PARTIE bIJS-niAPHKAGMAMOLE
On l,i partage c;; trois antres portions, la.. première à ^
SPLAFf CHNOLOGIE. — BOUCHE. 4^0
face , c'est la cavité buccale ; la seconde, à la gorge, c'est le pharynx ; et la troisième, au thorax , c'est Yœsopfiage.
Cavité buccale ou bouche (Voy. Prépar., pag. ioo, toi et ioa.)
Cette cavité occupe la partie inférieure de la face, et s'étend en arrière jusqu'au pharynx, en devant jusqu'aux lèvres. Elle est limitée inferieuiement parla langue; supérieurement, par la voûte palatine; latéralement, par les joues. Sa direction est horizontale.
Les dimensions de la bouche sont très différentes. Le diamètre transversal est très variable à la partie antérieure , à cause de la mobilité du muscle buccinateur; en arrière, le diamètre transversal ne peut plus varier, parce que la bouche est placée entre les deux branches ascendantes de la mâchoire inférieure; le diamètre vertical varie en avant, a raison de l'abaissement de la mâchoire inférieure et du déplacement continuel de la langue ; il varie également en arrière, mais moins qu'à la partie antérieure. Le diamètre antéro-postérieur peut aussi varier, à cause de la mobilité des lèvres et du voile du palais.
La cavité de la bouche est, de toutes parts, tapissée par la membrane muqueuse , qui forme des plis dans plusieurs endroits. Les deux plus antérieurs se trouvent entre le milieu des faces postérieures des deux lèvres, et celui des faces antérieures des deux os maxillaires; on les désigne sous le nom de freins des lèvres. Entre la face postérieure do la mâchoire inférieure et la partie antérieure de la face inférieure de la langue, on trouve un autre repli appelé filet ou frein de la langue. En arrière, et toujours sur la ligne médiauc , on observe un autre repli étendu de l'extrémité postérieure de la face supérieure de la langue au milieu de la face antérieure de l'épiglottc. Sur les côtés , ou remarque deux replis latéraux qui, de la face supérieure de la langue, se rendent aux bords de l'épiglotte. La membrane muqueuse est partout couverte d'un épiderme assez épais , et présente uu grand nombre de glandes mucipares, simples et volumineuses.
La cavité buccale, de forme ovalairc, est divisée en six parois : Paroi postérieure. El le est formée par une soupape
430 AXATOM1E DESCRIPTIVE.
mobile appelée voile du palais (seplum staphylin, Ch.), qw» se porte du bord postérieur de la portion horizontale des os palatins vers la base de la langue; sa forme est à peu près quadrilatère , on lui distingue deux faces et quatre bords. Les faces antérieure et postérieure sont lisses; elles n'ont rien de remarquable, si ce n'est la première, qui offre à sa partie moyenne une petite saillie due au muscle palato-stapbylin. Le bord supérieur est épais, fort et adhérant à h voûte palatine ; les bords latéraux sont embrassés par les piliers ; le bord inférieur est libre et flottant au-dessus de la base de la langue; i| offre, dans le milieu, uu prolongement arrondi, qu'on nomme la luette , de chaque coté de laquelle règne une échancrure. La luette a une forme conique; son volume et sa longueur varient suivant les individus; elle est terminée de chaque côté par les piliers qui se continuent avec la langue et avec le pharynx; ces piliers sont distingués en antérieur et en postérieur, dirigés, le premier, obliquement en devant, le second, verticalement en arrière, séparés par un intervalle triangulaire qui loge les tonsilles ou amygdales; celles-ci font quelquefois uue saillie, considérable dans l'isthme , le plus ordinairement elles ont un volume médiocre. Les amygdales ont la forme d'une amande, elles ont une face externe en rapport avec des muscles connus et des vaisseaux très importants; une face interne, lisse, tapissée par la muqueuse, présentant beaucoup d'orifices visibles chez les individus qui sont affectes d'au gi ne; la face supérieure de la glande est en rapport avec l'endroit où se séparent les deux piliers ; la face inférieure appuie sur la base de la langue; le coté antérieur est appliqué contre le muscle glosso-stapbylin ; le côté postérieur est en contact avec le pharyngo-staphylin.
Les amygdales sont formées de granulations qui ne sont autre chose que des follicules réunis en masse, se rendant dans un goulot commun qui vient lui-même s'ouvrir sur les parois latérales de la bouche.
