MUSCLES DU PIED
Face dorsale.
Pédieux. En enlevant les téguments et le tissu cellulaire du dos du'pied , on aperçoit le muscle. On conservera les tendons de l'extenseur commun.
Face plantaire.
Adducteur du gros orteil, court fléchisseur commun des orteils, abducteur du petit orteil, accessoire du long fléchisseur commun des orteils, lombricatix , transversal des orteils, court fléchisseur du gros orteil, abducteur du gros orteil, court fléchisseur du petit orteil , inter-osseux , dorsaux et plantaires. Le pied ayant été séparé de la jambe au-dessous des malléoles , on le fixe sur sa face dorsale , en ayant la précaution d'écarter les orteils. L'aponévrose plantaire sera disséquée attentivement, pour examiner les bandes fibreuses qui naissent de son bord antérieur, se divisent pour embrasser les tendons des muscles fléchisseurs, et vont se fixer à la partie antérieure des os du métatarse et aux ligaments qui servent d'union à ces os ; on la renversera ensuite d'avant en arrière et de dedans en dehors, pour découvrir les muscles adducteur du gros orteil, court fléchisseur commun dej orteils et abducteur du petit orteil, dont la disposition ne scia bien étudiée qu'autant qu'on connaîtra leurs limites. On coupe ces trois muscles à leur partie moyenne , et on les renverse eu sens opposé , sans déranger les tendons du jambier postérieur, du long fléchisseur du gros orteil , et ceux du long fléchisseur commun des orteils. C'est à la face supérieure et au bord externe de ce muscle, que l'accessoire vient s'insérer.
Pour isoler plus facilement les lombiicaux, on renverse d'avant en arrière les tendons du fléchisseur commun, ce qui met en évidence le transversal des orteils , la gaine du Jong péronier latéral, et les muscles profonds qu'on trouve entre les métatarsiens.
La préparation des autres muscles n'est point difficile; mais elle exige beaucoup de temps; il faut se rappeler qu'ils *>nt séparés les lins des autres par de légères couches de tissu cellulaire; quant aux inter-osseux , on suit à leur égard les
préceptes que nous avons donnés pour la dissection des muscles de la main.
SYISDESMOTOMIE.
La connaissance des ligaments n'est pas seulement utile au chirurgien, elle est aussi nécessaire au médecin; c'est une vérité trop palpable pour que nous nous y arrêtions plus long-temps.
Nous pensons que cette étude doit suivre celle des muscles, sans quoi Ton s'exposerait à détruire un grand nombre d'articulations profondément situées et environnées de parties qu'il est important de connaître.
Le meilleur procédé à suivre pour la préparation des articulations est le suivant : après avoir enlevé toutes les parties qui recouvrent l'articulation, on laisse la pièce dégorger pendant quelques jours, dans de l'eau qu'on a soin de renouveler souvent, et l'on achève la préparation en séparant les dernières portions ligamenteuses, graisseuses ou autres j la pièce étant bien essuyée, on la met dans un mélange de deux parties d'essence de thérébentine et d'une d'alcool à 33d; après une macération de quinze jours à un mois, suivant la saison, on retire la pièce et on la laisse sécher, en prenant la précaution de lui faire exécuter , plusieurs fois par jour, les divers mouvement dont elle est susceptible. Quand la dessiccation est complète, on vernit l'articulation, qui est à la fois sèche et mobile, et peut alors très bien servir à l'étude. Ce procédé est dû à M. Bogros. Telle est la manière générale de préparer les ligaments, mais comme nous pensons que ce n'est qu'en voyant beaucoup, qu'on acquiert la connaissance de Tanatomic, nous croyons devoir entrer dans des détails plus minutieux, et considérer chaque articulation séparément , comme si on dev ait la préparer lorsqu'elle est recouverte de toutes les pai lies molles.
Articulations de la tête.
A. Temporo-mcurillaire. Les muscles élévateurs et abaisseurs de l'os maxillaire, les glandes parotide et maxillaire seront disséqués d'un côté , tandis que ces diverses parties seront enlevées du côté opposé, pour découvrir les liga-
SYNDESMOTOMIE. TETE. 35
ment s. Cette première préparation fait apercevoir le ligament latéral externe. On scie l'os maxillaire à sa partie moyenne, en ayant soin de le détacher du côte où l'on veut disséquer le ligament latéral interne des muscles fixés à la partie postérieure de son corps ; on emporte entièrement le ftrand ptérygoïdien , de bas en haut, eu observant qu'il est immédiatement placé sur le ligament. Le ptérygoïdien externe sera ensuite détaché à ses deux extrémités.
On trouve deux autres ligaments de peu d'importance, le stylo-maxillaire qu'on distingue après avoir enlevé la glande parotide, et Yinter-maxillairc. Si l'on préparait ce dernier, ou aurait soin, en enlevant le buccinateur, de conserver la portion aponévrotique qui s'insère aux extrémités des arcades alvéolaires.
On ouvre ensuite la capsule synoviale supérieure par sa partie externe, on luxe le condyle et on incise la synoviale inférieure en arrière, le fibro-cartilage est alors facilement renversé.
A. Occipito-atloïdienne. A près avoir enlevé le crâne par une coupe circulaire, pour le vider , on fait une autre coupe verticale et transversale, trois lignes en avant de la surface antérieure de la colonne vertébrale; cela fait, on détache avec précaution les muscles droits antérieurs et latéraux de la tôle, ce qui met à découvert, sur les côtés, les capsules synoviales occipito-atloïdienneSy et en devant les ligaments cervicaux antérieurs. La couche musculaire et celluleuse qui remplit l'espace compris entre les apophyses épineuses du cou et la convexité de l'occipital , étant enlevée en arrière, on trouve la membrane occipito-atloïdienne postérieure dans le fond , entre cet os et l'arc postérieur.
\. Occfpito-axoïdienne.Le trou occipital doit être divisé en deux parties par une coupe transversale; on enlève l'arc postérieur de l'atlas, et le ligament se montre sous la forme d'une bande fibreuse. Ce ligament coupé à son insertion à l'apophyse basilaire de l'occipital, et ensuite abaissé, on distingue Je ligament transverse fixé aux masses latérales de la première vertèbre; et plus haut les ligaments odontoïdiens insérés aux condyles de l'occipital par leur extrémité supérieure.
Les ligaments latéraux se préparent en emportant l'occipito-axoïtiien et le tissu cellulaire placé au devant.
PREPARATIONS ANATOMIQlf ES.