I.iyneux ou cellulose
Albumine, caséine et autres matières neutres azotées 1,5
Principes organiques en faible quantité, tels que : acide malique, sub-\ stance gommeuse, matières grasses, aromatiques et colorantes, huile < sentielle, chlorophylle, asparagine
Sels organiques : pectales, pectinatcs et oxalates de chaux, de potasse el de soude 0,1
S:'7.- minéraux : phosphates de clnux et de magnésie; sel ammoniac, licate, azotale et sulfate de potasse, chlorures de potassium et de : <Jium, soufre, silice, oxyde de fer.. /
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M. Péligot a constaté que, pendant tout le temps qui précède la maturité de la betterave, le développement de ses parties constituantes est simultané; de sorte que, sous le même poids, la même racine contient les mêmes proportions d'eau, de sucre; de ligneux, de sels, etc. Cette proportionnalité entre les substances qui constituent la betterave ne se maintient pas à toutes les époques de son existence; après la maturité, ou du moins lorsque la betterave cesse d augmenter de poids et de volume, il y a diminution dans la proportion de Teau, et, par conséquent, augmentation dans le poids de la matière sucrée. Ainsi les betteraves qui fournissent de 10 à 12 pour 100 de principes solides, pendant leur croissance, en donnent de 12 à 15 quand celleci est accomplie; sur ce dernier poids de principes solides, il y a de 10 à 12 pour 100 de sucre cristallisable. M. Péligot a même analysé des betteraves mûres qui laissaient 18 et 19,50 pour 100 de matières sèches, et desquelles il a pu extraire de 1 5 à U pour 1 00 de sucre pur à l'état cristallisé. Leur jus marquait de 8,12 à 9° à ParéomeU-e de Baumé.
De son côté, M. Decaisne a constaté les faits suivants :
1° Une betterave mûre peut se diviser, à partir du collet, en deux régions, dont l'inférieure, constituant la racine proprement dite, se compose de zônes concentriques vasculaires, séparées par des couches plus ou moins épaisses d'utricules;
2° Les tubes vasculaires ne renferment pas de matière sucrée; les utricules en contiennent plus ou moins à l'état liquide; celles qui environnent les vaisseaux sont plus, petites, plus sériées et possèdent le liquide le plus sucré; elles sont toutes d'une transparence parfaite et il n'y a ni fécule ni sels cristallisés ;
3° Les parties herbacées ou celles qui s'élèvent au-dessus du sol, à partir du collet, présentent, au contraire, dans quelque variété que ce soit, des utricules remplies de sels cristallisés qui diffèrent des cristaux d'oxalate de chaux, dont les agglomérations sont si communes dans les plantes de la famille des chénopodées, et qui semblent manquer entièrement dans la betterave.
Les analyses de M. Boussingault, faites surtout au point de vue agricole, nous apprennent que, dans 100 kil. de racines et de feuilles de la betterave champêtre, desséchées à 110°, il y a :
IUCINBS. FKUII.LK9
Carbone 4-2,75 38,1
Hydrogène 5,77 5,1
Oxygène 43,58 30,8
Azote 1.66 1,5
Cendres ou sels minéraux 6,24 21,5
En 1859, un hectare lui a donné 11,921 kilogr. de racines et 10,472 de feuilles; c'est, à très-peu près, une demi-récolte, puisqu en moyenne il obtient 26,000 kilogr. de racines. En adoptant ce dernier nombre, qui correspond à 5,172 de racines sèches, le produit en feuilles fraîches est de 18,247 kilogr. et en feuilles sèches de 2055. Ces 5172 kilogr. de racines prélèvent sur le sol 55 kilogr. d'azote et 199 kilogr. 800 gr. de sels minéraux. Ces substances minérales enlevées au sol par hectare sont ainsi constituées :
Acide phosphorique 12,0
— sulfurique 3,3
Chlore 10,4
Chaux 14,4
Ma^sie 8,8
Potasse et soude 89,6
Silice 16,0
Oxyde de fer, alumine, etc 5,0
Mais, comme les feuilles de betterave sont habituellement laissées sur le terrain pour servir d'engrais, elles lui rendent 91 kilogr. 48 d'azote et 457 kil. de sels minéraux, c'est-à-dire beaucoup plus que les racines n'en ont enlevé. Il semblerait, d'après cela, que la culture de la betterave est véritablement améliorante pour les céréales qui la suivent. Cependant l'expérience démontre que, malgré la forte proportion des résidus qu'elle laisse, cette plante affaiblit considérablement le produit du froment que Ion récolte après elle.
Climat et m>1. — Climat. Bien que la chaleur et l'humidité paraissent être les deux agents les plus favorables à la végétation de la betterave, elle donns' de très-beaux produits sous des climats très-variés : on la voit prospérer également en Allemagne, en Belgique, en Russie, dans le nord de la France; elle supporte très-bien la sécheresse du Midi, et c'est même la seule racine qui, en Provence, puisse, jusqu'à présent, remplacer avantageusement les prairies artificielles si souvent anéanties par la sécheresse.
Sol. Les expériences dont nous avons rendu compte montrent que la betterave peut être cultivée avec succès dans presque tous les sols. On reconnaît néanmoins que c'est dans les terrains légers et profonds qu'elle fournit les plus beaux produits.
Si nous considérons le total du produit en racines de nos huit variétés de betteraves (p. 58) dans les quatre 'sortes de terre où nous avons opéré, nous voyons que :
Le sable pur d'alluvion a donné
Le sable humifére
Le sol argileux
Le sol calcaire
286 kil. 232 de racines.
Mais cette donnée n'est pas suffisante pour faire apprécier la convenance de chaque terrain pour cette culture; car, ainsi que nous l'avons vu, la proportion des principes utiles varie suivant la nature du sol. Notre tableau d'analyse (p. 59) nous montre, en effet, que pour 800 gr. de racines nos huit variétés de betteraves ont donné *
C'est donc en multipliant le rendement total de chaque sol par son produit en matière sèche, et en divisant le résultat par 800, que Ton peut déterminer rigoureusement la valeur relative de chacun de ces terrains. Voici Tordre dans lequel ils se trouvent placés à cet égard, avec les nombres qui expriment leur valeur relative :
Sable pur d'alluvion 3945,707
Sable humifére 3467,700
Sol argileux 2907. 72:;
Sol calcaire 2303,41m
On voit que leur degré d'aptitude pour la culture de la betterave est en raison directe de leur pouvoir productif; et cela, quoique la richesse de leur produit en principes utiles soit souvent en raison inverse de leur abondance; cela tient à ce qu'un rendement plus considérable vient faire disparaître la différence qui existe à cet égard entre ces divers sols. On reconnaît également que les terrains légers, perméables et assez humides, sont les plus propres à cette récolte.
M. Marchand, de Fécamp, a constaté, dans ces dernières années, un fait fort important pour les cultivateurs qui font des betteraves en vue de la fabrication du sucre ou de l'alcool, fait d'ailleurs en harmonie avec nos propres expériences : à savoir que la proportion du sucre paraît diminuer rapidement dans ces racines quand le sol qui les produit est pauvre en argile et riche en calcaire. C'est ce que démontre bien le tableau suivant :
Dans le sable humifére. . .
Dans le sol calcaire. . . .
Dans le sol argileux. . . .
Uans le sable pur d'alluvion.
119 gr. 20 de matière «écho.
PRINCIPES CONSTITUANTS son 1000 PARTIES.