‹ Traité du système nerveux dans l'état actuel de la scienceChapitre 37 sur 63 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

Agents médicamenteux j. non toxiques.

J’ai expérimenté sur moi-même les médicaments les plus actifs comme les moins excitants, à toutes doses. Il ne me reste nul doute que c’est : 1° par absorption que tout corps chimique influence l’économie animale; 2° qu’il n'y a que dans le cas où le centre cérébro-spinal est apte à recevoir l’impression, qu’elle peut avoir lieu, et que, 5° la réaction dans toutes les parties de l’organisme s’effectue ensuite par le moyen des conducteurs nerveux; le centre cérébro-spinal est si évidemment, l’intermédiaire obligé entre 1 agent et les effets, que dans tous les cas où un médicament administré d’une manière quelconque n’est pas très-actif, et qu’il survient du sommeil après qu’il a été appliqué, il reste en stagnation jusqu’au moment où le réveil a lieu, quoique l’absorption ait dû s’en effectuer, attendu qu’il n’y a pas eu suspension dans la circulation. Cette considération sur l’action des substances absorbées, quelque neuve qu’elle paraisse, et quelque peine qu’on ait d’abord à la concevoir, n’en résulte pas moins d’un fait que chacun peut observer sur soi-même. Prenez à dose très-minime d’une substance purgative, yotre sommeil n’en sera aucunement troublé par l’action du médicament, et ce n’est qu’au réveil que les effets commenceront à se faire ressentir. Il est vrai qu’à très-petiles doses l'effet est très-lent à se produire, et qu’il est un grand nombre de substances qui, fût-on bien éveillé, ne manifesteraient leurs effets

(1) Toxicol. Génér., t. 2, p. 365,

(2) Ibid. , p. ibjd

AGENTS MEDICAMENTEUX .

qu'apics un certain laps de temps (1); mais je parle de doses qui, dans l’état de veille, agissent au bout d’un temps déterminé» comme trois à quatre heures, et qui bien évidemment ne produisent les mêmes résultats que dans un espace de temps beaucoup plus prolongé ( par exemple, dix à douze heures) , lorsque le sommeil a été la cause du non développement des effets. Il est certain qu’à dose excitante d’une certaine force, le sommeil est agité, parce que le cerveau a besoin d'être présent à l’impression du remède qui le sollicite trop vivement, ou même il y a empêchement total de sommeil , par suite d’une sollicitation trop énergique. Lorsque la somnolence est due à une pression mécanique, quand, par exemple, il y a coma apoplectique par épanchement sanguin ; alors, les plus hautes doses peuvent ne provoquer aucun effet. C’est ainsi qu’on a été jusqu’à administrer dans des cas semblables, 20 ou 30 grains d’émétique, sans exciter le moindre vomissement ; c’est ainsi encore que l’ammoniaque approché des narines, ne produit dans ce cas aucun effet ; j’en dirai autant de la poudre d’éllébore pour provoquer bêler-* nuement; des drastiques, et de toute substance médicatrice quelconque qui, dans l’état d’intégrité des centres nerveux, produirait les effets les plus énergiques.

Ce mode d’action ne serait-il pas propre à nous donner la clef des idiosyncrasies? Pourquoi se rencontre-t-il des individus si émminement excitables, que les doses les plus faibles de médicaments produisent sur eux des effets énergiques, tandis qu’il faut à d’autres des doses énormes pour les remuer? Tout praticien sait quelles différences il faut apporter dans l’emploi des purgatifs, pour produire un effet donné sur divers individus. Tout le monde est à même d’observer à quelle petite dose les alcooliques produisent l'ivresse chez certaines personnes, et quelles énormes quantités en consomment certains buveurs à 1 épreuve.

Cette action médicatrice, qu’on peut pour ainsi dire fractionner comme les doses des médicaments, ne met-elle pas sur la voie d’un effet quelconque à obtenir par les doses infinitésimales , et

(1) On se rappelle que le virus rabieux n’excite ordinairement d’effets qu’après 50 a 40 jours de son introduction dans l’économie animale ; on se souvient que l’acide hydro-cyanique agit instantanément, etc. On se rappelle encore que les substances toxiques les plus énergiques , agissent selon les doses auxquelles elles sont administrées, et selon l’activité d’absorption résultant de la nature même des substances et du mode d'introduction ( Voyez 2e partie, chapitre 6).

AG EiS TS MED ICA AI E>TLUX .

ne donne-t-elle pas une certaine consistance aux procédés ho mœopathiques ? Ces procédés sont peut-être appelés à jeter un jour nouveau sur la thérapeutique, et il est certains allopathes qui se sont sans doute trop pressés d’en saper les fondements. En général, tout ce qui est d’expérience ne doit pas être rejeté, mais discuté avec les mêmes moyens d’analyse. Des hommes consciencieux s’occupent d’études homœopathiques; espérons qu’ils nous feront part de leurs travaux, afin que nous puissions nous-mêmes les vérifier.

- En attendant, je vais exposer les effets des substances à doses allophatbiques, comme je l’ai fait pour les agents toxiques. C’est, d’ailleurs, de là qu’il faudra nécessairement partir pour arriver aux doses infinitésimales, si l’on veut comparer avec quelque rigueur les modifications obtenues de cette manière.