Le voile du palais est placé entre la bouche et le pharyni dont il établit la ligne de démarcation ; au-dessous de lui est l'ouverture postérieure de la bouche , quadrilatère , bornée par la langue, le voile, ses piliers et la voûte palatine. La membrane muqueuse revêt la face antérieure et la face
SPLAXCHXOLOT.IE. — VOILE. — PIÎJEBS. — PAROTIDE. 43 1
postérieure du voile du palais; elle coutient dans sa duplicature une couche, très serrée de glandes mucipares; il entre aussi dans la composition du voile du palais des muscles dont nous avons donné la description dans la myologie.
Le voile du palais se développe par deux points latéraux, qui se réunisseut sur la ligne médiane; aussi trouve-t-ou quelquefois les parties non réunies; la luette est alors ellemême divisée en deux parties ; c'est ce vice de conformation auquel M. le professeur Roux a si bien remédié par sa belle opération de la staphyloraphie.
a° Parois latérales. Elles constituent les joues .«celles-ci sont aplaties transversalement, larges, quadrilatères; leur face externe est convexe ou concave; leur face interne est contiguë aux dents et aux gencives. Plusieurs muscles contribuent à leur formation : ici se groupent le buccinateur, le triangulaire , le carré, les deux zygoma tiques , les deux élévateurs de la lèvre supérieure, et le canin; plus profondément, le masséter et le ptérygoïdien interne, beaucoup de tissu cellulaire adipeux. Dans cette région latérale, on trouve quelques gland ulcs qui font saillie sous la muqueuse; ce font les glandes molaires.
Au niveau de la première dent grosse molaire, on aperçoit un petit trou, qui est la terminaison du conduit parotidien : la glande qui donne uaissauce à ce conduit, et qu'on nomme parotide, est logée dans l'excavation profonde qui existe sur les cotés de la face; elle est bornée, en avant par le bord postérieur de la branche montante de l'os maxillaire inférieur; en arrière, parle conduit auditif et l'apophyse mastoïde du temporal; en dehors, par la peau; en dedans, par l'apophyse styloïde et le bouquet de Riolart. Cette glaude, la plus grosse de toutes les salivai res buccales, a la forme d'une pyramide irrégulière, dont la base est tournée en dehors; elle présente trois faces : i° Face externe. Elle est en rapport avec la peau et quelques fibres du peaucier ; y Face antérieure. Elle est appliquée en haut contre l'articulation temporo-maxillaire; entlehors, sur le bord postérieur de la mâchoire inférieure; en dedans, sur le muscle ptérygoïdien interne ; 3ft Face postérieure. Elle est unie au conduit auditif externe, à l'apophyse mastoïde, au bord antérieur du muscle ster no-mastoïdien , au ventre postérieur du di-
43îl ANATOMIE DESCRIPTIVE.
gastrique , à l'apophyse styloïde et aux muscles qui s'y fixent; elle est aussi en rapport avec l'artère carotide externe, l'artère temporale et le nerf facial.
Cette glande est formée par un grand nombre de petites granulations arrondies, très distinctes les unes des autres, unies par du tissu cellulaire lâche, mais qui devient plus serré à mesure que les granulations se rapprochent. Le plus ordinairement la glande est simple, quelquefois ou en trouve une petite placée sur la face externe du masséter.
A peu près vers l'extrémité supérieure du tiers moyen de son bord antérieur, on voit sortir son conduit excréteur, appelé canal de Sténon; celui-ci commence par des filaments très fins, qui partent des granulations , se réunissent et donnent naissance au conduit dont le diamètre est d'une ligne environ; il marche d'arrière en avant, de dehors en dedans, immédiatement sous la peau et sur la face externe du muscle maSséter, séparé, le plus ordinairement, du bord inférieur de l'apophyse zygomatique, par un intervalle de trois à cinq lignes; il se contourne ensuite sur le bord antérieur du masséter, pénètre entre les fibres du buccinateur, et s'ouvre dans la paroi latérale de la cavité buccale, vis-àvis la première grosse molaire, le conduit excréteur est formé à l'extérieur par une membrane blanche, résistante, fibreuse, a l'intérieur par un prolongement de la muqueuse buccale; il présente à son orifice buccal interne, une petite valvule destinée à empêcher tout reflux quelconque dans le conduit.
