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dè chaux

C'est-à-dire un excédant d'alcalis et d'acides, mais une insuffisance de chaux, d'où naît la nécessité, si le sol n'est pas ou n'est que trèspeu calcaire, de marner de temj»s en temps, ou d'associer au fumier des composts faits avec la chaux vive.

Outre le fumier consommé, les chiffons de laine, les rognures de peaux et de cornes, les tourteaux, la poudrette, la matière fécale verte, conviennent parfaitement à cette plante.

Au début de la culture, la mise d'engrais doit être beaucoup plus considérable que pour les années suivantes, à moins que le sol ne soit déjà très-riche de vieille fumure. Comme les tiges et les feuilles restent sur le terrain, elles remplacent une partie de l'engrais, en sorte que, une fois la houblonnière mise en train, on se borne à n'enfouir, par chaque nouvelle récolle de cônes, que 58,000 kilogrammes de (umier.

Dans tous les cas, lorsqu'on commence la houblonnière, voici comment on procède à la répartition des 69,355 kilogrammes de fumier. La première moitié de la fumure est enterrée à 0-30 environ par le labour de défoncement, un quart est enfoui au moyen du second labour et se trouve placé à environ 0ro45, enfin, le dernier quart, employé sous forme de lerreau, est mis dans les fosses au moment de lu plantation.

Quant à la fumure annuelle, elle est enterrée par la première façon doimée à la houblonnière au commencement du printemps.

Plantation. Préparation des plants. — Pour former une houblonnière il faut de jeunes plants enracinés. On se les procure de trois manières :

La première consiste à rechercher les souches des plantes de houblon dans les anciennes houblonnières, et à en extraire des jets radicaux de la grosseur du doigt, choisis parmi les mieux enracinés; on leur laisse une longueur de 0ra20 al in qu'ils restent pourvus de trois ou quatre yeux, et on les plante immédiatement à demeure.

Le second procédé consiste à repiquer ces jets en pépinière, dans un sol riche et bien préparé, à 0m30 les uns des autres, et à ne les mettre en place qu'au bout d'un an. Les plants reprennent plus sûrement et donnent un produit important Tannée qui suit celle de leur plantation, tandis qiuil faut attendre deux ans pour les plants non repiqués.

Le troisième moyen consiste à choisir, dans une houblonnière, les pieds qui offrent au plus haut degré les qualités que Ton désire. Après en avoir retranché les tiges superflues, on coupe ces tiges par fragments de 0m40 de longueur environ, et Ton en fait des boutures que Ton repique en pépinière. Ces boutures peuvent être mises en place Tannée suivante, et présentent les mêmes avantages que les jets radicaux repiqués pendant un an.

Quel que soit le procédé adopté, il faut avoir le plus grand soin de tenir au frais les jeunes plants, depuis le moment de leur arrachage jusqu'à celui de leur mise en terre.

Époque de la plantation. — On plante le houblon à deux époques différentes : à l'automne, puis du 15 février au 15 avril. Le choix de ces époques est déterminé par la nature du sol. On préfère la première pour les terrains légers, et Ton piaule plus ou moins tard, au printemps, suivant que la terre est plus ou moins compacte. En général, les plantations d'automne offrent cet avantage que le premier produit est plus abondant et se fait moins attendre.

Mode de plantation. — Dans les terrains, très-ferliles, les plants sont mis à 2m60 les unes des autres; dans les autres, on se contente de lm30, ce qui fait une moyenne d'environ 2 mètres, ou 2500 plants par hectare.

Pour déterminer régulièrement ces écartements, on trace au rayonneur, et dans deux sens opposés, de légers sillons à la distance qui doit séparer les plantes; les points d' intersection que forment les lignes en se croisant indiquent la place où Ton doit faire la plantation. Les lignes de plantation doivent être dirigées du Sud au Nord. A chacun

des points indiqués, on ouvre une fosse de O^O de côté et de 0m40 de profondeur, puis on mélange avec la terre que Ton en extrait le dernier quart de fumure dont nous avons parlé [dus haut, et, quand la plantation est faite, on eu remplit les trous.

