EXTRÉMITÉS SUPERIEURES
Artère brachiale. On fait une incision oblique de haut en bas, d'arrière en avant , depuis l'intervalle qui sépare les tendons du grand pectoral et du grand dorsal jusqu'au niveau de la partie supérieure de l'intervalle inter-osseux. On «oie ensuite l'artère dans tout son trajet , en ayant soin de conserver ses rapports avec le nerf médian , la veine et le biceps, et on suit dans les interstices et dans l'épaisseur des auscles du bras les artères collatérales externe et interne.
Artère radiale. On voit cette artère, après avoir incisé >i u juments et l'aponévrose anti-brachiale, depuis la partie Mipérieure antérieure et médiane de l'avant-bras , jusqu'à la partie supérieure et iu terne de l'éminence thénar , et soulevé le long supinateur de dedans en dehors. Cette préparation met aussi à découvert la récurrente radiale , les branches que M. Marjolin appelle radio-musculaire et radio-carpienney
Les téguments qui recouvrent les muscles de l'éminence
• Les aaatainûtes recommandent de disséquer immédiatement après bthoraciqmi, la mammaire interne et l'inter-costaU* su|h rirure.
Ou PREPARATIONS Aft ATOMIQUES.
thénar et la face dorsale du carpe, du métacarpe et de» phalanges étant emportés avec précaution , on aperçoit alors la radio-sus -palmaire ( M . ), V artère superficielle externe de Uz paume de la main (M.), la radio-palmaire (Chaussicr), la dorsale externe du pouce , la dorsale interne du pouce , la dorsale du carpe , les inter-osseuses métacarpiennes dorsales , et Yinter-osscusc dorsale de l'indicateur.
Il ne reste plus a préparer que l'arcade palmaire profonde ; mais elle ne doit être disséquée qu'après l'arcade palmaire superficielle fournie par la cubitale.
Lorsqu'on fait cette dissection , on renverse de liaut cri bas les tendons des fléchisseurs des doigts , qu'on coupe eu travers vers la partie supérieure de la main , et on isole eusuite, les uns des autres, les muscles de la paume de la main, ceux des éminences thénar et hypothénar ; ce travail permet d'étudier la disposition de Yartère principale du pouce , des inter-osseuses palmaires, des inter-osseuses moyennes, des perforantes inférieures, des trois perforantes supérieures , et des carpiennes palmaires ascendantes.
Artère cubitale. Le rond pronatcur, le radial antérieur, le palmaire grêle, le fléchisseur sublime, disséqués et coupés eu travers à quelque distance de l'insertion inférieure du rond pronatcur, ou les renverse de dehors en dedans, en conservant leurs ai tériolcs, puis on coupe leur attache supérieure d'une manière incomplète. Après avoir enlevé le tissu cellulaire qui environne le cubital à sou origine, et celui qui sépare le profond du long fléchisseur du pouce, on découvre le tronc de la cubitale, la récurrente cubitale antérieure , la récurrente cubitale postérieure , Yinter-osseuse antérieure, et Vinter-osseuse postérieure supérieure. Celle-ci ne se voit que quand on a disséqué tous les muscles postérieurs et superficiels de l'avant-bras, et qu'on lésa écartés les uns des autres. 1*1 J le est placée entre Iecourt supinateur et l'extrémité supérieure du long abducteur du pouce, et fournit la récurrente radiale postérieure. L'artère cubitale donne encore les cubUomusculaires, la dorsale cubitale , la cubilo-carpiciuic transversale palmaire .
On termine la préparation en disséquant avec soin les téguments de la paume de la main, ceux des doigts et l'aponévrose palmaire, pour découvrir l'arcade palmaire , de la-
ARTtlllOTOMIF.. BASSIN. 6l
quelle naissent le rameau cubital profond de la main , et les troncs des artères collatérales des doigts.
DASSIN.
Artère sacrée moyenne. Placée au-devant de la dernière vertèbre lombaire et de la face antérieure du sacrum, on la prépare avec l'hypogastrique.
