternité; dans le Fils la nature divine et la généra;tion ; dans lé Saint-Esprit, la nature divine et la procession. D'où vient la distinction? Ge n'est ^pas de kl natune, puisqu'elle est une et la inêm&idans^ les trois ^ personnes; il reste donc qu'elle viennes de la communication différente de cette na«tare à chacune des personnes divines. Aussi, l'Ange de l'école, parlant du Saint-E^rit, dit avec raison : « Le Saint-Esprit est personnellement distinct du Fils, parce que l'origine de l'un est distincte de l'origine de Tautfe. Op, la différence d'origine consiste en ce que le Fils est seulement du Père, tandis que le SaintrEsprit est du Père et du Fils. Les processions ne se distinguent pas autrement (2). »

Delà, cette/profonde doctrine de saint Grégoire de Nazianze, quje.les Orecs appellent le Théologien : « Le Fils n'est pas le Père,, mais il est ce qu'est le Père ; le Saint-Esprit n'eèt pas le Fils, mais il est ce qu'est le

(1) Impossibile est Deum foécunditate naturali destitutum dicere. Pono foecooditasin eo sita est^ ut ex ipso, hoc est, ex proprta ^bitaDtia, secundum natoram similem generet. De Âdt^ lib, I,

(2) I p.» q. 36, ail. 2y ad 7.

Fils. Ces trois sont un parla divinité ; et cet un est trois par les propriétés distinctes (1). »

Pour (expliquer l'unité de la iiature divine, qui demeure entière et indivisible dans; trois personnes parfaitement distinctes, rappelons une comparaison souvent employée par les Pères. « il en «st, disent-ils, de la nature divine éomme de la nature humaine ; celle-ci est une et la même dans tous les hommes : en se multipliant, ils ne la divisent pas. Quel que soit le nombre des hommes, il n'y a toujours qu'une nature humaine. Pierre est Pierre, et non Paul; et Paul n'est pas Pierre. Cependant ils sont indistincts par leur nature. Dans tous les deux, la nature humaine est une; et ils possèdent, sans aucune différence, Jout ce qui constitue l'unité naturelle... Pierre, Pauliet Timothée sont trois personnes, mais ils n'ont qu'une seule et même nature. Ainsi, comme il n'y a pas trois humanités : l'humanité de Pierre, l'humanité de Paul, l'humanité de Timothée ; il n'y a pas non plus trois divinités : la divinité du Père, la divinité du Fils,, la divinité du Saint-Esprit. Donc en Dieu, comme dans le genre humain, distinction et multiplicité de personnes , mais communauté et unité de nature (2) .

(i) Filiusjion est Pater... sedhoc est quod Pater; neque Spiritus sanctus est Filius... sed hoc est quod Filius. tria hœc unum diyinitate suntj» et unum hoc proprietatibus sunt tria. Of&t. xixyu.

(2) Petrus estPetrus, et non Paulus; et Paulus non est Petrus. Verumtamen indistincti manent natura. Una est enim in ambobus ratio substantiœ, et eadem citra varietatem ullam habent, quœ ad naturalem unitatem coliigantur. S. Cyrill. Alexand., lib. IX, Comment. inJoaru — Petrus, PauiuB et Timothceus très hypo&tases sunt, et humanitas una... quemadmodum non sunt duœ hiimanitates Pétri et Pauli, sic non sunt... divinitates duœ Patris et Filii... Ëtenim nos aliam et aiiam habemus hypostasim,sed non aliam et aliam hamanitatem. S. Maxim, martyr , Dialog. Idû Trinit. — /d., Grtg.

ir L'Écriture, la tradition, la raison elle-même, dont

l'accord unamime vient de nous montrer qu'il y a pro-

^3 OBs»on en Dieu, nous enseignent avec la même certitude

^ qa'il y a deux processions en Dieu, et qu'il n'y en a que

^ deux. D'abord, les livres saints n'en comptent que deux.

, Fiais, il est facile de prouver qu'il n'y en a pas un plus

^^ grand nombre. Il y a en Dieu autant de processions

J qa'il y a de personnes qui procèdent. Or, il n'y a que

" ieax personnes divines qui procèdent; et il n'y a en

Diea que trois personnes. Mais le Père, comme la pre-

idère, ne procède d'aucune autre ; ainsi, deux seule-

BQQt procèdent. *

,De plus, il n'y a en Dieu que deux facultés quiopè- NDt intérieurement : Ad intra, seu immanenter^ comme fttlela théologie. Ces deux facultés sont l'entendement et la volonté. Ces facultés agissent nécessairement : Ctf Dieu ne peut pas ne pas se connaître et ne pas l'iimer. Elles agissent toujours, car Dieu est l'action infinie (1).

