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DE LA RATE

Pour connaître la structure de la rate, on l'injecte par la veine et par l'artère, en couleurs différentes; puis, enlevant la capsule fibreuse qui la recouvre, on expose la masse sous un petit filet d'eau ; cette préparation , dite par excoriation , réussit encore assez bien sans que l'organe ait été injecté.

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Pnî'pAn ATIONS ANATOMIOUr.S.

DU PANCREAS.

On aperçoit cet organe glandulaire aprës avoir renverse de bas en haut l'estomac, ainsi que Tare du colon, et avoir incisé en traversle feuillet inférieur du méso-colon transverse. Le canal excréteur se trouve assez facilement lorsqu'on a enlevé avec soin, vers le milieu de la longueur de la glande, les granulations qui le recouvrent; ou le dissèque ensuite de droite à gauche.

DES VOIES URINAMES.

Les parties dont elles se composent sont, les capsules surrénales, les reins, les uretères et la vessie; l'urèthre appartient plus spécialement aux organes de la génération.

Capsules surrénales. Leur position et leur Configuration les font aisément reconnaître; pour étudier leur cavité intérieure, on les coupe en travers à leur partie moyenne. Cette coupe permet de voir distinctement la cavité.

Reins, Après avoir observé la configuration extérieure des reins, disséqué leurs vaisseaux et nerfs, on choisit un de ces organes pour lui ôter la. graisse qui l'entoure?, et on le partage en deux moitiés par une incision pratiquée suivant la longueur de son bord convexe, et qui doit pénétrer jusqu'au bassinet; sur l'une de ses moitiés on procède à la dissectiou de la membrane capsulai re, en ayant soin de la suivre avec précaution dans son trajet.

Les substances corticale, tubuleusc, et les calices, n'exigent point de préparation particulière. Pour étudier le bassinet, il faut le débarrasser de la graisse qui l'entoure, en conservant les vaisseaux qui l'environnent, et en poussant dans l'uretère une injection coagulable; on ouvre cette cavité membraneuse sur l'autre rein, en faisant sur cet organe la coupe précédemment indiquée.

La dissection des uretères est facile; seulement il faut avoir la précaution de ne les préparer dans la partie inférieure de leur trajet, qu'après avoir examiné les connexions de la vessie avec les organes voisins.

T'vssie. L'abdomen étant ouvert, le préparateur scie 1 "n

SPLANCHNOTOMIE. — OaGANES GENITAUX DE l' HOMME. Il3

desos coxaux à un pouce de la symphyse du pubis, et le plus près possible delà symphyse sacro-iliaque; il emporte le tissu cellulaire graisseux du petit organe, en ménageant les uretères, les canaux déférents, les vaisseaux et nerfs , et dissèque de dehors eu dedans les muscles du périnée; il convient de distendre la vessie en l'insufflant par l'urèthre.

J)ès qu'il a étudié avec soin la forme et les rapports de la vessie, il soulève la portion du péritoine qui la revêt, prépare sa tunique musculaire, l'ouvre de haut en bas par sa paroi antérieure, pour voir sa surface interne, et fait pénétrer un stylet, de haut en bas, dans l'un des uretères, afin d'examiner le mode d'insertion de ce canal.

On pourrait encore enlever le sacrum, le coccyx et la partie la plus reculée des osdes îles sur un bassin; cette préparation serait très bonne pour étudier les rapports des orçaites uiinaires et génitaux avec le rectum et les muscles voisins.

DES ORGANES OENITALX.

Leur préparation est assez longue et assez difficile; nous allons d'abord nous occuper de ceux qui constituent le sexe masculin, puis nous parlerons des organes génitaux de la femme.