Les corps purement médicamenteux que je me propose d’examiner dans ce chapitre, d'une part n’ont pas l’importance des agents toxiques, et d’autre part ces mêmes agents toxiques à doses très-faibles ne sont plus que des corps médicamenteux que je dois me dispenser d’étudier dans ce chapitre, puisqu’ils l’ont été dans les précédents. On a vu de plus que presque tous les corps minéraux étaient des agents toxiques; les substances minérales, et même les produits animaux qui restent à considérer comme corps médicamenteux, étant trop peu considérables pour former une ou deux sections à part, parmi les substances essentiellement médicatrices (1) , je prends le parti de les offrir toutes par lettre alphabétique en une seule section.

Absinthe, plante (2), agit par stimulation, spécialement sur les tuniques de l’estomac, sur la vessie en excitant légèrement la diurèse, et sur l’utérus comme emménagogue; le suc d’absinthe, mêlé à l’alcool, produit un effet légèrement narcotique, qui excite assez facilement l’ivresse, et même le vertige; donné en boisson chaude , V infusion de cette plante détermine la diaphorèse. On l’a considérée comme tonique (5), on l’admi-

(1) J’aurais sans doute pu présenter une nomenclature bien plus étendue de toutes lessubstances quipeuventservir de médicaments ; mais, en élaguant une certaine quantité de médicaments insignifiants , ou infidèles , je n’ai eu en vue que de présenter ceux qui sont les mieux constatés , et dont les vertus ne laissent pas d’équivoque.

(2) Quand il n’y a aucune indication d’administration , il est entendu que c’est delà voie gastrique, qui est la plus usitée, qu’i! est question.

(5) Les actions médicatrices sont tirées des doctrines régnantes. (Voyez, les Conclusions générales.

nistre aussi eu qualité de vermifuge contre la fièvre et comme diurétiq ue.

Acide végétal { 1); c’est principalement l’acide acëtiquequ’on emploie sous ce nom ; il agit comme astringent sur les tissus, lorsqu’on s’en sert pur; étendu d’eau, il devient rafraîchissant et sédatif. L’acide pyroligneux, le citrique, sont employés de la même manière; on distingue encore l’acide malique et tous ceux obtenus des différents produits végétaux.

Acidulé (eau gazeuse), excitant des voies gastriques et de l’organe cutané, agissant sur la trame même des tissus avec lesquels on le met en contact.

Adraganit ( gomme ). Calmant et adoucissant des irritations nerveuses de l’appareil ganglionnaire circulatoire bronchique, passant à l’état sensible (2).

Aigre moine. Plante amère, astrictif, stimulant dans les cas où l’appareil ganglionnaire bronchique manque de tout, surtout par afflux de mucosités. Alors, les tissus muqueux relâchés, mis en contact ou influencés par sympathie, contractent de l’astriction , du resserrement par influence transmise des voies gastriques à la muqueuse bronchique, probablement par l’intermédiaire du cerveau.

Ail. Plante excitante, agit sur les nerfs de la sensibilité étant appliqué à la peau, cause de la rubéfaction dans l’estomac, stimule l’appétit , provoque l’inflammation du rectum, et doit être considéré comme vermifuge, légèrement diarétique et diaphorétique.

Albumine. Principe immédiat de végétaux et des animaux; il forme presqu’entièrement le blanc d’œuf ; anti-toxique, délayant, sédatif adoucissant en application.

Alléluia. Plante rafraîchissante, légèrement sédative, ayant une action peu prononcée.

Alliaire. Plante légèrement excitante des membranes muqueuses, surtout des voies urinaires.

Alo'és, résine de l’aloës succotrin. Plante excitante de la tunique musculeuse et de la muqueuse intestinale, spécialement du gros intestin (3) et du tissu musculaire de l’utérus, quelquefois

(1) Les acides minéraux, agissant tous comme toxiques, ont été exposés précédemment.

(2) Voyez Ire partie, nerfs ganglionnaires.

(3) L’aloës irrite quelquefois avec une telle intensité les capillaires sanguins du gros intestin, qu’il provoque fréquemment lo fluide hémorrhoïda! .

AGENTS MEDICAMENTEUX. 171

des bronches. Ce médicament est purgatif drastique, ii agit à haute dose d’une manière presque toxique.

Althœa. Voyez guimauve.

Amandes douces fraîches (1). Leur huile en émulsion est adoucissante, sédative, principalement à l’égard des voies aériennes et urinaires; appliquée en onction, elle est légèrement calmante.

Ambre gris (excrément du cachalot). Anti-spasmodique, légèrement excitant des nerfs de la sensibilité, et en même-temps calmant (2).

Amidon. Il doit être placé au premier rang des fécules adoucissantes; son action lénitive n’exerce aucune efficacité marquée sur les membranes muqueuses, principalement aux orifices et dans les intestins. Injecté dans les veines des animaux, l’amidon cause la mort comme toutes les fécules, mais par obstacle mécanique, en oblitérant les vaisseaux capillaires. (Voyez exp. sur les phén. phys. dg la vie, par M. Magendie.)