Ces dogmes établis, l'enseignement catholique ajoute

que le Saint-Esprit procède du Père et du Fils, c'est-

•' à^re qu'il sort de l'un et de l'autre, non par voie de

' génération, mais par spiration. Sur ces mots divins,

{coûtons Bossuet. « Le Saint-Esprit, dit l'évêque de

Ihanx, qui sort du Père et du Fils, est de la même sub-

V ilance que l'un et l'autre, un troisième consubstantiel,

1^ ^^.y lib. De communia. notionib,;ibid., Joan, Lamasc, DeFide or^ r-* IM, lib. ni, c. vni.

^ (1) Produclio immanens, cum res producta intra principium suum " Uiitat. In Deo non sunt plures, qiiam duœ Cacuitates immanenter ^ Offlnntea, intellectus nempe et voliintas. Eœ facultates necestario ^ igont. Neque enim Deus continere se potest ab intelliga^^^t •manda essenlia sua. Semper agunl, cum non powit, ^ — i^Mfc ^ ibitinere. VUass., de TriniL, quœsU v, art. 1 et 2, anerU

Fils. Ces trois sont un par la divinité ; et par les propriétés distinctes (1). »

Pour expliquer l'unité de la nature meure entière et indivisible dans : trois faitement distinctes, rappelons une coo vent employée par les Pères. « Il en est. la nature divine comme de la nature hui est une et la même dans tous les homme tipliant, ils ne la divisent pas. Quel que des hommes, il n'y a toujours qu'une m Pierre est Pierre, et non Paul ; et Paul n Cependant ils sont indistincts par leur nal les deux, la nature humaine est une ; el sans aucune différence, tout ce qui a naturelle... Pierre, Paul et Timothée s sonnes, mais ils n'ont qu'une seule et Ainsi, comme il n'y a pas trois humanité de Pierre, l'humanité de Paul, Thum thée ; il n'y a pas non plus trois divinitéf Père, la divinité du Fils, la divinité t Donc en Dieu, comme dans le genre l tion et multiplicité de personnes, nr et unité de nature (2).

(i) Filius non est Pater... sed hoc est quod sanctus est Filius.. • sed hoc est quod Ftliiu. tate sunt, et unum hoc proprietatibns sont f

(2) Petnis est Petnn, et non Panlni; et Verumtamen indistincti manent natnn. Ur ratio substantin, et eadem citra varieta^ naturalem unitatem coUigantur. S. C^/rui ment, inJàtuu — Peinis^ Paulus et Tf£ et hnmanitasQiUL.. quemaiimodum £ioo| tri et Panli, de non sudL,. dmnltai^ nos aliam et aUam habemus hirpoeU manitatenu S* Mixim. marij^rg

être renversé. C'est en cet ordre .que nous sommes baptisés ; et le Saint-Esprit ne peut non plus être nommé le second, que le Fils ne peut être nommé le premier.

a Adorons cet ordre des trois personnes divines et les mutuelles relations qui se trouvent entre les trois, et qui font leur égalité comme leur distinction et leur origine. Le Père s'entend lui-rmême, se parle à lui-même, et il engendre son Fils qui est sa parole. Il aime cette parole qu'il a produite de son sein, et qu'il y conserve. Et cette parola, qui est en même temps sa conception, sa pensée, son image intellectuelle, éternellement subsistante, et dès là son Fils unique, l'aime aussi comme un Fils parfait aime un Père parfait. Mais qu'est*-ce que leur amour, si oç n'est cette troisième personne, le' Dieu d'amour, le don commun et réciproque du Père et du Fils, leur lien, leur nœud, leur mutuelle union, en qui se termine la fécondité, comme les opérations de la Trinité ?

« Parce que tout est accompli, tout est parfait, quand Dieu est inliniment exprimé dans le Fils et infiniment aimé dans le Saint-Esprit, et qu'il se fait du Père, du Fils et du Saint-Esprit, une très-simple et très-parfaite unité. Tout y retourne au principe, d'oîi tout vient radicalement et primitivement, qui est le Père, avec un ordre invariable r l'unité féconde se multipliant en dualité pour se terminer en trinité. De telle sorte que tout est un, et que tout revient à.un seul et même principe.

