‹ Traité élémentaire d'anatomieChapitre 31 sur 304 · THORAX. , COU ET TKTE · texte numérisé non relu

THORAX. , COU ET TKTE

Aorte. On ouvre lu partie gauchc.de la poitrine, au-dessous de la deuxième côte en conservant la droite pour l'étude des artères thoraciques et antres. Cette préparation découvre^la veine cave > l'aorte et l'artère pulmonaire, qu'il est nécessaire d'isoler.

Artères cardiaques. La cardiaque antérieure est facile à voir lorsqu'on a enlevé le feuillet séreux du péricarde et le tissu cellulaire du côté droit du cœur. La cardiaque postérieure naît un peu plus haut que la droite; elle s'aperçoit, quand on a coupé l'artère pulmonaire un peu au-dessous de sa division, et emporté le tisù cellulaire qui entoure le tronc de la cardiaque.

Tronc brachio-céphaUque. Les coupes précédentes suffisent pour le mettre à découvert; on l'isole ensuite desmuscles et des veines superposées , sans rien couper , en conservant son rapport avec la trachée artère. ■ ' »•

Artères carotides primitives. Pour préparer ne* artères , on fait deux incisions, l'une longitudinale , depuis le bord Supérieur du cartilage thyroïde jusqu'à la partie inférieure du cou; l'autre transversale au niveau de l'extrémité supérieure de la première, qu'on prolonge du boni antérieur du sternomastoïdien au bord semblable de son congénère ; les deux lambeaux étant disséqués de dedans en dehors , on aperçoit la carotide primitive, dont il faut conserver les rapports avec la veine jugulaire interne, le pneumo-gastrique , le grand svmpathique , le corps thyroïde , l'artère thyroïdienne inférieure et les veines sous-clavières.

Carotide externe. On fait une incision qui s'étend

ARTERIOT0UIE. THORAX. — COU» — TETE. 5l

de la partie antérieure du conduit auditif externe y au niveau de l'extrémité supérieure de la carotide interne , et Ton dissèque le lambeau antérieur jusqu'au devant de la glande parotide et de l'angle de la mâchoire , et le postérieur, jusqu'au bord postérieur du sterno-mastoïdien ;.on achève la préparation en portant la parotide en haut et en arrière , ce qui demande une certaine précaution , pour ne pas couper l'auriculaire postérieure et la transversale de /a face, qui se trouveut souvent dans l'épaisseur de la glande.

Tfryroïdiertrte supérieure. Le préparateur divise d'abord transversalement l'omoplat-hyoïdien , le steruo-hyoïdien , et le thyro-hyoïdien , en renversant les lambeaux en sens opposés , puis il fend le cartilage thyroïde à sa partie moyenne antérieure.

Labuile. , ou maxillaire externe. La dissection de cette artère est longue , mais elle n'est pas très difficile. Il faut d'abord mettre un billot sous la partie postérieure du cou , et porter la tôte du coté opposé à l'artère qu'on veut examiner ; le digasUique et le stylo-hyoïdien étant mis à nu, coopes près de leurs insertions supérieures , et abaissés sur l'osthyroïde, on renverse la portion superficielle de la glande sous-ru axillaire sur la partie inférieure du mylo-thyroïdien ; on aperçoit alors une partie de V artère labiale» la palatine inférieure > la tonsillaire et la submentale.

Lorsqu'on a étudié ces diverses branches , on isole avec précaution tous les musclcsde la face poursuivre l'artère labiale jusqu'au grand angle de l'œil j cette dernière préparation met à découvert , en avant , la musculaire de la lèvre inférieure , la coronaire inférieure , la coronaire de la lèvre supérieure, l'artère de la cloison du nez , les artères inférieures latérales du nez, les dorsales du nez; en arrière dès branches pour plusieurs muscles, et pour la glande parotide et sou canal.

Linguale. On prépare les muscles delà région hyoïdienne supérieure, comme nous l'avons indiqué plus haut, et en les écartant on trouve toutes les branches de l'artère linguale.

Auriculaire postérieure. On l'aperçoit assez ordinairement après avoir préparé la carotide -externe j mais si ou ne la

5'i PRÉPARATIONS ANATOMI^VfcS.

trouvait pas , ou la chercherait d'abord dans l'épaisseur de la glande parotide , ou bien l'on renverserait Je pavillon de l'oreille en avant , en emportant la peau qui la revêt en arrière , ainsi que les muscles voisins - ou arriverait ainsi des rameaux vers l'origine de l'artère.

