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MEMBRES INFÉRIEURS

Articulation coxo-Jemorale, Le préparateur détache de haut en bas, tous les muscles de cette région, en conservant le tendon courbe du droit antérieur, qui s'épanouit sur la partie supérieure de la capsule fibreuse. Cette dissection doit être précédée de la section de la cuisse, à l'union de son tiers moyen avec son tiers supérieur, de celle de la symphyse pubienne et de la désarticulation de l'os innominé d'avec le sacrum. Derrière la partie postérieure du psoaset de l'iliaque réunis , il existe une grande capsule synoviale , qu'on prend souvent pour la synoviale de l'articulation. 11 suffit d'être prévenu pour ne pas tomber dans cette erreur, qu'on no commet que la première fois.

Lorsque les insertions, et les rapports de la capsule articulaire ont été reconnus, on l'incise circulairement à sa partie moyenne, et les deux lambeaux sont renversés en sens opposé; on fait sortir avec précaution , en bas et en dedans y la tête du fémur de la cavité où elle était reçue; on aperçoit alors le ligament intcr-articulaire , le ligament cotyldiàien ,

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espèce de bourrelet fibreux, la membrane synoviale et un paquet cellulaire graisseux, qu'on avait long-temps regardé comme une glande. On enlevé ensuite, couche par couche , le bourrelet cotyloïdien et le ligament qui convertit en fcou Téchancrure de la cavité cotyloïde.

Articulation jémoro-tibiale. Les téguments et l'aponévrose fa scia Jata étant incisés longitudinalement depuis la partie moyenne antérieure de la cuisse jusqu'à la partie moyenne du bord antérieur du tibia , ou sépare transversalement la peau et les muscles superficiels de la partie postérieure de la jambe, par une seconde incision perpendiculaire à la première, au niveau de sou extrémité Inférieure; ou dissèque ensuite les deux lambeaux, jusqu'à ce qu'on découvre le tendon commun des exteuseurs de la jambe , le prolongement fibreux qui part du tendon, et le ligament rotulien, qui lui est continu.

On trouve facilement le ligament latéral externe, en détachant de haut en bas le tendon du muscle biceps; on isole aussi sans beaucoup de difficulté le ligament latéral interne de l'aponévrose fascia lata qui le recouvre supérieurement , et de l'expansion aponévrotique des tendons des couturier , droit interne et demi- tendineux.

A la partie postérieure de l'articulation, on renverse successivement de bas en haut toutes les parties qui la recouvrent, ce qui met en évidence le ligament postérieur ; on étudie la membrane synoviale, après quoi on l'incise longitudinalement sur les parties latérales de la rotule, et on renverse sur le tibia la rotule et son ligament. Cette préparation permet d'apercevoir le ligament adipeux, prolongement de /a membrane synoviale, et le peloton graisseux placé derrière le ligament rotulicu.

Pour découvrir les ligaments croisés , les ligaments semilunaires et la membrane synoviale , il ne s'agit plus que de couper les ligaments latéraux à leur partie moyenne, de fléchir la jambe, et de lui faire exécuter un mouvement do rotation en dehors.

Articulation péronéo-tibialc. On met à nu les muscles de la jambe et leurs tendons, et on les enlève l'un après l'autre. H importe de détacher avec soin toutes les attaches supérieurs de ces muscles, principalement celles du jambier

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antérieur et du poplité; on distingue alors les ligaments tibio-péroniens supérieur antérieur et postérieur , le ligamcn t inter-osscux et les ligaments tibio-péroniens inférieur y antérieur et postérieur. Ces divers ligaments coupés, on écarte le péroné du tibia, pour découvrir les capsules synoviales et les ligaments intcr-articulaires.

Articulation tibio-tarsienne. Après avoir incisé en avant la peau jusque vers le milieu du pied, et disséqué les deux lambeaux le plus en arrière possible, on renverse de haut en bas, d'arrière en avant, les tendons des muscles jambier antérieur, extenseur propre du gros orteil, extenseur commun des orteils, péronier antérieur, les vaisseaux et nerfs tibiaux antérieurs, l'extrémité postérieur du muscle pidéeux , et une assez grande quantité de tissu cellulaire graisseux. Cette préparation met à découvert les deux ligaments antérieurs. On fend ensuite les gaines qui contiennent les tendons des muscles péroniers latéraux, et on enlève ces tendons; on distingue alors le ligament latéral externe. Pour trouver le ligament latéral interne y on emporte les tendons du jambier postérieur, du fléchisseur commun des orteils, du fléchisseur propre du gros orteil , les vaisseaux , les nerfs tibiaux postérieurs, et un tissu cellulaire graisseux abondant. Cette dissection sert également à préparer les deux ligaments postérieurs.

Lorsqu'on a étudié les ligaments latéraux et le postérieur oblique, on les enlève avec soin, on scie les deux malléoles à leur partie supérieure; la disposition de la capsule reconnue, on l'ouvre en avant et en arrière, en renversant la jambe sur la face dorsale du pied.

