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PLANCHNOLOGIE. PARALLELE DES DEUX SEXES

eu résulte alors des hydropisies enkystées , en chapelet, du cordon sus-pubien.

Les vésicules séminales et la prostate sont les analogues de la matrice, sous le rapport delà situation et des connexions avec les conduits déférents et les trompes de Fallope. Les grandes lèvres correspondent, sans contredit, aux cavités testiculaires ; car on y trouve le prolongement de toutes les parties qui composent la paroi abdominale; seulement le raphé médian ne s'est point formé cbez la femme. Le clitoris et la verge se ressemblent, quaut aux points essentiels; à l'égard de la situation et de la structure, ils ne différent l'un de l'autre que par leur volume, et parce que l'urèthre ne se prolonge pas sous le clitoris; quelquefois cependant, chez la femme, le* petites lèvres constituent une espèce de gouttière clitoridienne qui est l'analogue de la gouttière uréthrale.

Dans l'embryon , il est souvent difficile, pour ne pas dire impossible, de distinguer les sexes; on trouve, dans J a région lombaire, un petit corps blanchâtre, ovoïde, qui sera le testicule ou l'ovaire; au-dessous , on aperçoit un canal qui donnera naissance au conduit déférent ou à la trompe de Fallope. 11 n'est pas plus facile de distinguer si les deux cornes qu'on aperçoit dans l'intérieur du vagin , formeront la matrice ou les vésicules spermatiques ; ce n'est seulement <]u'après deux mois et demi, trois mois de vie intra-utérine, que les organes génitaux descendent dans l'intérieur du bassiu. L'ovaire glisse entre la vessie et le rectum , le testicule se dirige vers l'auneau, la fente vulvaire et la gouttière uréthrale se closent d'avant en arrière.

Fices de conformation. On conçoit que, les deux .sexes n'étant pas distincts dans les premiers temps, si le développement s'arrête dans un point quelconque, l'individu qui uaîtra présentant cette disposition , pourra, plus ou moins, tromper sur la nature de son sexe. Ainsi, par exemple, l'homme peut venir au monde sans apparence de testicules, offrant la scissure du scrotum, et l'existence entre la verge et i'auus, d'un caual analogue au vagiu {hermaphodisme mdU). Chez la femme, la fente vulvaire peut s'oblitérer, les ovaires faire hernie dans l'anneau inguinal , et l'urèthre se prolonger sous le clitoris (hermaphrodisme jcmeilc.)

4<)G ANATOMIB DESCRIPTIVE.

Les hermaphrodites du premier genre sont plus communs que ceux du second. On a beaucoup discute la question de savoir si les hermaphrodites étaient capables, soit seuls , soit avec le secours d'autres individus, de procréer à la fois comme homme et comme femme; jusqu'alors la question n'a point été résolue. Meckel dit qu'il n'est point absunlc de concevoir l'existence de véritables hermaphrodites, puisqu'elle a lieu chez un grand nombre d'animaux.

On a vu, dans quelques circonstances , des cloisons médianes séparer en deux parties les organes génitaux de la femme; il existait alors une matrice et un vagin doubles. M. le docteur Cassan en a déposé un exemple très remarquable dans les collections de la faculté de médecine. On a aussi quelquefois rencoutré deux verges;

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