Le nombre des plants qu'on réunit à chaque point varie entre un et cinq. Dans les sols fertiles, suffisamment frais en été, et loisque les jeunes plants ont été repiqués pendant un an, on se contente d'un seul; on en met cinq quand ce sont des plants non repiqués et que le. sol est de médiocre qualité; mais, en général, la moyenne est de trois, disposés en triangle, ce qui donne 7500 plants par hectare.

Dès qu'il s'agit de mettre les plants en terre, on fonce au plantoir, au milieu de chaque place, autant de trous qu'on veut y mettre de plants. Ces trous, aussi profonds que les plants sont longs, sont ouverts obliquement, de telle sorte que les boutures soient plus éloignées les unes des autres vers leur base qu'à leur sommet. Après les avoir placées dans les trous de manière quelles ne dépassent pas l'orifice, on les entoure de terre que l'on tasse bien, puis on recouvre le tout d'une nouvelle couche de 0B06 environ d'épaisseur. Il en résulte à chaque point un petit monticule dont on creuse le sommet en forme de cuvette, afin que l'eau des pluies y soit retenue, et favorise la reprise.

Entretien annuel. Première année. — Dans les premiers jours de mai, on enfonce au centre de chaque monticule deux ou trois échalas de imG0 à 2 mètres de long, et on y fixe les jeunes tiges par des liens de paille. Immédiatement après on pratique un premier binage pour ameublir la surface du sol et détruire les plantes nuisibles. Ce binage est pratiqué entre les lignes avec la houe à cheval, et, sur les lignes, avec la houe à main.

Huit ou dix jours après, on attache de nouveau les tiges sur les tuteurs, en ayant soin de les y enrouler avec précaution de gauche à droite.

Dans le courant de lélé, on exécute deux binages semblables au premier, avec cette différence que, lors du second, on accumule une nouvelle quantité de terre ameublie au pied des plants, afin de maintenir la fraîcheur du sol. Si l'été est sec, que le sol soit léger et qu'on puisse disposer de l'irrigation, il sera toujours très-utile d'arroser par infiltration.

A l'automne suivant, lorsque les feuilles tombent, on enlève les échalas, et Ton coupe les tiges à 0m50 du sol; puis, pour garantir des grands froids et de l'humidité la partie conservée, on les réunit en une poignée vers le centre, et I on couvre la butte primitive d'une nouvelle couche de terre prise entre les lignes, de façon que le som-

uigitizGO Dy

MU A G lî ICO LE.

met des tiges coupées dépasse le sol de O^OG, et que la butte s'élève audessus du terrain à O-ôO environ.

Comme les frais de culture ne produisent l ieu pendant cette première année, on peut cultiver, entre les lignes, deux rangées de haricots, de lèves, d'oignons ou autres légumes.

Deuxième année. — Vers la fin de février ou clans les premiers jours de mars, on ouvre les monticules, on découvre complètement les tiges, et on les coupe à 0*04 de la souche; puis on répartit la quantité d'engrais indiquée plus haut. Après quoi, on recouvre le tout de terre, de manière à former de nouveaux monticules, on donne ensuite un labour, à la houe fourchue, entre chacun des monticules.

Lorsque les jeunes tiges ont atteint une hauteur d'environ 0m40, on place à 0m40 de chaque plante des perches sur lesquelles elles doivent s'enrouler. Ces perches, en châtaignier ou en frêne, longues de 4 à 6 mètres, et grosses en proportion, sont carbonisées et goudronnées à chaud, depuis la base jusqu'au point où elles doivent être enfoncées dans le sol.

Pour ne pas trop intercepter la lumière, le nombre de perches varie pour chaque monticule, suivant l'espace laissé entre ceux-ci. On en emploie quatre pour les monticules placés à Î^d'O les uns des autres, et deux seulement s'ils sont très-rapprochés ; mais le plus souvent on en met trois.

Pour implanter les perches dans le sol, on enfonce avec une masse, à 0n,70 ou 1 mètre de profondeur, une sorte de pal en fer long de i^ôO (lig. 903), et quand le trou est bien fait on y introduit la perche.