Ammoniaque (gomme), substance gommo-résineuse du férula ammonifera. Plante anti-spasmodique, porte son action sédative sur les nerfs de la respiration spécialement, surtout les bronches, dans leur excitation ganglionnaire.

Anagyre , plante; purgatif actif, c’est-à-dire stimulant énergique des nerfs ganglionnaires, sécrétoires instestinaux.

Ancolie , plante : stimulant gastro-intestinal et des voies urinaires; à haute dose son action est presque toxique.

Angélique. Plante aromatique, tonique du lobe digestif et des voies urinaires, fort usitée comme condiment, légèrement rafraîchissante.

Angasture ( vraie). Plante dont Técorce est stimulante, amère et considérée comme fébrifuge; son action est principalement tonique du tube gastro-intestinal. En général, elle paraît influencer de la même manière les fonctions de nutrition.

Anis étoilé ou badiané, plante : excitant de la muqueuse digestive et de la membrane musculeuse du canal intestinal; s’emploie pour combattre les agglomérations de gaz (flatuosités), emménagogue et diurétique.

Arbousier. Plante, stimulant des voies urinaires.

Arec. Plante astringente; voyez cachou; compose le bétel.

(1) Les amendes amères ont été traitées au chapitre des substances toxiques.

(2) Cette substance, comme la plupart des résines non narcotiques, agit en en continuant l’usage long-temps.

172 AGENTS MEDICAMENTEUX ,

Armoise. Plante stimulante emménagogue, son duvet cardé ou pilé, sert à composer le moxa japonais.

Arnica montana. Plante, excitant des nerfs ganglionnaires affectés à la nutrition à haute dose. Cette plante est nauséabonde et peut provoquer des vomissements; elle excite aussi l’éternuement.

Arroche. Plante rafraîchissante et un peu laxative.

Asperge , plante; on a regardé cette plante comme excitante des voies urinaires, mais rien ne justifie cette propriété, si ce n’est la fétidité qu’elle communique à l’urine. L’opinion du vulgaire esta cet égard, aussi peu fondée que celle qui attribue la même qualité à la térébenthine, parce qu’elle donne à l’urine une odeur de violette (1); l’asperge paraîtrait plutôt excercer sur les contractions du cœur, une action légèrement sédative.

Assa foetida. Suc gommo-résineux, très- fétide, généralement regardé par les médecins comme un puissant anti-spasmodique; est excitant du canal digestif, du nerf ganglionnaire et respiratoire, en meme-temps que sédatif. Il a une action légèrement purgative, et communique toute sa fétidité aux matières stercorales.

Aulne. Plante, excitant des nerfs de la nutrition; peu actif.

Aimée. Plante aromatique et amère, légèrement stimulante, stomachique, emménagogue, vermifuge et diaphoréticjue; son administration demande à être continuée pour produire l’effet tonique.

Avoine, plante adoucissante, surtout des voies aériennes, étant administrée sous forme de décoction chaude de gruau.

Aya-pana. Plante aromatique et légèrement stimulante du canal digestif.

Azédarach. Plante stimulante, vermifuge.

Baguenaudier. Plante légèrement purgative.

Balauste. Voyez grenadier.

Ballotte. Voyez marrube.

Balsamite. Stimulant des nerfs respiratoires , vermifuge, tonique.

Bananier . Plante rafraîchissante, adoucissante.

Bancudu. Plante sédative, calmant des douleurs intestinales.

(1) Cependant il est juste de reconnaître que chez certains sujets la quantité de l’urine se trouve augmentée par l’usage des asperges, ce qui paraît tenir à un principe aromatique contenu dans la plante.

AGENTS MEDICAMENTEUX. 1 T3

Bangada. Plante sédative, calme les excès de sensibilité articulaire.

Baobad. Plante rafraîchissante, un peu astringente.

j Sardane. Plante stimulante des voies urinaires, excitant la diaphorèse.

Beaumes. Sucs gommo-résineux de diverses plantes (de benjoin, du Pérou, de Tolec, de Judée, du Styrax), excitants et calmants des nerfs bronchiques, ganglionnaires, sécrétoires.

Beccabunga. Plante stimulante de la membrane muqueuse buccale, et du tissu muqueux gengival.

Bisto?te. Plante astringente, tonique excitant de l’appareil nerveux ganglionnaire.

Borax ou sous- borate de soude. Substance minérale, saline, tonique directe; étant employée en coluloire ou en injections, agissent sur la nutrition des membranes muqueuses, sur les vices de sécrétion, à la manière de l’iode. Emménagogue sédadif des nerfs ganglionnaires utérins.

Bouillon blanc. Plante sédative calmante, des nerfs sensibles bronchiques de la 8e paire.

Buglose. Plante tonique et sédative en même-temps.

Cabaret. Plante excitant le vomissement, employée aussi comme sternutatoire.

Cacao. Plante; excitant, nutritif; son huile concrète étant employée en onction, est adoucissante, relâchante.