Elle fournit «Tarière stylo-mastoïdienne»

Occipitale. On commence par détacher avec un ciseau la base de l'apophyse mastoïde, qu'on renverse sur la partie postérieure et supérieure du cou, avec les muscles qui s'y insèrent. L'apophyse styloïde, également coupée à sa base, doit être renversée en bas et en devant avec \<& muscles qui s'y fixent 5 on enlève ensuite les légumçnt* de la tête de dehors en dedans, jusqu'à la ligue médiane, et de bas en haut jusqu'au niveau de la partie supérieure de l'oreille ; il ne reste plus qu'à suivie les rameaux ascendants ou superficiels , antérieurs ou profonds.

La mastoïdienne postérieure ne peut être découverte qu'à l'aide de la gouge et du maillet.

Artère pliaryngicnne inférieure. L'occipitale étant préparée de la manière que je viens d'indiquer, on aperçoit la pharyngienne entre la carotide externe et l'interne ; mais pour étudier les rameaux qu'elle fournit à la dure-mère et à la trompe d'Eu g tache , il £aut attendre que la maxillaire interne et les artères du cerveau aient été disséquées, parce que la préparation exige qn'on fende la tête et le pharynx d'avant en arrière, sur le trajet de la ligne médiane.

Artère temporale. La parotide étant renversée en haut et en arrière, on dissèque les téguments1 de la tête de bas en haut, jusqu'à la ligne médiane, et d'avant en arrière depuis l'arcade orbitaive supérieure jusqu'à la partie postérieure du pariétal; cette préparation met à découvert la transversale de la face y la temporale moyenne , et la terminaisou de l'artère en brandies antérieure et postérieure.

Artère maxillaire interne. Cette préparation est généralement regardée par les élèves comme longue et délicate. Oiiicojnmence par ouvrir le evaue et en extraire la masse encéphalique; Ton met à docouv*rt la face externe des muscles temporal et masséter, et Ton incise l'aponévrose externe du temporal, vers le bord supérieur de l'arcade zygomatique. Cette arcade sciée à ses deux extrémités , on la renverse en

ARTfcniOTOMlE. THORAX. COU. — - TETE. 53

bas avec la portiou du masséter qui s'y fixe, en évitant de couper Partériole que lui fournit la maxillaire interne.

Il fout ensuite enlever avec le périoste, de haut en bas, le crotaphite de la fosse temporale et de la crête qui le sépare de la fosse zygoraatique , scier la mâchoire, immédiatement au-devant du bord antérieur du masséter, et le col du condyle au niveau de la partie la plus inférieure de l'cchancrure sigraoïde, après avoir porté le doigt entre la partie postérieure de ce col et le tronc de la maxillaire interne, et repoussé en avaut l'artère profonde du masséter; on coupe également l'apophyse coronoïde à la même hauteur, mais d'avant en arrière.

3° On détache avec le manche du scalpel la dure -mère de la surface interne des os de la tète , et l'on scie les os de la base du crâne depuis la partie antérieure de la base du rocher jusqu'au trou sous -épineux , et de l'extrémité externe des petites ailes du sphénoïde jusqu'à ce même trou. Cette portion d'os s'enlève, en la renversant de dedans eu dehors.

4° La partie supérieure de la branche de la mâchoire légèrement tirée en dehors, et renversée de devant en arrière, après en avoir sépara le ptérygoïdien interne, on soulève l'apophyse coronoïde. Ces divers préparations fout apercevoir le tronc de la maxillaire interne, située entre le ptérygoïdien externe et le temporal.

Dans ce trajet, la maxillaire fournit la méningée moyenne, la dentaire inférieure, la temporale profonde postérieure, la massétérinc , plusieurs ptérygoïdien nés, et, suivant Ha lier, une auriculaire profonde et une tympanique.

5e Le procédé qu'en suit ordinairement pour découvrir la méningée moyenne f consiste à tirer avec une érignc en dehors et en avant le ptérygoïdien externe, et le condyle de la mâchoire, pour isoler le tronc de la méningée et ses rameaux des parties qui les environnent. Lorsqu'on prépare les ramuscules qui pénètrent dans l'hiatus de Fallope et dans le conduit du muscle interne du martean , il faut faire ramollir 'le rocher dan» l'acide nitrique affaibli, et le mettre ensuite quelque temps dans l'eau couraute.