Les perches étant placées, on choisit quatre ou cinq des tiges les plus vigoureuses, on les y enroule et on les attache avec des liens de paille peu serrés, pour ne pas gêner leur allongement. Toutes les autres liges sont coupées le plus profondément possible à mesure qu'elles paraissent. On ne doit pas faire ce travail de grand matin, parce que les jeunes liges hont moins fragiles sous l'action du soleil.

Après ce travail, on applique un premier binage, et l'on recharge les bultes, de manière qu'elles offrent un diamètre de 0"T»6 et une hauteur de 0,u50 au plus. Quelque temps après, on attache de nou- Fig. 903. Païen fer veau les tiges qui ont continué de s'allonger, puis pour faire le trou on exécute deux autres binages dans le courant

des perches. , °

de 1 ete.

Lorsque les liges ont atteint une hauteur d'environ \ mètres, et que

uigitizeo Dy

les cônes du houblon coiiunencent à se former, on enlève les feuilles jusqu'à la hauteur d'environ 1m50 pour que le soleil échauffe le pied des plantes; celte opération diminue un peu la vigueur, augmente l'abondance des cônes et hâte leur maturation; mais il faut s'en abstenir dans les terrains légers, exposés à la sécheresse, ou dans les années très-chaudes.

Après la récolte, que nous décrivons plus loin, on rentre les perches bien sèches sous des hangars, où on les couche en tas sur des tréteaux élevés d'un mètre environ au-dessus du sol pour les isoler de l'humidité. Après quoi, on applique à la houblonnière l'opération indiquée à la tin de la première année.

Si l'on n*a pas de hangars assez vastes pour emmagasiner les perches, on dépouille de leurs feuilles quelques-unes des plus fortes tiges de houblon, on en forme un fort anneau assez ouvert pour y passer six perches par la pointe, et on le fait descendre de lmC0 vers la base. Ces perches sont ensuite dressées sur un des côtés du champ, puis assez écartées les unes des autres, vers leur partie inférieure, |K>ur qu'elles se tiennent debout comme un entonnoir renversé. Tout autour de ce faisceau on appuie d'autres perches jusqu'au nombre de cent, de manière à maintenir l'équilibre et à laisser un libre cours à l'air. Les perches, conservées par l'un de ces procédés, peuvent durer pendant huit à dix ans. Elles résistent moitié plus longtemps lorsqu'on les imprègne de sulfate de fer.

Les perches donnent lieu à une assez forte dépense; pour l'éviter en partie, on a songé à leur substituer le fil de fer. Cette innovation est due à M. Denis qui l'essaya pour la première fois dans les Vosges, en 1828. On espace les pieds à 2m60 les uns des autres, et on laisse sur chaque monticule quatre tiges seulement. Au lieu de perches on enfonce quatre baguettes A (tig. 904), et on les attache au fil de fer

Fig. t>IU. Suhstilulhn du fil île fer aux perches pour soutenir //• houblon.

horizontal B, sur lequel elles conduisent les tiges. Ce fil est établi de la manière suivante : à chaque extrémité du champ et de chaque ligne de houblon, on pousse en terre, à coup de masse, un piquet en chêne C h 30

de 0"80 de longueur, pointu par un bout et du diamètre de 0ml 2 de l'autre. On fixe sur ce piquet un piton D, qui sert à attacher l'extrémité du lil de fer B. Ce fil est tendu à lm64 au-dessus de chaque ligne de houblon, au moyen de chevalets en bois F, placés de 10 en 10 mètres. Lorsque les tiges de houblon atteignent le lil de fer, en suivant les baguettes verticales, on dirige deux des tiges de chaque monticule à droite et deux à gauche. Pour faire la récolte, il suffit d'ouvrir les deux branches des chevalets et d'abaisser la guirlande de houblon à la portée des ouvriers. Lorsque toutes les lignes sont récoltées, on détache les liges en les coupant à 0m30 du sol, puis on graisse le fil de fer pour le garantir de l'humidité de l'hiver, et Ton replace les chevalets dans leur première position. Ce mode de support offre une économie des deux tiers et ne nuit en rien aux produits.