Cachou. Substance solide extraite du mimosa cale chu. Principe extractif, amer, composé de tanin; on l’a supposé à tort extrait de l’acre. Il est astringent.

Café. Plante très-stimulante, exerçant spécialement son action sur les hémisphères cérébraux; injecté dans les veines, et ses effets constatés par des expériences positives, il produit une accélération de la circulation plus vive que l’opium (1), et une excitation cérébrale différente, de celle des alcooliques qui ont quelque chose de stupéfiant; tandis que ha calé stimule en quelque sorte par excès de vitalité.

Cainca. Plante renlermant un principe actif (acide caïncique), auquel M. Caventou a reconnu une action diurétique, tonique et laxative.

Cajeput (huître). Produit végétal, stimulant et en même-temps sédatif des nerfs de la sensibilité de la peau.

(1 } Voyez les expériences sur Ses phénomènes de la vie ; Magendie, 1857.

Calamus arDmaticus. Plante excitante, tonique ou des nerfs ganglionnaires de la nutrition.

Camélée. Plante purgative, très-active, excitant la sensibilité des voies gastriques, surtout celle qui croît dans les pays chauds.

Camomille. Plante amère, aromatique, emménagogue, excitante, tonique, diaphorique, fébrifuge; agit en stimulant l’appareil nerveux ganglionnaire, surtout de l’estomac.

Carnpéche. Plante astringente.

Canne. Voyez calamus.

Cannelle. Plante stimulante, très aromatique, ayant toute la diffusibilité des substances camphrées, agit sur l’appareil nerveux ganglionnaire et des nerfs cérébro-spinaux de la sensibilité, par expansion sur le système; mais c’est en stimulant localement, les nerfs de la sensibilité de l’estomac (8e paire ), que la réaction ou la diffusibilité du médicament se répand dans tout l’organisme, soit en influençant primitivement le cerveau par l’absorption, puis l’estomac devenant l’écho du cerveau, transmettant ensuite l’influence cérébrale dans le reste de l’organisme, soit par stimulation de tissu, propagé immédiatement et influençant ainsi le cerveau par action nerveuse, puis renvoyée par le même moyen aux organes.

Caoutchouc , suc coagulé de Y Hervé , plante, du figuier d’Inde, etc., ne sert guère que pour faire des instruments de chirurgie, tels que sondes, etc.

Capillaire. Plante légèrement sédative des nerfs bronchiques.

Caroubier. Plante adoucissante, un peu laxative.

Carihame. Plante légèrement purgative.

Carvi. Plante vermifuge, stimulante.

Caryocostin. Plante purgative hydrogogue, ou en excitant la sécrétion des mucosités intestinales.

Cascarillo . Plante astringente, fébrifuge.

Casse. Plante laxative, matière animale, excitant léger.

Castaureum ; à petite dose , quelques chimistes ont distingué son principe actif, sous le nom de cathartine , excitant de l’appareil nerveux ganglionaire circulatoire, sédatif des nerfs cérébro-spinaux irrités, antispasmodique, léger calmant; agit sur l’utérus et le canal intestinal.

Centaurée. Plante amère stimulante, tonique fébrifuge.

Chamœdrysi. Plantes amères, aromatiques, toniques.

Chamœpilys. Plantes douées des mêmes propriétés que les précédentes.

Chardon bénit. Plante légèrement tonique et sudorifique.

AGENTS MEDICAMENTEUX.

Châtaignier. Plante contenant du tannin, astringent,

Chêne (écorce de) , astringent, fébrifuge.

Chèvre- feuille. Plante sédative.

Chicorée sauvage. Plante légèrement tonique et rafraîchissante, amère.

Chiendent. Plante très-légèrement diurétique et adoucissante.

Cinchonine , Pun des principes actifs du quinquina , agit de même que cette substance , mais moins puissamment que les sels de quinine, comme fébrifuge.

Citron. Fruit du citronnier, rafraîchissant.

Civette. Substance animale , réputée anti-spasmodique, calmante et excitante en même temps.

Cochléaria. Plante puissante, excitant de la muqueuse buccale et du tissu gengival , excitant tonique des nerfs ganglionnaires de la nutrition.

Coing , plante ; fruit astringent et mucilagineux.

Consolide. Plante mucilagineuse , ou peu astringente , agit sur les nerfs ganglionnaires circulatoires , capillaires , en déterminant dans ce système, si l'on en croit quelques auteurs, une légère astriction.

Coriandre. Plante légèrement excitante de l'appareil digestif, carminative.

Copahu , suc résineux du copai'fera , stimulant très-actif de la membrane muqueuse urétraleet sédatif en même temps, agit aussi comme tel à un moindre degré, sur la muqueuse bronchique; à haute dose, il peut produire des vertiges.

Coquelicot. Plante diaphonique et légèrement calmante des tissus muqueux bronchiques.

Coralline. Plante vermifuge.

Corne de cerf. Substance animale , mucilagineuse et astringente, surtout à l’égard du tube digestif.

Coronille emercus , plante amère , mousseuse , presque toxique.

Cresson de fontaine , plante; même propriété à un plus faible degré que le cochléaria (voyez ce mot. )

Créosote. Principe actif, extrait du goudron , excitant de la muqueuse pulmonaire.