La préparation de la dentaire inférieure est très facile. Ou enlève le ligament qui la couvre eu arrière et un peu»

54 PREPARATIONS AWATOMIgUtS.

dedans, et la membrane muqueuse buccale le long du bord supérieur du mylo-hvoïdien; on fait ensuite ramollir un des côtés de la mâchoire dans l'acide nitrique, pour connaître toute la disposition de la dentaire, des artérioles nombreuses qu'elle donne dans le canal sous-alvéolaire, et du rameau - mentonnior.

Après avoir renversé en bas et en avant la partie supérieure du temporal , et emporté les parties situées dans leur voisinage, on aperçoit la temporale profonde postérieure, la massétérine et les ptérygoïdiennes.

On suit alors la maxillaire interne jusqu'à l'endroit où elle va s'enfoncer dans le ptérvgoïdien externe, ou peudant qu'elle le traverse , parcequ'elle fournit dans ce trajet, i° la temporale profonde antérieure et la buccale , qu'on découvre en tirant le temporal en bas et en arrière; si la buccale n'existait point en cet endroit, on la chercherait sur la partie postérieure de la face externe du buccinateur; Y alvéolaire, qui décrit un grand nombre de flexuosités sur l'os maxillaire, dont on enlève la face externe pour voir les branches qui vont aux dents postérieures ; 3° enfin , la sousorèi taire, qu'on met à découvert en emportant avec le ciseau toute la paroi externe de l'orbite. 11 faut ensuite disséquer les muscles sus-maxillaires, ouvrir la partie supérieure externe du sinus de l'os maxillaire , et enlever la table antérieure de cet os.

Lorsqu'on a suivi la maxillaire interne jusqu'au sommet de la fosse zygomatique, il ne reste plus qu'à préparer lea quatre artères qu'elle donne en cet endroit. , ;

L'entrée du sommet de la fosse zygomatique, débarrassée d'une certaine quantité de tissu cellulaire, qui la cachait, ou enlève la base du ptérvgoïdien externe, et on agrandit l'espace dans lequel se trouvent les vaisseaux, en emportant avec un ciseau étroit la partie antérieure et supérieure de l'aile externe de l'apophvse ptérvgoïde, et le bord saillant des grandes ailes du sphénoïde. On doit ensuite enlever le nerf maxillaire supérieur , ses divisions et quelques veine».

Ces dispositions prises , on ouvre le canal palatfn postérieur, en devant et en dehors, en coupant avec le ciseau, dans les trois quarts supérieurs de son étendue, le bord antérieur de l'aile externe de l'apophyse ptérvgoïde, jusqu'à

AftTtHIOTOMlfc. TSOAAX. COU. TfcTE. ÎS

lijarUe supérieure de la tubérosité de l'os palatin ; on apei çvt alors le tronc de la palatine supérieure.

Pour découvrir l'artère vidienne ou pte'rygoïdienne , on pénètre dans le canal vidien , suivant sa longueur et par sa partie supérieure, et l'on partage la tête de devant en arrière, iu moyen de la scie, en conservant la cloison nasale, du coté de la préparation. Le long de la voûte et dit plancher des fosses nasales, l'on détache, avec le ciseau , le vomer et ulame perpendiculaire de l'ethmoïde, après avoir enlevé de la cloison la membrane pituitaire qrai la recouvre; on met ensuite a nu la paroi externe de la fosse nasale, qu'on ouvre pour voir, au-dessus de l'extrémité postérieure du cornet moyen , l'artère sphéno-palatinc qu'on étudie jusque dans ses dernières ramifications.

On achève la préparation , en enlevant la membrane pituitaire de la face inférieure du corps du sphénoïde, pour apercevoir le rameau pte'ry go-palatin , à sa sortie du canal du même nom, et en divisant la membrane palatine a la réunion <le la voûte du palais avec le bord alvéolaire, pour disséquer les rameaux fournis par la palatine, aux parties contenues dans la bouche.

Carotide interne. On la prépare en enlevant la mâchoire inférieure et ses muscles, la langue et l'œsophage; on conserve les rapports de l'artère avec les nerfs trisplanchnique et pneumo-gastrique, la veine jugulaire interne; on emporte eosnite avec un ciseau bien tranchant, la portion du temporal qui forme le canal carotidieu , et on incise la dure-mère le long de la paroi externe du sinus caverneux ; aussitôt son entrée dans le crâne, l'artère carotide fournit l'ophtalmique, que nous allons examiner; elle fournit encore la communiquante de Willis, l'artère du corps calleux, la cérébrale antérieure, la cérébrale moyenne et les artères choroïdiennes.

