‹ Traité élémentaire d'anatomieChapitre 50 sur 304 · ORGANES GENITAUX DE LA FEMME · texte numérisé non relu

ORGANES GENITAUX DE LA FEMME

Des ovaires. On commence par enlever avec précaution le péritoine qui recouvre ces organes : alors on trouve audessous de cette membrane une couche de tissu cellulaire dense, qui envoie par sa surface interne un grand nombre de prolongements dans le parenchyme des organes; en le déchirant , il parait formé de petites vésicules arrondies , unies par du tissu cellulaire.

Des trompes On doit d'abord étudier leurs connexions, «og^er ensuite un stylet délié dans l'orifice du pavillon , et 'introduire avec précaution jusque dans l'utérus j si l'instrument rencontre des flexuosites, on les efface, en coudai la trompe en travers, vers sa partie movenue, eu-deça ta courbures. 11 faut essayer de rendre apparent le tissu spongieux de la trompe, en injectant un vernis coloré, à ukle d'un tube qu'on introduit sous la membrane qui letèt les trompes.

De l'utérus et de ses annexes, La configuration extérieure delà matrice étant reconnue, on pratique une incision cruciale a sa paroi antérieure, en ayant soin d'écarter les lambeaux pour voir sa surface interne et les orifices des trompes. Il faut ensuite séparer, autant que possible, les tuniques séreuse et muqueuse du tissu propre de l'organe. L« vaisseaux doivent être suivis daus l'épaisseur du ligament large , dont on enlève la lame antérieure. On dissèque ^ligameuts ronds avec la môme précaution que les cordons '^Hiculaires. Lorsqu'on veut voir les vaisseaux lympha-

IlB PRÉPARATIONS AN ATOMIQUES.

tiques, il faut injecter les artères et les veines utérines de la matrice d'une femme qui est morte vers la fin de la grossesre. C'est également l'époque qu'il faut choisir pour étudier sa structure intime.

De la vulve et de ses annexes* De la partie supérieure du pénil jusque vers le clitoris, on pratique une incision profonde qu'on prolonge le long du bord libre de l'une des grandes lèvres. On dissèque la muqueuse jusque vers l'orifice du vagin , après avoir renversé la peau en dehors. Cette préparation permet de voir distinctement l'une des parties latérales du sphincter de ce canal , et du plexus rétiforme , l'une des racines du corps caverneux, le corps du clitoris 7 son ligament, l'un des muscles ischio-cavemeux , et une portion de l'urèthrc. On achèvera la préparation en fendant la symphyse pour découvrir l'urèthrc dans toute sa longueur, et en ouvrant ce canal par sa paroi supérieure.

Du vagin. Il ne doit être préparé qu'après la vulve. Lorsqu'on veut le disséquer, il faut d'abord le distendre ainsi que le rectum, on introduit ensuite une soude dans l'intestin , et on ouvre latéralement le bassin. Après avoir examine les connexions de ce canal , on l'incise sur l'un do ses côtes , ou par sa paroi postérieure, ce qui se pratique sans aucune difficulté, lorsqu'on détache la symphyse des pubis, comme dans la préparation des parties génitales de l'homme.

OSTÉOLOGIE ET SYINDESMOLOGI E.

GÉNÉRALITÉS

Le système osseux est formé par la réunion des os. 11 se montre avec la moelle et le cerveau auxquels il sert d'enveloppe. Le nombre des os est très grand j on en compte deux cent cinquante- six, sans y comprendre les os sésamoïdes.

Les os sont généralement divisés en grands, moyens , petits et très petits, ou osselets. Leur forme est symétrique. Les uns sont impairs et médians, les autres latéraux et pairs. On partage les os, d'après les dimensions géométriques, en longs, larges, courts et mixtes. Les os longs sont situés dans les membres, où leur ensemble représente des colonnes brisées. Lesoj larges occupent le tronc , où ils forment desparois de cavité ouvertes. Les os courts sont placés dans la colonne vertébrale, dans la main et dans le pied, où ils constituent des parties solides et mobiles. Les os mixtes, comme l'occipital, le sphénoïde, le temporal , le coxal , etc., sont ceux qui participent des caractères de plusieurs genres.

Ou remarque à la surface des os, des émracnces et des cavités très variées. Parmi ces éminences, on distingue les apophyses qu'on partage en articulaires et en non articulaires. Celles de cette dernière espèce se subdivisent en trois genres, les unes, longues et saillantes, sont appelées branches, apophyses proprement dites; les autres, plus courtes et plus épaisses, portent le nom de protubérances, de tubé-

> Pour éviter aux élèves des recherches multipliées, je placerai en tète de chaque organe ou de. ebaque groupe d'organes , le nn de la page où sa préparation est indiquée.

