‹ Traité élémentaire d'analyse qualitative des matières minéralesChapitre 115 sur 197 · II. — Plomb · texte numérisé non relu

II. — Plomb

358. C'est un des métaux les plus fréquemment employés dans l'industrie et dont les composés vénéneux peuvent facilement s'introduire dans l'économie^ sous la forme de vapeur ou de poussière, soit dans les établissements métallurgiques, soit dans les cristalleries, les ateliers de peinture, etc. D'iautre part, des vases de plomb sont parfois employés dans les brasseries, lès débits de vin, etc., ainsi que des vases d'étain mélangé de plomb, et le plomb se dissout en partie dans les liquides que ces vases renferment. Il en est de même des vernis (silicates à base de plomb) qui recouvrent les poteries communes et qui ne résistent pas aux acides contenus dans les préparations culinaires.

359. On opère absolument comme dans le cas du mercure, en détruisant les matières organiques par le mélange d'acide chlorhydrique et de chlorate de potasse qui dissout tous les composés du plomb. Le chlorure de plomb reste en dissolution dans le liquide acide, et, si on le filtre bouillant, il passera tout entier dans la liqueur de laquelle il pourra se séparer par refroidissement, s'il y en a une notable quantité. On lave à l'eau bouillante le résidu qui reste sur le filtre, et l'on dirige dans la liqueur un courant d'hydrogène sulfuré qui précipite tout le plomb à l'état de sulfure. S'il n'y a que des traces de plomb, la liqueur se colore seulement en brun. Cette réaction ne se manifeste pas avec des liqueurs diluées au j^jônaôô» ^^^^ ^^'^ se voit encore très bien avec un liquide qui renferme nirôôô de plomb, en regardant la liqueur

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