Des enveloppes du tcstkule. La première est le scrotum , prolongement de la peau de la partie interne des cuisses, du périnée et du pénis. Le dartos doit être considéré comme une dépendance du fascia superficialis , avec lequel il se continue supérieurement. La description anatomique indique suffisamment sa préparation. Du pourtour de l'anneau inguinal se détache un prolongement d'apparence fibreuse fourni par l'extrémité inférieure du muscle grand oblique, («ette troisième tunique dans les hernies scrotales et les hvdrocèles devient épaisse, opaque, et véritablement fibreuse* La quatrième tunique, aussi nommée muscle cremasterf tunique ërythroide , est formée par l'expansion du muscle crémaster, dû à la traction de quelques faisceaux du petit oblique. Au-dessous des fibres de ce muscle, on trouve une tunique fibreuse, qui enveloppe le cordon et le testicule; cette tunique s'enfonce à travers l'anneau inguinal, et se conti-

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nue avec l'aponévrose fascia transversalis. La tunique séreuse ou vaginale, dernière couche des enveloppes testiculaires , représente, comme toutes les membranes séreuses , un sac sans ouverture; sa disposition varie beaucoup avant la descente des testicules, immédiatement après qu'ils y sont parvenus, et lorsqu'il survient une hydrocèle ou une hernie inguinale cougénialc.

L'importance des artères des testicules et de leurs enveloppes doit faire sentir la nécessité de leur injection; on se sert ordinairement de mercure ou de térébenthine colorée. Si Ton injecte les vaisseaux du scrotum, dudartos, delà tunique vaginale, il faut pousser l'injection par l'iliaque primitive : on injectera par la spermatique pour ceux du cordon et du testicule.

Le scrotum étant convenablement vu, on peut insuffler le tissu cellulaire sous-jacent, au moyen d'un tube introduit sous la peau, pour démontrer la communication facile de toutes les cellules; cela fait, on incise superficiellement la peau, depuis l'angle supérieur de l'anneau sus-pubien, jusqu'à la partie inférieure, antérieure et latérale du scrotum, après avoir eu soin de disposer le sujet comme dans l'opération de la taille; on dissèque avec soin les bords de l'incision, et ou les renverse en sens opposé pour découvrir l'un des dartos.

11 faut inciser cette tunique dans la même direction que les téguments : on trouve alors au-dessous, l'enveloppe fibreuse du cordon et du testicule, et l'on voit par l'une de ses faces la cloison médiane du scrotum. Pour bien examiner le prolongement fibreux, on dissèque soigneusement l'extrémité inférieure du grand oblique, ainsi que l'anneau; la tunique étant isolée, on la remplit d'un liquide quelconque, au moyen d'une petite ouverture, afin de reconnaître ses limites, sa largeur et sa structure. Le crémaster est disséqué à son tour, il est appliqué sur une tunique fibreuse que tous les auteurs n'ont pas décrite, et qui s'enfonce à travers l'anneau inguinal. Il ne reste plus qu'à découvrir la surface extérieure de la tunique vaginale dans toute son étendue; cette membrane doit être incisée, comme les précédentes, en devant, et de haut en bas; sa disposition sur l'épididymeet le testicule sera observée avec soin.

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Du testicule. On commence par disséquer le testicule. La forme de cet organe ayant été étudiée, on ouvre, sur son bord inférieur, la tunique albuminée, et l'on renverse avec précaution les bords de l'incision en sens opposé. Cette précaution laisse voir une partie des prolongements intérieurs de l'albuginéc, les faisceaux des vaisseaux séminiferes, et les vaisseaux sanguins des testicules distendus par le sang ou l'injection ; lorsqu'on veut dérouler quelques-uns des vaisseaux séminiferes, il faut faire macérer pendant quelque temps le testicule ouvert dans de l'eau tiède; une coupe transversale de l'organe faite à sa partie moyenne, montre le rapport des cloisons avec les vaisseaux séminiferes.

Lorsqu'on veut injecter quelques-uns des vaisseaux séminiferes, il faut pousser du mercure par un long tube intro duit dans le canal déférent. L'injection des lymphatiques des testicules et de l'épididyme se fait assez facilement, en poussant des liqueurs très tenues par l'artère spermatique, après avoir fait la ligature des veines du cordon.

Pour démontrer la structure de l'épididyràe, on fait une petite incision sur une partie quelconque de sa longueur, et on injecte ensuite du mercure par le canal déférent, cette substance s'échappe par la petite incision. Cette expérience prouve que ce corps n'est qu'un conduit tortueux.

