‹ Traité élémentaire d'anatomieChapitre 29 sur 304 · ARTER1OT0MIE. — BIS-VENTRE · texte numérisé non relu

ARTER1OT0MIE. — BIS-VENTRE

Mais par quelqu'en droit qu'on fasse l'injection , il faut tieu garnir l'ouverture, car il n'est pas rare qu'un gros vaisseau se rompe; or, comme l'injection dans ce cas jaillit, qu elle est très chaude, il pourrait en résulter des accidents qu'on évite par cette précaution. La matière des injections consiste, pour les préparations fines , dans un mélange de suif, de cire, et de résine de térébenthine, auquel on ajoute du vermillon, préalablement délayé dans du vernis à l'essence , ou du bleu de prusse en vessie ; cette addition doit se faire au moment ou l'injection est chaude ; le séjour prolongé sur le feu ternissant les couleurs, il est même bon de faire précéder cette injection par l'introduction faite à froid de vermillon délayé dansle vernis; parce moyen, les plus petits vaisseaux se remplissent. Dans les injections grossières, on se sert simplement de suif et de cire fondus ensemble, et colorés par du noir de fumée.

Quant aux proportions, on v parvient par le tâtonnement; en faisant tomber sur le carreau quelques gouttes d'injection , on voit si elle est convenablement colorée ou consistante.

La meilleure manière de disséquer les artères , est de préparer les muscles comme à l'ordinaire , puis de les écarter; les vaisseaux se rencontrent dans leurs interstices.

Avant de parler des préparations des artères en particulier, j'insiste sur l'immense avantage qu'il y a pour les anatomistes, de conserver le rapport des parties. C'est surtout dans la dissection des artères qu'il est important de ne pas détruire les muscles, les veines, les nerfs, avant de bien connaître leurs rapports avec les artères qui sont l'objet de la préparation.

Nous n'adopterons point, dans la description des artères, l'ordre des autres anatoniistes, mais nous nous conformerons àceluiquenousavonsconstammentsuivi dans nos dissections, devant rétablir dans l'anatomie descriptive, les tables d'origine des artères que nous aurions tronquées à dessein dans l'indication des préparations.

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