3U Paroi inférieure. Elle est prcsqu'entièrcmcnt formée parla langue, et présente eu avait plusieurs muscles tapissé* par la membrane muqueuse; sur les parties latérales du frein, ou trouve deux saillies creusées à leur sommet, ce sont les orifices du conduit de Wharton; à partir de chacune de ces saillies, se dirige obliquement une ligne qui indique la marche du conduit de Wharton ; celui-ci appartient à une glande qui a reçu le nom de glande sous-maxillaire : elle est placée au côté interne de la branche et du corps de la mâchoire inférieure, entre les deux ventres du muscle di« gastrique; sa forme est presque ova lai re; ses rapports sont, en dehors, aYCcl'aiiglctlk la mâchoire et le muscle ptérygoidien externe'; en dedans, avec le digastriquo et !e nerf hypo-
SVLAttCHlfOLOCIE. — GLANDES *ALIV AIRES. 433
fllosse; enhaut, avec les muscles mylo-hyoïdien et ptérygoïdien interne; en bas, avec le muscle peaucier et la peau; en arrière , avec le nerf lingual , les muscles stylo-glosse ethyoglosse, et l'artère faciale1 ; en avant, elle est séparée en deux lobules : le plus considérable se place sur la face externe du muscle raylo-hyoïden ,1e petit s'enfonce sous le muscle mylohyoïdien; cette glande, qui a la structure de la parotide, donne naissance au conduit excréteur dit deWarthou, dirigé obliquement de dehors en dedans et d'arrièreen avant, passant au-dessus du muscle mylo-hyoïdien , en dehors du bord supérieur du muscle hyo-glosse, et se terminant, par une petite saillie en forme de verrue , sur les côtés de la base du fireiii de la langue; il est tapisse par un prolongement de la membrane moqueuse, et présente à son orifice buccal un repli qu'on nomme repli valvulaire du conduit de Warthon ; quelquefois il reçoit un petit conduit excréteur sorti de la glande sublinguale; le conduit commun formé par cette réunion est appelé canal de Bartholin.
Plus profondément, dans l'épaisseur de la paroi de la bouche, au-dessouS de la partie antérieure de la langue , on trouve une glande al longée qui porte le nom de sublinguale. Elle est située devant la précédente, de manière que son extrémité postérieure touche à l'extrémité antérieure de celleci. Cette glande est allongée transversalement; ses rapports sont, en bas, avec le mylo-hyoïdien ; en haut, avec la membrane muqueuse buccale, au travers de laquelle il est facile «le la sentir avec le doigt; en dedans, avec le génioglosse; en «levant, avec le corps de la mâchoire. Les granulations qui la composent sont plus petites que celles de la précédente; die s'ouvre par sept ou huit ouvertures isolées, sans former 'le canal excréteur distinct de sa propre substance. Ces ouvertures, qu'on nomme aussi conduits de Rivininusy se voient très bien à la face inférieure de la cavité buccale , de chaque côté, au-dessous de la langue, et tout près de son frein.
* La glande sous-maxillaire ne se continue jamais, connue l'avancent les auteurs , avec la glande parotide : il y a entre elles une laine fibreuse «le l'aponévrose cervicale, qui se continue avec le ligament stylo-maxillaire. ( Vcn : Blabdi* , Anal, lopog.)
434 ANvroMir ur.scniFiivi:.
Les glandes salivaircs sont généralement disposées le long de la muchohe. Kilos sont tics développées ( liez les animaux qui peuvent se passer de boire pendant un temps assez long. Ces glandes séciètent un liquide cpii porte le nom de salive, mais qui n'est pas simple, puisqu'il emmêlé avec les fluide* fournis par les glandes molaires, la muqueuse buccale , et un grand nombre de follicules.
4M Paroi supérieure. Elle est formée par le palais, qui la sépare des fosses nasales, et représente une voûte parabolique un peu plus longue que large, horizontale, immobile et un peu concave. Sur la ligne médiane , elle est traversée par une ligne blanche dirigée d'avant en arrière, terminée en devant entre les deux dents incisives moyennes, par uu tubercule peu saillant, ('cite paroi se compose de la partie horizontale ou palatine des os max.il lai i es supérieurs, et des os palatins. Elle est tapissée par la membrane muqueuse, plus dense, plus épaisse, moins rouge que sur les autres parois de la bouche; renfermant une couche de glandes mucipares très considérable, parsemée de trous qui sont les orifices excréteurs de ces glandes, et continue en devant et sur lea côtés avec les grwr/Vcs. Celles-ci sont formées par un tissu rougeâtre feime, résistant, épais d'une demi-ligne, qui couvre les deux côtés de chaque arcade ahéolaire, et fournit de minces prolongements qui s'étendent dans tous les intervalles des dents. les gencives adhèrent d'une manière intime à la membrane buccale et ne reçoivent qu'un petit nombre de vaisseauxet de nerfs. Elles paraissent formées d'une couche pulpeuse et d'une couche fibreuse.
