PLANTES FOURRAGÈRES
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sont transformés par les bestiaux en viande, en laitage, en laine, en cuir, en graisse,- etc., et nous procurent ainsi d'autres objets également de première nécessité.
Les plantes fourragères peuvent être réparties en trois sections : \° les plantes fourragèrés à racines alimentaires; 2° les plantes propres aux prairies artificielles; 5° les plantes propres aux prairies naturelles. C'est dans cet ordre que nous allons les étudier.
PKKMIJfRE SECTION.
Plantes fourragères à racine* alimentaires. — Les plantes fourra" gères à racines alimentaires partagent avec les fourrages proprement dits les avantages que nous venons d'énumérer; mais elles ont, en outre, une utilité particulière que nous devons rappeler ici.
Il ne faut pas se dissimuler que la rotation des cultures, qui est résultée de l'adoption des prairies artificielles, présente de graves inconvénients. Le trèfle, que Ton fait reparaître sur le même sol tous les six ans, et quelquefois même tous les trois ans, effrite promptement la terre, c'est-à-dire qu'il prive le sol des matières salines dont il a particulièrement besoin pour prospérer. D'un autre côté, il ne remplit qu'imparfaitement le but de la jachère qu'il a remplacée, car les nombreux lal>ours que recevait la terre, pendant Tannée d'improduction, détruisaient les plantes nuisibles, tandis que les fourrages annuels ou bisannuels ne font que retarder la germination des graines de ces mêmes plantes, et n'empêchent pas qu'elles ne deviennent, à la longue, tellement abondantes, qu'il y a de temps en temps nécessité de revenir à la jachère.
Ces inconvénients incontestables disparaîtront du moment où les cultivateurs, mieux éclairés, consacreront une étendue convenable de leurs terres à la culture en ligne des plantes fourragères à racines alimentaires. Le premier avantage de l'adjonction de ces plantes à la rotation sera de prolonger la durée de l'assolement; ainsi, en admettant qu'on leur attribue un quart de, l'étendue totale de l'exploitation, laissant le reste aux trois autres récoltes (deux céréales et un fourrage), chacune d'elles ne reparaîtra plus sur la même sole que tous les quatre ans; et, comme la sole des fourrages pourra se composer par moitié de trèfle et de menus grains, le trèfle ne reviendra plus que tous les huit ans à la même place : on évitera ainsi le premier inconvénient que nous avons signalé tout à l'heure, l'effritement du sol.
D'un autre côté, les plantes à racines alimentaires exigent, pendant leur végétation, de nombreux binages et buttages. Ces opérations produisent sur les plantes nuisibles dont les graines sont répandues