La dissection du cordon présente peu de difficultés. On le suit dans le canal inguinal, en notant soigneusement ses rapports avec l'artère épigastrique et l'anneau inguinal, et l'on découvre entièrement le canal déférent, après avoir ouvert latéralement le bassin.

Si l'on voulait examiner la disposition du gubernaculum testis, il faudrait ouvrir transversalement l'abdomen audessous de l'ombilic, et renverser les intestins sur un des côtés de la colonne vertébrale; on voit alors le gubernaculum, couvert par le péritoine, faire saillie, lorsqu'on a la précaution de tirer en bas le scrotum, pendant qu'on soulève le lambeau inférieur de l'incision. La portion abdominale du gubernaculum s'introduit dans le canal inguinal , eotraînant avec elle un prolongement du péritoine. En fendant avec précaution le canal inguinal, on aperçoit le prolongement péritonéal , et l'on trouve l'extrémité inférieure du gubernaculum.

Il6 PREPARATIONS AN ATOMIQUES*

Des vésicules séminales et des canaux éjaculateurs. Après avoir scié les os pubis à quelque distance de la symphyse sacro-iliaque , on étudie avec plus de facilité les autres parties des organes génitaux. Les vésicules séminales doivent être considérées à l'extérieur, puis on les ouvre pour voir les cellules dont elles se composent, et qui sont adossées les unes aux autres, et séparées par des cloisons assez minces. Pour développer les vésicules , on les injecte avec du suif par le canal déférent , après en avoir exprimé le liquide qu'elles contiennent; on les fait ensuite macérer, jusqu'à destruction entière du tissu cellulaire. Les canaux éjaculateurs ne doivent être disséqués qu'après avoir vu l'urèthre. Il est bon de conserver le rectum que l'on remplit de bourre, ci d'insuffler la vessie.

Du pénis et de ses annexes. Les téguments du pénis étant incisés le long de sa face dorsale, depuis sa base jusqu'à l'extrémité du prépuce , on met a découvert le ligament suspenseur, en emportant le tissu cellulaire qui correspond à ses faces. On dissèque ensuite les muscles du périnée, en conservant, autant que possible, les branches principales des nerfs et des vaisseaux honteux, et l'on fait pénétrer dans le canal de l'urèthre , une algalie qui doit suivre sans effort ses courbures; on observera avec soin les connexions du canal hors du bassin et dans l'intérieur de cette cavité.

On insuffle la vessie , et l'on achève de disséquer les vésicules séminales. En introduisant de l'air, au moyeu d'un tube, dans l'une des racines du corps caverneux, ou peut s'assurer que sou tissu spongieux ne communique point avec celui de l'urèthre et du gland. 11 faut ensuite inciser ce tissu suivant sa longueur, et en dehors ; on en exprime le sang par des lotions répétées, et l'on remarque la disposition de sa cloison médiane.

Pour procéder à l'étude de l'urèthre, on l'ouvre par sa paroi latérale jusqu'au col de la vessie. Cette coupe est nécessaire pour examiner sa cavité, sa structure et celle du gland ; ses lacunes muqueuses s'aperçoivent assez facilement , ainsi que les excréteurs de la prostate, en soufflant avec un tube sur la surface externe. Il faut, pour trouver le canal éjaculateur, sonder par le canal déférent; on le met ensuite à

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découvrit, en incisant le tissu de lu prostate de haut eu Ihj, et dans la direction du stylet. Le parenchyme de la prostate doit être déchire pour bien voir sa structure. Si Ion voulait chercher les glandes de Cowper,il serait nécessaire de soulever avec précaution les muscles bulbo-cateraeui.

Lorsqu'on désire conserver un pénis préparé, on fait avec delà cire, par le bulbe de l'urèthrc et par le corps caverneux, deui injections de couleur différente, et on maintient l'urethredistendu avec une grosse algalic. La dessiccation achetée, on fend latéralement le gland et le corps caverneux.

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