COMPTE DE CULTURE D'UN HECTARE DE PASTEL
DÉPENSE
t'n labour à 0-25 de profondeur 22 f. *
I n hersage * 2 50
I n roulage 2 »
In hersage 2 M
I n labour 22 •
I n hersage 2 îiO
Semence, 12 kil., à 2 fr. 50 c. le kil 30 *
llayonner, semer et couvrir la semence 20 •
I n roulage 2 »
I n sarclage à la main 25 ■
Trois binages à la houe à main, à 20 fr. l'un .... 60 »
Récolte des feuilles, quatre cueillettes. . .-. . . . . 176 *
Séchage et emballage 30 »
A\m kil. de fumier, à 10 fr. les 1000 kil., y compris les frais de transport et d'épandage, 4X0 fr.; le tiers
de cette somme à la charge du pastel loO -»
Intérêt pendant un an, à 5 pour 100, du prix de la fumure non absorbée 15
Loyer de la terre "0 »
Frais généraux d'exploitation 20 »
Intérêt pendant un an, à 5 pour 100, des fi ais ci-dessus. 32 57
Totnl 684 f. Oî
uOOO kil. «le rouilles sèches, à 20 fr. les 100 kil 10001
BAI.AKCF.
Produit 1000 f. •
Dépense 6S4 07
Hênéflce net Ôl5f.9.>
Environ -ifi pour 100 du capital employé.
Le pastel, comme nous Pavons dit, est une plante très-épuisante. Les bénéfices considérables qu'il procurait sous l'Empire, alors que l'indigo des Indes coûtait très-cher, ont singulièrement diminué. Dans l'état actuel des choses, il ne donne plus lieu qu'à une culture exceptionnelle, même aux environs d'Albi. La décadence de celte récolte doit inspirer peu de regrets, si Ton songe que les plantes qui lui succèdent laissent toujours beaucoup désirer; les localités, d'ailleurs, où l'on cultive encore le pastel sont loin d'avoir atteint la période de fertilité qui permet de substituer la culture épuisante des plantes commerciales à celle, plus profitable, des fourrages.