« C'est la doctrine des saints; c'est la tradition constante de l'Église catholique. C'est la matière de notre foi : nous le croyons. C'est le sujet de notre espérance : nous le verrons. C'est l'objet de notre amour; car aimer

Dfeu, c'est aimer en unité le P^re et le Fils et le Saint- Esprit; aimer leur, égalité €)t leur ordre; aimer et ne point confondre leurs opérations, leurs éternelles communications, leurs rapports mutuels et tout ce qui les fait un, eh les faisant trois : parce que le Père, qui est un, et principe- immuable d'unité, se répand, se communique sans se diviser. Et cette union nous est donnée comme le modèle de la nôtre : OPère^ quik soient un en nous ^ comxjfie vous^ Père^ êtes en mou et moi en vous^ ainsi qu'ils soient un en nous ^1). »

Ttois personnes en un seul Dieu, égales entre elles, mais distinctes par leur rapport d'origina : le Père ne procédant de personne; le Fils procédant du Père par voie d'entendement, comme la parole proce.de de la pensée; le Saint-Esprit procédant du Pèire et du Fils, par voie de volonté ou d amour mutuel : tel 0st,. sur le premier et le plus profond de nos mystères, I0 dogme catholique dans sa plus simple expi:essiQn .

Pour défendre sa foi contre les novateurs, P Église, assemblée succesi vement à Nicée et à Conslantinople, avait ajouté quelques explications au Symbole des apôtres. Excepté les hérétiques, à qui ces explications ne permettaient plus de tromper les fidèles, l'Orient et l'Occident avaient applaudi à cette sage conduite. Pour tous il était évident que l'Église n'avait rien changé à la doctrine, rien innové ; mais usé du droit de conservation et de légitime défense. Ce qu'elle iît alors, elle l'a toujours fait, elle le fera toujours, lorsque ses dogmes seront attaqués. Tel n'est pas seulement son droit, mais son devoir; car tel est l'ordre formel de son divin fondateur.

La doctrine de l'Église n'est pas sa doctrine : Mea

(1) Médit, sur l'évangile, 25* joun — Joan,, xvit, 21.

doctrina non est mea. Elle n'en est pas propriétaire, mais dépositaire. Il lui a été dit : « Conservez ce qui vous a été confié et n'a pas été inventé par vous ; ce que vous avez reçu et non imaginé. Ce n'est pas une chose de génie, mais de doctrine ; ce n'est pas une usurpation de la raison privée, mais une tradition publique. Elle est venue à vous, elle ne vient pas de vous : comme vous n'en êtes pas l'auteur, vous n'avez à spn égard que la devoir de gardien.

« Aussi, gardienne attentive et prudente des dogmes dont le dépôt lui a été confié, elle n'y change jamais rien; ellen'ôte rien, elle n'ajoute rien. Ce qui est nécessaire, elle ne le retranche pas ; ce qui est superflu, elle ne l'admet pas. Elle ne perd pas son bien, elle ne prend pas celui d'autrui. Pleine dé respect pour l'antiquité, elle conserve fidèlement ce qui en vient. Si elle trouve des choses qui n'ont reçu primitivement ni leur forme ni leur complément, toute sa sollicitude est de les élucider et les polir. Sont-elles confirmées et définies? Elle les conserve. Fixer par écrit ce qu'elle a reçu des ancêtres par la tradition ; renfermer beaucoup de choses en peu de mots ; souvent même em* ployer un mot nouveau, non pour donner à la foi un nouveau sens, mais pour mieux éclaircir une vérité : voilà ce que l'Église catholique, obligée par les nouveautés des hérétiques, a fait par les décrets des conciles : cela toujours, et rien de plus (1).

(1) Quod tibi creditum, non quod a teinventum; quod accepisti, non quod excogitasti ; retn non ingenii^ sed doclrinse ; non usurpalionis privatœ, sed publicœ tradilionis ; rem ad te perductam, non a te prolatam ; in qua auctor non debes esse, sed custos... Christi vero Ecclesia, sedula et cauta depositorum apud se dogmatum custos» nihUin bis unquam permutai; nibil minuit, nihil addit; non amputât necessaria, non apponit superflua; non amiitk sua, non usurpai n. 5

«Avec une fidélité incorruptible, elle s'acquittera de cette chai^ge jusqu'à la consommation des siècles; ^t, quand, viendra le dernier jour, elle remettra à Dieu, sur le tombeau des 'choses humaines,.l& dépôt de toutes les vérités qu'elle a reçues au Cénacle, et qui remontent, par leurs bases, jus(][u'au berceau de Thumanité(I).))

aliéna... hoc, inquam^ semper, nec quicquçim prœterea, hœreiicorum Dovitatibus excitata, concilioruin suorum decretis catholica perfecit Ëcclesia, nisi ut quo4 prius a majoribus sola traditione susrepérât, boc deinde posteris etiam per scripturse chirographum coDsignaret^ magnam rerum summam paucis litteris comprehendendo, et plerumque, prbpterintelligeBttœ lucem, non novum fidei sensum, novae appellationis proprietate fiignando. Vinrent. ]Jvin.y ^ommonit. civ, med.

(1) MgrGerbetj Instr, sur diverses erreurs du iemps présent, 1860.

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