Priroi antérieure. Les parties qui la composent sont deux replis alternativement rapprochés et éloignés, qu'on désigne sous le nom de lèvres. L'espace qu'elles interceptent entre elles, est la bouche proprement dite. On distingue les lèvres en supérieure et en inférieu e. La lèvre supérieure présente, i° une Jaec antérieure garnie de poils nombreux, implantés perpendiculairement sur le milieu, diriges obliquement sur les côtés; au-dessous de la cloison du ucz, on remarque la fosset'e sous -nasale, comprise entie deux sillons; 1° une face postérieure tapissée par la membrane muqueuse, appliquée sur les arcades alvéolaire et dentaire, et offrant le frein delà lèvre supérieure. On y aperçoit des
SPLANCHNOLOGIE. — GENCIVES. — LEVRES. 4^5
granulations, qui ne sont autre chose que les glandes buccales ; 3° un bord libre présentant un petit lobule, et se réunissant sur les côtés à l'autre lèvre, d'où résultent deux angles, qui portent aussi le nom de commissures.
La lèvre inférieure n'est séparée du menton que par le sillon mento-labial. Ou y voit des poils insérés perpendiculairement sur la partie moyenne, obliquement sur les parties latérales; sur la face postérieure, on trouve le frein inférieur de la lèvre. Le bord libre est déprimé pour recevoir le tubercule de la lèvre supérieure. Cette lèvre se continue avec le menton et les commissures.
Les lèvres sont formées eu dehors par la peau, en dedans par la membrane muqiteusej celle-ci est remarquable par sa routeur et son épidémie, qui est très appareut; elle est appliquée sur des follicules mucipares, très nombreux, appelés glandes labiales , dont les canaux excréteurs viennent s'ouvrir à la face postérieure des lèvres. Dans l'épaisseur des lèvres, on trouve le muscle orbiculairc, formé par la plupart des muscles qui aboutissent aux commissures. Les bords rouges présentent des sillons dirigés d'avaut en arrière.
Développement. Lorsque la bouche commence à se former, les lèvres paraissent réunies entra elles, et comme transparentes : ce qu'il y a de certain , c'est qu'on aperçoit l'intérieur de la cavité buccale. Au bout d'un certain temps, ces organes se séparent; un vicedeconforraation qu'on rencontrequelquefoisà la naissance vient à l'appui de cette opinion ; il arrive en effet que les deux lèvres sont réunies par la membrane muqueuse, qui passe d'une lèvre à l'autre. La lèvra inférieure se développe par deux points latéraux, de sorte que lorsqu'ils ne se réunissent pas, il existe une ouverture médiane. La lèvre supérieure se développe, au contraire, par trois points, l'un médian, 1 les deux autres latéraux. D'après cette disposition,
1 Le développement de la Icvre supérieure , tel qu'il vient d*etre exposé, est admis par tous les anatomistes. Mais récemment M. Blandin a démontré que cette lévre se moule en tout dans son développement sur la partie antérieure de la voûte palatine, et que, comme celle-ci, elle se forme par quatre points, deux, voisins de la ligne médiane, et deux autres tout-à-f.ût latéraux. Les premiers correspondent aux épiphyses des maxillaires supérieurs qui , chez les animaux, forment les 08 inter-maxi Maires ; les deux derniers sont les analogues de l'autre
430 ANATOWIL DESCRIPTIVE.
il doit donc y avoir deux lignes de réunion. On les aperçoit en effet très bien au-dessous du nez. Quelquefois un seul point latéral se réunit au point médian; il en résulte une ouverture , qui se trouve sur le côté ; si les deux points latéraux restent isolés, il existe deux solutions de continuité, mais elles sont toujours situées latéralement.
pharynx. (Voy. Prépar., pag. io3.).