Crocus. ( Voyez safran. )

Cubèbe. Baies dont le principe actif avait été regardé par quelques pharmaciens, comme étant le pépérin (voyez ce mot); mais M. Caventou regarde ce produit avec plus de raison,

AGENTS MEDICAMENTEUX.

comme dû à une espèce de résine demi-liquide très-aromatique , ayant la plus grande analogie avec le copahu. Le poivre cubèbe a une action spécifique bien démontrée, comme sédative sur la membrane muqueuse urétraîe, ainsi que le copahu. Plusieurs pharmaciens ont donné le nom de cubebine à la matière oléorésineuse extraite du cubèbe. L’irritation qu’on semble redouter de son action sur le tube digestif est mal fondée; il porte moins d’action stimulante sur la muqueuse gastro-intestinale que le beaume de copahu. La propriété sédative urétraîe est si bien constatée pour le poivre cubèbe , qu’on l’a injecté dans la muqueuse de l’urètre très-enflammée et douloureuse , sans causer la moindre irritation; son action calmante s’est au contraire manifestée d’une manière sensible.

Cor/u'n. Plante, stimulant carmonatif.

Cynoglosse. Plante très-peu narcotique.

Cynorrhadon. Plante astringente.

Datte. Fruit du dattier. Plante, adoucissant , sédatif de la muqueuse bronchique.

Diagrede . (Voyez scammonée.).

Dlctamne. Plante, stimulant, emménagogue.

Epine vinette. plante dont les baies sont acides et rafraîchissantes.

Fenouil. Plante aromatique , stimulante, diurétique.

Fénugrec. Plante, semences aromatiques et amères, toniques

Fer en limaille. Minér. tonique, altérant, emménagogue, agit sur les nerfs ganglionnaires sanguins de l’utérus, surtout ferrugineuses (eaux J; stimulant des membranes muqueuses et du derme.

Fende. Plante. (Voyez assa-fœtida.

Ferula ammonifera. ( Voyez ammoniaque.

Fougère mâle. Plante. Le principe gras de ses bourgeons charnus , d’après le docteur Peschier, de Genève, détruit le tœnia aussi bien que l’écorce du grenadier.

Fraisier. Plante rafraîchaissante et légèrement diurétique.

Gdiac. Plante. Stimulant de l’appareil nerveux ganglionnaire, principalement des nerfs qui président à la diaphorèse. îl agit aussi comme tonique sur les nerfs des sécrétions muqueuses et urinaires, et peut-être aussi sur la nutrition.

Galbonum. Gomme résine du bubon galbonum , anti-spasmodique, porte son action plus spécialement sur les nerfs ganglionnaires, sécrétoires bronchiques, comme la gomme ammoniaque.

Galle (noix de), plante très-astringente.

AGENTS MEDICAL ENTEÜX

Garance Plante astringente, réputée diurétique.

Genévrier commun (baies), stimulantes du tube digestif, diurétiques et diaphoniques.

Genet a balai Plante amère purgative, diurétique et un peu émétique.

Gentiane. (Voyez gentianin).

Gentianin. Principe immédiat de la gentiane. D’après les expériences de M. Magendie, le gentianin n’a aucune qualité vénéneuse. Plusieurs grains de cette substance, injectés dans les veines, n’ont produit aucun effet apparent; il résulte de son injection, une amertume extrême et un léger sentiment de chaleur dans l’estomac; le gentianin est spécialement applicable à la stimulation des nerfs de la nutrition et de l’alimentation, aussi est-il considéré comme tonique par excellence.

Géoffrée de Surinam. Plante antehlminlique ou vermifuge, acerbe et amère, est très-énergique; elle est purgative et un peu diurétique, est légèrement sédative des mouvements exagérés, respiratoires : à haute dose, celte plante a produit le délire et la stupeur, à la manière des plantes narcotiques; elle a donc presque des effets toxiques.

Géranium , plante. Excitant des voies gastro-pulmonaires et légèrement calmant; anti-spasmodique.

Gennandrécs (Voyez chêne, charnœdrys et chamœpitys.)

Gérofle (clou de). Plante très-aromatique et stimulante, calmant spécial des nerfs dentaires, excitant de ceux de la sensibilité cutanée en frictions, en même temps calmant.

Gingembre . Plante stimulante des voies gastriques et génitales; agit activement en excitant le voile du palais et le pharynx.

Genscng. Plante aromatique et amère , stimulante des voies gastriques, tonique ou excitante de l’appaieil nerveux ganglionnaire nutritif.

Gomme. Produit des plantes principalement du genre mimosa ; adoucissant, émollient et relâchant, agit plus spécialement , sur les membranes muqueuses.

Goudron. Suc résineux de sapin, excitant spécial de la membrane muqueuse pulmonaire (1).

(1) Ce produit devrait véritablement être classé parmi les substances toxiques ; car il résulte des expérinces que j*ai faites , assisté de M. Édouard Bouland , et que ce dernier a fait connaître à l’Académie , qu’un gros d 'eau de goudron, injecté dans les veines, a produit de grands tremblements, une action sur Je cerveau, produisant des mouvements insolites, de flexion

AGENTS M E l)IC A AI ENTEUX «

Gratioie. Plante émétique et drastique.

