IV INTRODUCTION
Je crois pourtant utile de dire que l’Algèbre, appliquée au calcul des nombres, ne doit point être considé- 1ée comme remplaçant l’'Arithmétique, mais bien comme son auxiliaire. Ainsi, l'étude de la première, bien lom de dispenser l’élève de la connaissance de toutes les opérations matérielles de la seconde, suppose au contraire cette connaissance déjà pleinement acquise.
Il ne reste qu'un mot à dire sur Ie plan de cet ouvrage, et sur son introduction dans les écoles chrétiennes.
Ce traité tout-à-fait élémentaire mettra l’enfant, dès la première leçon, aux équations, et lui évite l’ennui du calcul littérale ordinaire dans les autres traités d’algèbre, qui le dégoute de cette science, parce qu’il ne voit de résultat de ses eflorts qu'après avoir employé un temps considérable à des opérations stériles. On s’est attaché à présenter ces leçons sous la forme la plus CLASSIQUE POSSIBLE, afin que les professeurs d’Arithmétique, qui sont entièrement étrangers à l’Alsèbre, n’aient besoin, pour ainsi dire, que d’une seule lecture attentive des principes qu’on donne pour se trouver immédiatement en état de les démontrer à leurs élèves.
Nous croyons rendre un grand service à la jeunesse canadienne en publiant ce petit traité, en langue française. Jusqu'ici le manque d’un pareil ouvrage dans ce pays a été la seule cause qui a pu empêcher les enfans, d’ailleurs si studieux du Canada, qui fréquentent les écoles modèles, à être familiarisés avec cette science si utile et si agréable.
Le recueil des problèmes amusants qui sont à la fin ne sera pas dédaigné par les hommes les plus versés dans cette science : nous recommandons à ceux qui voudront les opérer de lire bien attentivement les principes que nous dounons en commençant sur la propriété des nombres.
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