Troisième année. — Les soins d'entretien sont les mêmes que pendant la seconde, à cette seule différence qu'au printemps on taille les racines. Cette opération consiste à châtrer le houblon, c'est-à-dire à ne garder sur chaque souche que les tiges qui ont porté fruit, et à les tailler de manière à ne leur conserver que deux ou trois yeux. Tous les autres rejetons sont supprimés et servent à faire de nouvelles plantations. On en réserve, toutefois, quelques-uns pour remplacer les tiges qui ont fleuri, mais qui sont attaquées de la pouiriture, jet que l'on supprime entièrement. Après cette opération, on applique la fumure, on reforme les monticules, on laboure et l'on recommence la série de travaux indiqués pour la deuxième année. Les mêmes soins sont ensuite appliqués chaque année.

Maladies et insectes nuisibles. — Le houblon est attaqué par plusieurs maladies. L'une des plus fréquentes est le miellat ; on l'attribue au voisinage des haies, ou à l'humidité surabondante du sol; la face supérieure des feuilles se couvre d'un vernis sucré, tandis que les pucerons se montrent à la face inférieure. Cet accident, qui arrive à l'époque de la floraison, fait avorter les fleurs, dessèche les feuflles et détruit tout espok* d'une bonne récolte. On le prévient en assainissant le terrain, et en augmentant la libre circulation de l'air entre les plantes. Une pluie abondante le fait quelquefois disparaître.

Le cancer est une autre maladie produite par un champignon- qui se développe sur les racines, lorsque le houblon est placé dans un sol bas et humide. On remplace les pieds attaqués et l'on assainit le terrain.

Le blanc ou meunier, du à la présence d'un autre champignon du genre oïdium, se manifeste aussi parfois dans les houblonnières qui souffrent de la sécheresse. Il apparaît sous la forme d'une efflorescence blanchâtre qui couvre les feuilles et les tiges, et diminue la vigueur

de la plante. On prévient celte affection au moyen des irrigations. Enfin, les rosées abondantes causent aussi de grands dommages à l'époque de la floraison.

Au premier rang des insectes nuisibles, nous citerons la puce de teire, espèce de petit coléoptère qui ronge les feuilles et les perce d'outre en outre. Pour chasser ces insectes, on jette au pied des perches, du houblon cuit sortant de la brasserie. Du reste, une pluie abondante les fait souvent disparaître entièrement.

Durée de U houblonnière. — Si la houblonnière est placée dans un bon terrain, qu'on la cultive avec soin, qu'on remplace de temps en temps la terre qui avoisihe les pieds, et surtout si l'on rajeunit souvent les vieilles tiges par de nouveaux drageons, elle peut subsister quinze ou vingt ans; mais il est mieux de la rompre vers la douzième année.

Récolte et préparation. — La maturité des cônes se manifeste par un léger changement de couleur dans les feuilles. Les cônes, qui étaient d'un vert jaunâtre, prennent une teinte verte dorée et répandent une odeur forte et aromatique. Les écailles sont serrées et offrent à leur base une sécrétion jaune formant une pâte molle qui s'attache aux doigts. Les graines sont dures, brunes, et leur amande est blanche et bien formée. Il esl important de saisir le moment opportun pour la récolte : recueilli trop tôt, le houblon ne présente qu'une partie de ses propriétés actives, et ses cônes perdent beaucoup plus de leur poids en se desséchant; récoltés trop tard, les cônes ont perdu une grande partie de leur poussière odoriférante.

La récolte doit être faite par un temps sec et après que la rosée

S est dissipée. Les CÔ- Fig. 905. Levier pour arracher les perches du houblon.

nés, cueillis humides,

moisissent et prennent une teinte brune qui nuit à leur vente.

Altr AGRICOI.K.