Grenadier. 1/écorce de celte plante est astringente, elle a été administrée avec beaucoup de succès pour l’expulsion du tœnia, par MM. Bourgeoise et Cornez, (close, 2 onces. )

Gruau . Voyez avoine

Guide Chine. Plante amère, réputée anti-spasmodique.

Guimauve. Plante-racine très-mucilagineuse , adoucissante, agit sur les nerfs sensibles gastro-pulmonaires, principalemen et sur les voies urinaires.

Houblon. Plante amère et aromatique, employée comme tonique, c’est-à-dire, agissant plus spécialement sur les nerfs de la nutrition. Voyez lupuline.

Haux. Plante Ionique, diurétique.

Huile végétale, adoucissante, relâchante.

Huile animale de Dippel , stimulante et anti spasmodique.

Huiles essentielles , formant l'un des aliments immédiats des végétaux aromatiques ; ce sont des stimulants diffusibles ,* excitant toutes les parties du système nerveux, mais principalement les nerfs de la sensibilité.

Hyssope. Plante tonique, amère, calmant des voies bronchiques.

Impératoire. Plante amére, aromatique, stimulante.

Jpécacuanha Voyez émétine.

Jujube. Fruit du Rhaninus Zéziphus. Plante, adoucissant de la muqueuse bronchique

Karabc. Voyez succin.

Ketmie musquée. Plante très-aromatique et légèrement antispasmodique.

Kino. Produit gommo-résineux, contenant beaucoup de tannin , astringent énergique.

Lait (sérum du). Voyez petit-lait.

Laurier (nobilis). Plante aromatique, stimulant des organes digestifs L’huile de laurier en onction, excite la tonicité de la peau.

Lavande. Plante aromatique , stimulant anti-spasmodique, excitant des nerfs bronchiques. Son huile essentielle (huile d’aspic) , en frictions, excite les nerfs de la sensibilité.

de tête, de pesanteur et d’affaiblissement des membres pelviens, de l’abattement, de la diminution de sensibilité, une émission d’urine très-abondante.

Lichen cl Islande. Plante mucilagineuse , sédatif des nerfs bronchiques.

Limon. Fruit du citronnier, plante rafraîchissante.

Liquidamhar . Plante. Voyez styrax.

Livêche. Plante stimulante, diurétique.

Lupuline. Principe actif du houblon. Plante aromatique , tonique et narcotique.

Macis. Voyez muscadier.

Magnésie. Produit terreux alcalescent purgatif.

Malvacées. Plante émollientes.

Manne, suc du fraxinos ornus. Purgatif, laxatif.

Marc de raisins , employé en bains , est un excitant énergique, en raison de la chaleur par fermentation qu’il développe des nerfs du mouvement et de la sensibilité.

Marjolaine. Plante aromatique stimulant, du tube digestif, tonique, sternutatoire.

Maronnier. Plante fibrifuge.

Maruhe. Plante emménagogue, diurétique, vermifuge, tonique, et calmant des bronches.

Marum. Plante aromatique, antispasmodique, emménagogue, tonique sternutatoire.

Matricaere. Plante stimulante tonique.

Mance. Voir malvacées.

Mechoacan. Plante purgative.

Mélilot. Plante stimulante et adoucissante, exerce un action spéciale sur la conjonctive.

Mélisse. Plante stimulante et antispasmodique , excitant des nerfs moteurs et sensibles, des sens et de l’intellect

Menianthe trejle d'eau. Plante tonique, excitant des organes gastriques ; succédané de la gentiane amère, légèrement nauséeuse.

Menthe, plante. Stimulant, anti-spasmodique, excitant, accélérateur du pouls, augmentant la chaleur générale, sédatif.

Millefeuille. Plante aromatique, stimulante.

Millepertuis Plante aromatique, stimulante, tonique.

Mousse de Corse. Puissant vermifuge.

Moutarde blanche. Plante; une ou deux cuillerées de la graine excite la sécrétion gastro-intestinale; purgatif léger, qu’on peut long-temps continuer sans fatigue.

Mu cilage. Produit végétal qui se rapproche de la gomme ; émollient , relâchant.

A G EN RS MEDICAMENTEUX.

Muguet, Planle stimulante, antispasmodique, slernuialoire , excitant la mucosité nasale.

Mûrier . (écorce de). Plante anthelminlique.

Musc. Produit animal très-odorant, stimulant diffusible, anti-spasmodique, porte une action sur le canal et sur les hémisphères cérébraux, bâillements abattement de tout le corps, somnolence, tremblement ou convulsions , excitation générale. On peut porter la dose à 1 gros en vingt-quatre heures, sans inconvénient.

Muscadier. Plante; ses fruits sont stimulants des nerfs ganglionnaires de la nutrition.

Myrrhe. Extracto-résine qu’on croit provenir d’un mimosa d’Arabie, stimulante et emménagogue

Nard. Plante stimulante anti-spasmodique.

Néflier. Plante légèrement astringente.

