TRONC
Articulations des cartilages des côtes avec le sternum. La dissection complète du grand pectoral de dehors en dedans, met à découvert les ligaments rayonnes antérieurs. Le muscle droit antérieur doit être détache de liant en bas et de dehors en dedans, pour étudier le ligament coslo-xiphoidien.
Api'ès avoir scie les cotes obliquement de chaque côté, depuis la partie moyenne de la première, jusqu'à la partie postérieure du tiers antérieur de la dernière, il ne reste plus qu'à détruire les adhérences que certaines parties environnantes ont contractées avec le sternum, et à enlever le triangulaire de cet os; on distingue alors les ligaments posterieurs , qu'on dissèque couche par couche, méthode qui doit être également suivie pour les antérieurs.
Ligaments des cotes a-stcrnales. On les voit , lorsqu'on a détache des côtes et de leurs cartilages toutes les portions de muscles qui y étaient restées adhérentes. On enlève les antérieurs, pour reconnaître la disposition des synoviales , des facettes articulaires, des cartilages de la sixième,' de la septième et de la huitième côte.
Union des cartilages avec les côtes. On les fait macérer, pendant quinze à vingt jours, les uns sans périoste, les autres avec, et on essaie ensuite de séparer les cartilages des côtes.
Articulation des côtes avec la colonne vertébrale. Lorsq u'on a choisi trois ou quatre côtes, on les sépare du reste du tronc, avec les vertèbres auxquelles elles s'articulent; ou les coupe à quatre travers de doigt de leur extrémité supérieure y et ou scie les vertèbres de haut en bas. L'apophyse transversc, la tubérosité, le col et la téte de la côte étant mis à nu , on les scie dans le sens de leur longueur, en séparant les surfaces articulaires en deux parties. La coupe sera prolongée jusque dans l'articulation de la tète avec le corps des vertèbres, de manière qu'elle tombe un peu audessus ou au-dessous de l'angle qui sépare l'extrémité postérieure des côtes eu deux parties. Eu éloignant les segments, on distingue le ligament costo-transversaire moyen, le ligament inter-articulaire. Il est facile de découvrir le ligament
SYNDESKOTOMIE. TRONC. 3 7
costo-transversaire inférieur, en enlevant la plèvre, la brandie antérieure de la paire dorsale, et le tissu cellulaire graisseux qui remplit le trou de conjugaison. On préparera le costotrausversatre postérieur, en emportant avec soin les parties charnues, qui recouvrent latubérosité des cotes et le sommet des apophyses transverscs.
Articulations de la colonne vertébrale. Celui qui prépare les articulations des apophyses articulaires vertébrales , doit enlever avec précaution toutes les couches musculaires des gouttières vertébrales, celles placées entre les apophyses transverses des mômes os, et séparer en deux parties latérales, au moyen de la scie, toute la colonne de haut en bas.
Après avoir coupé le ligament in ter-vertébral qui sert d'union à la quatrième et à la cinquième vertèbres lombaires, et séparé l'os pelvien du sacrum , on scie celui-ci de haut cmi bas par le milieu, et Ton enlève toutes les parties musculaires qui remplissent la gouttière sacrée ; on aperçoit aîors la capsule en avant et sur les <ôtés, et on ne tarde pas à découvrir le ligament sacro-transversaire , quand on a emporté le tissu cellulaire et les débris du psoas et iliaque. Cette préparation sert à faire connaître les moyens d'union de la colonne et du sacrum.
Articulation du corps des vertèbres. La colonne vertébrale, le sacrum et le coccyx étant isolés en une seule pièce, on détache avec la scie les apophyses transverscs à leur base, et la saillie formée par les côtés du sacrum; les ligaments i7ïter-épineux et le sus-épineux sont mis à nu. Quand on a emporté avec soin les portions des muscles transversaircs épineux, on coupe ensuite avec un ciseau, les lames des vertèbres, dans l'endroit de leur jonction avec le corps, <?epuis la septième vertèbre cervicale, jusqu'à réchancrure du sacrum; le canal vertébral est séparé en deux, et on en retire la moelle ; on découvre alors sur le segment formé par la réunion dès corps, le ligament vertébral commun postérieur, et sur le segment composé par les lames réunies, tous les ligaments jaunes. La préparation est terminée, lorsqu'on a dégagé le ligament vertébral antérieur, du tissu cellulaire et des vaisseaux qui le dérobaient à la vue. Il ne reste plus qu'à séparer deux vertèbres, pour étudier la disposition du, fibro-cartilage d'union.
38 PREPARATIONS AN ATOMIO/UE!? •
ARTICULATIONS DU DASSIN.
On commence par isoler le bassin de la colonne vertébrale, à la réunion de la troisième et de la quatrième vertèbres lombaires; on pratique une coupe sur Y un des os pubis, à une distance d'environ un pouce de la ligne médiane j l'os coxal , qu'on a scié, sera désarticulé d'avec le sacrum, pour reconnaître la substance inter-articulaire ; les fémurs seront également désarticulés.