\vant d'étudier les artères du cerveau, on doit donner une certaine consistance à cet organe , en le faisant macérer douze à quinze heures dans l'acide nitrique affaibli.

Artère ophtalmique. Les téguments, la partie antérieure de l'occipito-frontal , le surcilier ayant été détaches de l'os frontal, jusqu'au-dessous de l'arcade orbi taire supérieure, ou enlève la paroi supérieure de l'orbite ; cette pièce doit avoir h forme d'un triangle , dont la base est en avant et le

Jtî PRÉPARATIONS A* ATOMIQC1S.

sommet au trou optique. Ou incise le périoste, et Ton voit alors parfaitement le tronc de l'ophtalmique côtoyer le nerf optique à son côté externe , passer en dedans , et fournir, vers la paroi interne de l'orbite , la lacrymale.

Lorsqu'on a bien reconnu la disposition de cette artère , ou facilite la préparation des autres branches, en séparant avec le ciseau la paroi externe de l'orbite de la paroi inférieure de cette cavité. Le tissu cellulaire graisseux contenu dans l'orbite enlevé, ou poursuit, jusqu'à leurs dernière? ramifications, la sus-orb i taire , les musculaires, Yétlunoidale , les palpébrales , la nasale et la J'rontale ; on découvre ensuite, la centrale de la rétine , jusqu'à son entrée dans le nerf optique, les çiliaires jusqu'à l'endroit où elles percent la sclérotique, et l'on voit la branche que l'ethmoïdale antérieure donne à la membrane pi tu i taire, après avoir scié la base du cranc de devant eu arrière*

Ces diverses préparations terminées, on enlève l'œil et le nerf optique, quand on a coupé les muscles moteurs de cet organe près de leur insertion antérieure, et on les place dans un vase large, peu profond et rempli d'eau. La sclérotique fendue avec des ciseaux très fins, depuis la cornée jusqu'au nerf optique, on l'incise ensuite près de sou union avec la cornée , pour l'étendre aisément. Cette coupe permet u'apercevoir eu arrière les çiliaires courtes , placées entre la sclérotique et la choroïde , et eu avant les çiliaires longues , les çiliaires antérieures et le cercle ciliaire; pour découvrir les artères de l'iris, on coupe la cornée transparente, près de su réunion avec la sclérotique; l'incision delà choroïde d'avant eu arrière , et son écartement de la rétine, laissent apercevoir la terminaison des çiliaires postérieures*

11 ne reste plus qu'à inciser la rétine, et à la séparer avec beaucoup de soin du corps vitré, pour étudier ses artériolcs , dont on suit le tronc dans le nerf optique.

L'artère ophtalmique doit être injectée partiellement, par l'artère carotide primitive.

Artère vertébrale. Pour mettre cette artère à découvert , on dissèque avec soin les parties molles qui recouvrent les vertèbres antérieurement, et on les enlève avec précaution ; à l'aide d'un ciseau et d'un maillet, on emporte la partie antérieure des apophyses h an s\ erses, jusqu'à la troisième

A RT£R]OTOIf IE • — THORAX. — COU. — TtTL. 5~

vertèbre cervicale inclusivement , et la partie exteruc des apophyses transverses de Taxis et de l'atlas. La vertébrale donne des branches à la plupart des muscles de la partie postérieure du cou; pour bien les étudier, il faut disséquer tous les muscles de cette région, et conserver ceux qui en reçoivent des rameaux.

Dans le crâne, elle fournit la spinale postérieure , Vartèrc inférieure du cervelet , la spinale antérieure , le tronc basitaire, souvent uue petite cérébelleuse inférieure, Y artère supérieure du cervelet , et V artère postérieure du cerveau,

Sous-clavière. La coupe que uous avons indiquée pour mettre l'aorte à découvert, sert en partie à préparer les sousdavières ; on renverse en haut l'extrémité inférieure des muscles sterno-hyoïdieus , sterno-thyroïdicus et sterno-mastoïdieus, et en bas, sur la mamelle, la portion interne du muscle grand pectoral. Le sous-clavier coupé le long de son insertion à la première côte, on tire en avant l'extrémité sternalc de la clavicule, pour disséquer la partie inférieure des scalcnes, et débarasscr les sous-clavières et l'origine de leurs branches, du tissu cellulaire dans lequel elles sont plongées.

