Calcaire» ari^ileax ; marnes Ce sont des mélanges
a quantités variables d'argile et de carbonate de chaux, avec quelques matières étrtjDgères. En les traitant par l'acide chlorhydrique étendu,.on obtient une liqueur dont on fait l'analyse comme si elle provenait d'un calcaire ;• quant au résidu insoluble, on le traitera comme une argile ordinaire ou comme une matière silicatée.
276. Phosphates de chaux naturels; coprolithes; os calcinés; cendres de noir animal, etc. — Ces matières peuvent contenir :
Carbonate de chaux, Phosphate de chaux,
— de magnésie, — de fer,
— de manganèse, ^ — d'alumine,
— de fer. Pyrite, Argile, Sahle siliceux.
On introduit dans un ballon :2 à 3 grammes de la substance bien pulvérisée avec une dissolution saturée de chlorhydrate d'ammonfaque, eUFon fait bouillir pendant une heure environ, en remplaçant l'eau à mesure qu'elle s'évapore ; les carbonates se transforment en chlorures et se dissolvent, pendant que du carbonate d'ammoniaque se volatilise; on filtre, et dans la liqueur filtrée on recherche les bases qui se trouvaient dans le mélange à l'élat de carbonates.
^77. Le résidu, insoluble dans le chlorhydrate d'ammoniaque, est l)ien lavé, puis traité par de l'acide azotique étendu de son volume d'eau et bouillant, qui dissout tous les phosphates de fer, d'alumine et de chaux. On filtre ; on sursature la liqueur d'ammoniaque qui |)récipite les phosphates, puis d'acide acétique qui laisso le phos-
phale de chaux insoluble el dissout les deux auti^s. Le résidu de phosphate de chaux est dissous dans l'acide azotique, et Is^dissolution additionnée d'oxalate d'ammoniaque puis ensuite d^camoniaque; la chaux se précipite à l'état d'oxalate, et le liquide filtré donne avec la liqueur magnésienne un précipité blanc de phosphate ammoniaco-magnésien, indice certain de la présence de Tacide phosphorique.
La dissolution acétique des deux autres phosphates est mélangée avec un excès de sulfhydrate d'ammoniaque, puis avec un peu d'acide tartrique, et enfin saturée d'ammoniaque; en l'abandonnant quelques heures à 60 ou 70 degrés, le fer se dépose entièrement el seul, à l'état de sulfure noir, l'acide tartrique empêchant la précipitation de l'alumine ; on sépare le sulfure de fer par le filtre, et dans la liqueur claire, on précipite l'acide phosphorique sous la forme de phosphate ammoniaco-magnésien avec la liqueur magnésienne versée en léger excès.
Pour reconnaître la présence de l'alumine dans le liquide filtré, on l'évaporé, puis on calcine le résidu au rouge dans une capsule de platine ouverte pour détruire l'acide tarli'ique et brûler le charbon qui provient de sa décomposition. Le résidu, mis e» digestion sur un bain de sable avec de l'acide sulfurique étendu de son volume d'eau, lui abandonne l'alumine. On décante l'acide, on retend d'eau, puis on neutralise par l'ammoniaque : de l'alumine gélatineuse se précipite, s'il y avait du phosphate d'alumine dans la matière considérée.
278. Enfin, la partie insoluble dans les acides peut contenir de. l'argile, de la silice et de la pyrite. On la traite par l'acide hypochloreux jusqu'à ce qu'elle soit devenue complètement blanche, et l'on opère à froid pour ne dissoudre aucune partie de l'alumine de l'argile ; dans la liqueur décantée on retrouve à l'état de sulfate de fer les éléments de la pyrite.
Le mélange de sable et d'argile contient souvent un peu de peroxyde de fer. Le meilleur moyen d'en faire l'analyse qualitative est de le fondre avec du carbonate de chaux en agissant avec lui comme avec une matière sihcalée quelconque.
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