Après avoir gratté les fosses iliaques externe et interne , et la crête de l'os des îles dans les trois quarts extérieurs , on renverse le grand fessier, en observant qu'il adhère en bas avec le grand ligament sacro-scialique ; celui-ci aide à découvrir le petit, qu'on distingue en détachant les nerfs et vaisseaux honteux et le tendon de l'obturateur interne.
Le ligament iléo-lombaire et la surface postérieure du ligament sacro - iliaque, faisceau fibreux très épais placé dans l'angle rentrant qui sépare la face interne de l'os innominé d'avec la face postérieure de l'os sacrum, s'aperçoivent fa cilement, lorsqu'on a enlevé la masse charnue des muscles sacro-lombaire, long dorsal et carré des lombes. Cette préparation met aussi en évidence les ligaments sacro-épineux supe'riear et inférieur qui, des épines iliaque postérieure, supérieure et inférieure, se rendent aux parties postérieures et latérales du sacrum.
Le préparateur détache ensuite les muscles iliaque et psoas, pour découvrir la face antérieure du ligament iléo-lombaire: plus en dedans, de haut en bas et de dedans en dehors, le ligament sacro-vertébral -, plus bas, et au-devant de la symphyse du même nom , les ligaments sacro-iliaques antérieurs.
L'ablation des muscles pyramidal, ischio-coccygicn, obturateur interne, vaisseaux, nerfs pelviens et muscles du périnée, laisse apercevoir le ligament sacro-coccygien antérieur, et la face interne des ligaments sacro-sciatique et obturateur. Il ne reste plus alors qu'à enlever la vessie, les parties génitales externes et les attaches du droit interne , des adducteurs et de l'obturateur externe. On décou\ rc, par ce procédé la membrane obturatrice, le ligament pubien antérieur pi lo triangulaire ou sous-pubien.
SYKDESMOTOM1E.— BASSIU.— MEMBRES SUPERIEURS. 3o, MEMBRES tUPÉRIEUns.
Articulation stemo-cla\'iculairc. Le préparateur fait une première incision verticale, dirigée de la partie moyenne du cou, au tiers supérieur du sternum, et une seconde incision horizontale, qui s'étend du milieu de celles-ci àla partie supérieure du moignon de l'épaule. Le sterno-mastoïdien est mis à nu, après la dissection des téguments compris entre ces deux incisions, il le coupe transversalement et renverse son bout inférieur sur le sternum j i! sépare la partie antérieure du trapèze de la clavicule, et détache le grand pectoral et le sous-clavier, de dehors en dedans. Cette préparation laisse voir le ligament antérieur et le costo-claviculaire.
Entre les extrémités des clavicules , on trouve le ligament intcr-claviculaire ; en ouvrant l'articulation, on distingue le ligament postérieur.
Articulation seapulo-claviculaire. 11 est facile de trouver les ligaments coraco-claviculaires, quand on a dégagé l'omoplate de ses muscles; on détache le deltoïde pour découvrir le ligament supérieur. On ne peut voir l' inférieur , qu'après avoir ouvert l'articulation par sa partie supérieure.
Dans l'une et dans l'autre articulation , on emporte les ligaments superficiels, couche par couche, pour reconnaître la disposition des capsules qu'on ouvre alors pour étudier les ligaments inter-articulaircs .
Articulation scapulo -numérale. Nous comprenons dans cette démonstration les ligaments propres à l'omoplate. Pour faire cette préparation, il faut détacher la clavicule de l'omoplate, et cedemicroslui-mêinedu tronc; aprèsquoi l'on scie l'humérus un pouce au-dessous de l'empreinte dcltoïdicnne , et on emporte exactement le deltoïde et les muscles qui s'attachent à l'apophyse coracoïde; la portion externe du biceps doit être coupée à sa partie supérieure, et les muscles sus-épineux , sous-épineux , sous - scapulaire et petit rond , détachés de l'omoplate et renversés vers la capsule, en faisant passer le sus-épineux sous le ligament triangulaire qui va de l'apophyse coracoïde à l'acromion ; on découvre par ce procédé tout l'extérieur de l'articulation, le ligament acromio-coracoïdien , qu'on aperçoit dès que la clavicule et le
4o PREPARATIONS AN ATOMIQUES*
deltoïde ont été enlevés, et le coracoïdien convertissant en trou l'échancrurc de l'omoplate, et qu'on distingue derrière l'apophyse coracoïde, lorsque les muscles sus-épineux et sousscapulaire ont été détachés.
