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DU SÉSAME

C'est la plante oléagineuse dont le rendement en graines est le plus riche. On en obtient habituellement 50 pour 100 d'une huile douce, comestible, et qui, bien préparée, peut être substituée à l'huile d'olive.

. — On

Composition chi

n'a point encore d'analyse complète de la graine et des autres parties du sésame. Voici le peu que Ton sait.

Fig. 830. Sésame.

Fig. 831.

Fleur du sésame.

Fig. 854., Fruit du sésame.

M. Moride a retiré des graines récentes et jeunes, venant d'Egypte :

Eau traces.

Huile 5168

Matières organique* 43,86

Substances minérales 3,46

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Dans le tourteau, pris à Marseille, MM. Soubeiran et J. Girardin, ont trouvé :

Eau 11,0

Huile 15,0

Matières organiques 66, ">

Substances minérales \ 9,5

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Dans les matières organiques, il y a T>,r»7 pour 100 d'azote; dans les substances minérales : 0,57 de sels solubles et 5,*2 de phosphates.

M. de Gasparin dit que les tiges, après leur dessèchement normal, pèsent six fois autant que la graine, et qu'elles renferment 0,50 d'azote pour 100.

Climat et toi. — Le sésame exige, pour mûrir ses graines, une température élevée, et ne donne d'abondants produits, en France, que dans la région des oliviers et les parties chaudes de l'Algérie. Il demande à être abrité des grands vents.

Les terres de consistance moyenne, douces et substantielles, surtout les sols d alluvion, sont ceux qui lui conviennent le mieux. Mais il est indispensable que ces terrains puissent être soumis à l'irrigation.

Place dans la rotation.— Le sésame peut succéder, dans la même année, au trèfle incarnat, au trèfle ordinaire, au sainfoin, de même qu'aux pommes de terre précoces, aux fèves et autres légumes dont on aura récolté les produits assez tôt pour faire l'ensemencement en temps convenable.

Culture. — Le sol doit être préparé comme pour le pavot. On fait précéder le premier labour par une irrigation, et, dès que la terre est suffisamment égouttée, on y met la charrue. Après le dernier labour, la surface doit être disposée par planches étroites, séparées par de petits fossés qui servent à irriguer par infiltration.

Le sésame exige une terre aussi richement fumée que le pavot, car, à produit égal, il parait puiser dans le sol la même quantité d'engrais. Sa composition élémentaire indique qu'il lui faut des engrais riches en azote. En fumant le terrain avec les débris des tiges et avec les tourteaux de cette même plante, une première mise de fumier ne serait appauvrie que de sa déperdition ordinaire, et il n'y aurait ainsi aucune dépense d'engrais. En Egypte, les cultivateurs vendent les tiges pour le chauffage des fours, ce qui est la même faute que celle qu'on commet chez nous à l'égard des tiges de colza.

On sème à la volée, du milieu de mai au commencement de juin, dans la proportion de 19 litres par hectare; on herse légèrement et l'on roule. Immédiatement après, on introduit l'eau dans les fossés, où elle, reste jusqu'à ce que l'humidité soit parvenue à la surface du sol. Le sésame commence à lever au bout de quatre jours.

Vingt jours environ après l'ensemencement, on éclaircit les jeunes plants, de façon à laisser un intervalle de 0m33 entre chacun d'eux; on enlè\e en même temps les plantes nuisibles et l'on bine le sol. Aussitôt après cette opération, on introduit l'eau dans les fossés, et l'on répète encore deux fois cet arrosement, de quinze jours en quinze jours.

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