Artères iliaques primitives. On les débarrasse du tissu cellulaire qui les environne, en avant soin de conserver les uretères.
Artère iliaque interne ou hypogas trique. La préparation de cette artère est très longue et très difficile; elle demande beaucoup d'attention , parce que plusieurs de ses branches sont très importantes. On est généralement daus l'usage de séparer le rachis du bassin entre la quatrième et la cinquième vertèbre lombaire, et aussi un des os iliaques, et de mettre a découvert la face postérieure du sacrum et du grand fessier. Ces préliminaires achevés , on coupe ce muscle à son attache interne, et on le renverse en dehors, en conservant les rameaux de la fessière superficielle, et l'ischiatiquc.
Les deux lambeaux du grand fessier fixés avec des érignes, on détache le moyen fessier de l'endroit auquel il est supérieurement inséré , après avoir examiné les rameaux de la branche superficielle de la fessière, qui se ramifient sur sa face externe; on l'abaisse et on découvre au-dessus du bord supérieur du pyramidal , le tronc de la fessière , sa branche profonde et ses deux rameaux.
L'ischiatiquc est placée au-dessous du bord inférieur du pyramidal j on la suit aussi loin qu'il est nécessaire.
Pour trouver l'artère honteuse interne , il faut séparer avec attention les deux. ligaments sacro-sciatique» l'un de l'autre, emporter le tissu cellulaire compris entre la face profonde de l'obturateur interne, la face externe du sphincter et du reJeveur de l'anus , et enlever de l'obturateur interne une membrane fibreuse dont il est recouvert.
On dissèque ensuite d'arrière en avant l'ischio-caverneux , le transverse du périnée et le bulbo caverneux : Vartère superficiellc du périnée se trouve entre l'ischio-caverneux et le hulbo caverneux , et doit être suivi dans la cloison du scro-
(y± l'HLP A RATIONS AN ATOMIQUES.
tum , ou dans la grande lèvre de la vulve. On aperçoit Vartère honteuse profonde , et la transverse du périnée , lorsqu'on a coupé avec précaution le transverse du périnée le long de son bord externe , renversé ce muscle en dedans , et emporté plusieurs veines et une certaine quantité de tissu cellulaire qui entoure le col de la vessie , la prostrate et la portion membraneuse de l'urethre. Chez la femme , on enlève le plexus rétiforme qui environne l'orifice du vagin.
La branche profonde, artère de la verge , se termine par deux rameaux , l'artère dorsale ou superficielle du pénis , et l'artère caverneuse ou profonde ; on les prépare en faisant d'arrière en avant une incision aux téguments de la face dorsale du pénis, et en fendant le corps caverneux le long de sa partie latérale externe. Lorsqu'on dissèque chez les femmes la branche profonde ou artère du cHtoris , on incise la membrane muqueuse du clitoris.
Cette première partie de la préparation achevée , on cherche du môme coté l'artère iléo-lombaire , qu'on trouve facilement, après avoir séparé le psoas et l'iliaque, et détache ce dernier de ses points d'insertion supérieurs.
On termine la préparation en soulevant la membrane séreuse qui revêt la face iliaque , et en la renversant avec les organes contenus dans cette partie de l'excavation , du côté de Téchancrure qu'on a faite artificiellement. Il faut encore enlever avec beaucoup de soin tout le tissu cellulaire contenu dans l'excavation pelvienne. Cela fait, il n'y a plus de difficulté pour disséquer une seconde fois les trois branches qui vont au dehors, la sacrée latérale , qu'on prépare ordinairement avec la sacrée moyenne , Y obturatrice 9 y Y artère hémorroïdale moyenne , Y artère ombilicale, les artères vésicales moyennes et inférieures , Y utérine et la vaginale.
On facilite la dissection en poussant de l'air dans la vessie, et en remplissant le rectum d'étoupe ou de vieux linge.
* Elle ne doit être suivie «Sans son trajet hors le bassin , que lorsqu'on dissèque les artères profondes de la cuisse.
tRTÉRIOTOMIE. EXTREMITE» IW FER I EU R ES .