Le pharynx, que plusieurs auteurs appellent aussi arrièrebouche, est la partie supérieure de la portion cervicale du tube digestif; il représente une cavité infundibuliforme, faisant suite en haut à la bouche, se continuant en bas avec l'œsophage; il s'étend de la base du crâne, à laquelle il est fixé par l'aponévrose céphalo-pharyngienne, jusqu'à la cinquième vertèbre cervicale. Le pharynx, postérieurement, es^ appliqué sur la colonne vertébrale, et les muscles long du cou et graud droit antérieur de la tôte, auxquels il est uni par du tissu cellulaire non graisseux, ce qui lui permet d'exécuter des mouvements d'élévation et d'abaissement; et latéralement, il est en rapport avec des vaisseaux et nerfs importants. En avant, il se continue avec le larynx et l'œsophage; supérieurement, avec les fosses nasales; inférieu renient, il se confond avec la partie supérieure de l'œsophage, sans ligne de démarcation bien sensible.
A l'intérieur, le pharynx est tapissé par la membrane muqueuse, qui le forme en grande partie; il a, terme moyen, cinq à six pouces de longueur. Le diamètre antéro-postérieur est d'un pouce et demi environ ; il est plus étendu au niveau de la bouche que partout ailleurs. On divise le pharynx en faces antérieure , postérieure et latérales. La face antérieure est la plus compliquée: on y voit en haut l'ouverture posté rieure des fosses nasales, quadrilatère, tapissée par la meni-
partie des os maxillaires. Les points les pins rapprochés de la ligne médiane se réunissent très rapidement entre eu* , et plus tard aux deux latéraux. Telles sont les raisons pour lesquelles la plupart des observateurs n'ont parlé que d'un poiut médian impair. Au reste , ce développement de la lèvre supérieure est évident dans les animaux rongeurs, chez lesquels ccMe levre reste biûde pendant toute la vie ; il sert enfi» à expliquer le très petit nombre de becs-de-lièvrc médians, dont plusieuis auteurs ont rapporté.des exemples.
SPLANCUNOLOClk. PHARYNX. OLSOPH A<;t . 4^7
braue muqueuse, la luette et les deux croissait ts formés par le »oiledu palais, l'ouverture buccale pharyngienne , la partie postérieure de la hase de la langue ; au-dessous de la langue, le frein glosso-épiglottique, l'épiglotte, l'ouverture du larynx; enfin, tout-à-fait au-dessous, les replis aryténo-épiglottiques et la partie postérieure du larynx. Les parois latérales sont formées par la muqueuse; ilsprésenten t ouvertu rede la trompe d'Eustache vers la partie moyenne de la hauteur de la paroi externe de l'ouverture postérieure des cavités nasales; la Jace postérieure n'offre rien de remarquable.
Le pharynx est formé de dehors en dedans, d'une tunique celluleuse , d'une couche musculaire déjà décrite, et d'une membrane muqueuse continue en haut avec la membrane pituitaire; au milieu, avec celle de la bouche; en bas , avec celle du larynx et de l'œsophage; sur les côtés, avec celle des trompes d'Eustache, et tapissant toute la cavité du pharynx. Ou trouve dans son épaisseur un grand nombre de follicules qui acquièrent beaucoup de développement chczJes individus atteiuts d'angine. Cette membrane, d'un rouge assez marqué, est plus épaisse eu haut qu'en bas, et recouverte d'une épidémie très mince.
oesophage. (Voy. Prépar. , pag. 107.)
L'œsophage est la partie du canal alimentaire qui se trouve comprise entre le pharynx et l'estomac. 11 est composé de deux parties, l'une aérienne, l'autre thoracique ; sa longueur se mesure depuis la cinquième vertèbre cervicale, jusqu'à la dixième dorsale; lorsqu'on le souffle, il a généralement la forme cylindroïde. A la partie inférieure du col, il se renfle et représente le jabot des oiseaux; il se rétrécit ensuite, se dilate de nouveau inférieu rement, et constitue eu cet endroit le ventricule succenturié des oiseaux.
A son origine, l'œsophage est en rapport sur la ligne médiane avec la colonne vertébrale; à la partie inférieure de la région cervicale, il est dévié à gauche, ce qu'il importe de connaître lorqu'on pratique l'opération de l'œsophagotomie. 11 conserve sa déviation gauche jusqu'au milieu de la portion thoracique , reprend la ligne droite; en traversait Je diaphragme, il se dévie encore à gauche.