Articulations du pied. On commence par découvrir les ligaments dorsaux tarsiens, qui se composent du scaphoidoastragalicn , du ealeanéo-cuboïdien, du scaphoïdo-cuboïdien, des trois cunéo-scaphoidiens > des deux cunéens transverscs , et d'une bande fibreuse oblique qui unit le troisième cunéiforme au cuboïde. <

On trouve plus antérieurement les sept ligaments tarsométatarsiens , au-devant desquels sont situés les trois ligaments métatarsiens supérieurs dirigés transversalement.

La meilleure manière de préparer ces divers ligaments , consiste à détacher d'arrière eu avant, sur la face dorsale du

SYNDESMOTOMIE. MEMBRES INFERIEURES.

pied, jusqu'à l'extrémité des orteils f les téguments , les tendons des muscles extenseurs des orteils, le muscle pédicux, les vaisseaux, les nerfs et le tissu cellulaire de ces parties.

Lorsque les ligaments dorsaux ont été étudiés, on dissèque le ligament calcanéo-astragalien postérieur placé sous la gaine fibreuse du fléchisseur propre du pouce j on procède eusui te à la préparation des ligaments plantaires, en enlevant d'arrière en avant, et couche par couche , la peau, l'aponévrose plantaire, l'adducteur du gros orteil, le court fléchisseur commun des orteils , et l'abducteur du petit orteil ; on continue la dissection en emportant les vaisseaux et nerfs plantaires internes, l'accessoire du long fléchisseur commun des orteils, les tendons de ce muscle, les lombri* eaux , le tendon du long fléchisseur propre du pouce , et on termine par l'ablation du court fléchisseur du gros orteil, de ses abducteurs oblique et transverse, du court fléchisseur du petit orteil, des muscles inter-osscux plantaires et dorsaux, et du tissu cellulaire graisseux, qui masque en partie les ligaments.

Cette préparation , faite avec soin , permet d'apercevoir le ligament calcanéo-cuboidcn inférieur, formé de deux plans de fibres, l'un superficiel et l'autre profond. Le ligament calcanéo-scaphoïdien inférieur est plus en dedans; pour le mettre à nu, on emporte le tendon du jambier postérieur.

Le tissu cellulaire graisseux qui avoisine ces^deux. ligaments étant enlevé, on découvre nue portion du calcanévscaphoidien externe , qu'où ne peut voir en entier qu'après avoir luxé les articulation*. On rencontre au-devant de ce ligament le scaphoïdo-cuboïdien inférieur.

ii est assez difficile de préparer les ligaments suivants • on v parv ient néanmoins en plongeant pendant quelque temps le pied dans l'eau tiède , on l'élend ensuite transversalement pour disséquer les trois ligaments cunéo-scaphoïdiens inférieurs y les deux ligaments inférieurs transverses des os cunéiformes , et le cunéo-cuboïdien inférieur, qu'on débarrasse de la gauie du tendon du long péronier latéral et de ce tendon. Cette préparation sert aussi à faire connaître les sept ligaments tarso-nw'tatarsiens plantaires , les trois ligaments métatarsiens plantaires, et le ligament métatarsien transverse.

11 n'y a point de différence sensible pour la dissection entre les articulations des os du métatarse avec les phalanges , celles des phalanges entre elles, et les ligaments des articulations correspondantes des membres supérieurs.

Lorsqu'on veut étudier la disposition des ligaments interarticulaires des os du pied , et de leurs membranes synoviales, il faut couper les ligaments supérieurs et inférieurs, et écarter avec piécaution les différents os de cette partie.

ARTÉRIOTOMIE.

11 existe diverses manières d'injecter les artères : le plus ordinairement néanmoins on pousse l'injection par la crosse de l'aorte, par le cœur, par l'une des carotides primitives , ou par la partie supérieure de l'artère fémorale.

Les deux premiers procédés étant le plus généralement suivis, nous allons d'abord décrire celui qu'on emploie pour découvrir l'aorte. On place le sujet sur une table inclinée et on fait exécuter aux membres quelques mouvements de flexion et d'extension, afin de faire cesser la rigidité cadavérique. La peau qui recouvre le sternum est ensuite incisée sur le trajet de la ligne médiane, puis on sépare la partie movenue de cet os dans une largeur d'environ six lignes, et suivant presque toute sa longueur; on achève même de le séparer supérieurement en deux parties par une section unique ; on écarte les deux bords de la solution de continuité et on les maintient dans cette situation par l'apposition d'un morceau de bois; on incise alors longitudinalement le péricarde dans toute sa .partie qui correspond aux vaisseaux; on introduit l'indicateur de la main droite entre l'aorte et l'artère pulmonaire, en ayant soin qu'il glisse au devant de l'artère pulmonaire et s'engage derrière l'aorte. Lorsqu'on est parvenu à séparer ces deux vaisseaux, on passe deux cordons derrière l'aorte pour la soulever, et la fixer sur le tube qu'on y introduit, après avofr pratiqué au vaisseau artériel une incision longitudinale à sa partie antérieure et immédiatement placée au-dessus du cœur.

Si l'ou injectait par ce viscère, on ferait une incision au ventricule gauche, et on porterait également les rubans sur l'aorte.

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