Le ligament capsulaire étudié , on l'incise circulai rement à sa partie moyenne , en renversant ses deux extrémités en sens opposé. Cette coupe met à découvert le cul de sac formé inférieurcment par la synoviale, quand elle se réfléchit sur le tendon du hiceps, et laisse apercevoir la disposition du ligament glenoïdien, qui résulte en partie de l'expansion de ce tendon. On reconnaît par l'incision l'épaisseur des cartilages articulaires, à leur centre et à leur circonférence,
Articulation huméro-cubitale. Cette dissection est beaucoup plus simple que la précédente : on commence par couper le bras à sa partie moyenne; on enlève ensuite les téguments et les muscles, en apportant le plus grand soin dans l'ablation des brachial antérieur et triceps, des aponévroses intermusculaircs, des deux tendons communs, et des muscles formant la couche superficielle de l'avant-bras. Sans de grandes précautions, surtout en détachant le triceps, il serait difficile de ne pas entamer la capsule, on trouve d'abord le ligament antérieur , le ligament latéral externe ; en se rappelant que ce dernier adhère au tendon commun des muscles second radial extenseur commun des doigts., etc; et du côté opposé, le ligament latéral interne. La section transversale de l'ol éc râ n e permet ensuite d'étudier la plus grande partie de la surface interne de la capsule synoviale.
Articulation radio-cubitale. On distingue Y annulaire du radius, lorsqu'on a détaché le court supinateur et l'anconé.
Pour découvrir les deux ligaments inter-osseux , supérieur et inférieur y on enlève avec soin tous les muscles dont l'avant-bras est garni. Cette préparation les laisse à découvert dans toute leur étendue, et permet de voir, devant et derrière les extrémités inférieures de ces os, quelques bandes fibreuses trausv erses, destinées à affermir leur articulation inférieure.
Articulation radio-carpienne. Il suffit de détruire les deux ligaments annulaires, les attaches supérieures des muscles placés sur la face palmaire de la main , et de renverser sur )es os du métacarpe les tendons des muscles qui vont se
SYXDESXOTOMIE. — MEMBRL'S SUPERIEURS. 41
rrndre à la main, l^cs ligaments antérieurs et postérieurs, sont •fors faciles à reconnaître; ils doivent être disséqués parallèlement à leurs fibres, pour ne pas les couper en travers.
il faut, pour trouver le ligament latéral externe, conduire obliquement le scalpel en avant, du sommet de l'apophyse fUloïde du radius, vers le cote externe du scaphoïde; eu dirigeant l'instrument, en avant et en dedans obliquement, du sommet de l'apophyse styloïde du cubitus, au côté interne de Fos pyramydal , ou découvrira le ligament latéral interne.
Articulation des os de la main. Après avoir détaché les tendons des extenseurs et des fléchisseurs, les muscles des émineuees thénarct hypo-thénar , on isole les ligaments dorsaux et palmaires 7 des articulations des os du carpe entre eux.
L'ouverture de l'articulation radio-carpienne fait connaître la disposition des ligaments inter-osseux.
Pour voir les deux ligaments de l'os pisiforme, et la synoviale de sou articulation, ou emporte les muscles palmaire cutané, adducteur du petit doigt, son court fléchisseur et le tendon du cubital antérieur.
Les ligaments dorsaux et palmaires transverses des os de la seconde rangée, doivent être étudiés comme ceux de la première. L'articulation des deux rangées est maintenue par des bandes fibreuses longitudinales, dorsales et palmaires, par deux ligaments latéraux, profondément situés; un externe e*t fixé au scaphoïde et au trapèze; et un interne au pyramidal , à l'os crochu ; et enfin par des ligaments iuter-osseux.
L1 articulation carpo-métacarpicnnc , présente une disposition particulière, relativement à celle du premier os du métacaipe, qui est entièrement isolée des autres métacarpiens. Pour préparer celte articulation, on détache de haut en bas les tendons des muscles abducteur et extenseur du pouce, le premier inter-osseux dorsal, les muscles court abducteur, opposant, court et long fléchisseur et adducteur du nu'rae doi^t, ce qui met à découvert la capsule.
En avan t et eu arrière des os de la seconde rangée du carpe , focendent des ligaments qui vont aux quatre derniers mé- Ucarpieus ; des trousseaux fibreux transverscs , et des ligaments inter-osseux, multiplient les moyens d'union de ces
quatre os, qui sont seulement unis à leur partie inférieure, par le ligament annulaire, ce dont il est facile de s'assurer, en emportant en arrière les muscles inter-osseux , et en avant les tendons des fléchisseurs, les lombricaux, les nerfs et vaisseaux collatéraux.
En coupant perpendiculairement à leur longueur tous les ligaments dorsaux, on peut ct-udier la disposition de la membrane synoviale propre aux articulations du carpe et du métacarpe.
Toutes les articulations des phalanges, avec les os du métacarpe, et des phalanges entrelles, sont munies de deux ligaments latéraux, d'un ligament antérieur, et d'une capsule synoviale très lâche en arrière.
Les ligaments latéraux , doivent être disséqués d'arrière en avant, suivant la direction de leurs fibres; mais avant, il faut enlever les téguments , fendre la gaine des fléchisseurs * antérieurement , et la couper très près de son insertion aux phalanges. On distingue le ligament antérieur , lorsqu'on a ouvert la gaine, et incisé transversalement la synoviale.