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DE» MEMBRES EN GENERAL

Les membres sont destinés à mettre le corps eu rapport, avec les objets extérieurs. Plusieurs anatomistes les ont considérés comme des apophyses transverses prolongées. Us «ont au nombre de quatre, savoir : les thoraciques et les abdominaux. Leur longueur est à peu près la même, quand le pied est articulé à angle droit avec la jambe. Les membres ont beaucoup d'analogie entr'eux. Us ont en effet une forme générale 5 tous représentent une pyramide qui appuie sur le tronc, et dont le sommet est à l'extrémité libre. Le nombre des sections est le même <\an& chaque membre. Comparés un à un, les rapports deviennent très frappants* c'est, ainsi par exemple, que les os de l'épaule et ceux de la hanche ont de très grandes analogies. L'épaule est néanmoins formée de deux os, mais cette remarque a peu de valeur , lorsqu'on se rappelle que la hanche étaitprimitivement composée de trois os, nombre qui existait pareillement dans les premiers temps de la formation de l'épaule. La première section du membre inférieur offre une partie plate , portion supérieure de l'os iliaque, semblable à celle queprésente l'omoplate* L'épine est l'analogue du bord antérieur, et les muscles qui s'v insèrent ont la même disposition. La cavité glénoïde se rapproche aussi de la cavité cotyloïde. Le trou obturateur résultant de la réunion de l'ischion et du' pubis, semble, au premier abord, établir une différence sensible, mais elle est en effet peu de chose, lorsqu'on sait que l'omoplate a supérieurement uuc échancrure,qui se trouve convertie en trou par un ligament.

La deuxième section des membres, offre encore une assci grande ressemblance : elle est également pourvue de têtes et d'éminences, auxquelles viennent s'insérer des muscles rotateurs. Le corps des os est tordu, et les extrémités inférieures ont des condyles séparés par une gorge ou poulie.

L'avant-bras et la jambe sont réunis à leurs extrémités supérieures et inférieures; ils sont rapprochés à leur partie moyenne par une membrane in ter-osseuse; mais, d'après un examen plus rigoureux, il est difficile de dire si le péroné est l'analogue du radius, et le cubitus du tibia. Il est évideut, qu'en haut, le cubitus et le tibia formeut toute l'articulation,

OSTEOLOG1E ET SYNDESM. MEMBRES EN CLNlîlVAL. *35

mais en bas, le cubitus u 'entre plus daus l'articulation comme le tibia ; il y a donc analogie entre les extrémités supérieures, surtout si on considère l'olécrâne comme l'analogue de la rotule, similitude palpable. En bas, au contraire , le radius et le tibia ont les plus grands rapports. Au reste, la plupart des anatomistes regardent le radius comme l'analogue du péroné et le cubitus comme celui du tibia ; cette opinion est cependant contraire à celle de M. de Blainville.

Le pied et la main présentent aussi de la ressemblance. Ces deux parties ont une régiou dorsale convexe, une région plantaire concave pour loger les vaisseaux et nerf*, deux extrémités et deux bords. On trouve qne le carpe a huit os et le tarse sept ; mais , à la rigueur, le nombre y est le même, puisqu'il se développe un os sésamoïde dans le tendon du muscle long péronnier latéral. L'analogie est frappaute entre les os du métacarpe et ceux du métatarse.

Les phalanges ont encore de nombreux points de contact; leur volume et leur longueur établissent la différence.

Les articulation» nous offrent des analogies semblables. La tête du fémur et celle de l'humérus constituent de véritables éiiarthroses, dont les mouvements sont presque les mêmes. Les articulations du coude et du genou sont des ginglymes angulaires parfaits; le poignet et la partie inférieure de la jambe doivent encore être considérés comme des ginglymes j mais les mouvements, bornés à l'extension et à la flexion dans l'articulation tibio-tarsienne, sont accrus dans l'articulation radio-carpienne , 6>un mouvement de latéralité. Les articulations des os du carpe, du métacarpe et des phalanges se rapprochent aussi beaucoup de celles du tarse, du métatarse et des orteils.

