DE L'OIGNON
répand la semence à la volée, on enterre celle-ci avec le ràleau, puis on roule de nouveau.
On emploie environ 10 kilogr de semences par hectare.
Quand les jeunes plants se distinguent bien, on les éclaircit en laissant entre eux la distance de 0m,10; on répète les sarclages et les binages à la houe ù main lorsque les mauvaises herbes paraissent ou que la surface du sol se durcit, et Ton arrose le terrain s'il est trop sec. Si, à l'automne, les oignons tardent trop à tourner, c'est-à-dire à former complètement leur bulbe, on couche leurs fanes et l'on hâte ainsi le résultat.
Semis en pépinière.
Deux procédés sont employés : les jeunes plants ou des bulbes recueillis très-petits et séchéspour être replantés au printemps suivant.
Culture au moyen de la transplantation des jeunes plants. — Un choisit un terrain meuble, susceptible d'être arrosé; on le prépare comme pour le semis à demeure et on le fume plus copieusement encore. On y fait entrer l'eau de manière à l'imbiber profondément, et quand la surface est ressuyée, on donne une légère façon à la houe, puis on y sème l'oignon, dans la dernière quinzaine d'août, à raison de 00 grammes de graines par mètre carré. Si la température descend un peu au-dessous de 0°, il faut couvrir les plates-bandes d'un paillis.
Quelques sarclages pour enlever les plantes nuisibles sont, avec les irrigations, les seules précautions à prendre. Vers la tin de janvier, on repique les jeunes plants au plantoir, en les disposant en carré à 0m 10 les uns des autres, si ce sont des oignons pyriformes, et à une distance double si ce sont des oignons plats. Dans le premier cas, on emploie 1,000,000 de plants par hectare, et, dans le second, 500,000 seulement. Chaque jeune plant est repiqué de façon qu'il ne soit pas plus enterré qu'il ne l'était dans la pépinière, et que la terre environnante soit bien affermie.
Lorsque la terre est suffisamment ameublie, on peut hâter l'opération en ouvrant un sillon avec la charrue ; on le garnit de plants disposés à la distance voulue et l'on recouvre ceux-ci par un nouveau trait de charrue. On fait ensuite passer le rouleau pour plomber le terrain, et il ne reste plus qu'à donner les soins d'entretien indiqués pour le semis à demeure, moins toutefois l'éclaircie des plants trop rapprochés. Mais cette transplantation ne peut convenir que dans le Midi, parce que c'est là seulement que les jeunes plants peuvent passer l'hiver sans être détruits par les gelées et qu'on peut en obtenir d'assez préii. 55
cotes pour repiquer emfcvrier et en mars. Dans )e Nord, on oj)ère île la manière suivante :
Culture au moyen de la plantation de bulbes. — En mars, on sème en pépinière environ \"2 kilogr. de graines par are et Ton if arrose le semis qu'une fois; de plus, on n'éclaircit pas les jeunes plants; ainsi resserrés, les bulbes restent très-petits. Dès qu'ils ont acquis la grosseur de petites noisettes, on les arrache, on les fait sécher au soleil, et on les conserve pour les planter en février ou mars de Tannée suivante aux distances indiquées pour les plants repiqués.
Si Ton cultive l'oignon d'Egypte ou rocainbole, les bulbilles qui na'ssent au sommet de la tige peuvent être employés comme les précédents. L'oignon cultivé par bulbille demande les mêmes soins d'entretien que les plants repiqués.
Récolte et conservation. — A l'automne, lorsque les fanes jaunissent et se flétrissent, on arrache l'oignon et on le laisse sur le sol pendant plusieurs jours pour qu'il se dessèche le plus complètement possible ; après quoi , on profile du premier beau temps pour le rentrer. Quant au mode de conservation, il est bien simple : on mêle aux fanes quelques brins de paille, on forme du tout une tresse, et l'on suspend la botte dans un grenier bien sec quoique assez frais pour que les bulbes ne germent pas.
Rendement. — Le rendement moyen est d'environ 40,000 kilogr. de bulbes par hectare.
COMPTE DE CULTURE D*UN HECTAKE DOIGNONS «EPIQUES AU PLANTOIU.
DÊPE»K.
In labour a 0"2o de profondeur 22 f. »
Ln hersage - OX)
I n roulage 2 »
lu hersage 2 00
Ln labour superficiel 14 »
ln hersage 2 l'O
150,000 plants, à 1 lr. 50 le IOîMI 112.» .
l'Isolation au plantoir 250 »
Un sarclage à la main •. 15
Deux binages à la houe a main, à T0 fr. l'un 60 *
Arrachage des oignons 6Q
Transport et emmagasinage -UO
80,000 kil. de fumier, à 10 lr. les 10G0 kil., y compris les frais de transport et d'épandage, 800 fr.; les trois quarts de cette somme à la charge de l'oignon. UOO Intérêt pendant un an, à 5 pour 100, du prix de la fumure non absorbée 10
A reporter
DE L'AIL. ôltt
lieporl 2305 f. 80
Loyer de la terre 70 »
Frais généraux d'exploitation 20
Intérêt pendant un an, à 5 pour 1( 0, des li ;iis d -dessus. 122 70
Total 2578f.50
l'ItODIIT.
40,000 kil. d'oignons, à 10 fr. les 100 kil 4000 f. »
BALANCE
Produit 4000 t. •
Dépense 2»78 10
Bénéfice net 1421 f. 41
Environ 55 pour 100 du capital employé.