L'œsophage, au col, répond en devant, aux parties' gauebey du larynx, du corps thyroïde, et des vaisseaux tkyroïdieus
438 ANATOM1E DFSCR1PTIVE.
inférieurs; en arrière au ligament vertébral antérieur; late*ralcment aux carotides primitives et aux jugulaires internes; puis à droite à la tranchée, et à gauche au nerf récurrent et à la carotide. Dans l'intérieur du thorax, il est en rapport en arrière avec la colonne vertébrale, la courbure de la veine azygos, le canal thoracique, et inféricurement avec l'aorte; en devant, un peu avec la trachée artère, ensuite avec la bronche gauche, la base du cœur et la partie postérieure du péricarde; sur les côtés, avec les poumons et l'aorte à gauche; supérieurement, l'œsophage se continue avec le pharynx; intérieurement, il se réunit avec la muqueuse de l'estomac, eu présentant danscelicu unclignc de démarcation tranchée.
La face intente de l'œsophage, formée par la muqueuse, offre des rides longitudinales provenant du défaut d'ampliatiou de ce canal; elle contraste, par sa blancheur, avec la rougeur du pharynx. L'épidermc dont elle est revêtue ne se continue point dans l'estomac. Cette membrane est garnie de follicules muqueux, surtout à sa partie inférieure. En dehors, on trouve une tunique celluleusc blanchâtre, ayant une résistance très grande, comme toutes celles du tissu cellulaire sous-muqueux , ne contenant pas de graisse et unissant le derme avec l'enveloppe musculeuse. Cette tunique celluleusc est la ner\>cusc des anciens. En dehors de ces deux membranes, on distingue une couche contractile, de couleur rouge, c'est la musculcuse, formée de deux ordres de fibres, l'un externe et l'autre interne. Les fibres du premier ordre sont longitudinales, superficielles, viennent de la partie inférieure du pharynx, et se continuent sur les deux faces de l'estomac; les fibres du second sont circulaires, souvent interrompues dans les cercles qu'elles forment, placées plus près de Ja membrane muqueuse, et cessent à l'estomac.
Variétés. L'œsophage se dévie quelquefois à droite; dans plusieurs circonstances, les dilatations supérieure et inférieure sont très prononcées, comme chez les ovipares; mais un vice que l'on rencontre assez fréquemment, c'est la hernie de la membrane muqueuse à travers la cellulcuse. Cette particularité se remarque, dit on, chez les personnes qui ruminent. Usages. La partie sus-diaphragmatique est destinée à préparer les aliments, et à les conduire dans l'estomac.
Lorsque les aliments ont été portés dans la bouche, ils
MM.ANCn>OLCK;iE. ESTOMAC. 4^0
sont triturés, ramollis et réduits eu une sorte de pulpe ; ils se ramassent alors en bol sur la face supérieure delà langue j celle-ci relève sa pointe vers la voûte palatine, et forme par conséquent un plan incliné vers le pharynx^ Le Loi glisse, par sa position déclive et par la contraction successive des fibres de la langue, de sa pointe vers sa base; il franchit l'isthme du gosier, et se précipite dans le pharynx qui ? par un mouvement de contraction subit, se porte audevant de lui. Le pharynx, en se relâchant, entraîne le hol alimentaire, qui ne peut retourner en arrière, à cause de l'application du voile du palais contre les fosses nasales, et du soulèvement de la base de la langue. Il ne peut également peuctrer dans le larynx, parce que la glotte est resserrée par l'effet de ses muscles, et que l'épiglotte est abaissée. L'action du pharynx pousse graduellement le bol alimentaire dans l'œsophage; les contractions de cet organe, de haut en bas par ses fibres circulaires, de bas en haut par ses fibres longitudinales, achèvent de le faire descendre, et l'introduisent dans l'estomac. La pesanteur et les mucosités qui lubréfieut l'œsophage, favorisent également son glissement.
PORTION SOUS-DIAPBRAGBOTIQl E.
Cette partie de l'appareil digestif comprend, non-seulement l'estomac 'et Y intestin, mais encore les organes glanduleux les plus importants de cet appareil, le J'oie, la rate et le pancréas.
estomac (Voy. Prépar., pag. 108.)