Nénuphar , ou nympheea. Plante mucilagineuse sédative et légèrement somnifère, passe pour anti-emménagogue.

Nerprun . Plante purgative, énergique, agissant par superpurgations et vomissements, surtout en influançanl l’appareil ganglionnaire sécrétoire abdominal, porte aussi une action adoucissante sur les nerfs bronchiques.

Nielle. Piaule stimulante, sialagogue, emménagogue, errhine.

Olihan. Plante astringente.

Ophiovchize. Plante antidote, employée dans l’Inde contre la morsure des serpents.

Opoponax. Gomme résine de la plante pastinaca.

Opoponax. Plante, stimulant antispasmodique , porte plus spécialement son action sur les nerfs ganglionnaires sécrétoires bronchiques, comme la gomme ammoniaque et le gabanum.

Or ange . Fruit du gitrus aurontium rafraîchissant, son écorce contient une huile essentielle stimulante, stomachique.

Orcanetle. Plante astringente.

Orge. Plante mucilagineuse et farineuse, délayante.

Origan. Plante aromatique, stimulante.

Orpm. Plante purgative, diurétique, presque toxique.

Ortie blanche. Plante légèrement astringente.

Pariétaire. Plante diurétique.

Patience. Plante toniqne rafraîchissante.

Persil. Plante diurétique.

Pervenche. Plante astringente, tonique.

Petit lait. Produit animal adoucissant, relâchant.

AGENTS MEDICAMENTEUX.

Pétrole. Produit bitumeux, vermifuge anti-spasmodique.

Peuplier. Plante tonique pectorale.

Pignon d'Inde. Voyez croton tiglium.

Pinet . Plante, capsules très-stimulantes de Pappareil digestif, excitant la sensibilité et la tonicité de la membrane muqueuse gastrique.

Pinprenelle ou boucage. Planche excitante tonique.

Pissenlit. Plante diurétique, laxative.

Pipérin. Principe actif du poivre, stimulant fébrifuge; son action se porte spécialement sur les voies gastriques immédiatement, puis influence le cerveau , accélère les mouvements du cœur , écarte le sommeil, et excite la sensibilité générale.

Pivoine. Plante amère, anti-spasmodique; son suc fiais peut produire la diminution ou même la perte du sentiment et du mouvement.

Plantain. Plante astringente, calmant propre de la conjonctive.

Poivre . Voyez pipérin et cubèbe.

Polygale de Virginie. Plante stimulante, tonique, employée contre la morsure du serpent.

Ealypode, Plante tonique, sudorifique.

P. Y retre. Plante stimulante sialagogue.

Quas sia. Plante tonique fébrifuge.

Quinine. Principe actif du quinquina. On l’emploie à l’état de sulfate, d’acétate, de citrate, etc., administré comme fébrifuge par excellence, et anti-périodique dans toutes les affections intermitentes nerveuses, vasculuires, etc.

Quinquina. Plante. Voyez quinine et cinchonine.

Raifort sauvage. Plante stimulante de la membrane muqueuse buccale et du tissu gengival, excitant par ses émanations, la membrane nasale et la conjective rubifianle appliquée à l’extérieur.

Raisin. (Fuit de la vigne), rafraîchissant, relâchant, laxatif.

Ratanhia. Plante hémoslatique.

Réglisse. Plante adoucissante, rafraîchissnte, agit sur les nerfs bronchiques.

Reine des prés. Plante diaphonique.

Rhubarbe , Plante tonique, stimulant du canal digestif, purgatif.

Riz. Plante émolliente , adoucissante delà membrane muqueuse intestinale, légèrement astringente.

Romarin. Plante aromatique, stimulante des nerfs de la sensibilité.

AGENTS MEDICAMENTEUX .

Rosier de Provins. Plante astringente, agit sur la conjonctive et les membranes muqueuses.

Safran . Plante tonique, stomachique à petite dose, emménagogue à doses élevées, ces doses portées assez loin peuvent jetter dans l’ivresse et causer la stupeur. Le safran produit une action narcotique, et peut provoquer la faiblesse musculaire.

Il accélère et dans d’autres cas accroît les facultés mentales.

Sagapénum . Gomme, résine végétale, anti-spasmodique porte plus spécialement son action sur les nerfs ganglionnaires sécrétoires bronchiques, comme les gommes ammoniaque, galbanum et opoponax.

Salie, aire. Plante astringente.

Salicini. Principe actif de l’écorce du saule, tonique fébrifuge.

Salives (eaux). A l’état gazeux ou liquide, stimulantes des membranes muqueuses digestives agissant en bain comme tonique. Voyez, pour l’action purgative, sels.

Salsepareille , plante. Excitant de la sécrétion cutanée, diaphonique, agissant sur l’appareil nerveux ganglionnaire.

Sandaraque. Produit résineux du juniperus commuais . Plante stimulante, astringente.

Sandragon. Substance végétale composée de tannin , astringent.

Santal. Plante sudorifique et légèrement astringente.

Sapa (suc de raisin). Laxatif.

Sapin. Voir térébenthine, goudron.

Saponaire. Plante tonique.