Hiyroïdienne inférieure. Elle forme, avec la vertébrale, les branches supérieures fournies par la sous-clavière, et se trouve à découvert lorsqu'on a disséqué la précédente.

Scapulaire supérieure. Le trapèze étant détaché de la cla- . viculc et de l'omoplate , et renversé vers le dos, sans intéresser les branches que cette artère et la cervicale transverse lui fournissent, on dissèque les muscles qui s'insèrent à l'humérus et au scapulum extérieurement et postérieurement, et ou les renverse en sens opposé, après les avoir coupé en travers près de l'angle antérieur de l'omoplate.

Cervicale transverse. On soulève l'angulaire, le trapèze ayant été renversé vers le dos , et on sépare transversalement le rhomboïde à sa partie moyenne.

Mammaire interne. (Elle ne doit être disséquée que lorsqu'on aura étudié les artères thoraciques fournies par l'axillairc. )

On enlève la portion interne de la clavicule, qu'on scie en dedans du deltoïde; on emporte également la peau , les deux muscles pectoraux et les inter costaux ; la plè\ re mise à un ,

58 PREPARATIONS AN ATOMIQUES.

les deux obliques renversés en dehors, on sépare du sternum les cartilages des côtes droites, et on scie les côtes gauches en travers vers le milieu de leur longueur. On termine la préparation en renversant vers l'abdomen le sternum et les côtes qui y sont attachées. La mammaire fournit /a médias fine antérieure et la diaphragniatique supérieure.

Immédiatement après cette dissection , on doit étudier les artères thoraciques.

Aorte thoracique, fournissant les artères bronchiques droite et gauche, les artères œsophagiennes, les artères médiastines postérieures et les artères intcr-costales inférienres ou aortiques.

Les muscles larges du dos et ceux des gouttières vertébrales enlevés, après avoir observé les artérioles qui se distribuent dans ces muscles, on sépare les inter-costaux externes des internes, pour apercevoir les anastomoses des branches antérieures des artères in ter-costales avec les rameaux externes de la mammaire. On trouve les artères bronchiques , œsophagienne et médiastines, lorsqu'on a scié les six ou sept premières côtes des deux côtés, un peu en arrière, tiré les poumons en avant, séparé la plèvre de la face interne des côtes et des parties latérales de l'aorte , et dé bar rasé l'aorte du tissu cellulaire qui l'environne, pour suivre les différentes artères auxquelles elle donne naissance.

Inter-costalc supérieure. Sa préparation est semblable à . celle des in ter-costales inférieures.

Cervicale profonde. On l'aperçoit , lorsqu'on a renversé le grand coniplexus sur la colonne vertébrale.

Artère axiUaire. Le préparateur détache de la clavicule le lH>rd supérieur du grand pectoral, et renverseen sens opposés les deux lambeaux de ce muscle , qu'il coupe de haut en bas, vers sa partie moyenne; il aperçoit alors la thoracique supérieure , située entre les deux pectoraux, Yacroniiale , qui croise le petit pectoral vers son extrémité supérieure , et la thoracique inférieure , placée plus bas et plus en dehors, entre le grand pectoral et le grand dentelé; il enlève le tissu cellulaire qui entoure ces vaisseaux, et tire en arrière l'extrémité steruale de la clavicule , pour disséquer le muscle sous-clavier. Le petit pectoral , coupé en travers au-dessous de son tiers supérieur, il continue la préparation del'axillaire jusqu'au-dessous des tendons du grand dorsal etdu grand

ARTXRIOTOM1E. ENTREMITES SUPERIEURES. 5$

pectoral. La scapulaire commune se rencoutre vis-à-vis du .'<h-d inférieur du tendon du sous-scapulaire, elle descend «suite le long de son bord axillaire, et se divise en scapulàre externe ou transversale , et en scapulaire inférieure.

Pour reconnaître la disposition de la scapulaire externe, J sépare de l'omoplate le muscle deltoïde, et renverse sa partie supérieure externe en bas et en dedans; le grand dorsal, le grand rond et le triceps brachial disséqués, il découvre les muscles postérieurs de l'épaule, et les coupe avec précaution en travers près de l'angle antérieur de l 'omoplate. La scapulaire inférieure se montre dès que le grand dorsal a été é joigne du grand dentelé 1 .

Le préparateur facilite la dissection des circonflexes , en séparant l'épaule du tronc; il débarrasse ensuite ces vaisseaux du tissu cellulaire qui les entoure à leur origine, et traverse le deltoïde , qu'il a coupé à sa partie supérieure.

Page 1