Quand le moment est venu, on dispose, parallèlement aux lignes de houblon, des chevalets placés à 5 mètres les uns des autres, puis

levier en fer armé d'une forte pince en pied de biche, et garnie de «lents (fig. 905 et 906), soit d'une grande tenaille connue sous le nom iVarrache-hoiiblon (fig. 907). A mesure que les perches sont enle-

ohent les bouquets, soit qu'on les cueille sur le lieu même autour des perches, il faut veiller attentivement à ce qu'il ne se mêle pas de feuilles aux cônes, et à ce que ceux-ci restent pourvus de leur pédoncule pour que les écailles ne se détachent pas.

Immédiatement après la récolte, on procède à la dessiccation. Dans les années et dans les climats chauds et secs, il suffit d'étendre les cônes sur des claies garnies de filets, et de les remuer de temps en temps. Mais, sous les climats froids et humides, il faut employer un ventilateur à air chaud. Cet appareil consiste dans un courant d'air mis en mouvement par un tarare, et échauffé par un calorifère à la température de 40°.

11 faut arrêter la dessiccation du houblon dès que la queue des cônes devient dure et cassante, car les écailles se détachent aisément, sont peu flexibles et se brisent au moindre choc. On le met alors en

ï\£. ÎH)6. Dèta'ti de la fltfure précédente.

on coupe les tiges à 0""50 du sol. On coupe également, avec un croissant longuement emmanché les tiges qui, vers le sommet, lient parfois les perches les unes aux autres; puis on arrache celles-ci. On se sert pour cela, soit d'un

Fig. 907. Amtvhc-hottbltm.

vées, on les couche sur les chevalets, puis on procède à la cueillette des cônes. Soit que Ton coupe les rameaux garnis de cônes pour les transporter dans les ateliers où des femmes déta-

DU IIOIBLON. 53 •

tas dans les magasins, où, après quelques jours, il a pris la dose d'humidité normale qui lui est nécessaire pour ne plus être brisé lorsqu'on vient à le manier; après quoi, on remballe. Cette opération doit être faite de façon que les cônes soient pressés le plus fortement possible, pour qu'ils laissent moins facilement échapper leurs principes vola- * tils; l'humidité atmosphérique les pénètre aussi plus difficilement, et Ton peut les conserver pendant plusieurs années sans qu'ils perdent sensiblement de leur qualité.

Ordinairement on emballe le houblon dans des sacs de forte toile, de 1 mètre de longueur, dont on fixe les bords à l'orifice d'un trou pratiqué dans le plancher du magasin; un ouvrier descend dans le sac, et, à mesure qu'on y pousse le houblon, il le tasse avec les pieds. Ce procédé ne donne qu'une pression insuffisante, et il serait bien préférable d'employer la presse hydraulique, comme; on le fait en Angleterre et aux États-Unis.

Dans tous les cas, les ballots, une fois confectionnés, doivent être mis en lieu sec, à l'abri de l'air, du soleil et surtout des animaux rongeurs. Dans ces conditions, le houblon peut se conserver pendant un temps considérable, sans éprouver la moindre altération ni perdre de sa force.

Quand la cueillette des cônes est terminée, on dépouille les tiges de leurs feuilles, on les coupe à une certaine longueur, et l'on en fait des fagots à brûler. Quant aux feuilles, elles passent pour égaler le meilleur foin pour la nourriture des bestiaux.

Rendement. — La houblonnière, plantée au printemps par drageons non repiqués, ne donne aucun produit pendant la première année; à la seconde, la récolte offre quelque importance; mais les pleines récoltes ne commencent qu'à la troisième. Lorsqu'on se sert de plants repiqués, et que l'on peut planter à l'automne, les pleines récoltes commencent dès la seconde année.

Le rendement d'un hectare de houblon varie entre les limites suivantes :

Produit maximum eu cônes secs 7m90 kilogr.

Produit moyen en Flandre 1M»

A Grenelle, jurs de Paris 12' 0

A Hoville S86

11 en résulte donc un produit moyen d'environ 1700 kilogrammes par hectare. (

On obtient, en outre, 259 kilogr. .de feuilles sèches et 554 kilogr. de tiges sèches par 100 kilogr. de cônes secs. Ce qui fait 4403 kilogr.

de feuilles et 6018 kilogr. de tiges pour la. récolte moyenne de cônes que nous venons d'indiquer^

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