Sapotillier , plante. On le croit sédatif des nerfs sensitifs des organes unrinaires.

Sassafras. Plante, stimulant diaphorétique, moins actif que la salsepareille et le gaïae.

Songe. Plante tonique, stimulante, légèrement astringente, excite la diapborèse et l’augmentation du pouls, provoque une légère insomnie.

Savon. Produit alcalin, excitant cutané, laxatif étant employé à l’intérieur.

Saxifrage Plante diurétique.

Scabieuse. Plante amère et as tringente.

Scordeum. Plante tonique, stimulant, fébrifuge.

Scrophulaire noueuse. Plante tonique, excite vivement la propriété contractile du plan musculeux alimentaire.

Sels nu dicchnenteux, spécialement purgatif, tels que les sut-

ATj ENTS M E DI C A .M E N l' EUX,

P'tes de magnésie (sel de sedliiz), de soude (sel des glauber), elc.

Se. mon contra. Plante aromatique vermifuge.

St oie, plante. Purgatif, voyez casse.

Serpolet. Plante aromatique, stimulante.

Séséli. Plante amère, aromatique, stimulante.

Sirnarouba. Plante tonique et émétique.

Sorbier . Plante astringente.

Soufre. Substance simple minérale, stimulante à l’état gazeux des nerfs bronchiques, en substance solide, ou suspendue dans l’eau , stimulant de la muqueuse gastro-intestinale et des nerfs cutanés.

Sr/uine. Plante sudorifique.

Styrax. Voyez baume.

Siiecin. (Ambre jaune) substance bi fumeuse, anti-spasmodique, emménagogue.

Succotrin. Voyez aloës.

Sureau Plante sardonique , diurétique et purgative.

Tamarin. Plante dont les fruits sont laxatifs.

Tamar'ese. Plante astringente, fébrifuge.

Tanaisie. Plante amère, aromatique, tonique vermifuge.

Tannin. Extrait de clive: ses substances, surtout de la noix de galle, du cachou, de l’écorce de chêne (voyez ces mots); principe astringent, styplique, qui agit en resserrant les tissus en les rendant plus rigides.

Thé. Plante astringente et aromatique, excitante des voies gastriques, de la chaleur générale de tout le système nerveux ganglionnaire, et même de toutes parties du centre cérébral en particulier.

Thlaspi. Plante astringente, tonique.

Thym. Plante aromatique, stimulante, diffusible, excitant spécialement la partie sensible et sensoriale du système nerveux.

Tilleul. Plante diaphonique, antispasmodique, calmante des voies gastriques.

Tormentille. Plante astringente.

Trèfle d'eau. Plante amère, ionique.

Tussilage. Plante amère et aromatque, tonique, sudorifique , agit sur les voies bronchiques.

Tnthie , minér. Oxide de zinc sous forme d’incrustations grises, tonique, agissant sur la conjonctive et la tunique muqueuse palpébrale.

Urée. Subst. cale, animale : principe immédiat de l’urine des

AGENTS MEDICAMENTEUX .

mammifères, aelive les propriétés des organes urinaires, sans changer les proportions chimiques de l’urine, ou son action propre sur les tissus.

Uva ursi. Plante contenant du carmin et une matière extractive amère prononcée; toxique, diurétique, styptique.

V alèriane. Plante un peu fétide, excitant des nerfs des sens et de la sensibilité avec assez d’activité : excite aussi la myotilité, et détermine quelques vertiges. Chez certaines femmes cette plante peut, à un haut degré, stimuler la sensibilité, son action est fugace; chez les chats, sa seule odeur bouleverse leurs fonctions musculaires et sensitives.

V anille. Plante aromatique, excitante des organes gastriques , et des facultés génératrices.

Vélar. Plante astringente, agit sur l’appareil bronchique.

Véronique. Plante mucilagineuse, un peu astringente, agit sur l’appareil bronchique.

Verveine. Plante excitante, un peu astringente et diaphorétique : elle est quelquefois employée comme rubéfiant.

Yeux d’ écrevisse. On a appelé ainsi des concrétions calcaires tirées de l’estomac de ces animaux, et employées comme absorbant.

Zédoaire. Plante stimulante, aromatique, antispasmodique.

Après avoir exposé les agents physiques et mécaniques qui influencent le système nerveux, après avoir énuméré les corps toxiques et médicamenteux, ainsi que leurs effets spéciaux; il me reste à considérer ces effets dans leur rnodus faciendi , c’està-dire à discuter les attributions que les anciens physiologistes leur ont données, en élaguant toutefois celles que l’état actuel de la science n’as pas permis de sanctionner, et en précisant celles dont la physique moderne, et les travaux les plus récents en physiologie et en anatomie ont établi la réalité; mais avant de passer à ce sujet, et après avoir traité des substances que l’absorption met en contact avec les centres nerveux et les moditications que le pouvoir réactif de ces mêmes centres opère dans tout l’organisme, je dois examiner un ordre de phénomènes fondamentaux, relativement à l’accroissement et à la conservation des organes; on conçoit sans peine que je veux parler de la nutrition.

PES SUBSTANCES ASSIMILABLES

Page 1