120 ANATOMIE DfcSC illJ'TtVE.

rosit<fs et de tubercules ; les autres, allongées, étroites et peu saillantes, sont connues sous la dénomination de crêtes et de lignes. Les apophyses articulaires ont reçu Je nom de têtes , lorsqu'elles sont sphcroïdalcs ; de concil ies , lorsqu'elles sont plus larges dans un sens que dans un autre; la partie îétréciequi les soutientaété nommée col: on lesappelle encore dentelures, racines , quand elles serveut aux articulations immobiles.

Les cavités des os sont divisées, comme les éminenecs, en articulaires et en non articulaires. Celles-ci forment l\ leur tour deux classes, les cavités traversant l'épaisseur des os, et celles qui ne la traversent pas. Dans la dernière sont comprises les fosses, les fossettes, les impressions digitales, qui ont une entrée élargie dans tous les sens ; les sinus dont le fond est évase, rentrée étroite, et l'intérieur tapisse par une membrane muqueuse; les cellules, partagées en plusieurs loges; les sillons , les gouttières , les méats , les rainures , les coulisses, qui sont allongés, étroits, plus ou moins profonds. Lorsque les cavités de cette dernière sorte se rencontrent sur le bord des os, on leur donne le nom d'incisttres ou iVéchancrures.

Dans la seconde classe, on trouve les fentes ou fissures , les trous , qui suivent le trajet le plus court à travers un os mince; les canaux, les conduits , qui parcourent un trajet plus long et diversement contourné.

Les cavités articulaires sont nommées cofyfoïdcs , lorsqu'elles sont hémisphériques et profondes ; glc'noidcs, quand elles sont larges et peu profondes; facettes, si elles sont presque planes ; alvéoles, lorsqu'elles sont coniques et profondes.

On trouve encore dans l'épaisseur des os du crâne et dos vertèbres, des canaux veineux, qui ont été très bien décrits par M. ("haussier. Pour faciliter l'étude de ces emmenées et de ces cavités, nous allons donner ci-après les deux tableaux t'e M. H. Cloquet. Le premier embrasse toutes les apophyses, Je second toutes les cavités.

OSTEOLOGIE ET SYNDESM. GENERALITES.

. . Tiitê , qui sanl A peu préshémisplie

l mobile* : ce sont » riques.

/ tes } CondjUê . qui sont plui larges dan* uo

. * tcn* que dan» le* autre*,

f immobile*: on lea nomme Engrtnureê, Dentêlure* . ou l Racine».

d'apre* leur for le.

d'orabrcui dont elle» mul liplirot le* point* d'alta die : on le*

EmpreinttÊ ; éminenee* inégale*, peu prononcée* , étendues en largeur , formée» d'un frand nombre <le pe til» tubercule» tre» rapproche*, et té pares par de légers enfoncement.

Lifne» ; emmener* inégale», peu saillante» . mai« étendue» en largeur.

CriUê ; éminenee» analogues aui ligne», mai» liste» cl plu» marquée».

Boe»e* , quand elles «ont arrondie»,

laritr» et li»»e».

Prvtuberanrei el Tubéroeilét . *i elle*

•ont arrondir* el rugueuse*.

Apopkj»** i

[d'après le auiquel

faoot dcslî oec» à

/ Apophjttê épiMuui, ou en for I pinr.

»• corp* 1 $tjloHs$ . ou en forme de *t • on le* J — loraeoiét* , ou en forme de i | l — *■

stylet, bec de

e or beau.

od*»itoid4$ , ou en forme de denl.

ma$1oi*Ui . ou en forme de mamelon.

Tnckanltr* , ou qui font tourner.

Orbileirt» , rte. , ou qui appartien

nent à l'orbite, etc.

Apophjti» montantti.

— r»rf/>4i/#».

— Iranirerte».

— mpiritureê , eic.

primitif, rt ou

d'après leur»

usage* ,

d'aprè* leur direction et leur •ituaiion relative ,

la réfleiion de certains tendon* qui te détient de leur trajet | le» nomme Apopkjw i» réflexion. (

nt à de» rreu*. qui eatftenl sur la surface 6> quelque* organe*, el on les Apopkjte* ôfimprttiion.

Les os offrent aussi à leur superficie des cavités de différentes sortes, qu'on a coutume de caractériser ainsi :

Colyloldeê . quand elle» ton!

f"«eii>'i

artieulairet , el on les appelle

de rértpiian . qui »ont de*

à'inâtriirm , qui roi il des

de gliêitmenl

sape de* tendons.

Glénuidtt . quand elle» »ont larges et peu c»»e*.

quand elle* sont creutéet en poulies.

Faeettet, quand elle* «ont presque plane*.

vroltt , quand elle» sont conique*.

Fouet ou Ffittlt» , »i l'entrée eM pin» l;:rpe que le fond.

i Sinu* (il. »• elle est plut élroile. \ Emprunte» , quand elle* sont large*, iné- •» gale» , peu profondes.

à lluinurtt , quand elle» *onl étendues en V longueur, nommées au»>i Coulitit» : elle* servent au pa*

*■ concave*.

I Trœhlrti ,

\ forme de

{Fat Ah Fo*

non anifulai-

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