‹ Traité élémentaire d'analyse qualitative des matières minéralesChapitre 163 sur 197 · I. — Traitement au carbonate de soude · texte numérisé non relu

I. — Traitement au carbonate de soude

La matière que l'on essaye est pulvérisée, puis traitée sur le charbon au feu réducteur de manière à la désoxyder ; on la chauffe ensuite au feu oxydant pour l'oxyder de nouveau, pendant cette opération il se développe souvent une odeur particulière.

1° Odeur alliacée,

524. On est en présence d'une combinaison arsenicale, qui peut être un arséniure, un arsénio-sulfure, un arséniate ou un arsénite. Pour distinguer ces différents composés, on chauffe la substance au feu réducteur avec du carbonate de soude, de manière à obtenir une scorie, que l'on essaye en la mettant en contact avec un papier humide et imprégné d'acétate de plomb ; si ce papier noircit, la scorie est sulfureuse, et la matière est un arséniosulfure ; si la scorie est simplement arsénieuse, on est en présence de l'un des trois autres corps. Les arséniures possédant l'éclat métallique se distingueront par leur aspect des sels formés par les acides arsénieux et arsénique.

2<' Il se dégage une odeur d'acide sulfureux,

525. Si la scorie que l'on obtient avec le carbonate de soude sur le charbon est sulfureuse, la matière est un sel contenant un acide du soufre. Les sulfures naturels se distingueront des autres composés sulfurés, en ce que presque tous présentent l'éclat métallique. Une odeur de raifort pourri serait l'indice que la substance renferme des composés séléniés.

' II. — Essais avec le charbon incandescent et les fondants

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