L'estomac est un organe m usculo -membraneux, situé dans la cavité abdominale 11 occupe l'épigastrc et une
1 On appelle ainsi la cavité interceptée entre le thorax et la partie inférieure du bassin. Sa paroi supérieure est formée par le diaphragme; sa paroi inférieure est constituée par le rclcveur de l'anus. Ses parois latérales postérieure et antérieure sont formées par le rachis , plusieurs muscles et aponévroses. Elle est tapissée par une membrane séreuse. Cette grande cavité est subdivisée en trois régions, par deux ligues trans- ▼crsalesjdout l'une serai fmenéeda rebord car t il agi ncu* des fausses côtes
44<> ANATOMIE DEStUIPTIVE.
portion de l'hypochoudre gauche. Chez les grands mangeurs,, il n'est pas rare de le voir descendre jusque dans la région ombilicale; sa direction a lieu obliquement de haut en bas, d'arrière en avant et de gauche à droite. Chez l'homme, il a la forme d'un cône tronqué, dout la base correspond à gauche et le sommet à droite. L'estomac est situé au-dessous du diaphragme, au-dessus de l'arc du colon et du meso colon transverse, entre le foie et la rate; on lui distingue deux surfaces, deux bords ou courbures, et deux extrémités qui offrent chacune une ouverture.
i° Surface extérieure ; face antérieure. L'estomac ne présente pas toujours cette disposition j quand il est vide d'aliments, cette face regarde supérieurement; lorsqu'il est distendu par les aliments , elle est dirigée supérieurement et antérieurement; ses limites sont les endroits où vienueut s'insérer les épiploons : elle est convexe et en rapport, de gauche à droite, avec les fausses côtes, le diaphragme et le lobe gauche du foie. Face postérieure. Elle est cachée dans une poche qui porte le nom d'arrière-cavité des épiploons, et correspond au méso colon transverse; elle présente beaucoup moins d'étenduequela face antérieure, disposition nécessaire pour que les gros vaisseaux ne se trouvent pas comprimes; dans la réplétion elle regarde en bas. Bord postérieur ou petite courbure {bord diaphragmatique , Ch.). 11 est concave, limite par l'endroit où vient s'insérer l'œsophage, et oùcommcucele duodénum, répond à l'aorte, à la grande scissure, aulobulc du foie, et se trouve situé entre les deux lames de l'épiploou gastro-hépatique. Bord antérieur ou grande courbure (bord colique, Ch.). 11 est convexe, fortement renflé du côte gauche, étendu depuis l'œsophage jusqu'à l'intestin duodénum, et
du côté droit, à celui du côté gauche, et dont l'autre irai t d'une épine antérieure et supérieure à celle du côté opposé. Chacune de ces régions se trouve elle-même partagée en trois régions, par une ligne élevée du milieu de l'arcade crurale, vers le rebord cartilagineux des fausses côtes. Ces diverses régions sont ainsi désignées : la première, supérieure, porte le nom (fêpigosu ùjue, et ses parties latérales, d'hypochondres ; Ja deuxième moyenne, d'ombilicale ou de mésogastrique, et ses cAt«:s, dejlancs; et h troisième inférieure , d'hyfioijastriquj; , et ses partie* latérales, de/«*>w iliaques*
SPLAFfCBttOLOr.IE. ESTOMAC 441
forme par la réunion des deux faces ; il est en rapport avec Je mésoc Ion transverse, Tare du colon, et logé dans un écartement des lames du feuillet antérieur du grand épiploou.Ce bord forme à droite une espèce de coude appelé petit cul-desac, et à gauche, une saillie considérable qu'on désigne sous le nom de tubérosité, de grand cul-de-sac {extrémité splénique, Ch.). Celle-ci est cachée dans l'hypochondrc gauche, et unie à la rate par des vaisseaux. La grande courbure présente un rétrécissement qui est le vestige d'un analogue très considérable qui existe chez les animaux, et qui partage leur ventricule en estomac splénique et en estomac pylorique.
i° Surface intérieure. Elle est tapissée par la membrane muqueuse, mince, molle, veloutée, dépourvue d'épiderme, et présentant à son origine des plis dus à son rétrécissement. Lorqu'ou l'examine à la loupe, on aperçoit un grand nombre d'éminences qui ne sont autre chose que des villosités ou papilles. Certaines maladies y font reconnaître des lacunes. La couleur de la membrane muqueuse est blanche dans l'état sain , elle est légèrement rosée pendant Ja digestion. Entre cette tunique et la musculeusc, on voit, le long des courbures , des follicules muqueux {glandes de Brunncr), très tenus, ouverts dans l'estomac par de petits orifices. Cette cavité intérieure offre à sa partie supérieure , à peu de distance diLgraud cul-de-sac, un orifice nommé cardia ( orifice œsophagien , Ch. ) ; celui-ci présente une légère aréole blanchâtre à l'union de l'œsophage avec l'estomac. M. (.«haussier en a tiré la conséquence que la muqueuse œsophagienne cessait brusquement dans cet endroit , et ne se continuait pas avec la muqueuse stomacale j cette assertion n'est vraie que pour l'épiderme. Dans la portion de l'estomac qui se porte le plus loin du côté droit, on remarque un second orifice nommé pylore {orifice intestinal , Ch.); il est situé au-dessous du foie, au-devaut et au-dessus du pancréas, près du col de la, vésicule , faisant communiquer l'estomac ave le duodénum, et présentant un rétrécissement formé par un anneau de fibres musculaires, qui soulèvent la muqueuse, et lui font faire ,ni pli qu'on a assez improprement nommé valvule pyloriquc.
Structure. L'estomac est comp >sé en allant de dedans eu dehm-s, r d'une membrane muqueuse déjà décrite; *r d'iuic
a * a: or: il descriptive.
tunique celluleuse , également décrite; 3Q d'une enveloppe musculaire tics forte, dont la texture est plus complexe que dans le reste du canal alimentaire , puisqu'on peut y reconnaître trois couches distinctes. La première, qui est la plus extérieure , est formée de fibres longitudinales, confondues pour la plupart avec celles de l'œsophage et du duodénum ; elles sont très développées à la partie supérieure de l'estomac , et autour de sa petite courbure. La couche moyenne est composée de fibres circulaires qui une à une ne font pas entièrement le tour de l'organe ; elles commencent au bas-fond de ce viscère , se dirigent un peu obliquement; et le couvrent en totalité jusqu'au pylore, où elles sont plus fortes que partout ailleurs. Au-dessous de cette couche s'en trouve une troisième , qui est sur tout sensible au côte gauche et sur la petite Courbure. Les fibres qui la composent sont obliques et étendues Ion gît udinalcment sur les deux faces de l'estomac, elles sont la continuation des fibres circulaires de l'œsophage. Enfin, l'estomac est tout-à-fait recouvert à l'extérieur par une membrane séreuse , qui ne le constitue pas essentiellement, puisqu'elle n'existe pas dans plusieurs endroits.
Développement, Chez le fœtus de six semaines , l'estomac est cylindroïde , et ressemble à l'intestin grclc. Sa direction est alors perpendiculaire, ce qui dépend du refoulement du foie; il n'y a point de gros cul-dc-sac, et l'œsophage s'insère directement à gauche.
Usages. L'estomac ne se contracte pas d'une manière brusque comme l'œsophage ; sa contraction est , au contraire, lente et vcrmiculaire : tantôt elle se fait de gauche à droite, d'où résulte le mouvement përistaltique ; tantôt elle a lieu de droite à gauche, ce qui constitue le niouvemcut antiperistaltiquc.
Dans la régurgitation, les fibres se contractent antipéristaltiquement, et les aliments sont doucement expulsés. Dans le vomissement, au contraire, il y a contraction brusque; les aliments sont chassés instantanément. Plusieurs physiologistes distingués pensent que le diaphragme et les muscles abdominaux sont les seuls agents du vomissement. Suivant eux, ces muscles se contractent brusquement , compriment l'estomac, de soi te que, se trouvant pressés entre deux forces
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différentes; les aliments doivent nécessairement sortir par l'ouverture œsophagienne, parce que l'anneau musculaire pylorique leur ferme cette dernière voie. D'autres physiologistes croient qu'il v a en outre contraction des fibres musculaires de l'estomac; nous sommes de leur avis pour le phénomène de la régurgitation, mais nous pensons, avec M. Magendie, que l'estomac est tout-à-fait inerte dans le vomissement.
Les aliments qui arrivent dans l'estomac sont altérés par ce viscère, et par le fluide qui lubréfic sa face interne. L'altération se fait de l'extérieur à l'intérieur. Kl le commence d'abord vers la portion splénique, et se continue vers ia pylorique ; bientôt de nouvelles contractions en Font passer le produit dans le duodénum. M. Magcndie a signalé en outre une action opposée de l'estomac, à laquelle il a donné le uom de mouvement pyloiique, qui paraît avoir pour but de repousser les aliments qui ne sont pas convenablement élaborés.