Mais si les ressemblances sont aussi nombreuses, les différences sont assez considérables pour mériter d'être signalées: elles sont généralement moins grandes, et se rapportent toutes à la différence de destination. Les membres abdominaux ont évidemment pour but de soutenir le poids du corps et de servir à la locomotion ; les supérieurs sont uniquement destinés à la préhension. Les différences devront donc aussi porter sur la mobilité ; aussi est-elle beaucoup plus grande supérieurement, tandis que la solidité se remarque plus particulièrement en bas.

'l3G JTiATOMIK DKSCMPTIVE.

L'humérus et le fémur diffèrent pour ht longueur, le volume et le développement des parties : les condyles , les poulies ne sont plus les mômes, et les cav ités de l'humérus ne sout plus celles qu'on observe au fémur.

Si l'on poursuit l'examen de ces différences , on remarque à la partie supérieure du cubitus une cavité pour le roulement de la tète du radius, qu'on ne rencontre pas dans le tibia. La partie inférieure du radius offre , à son tour, une cavité pour le mouvement du cubitus, cavité qui n'existe point dans le péroné; de cette disposition résultent danslc membre supérieur des mouvements de pronation etdc supination impossibles dans le membre inférieur. Les extrémités inférieures l'emportent en volume et en longueur sur les os de l'avant-bras.

Le carpe et le tarse offrent en avant quatrcosdont l'arrangement est le même ; en arrière, les osdu tarse sont places les uns au-dessus des autres, tandis que dans le carpe ils sont situés sur un plan horizontal. Le volume des os de cette partie de laquatrième section du membre supérieur, estaussi moins considérable que celui des os delà section correspondante du membre inférieur. L'os sésamoïde du tarse a bien quelque rapport avec le pisiformedu carpe, mais cette analogie cesse d'elle-même, si le pisiforme est véritablement l'analogue du calcanéum, comme il est facile de s'en convaincre dans l'anatomie comparée des animaux. Ainsi le singe, qui marche sur ses quatre pattes, a le pisiforme énorme ; et à mesure que l'on descend dans l'échelle des êtres, on voit cet os augmenter de volume, et finir par prendre la forme du talon.

Le métatarse est aussi plus considérable que le métacarpe, etlessaillcs osseuses y sont également plus développées; quant aux phalanges, celles des doigts se distinguent de celles des orteils par un volume et une longueur plus grandes.

Le développement général des membres présente quelques considérations importantes. Avant vingt jours de vie intra-utérine, on ne découvre point de membres; maison aperçoit une masse gélatineuse ovoïde. Bientôt on voit paraître sur les parties latérales de cette masse, des points noirs, qui sont les indices des membres supérieurs et inférieurs; les thoraciques se montrent un peu avaut les pelviens; aussi a l'époque de la naissance sont-ils plus développés, ce q**1

OSTEOI.Or.IE ET SYNDESM. OS HYOÏDE.

était en rapport avec le genre de nourriture de l'enfant et avec sou mode de station. Chose remarquable, la main et le pied sont les premières parties développées, et ce n'est qu'après leur apparition que se montrent successivement l'avantbras et la jambe, le bras et la cuisse. L'épaule et la hanche paraissent beaucoup plus tard; de sorte qu'il est vrai de dire que les membres semblent végéter de leur extrémité libre, vers leur point d'appui.

11 n'ya donc plus lieu d'être surpris si des fœtus sont venus au monde avec les pieds et les mains accolés sur les parties latérales du tronc; parce que, suivant que le développement se sera plus ou moins arrêté , ou verra seulement le pied , puis le pied et la jambe, puis ces trois parties. 11 en sera de môme pour le membre supérieur.

A la naissance, les membres supérieurs sont plus longs que les inférieurs. Chez le foetus, ils descendent presque jusqu'à la partie inférieure de la cuisse, ils ont alors beaucoup de ressemblance avec ceux du singe. Apres la naissance, ils reviennent au type normal. Les variétés individuelles établissent d'assez mandes différences. 11 est deshommes qui ont les membres inférieurs très courts, d'autres qui les ont très longs. Plusieurs ont les membres supérieurs très longs, il en estd'autres, au contraire, qui les ont très courts.

Les sexes produisent aussi quelques différences. Ainsi , chez les hommes, les membres inférieurs ont la moitié de la hauteur totale du corps , taudis que chez la femme le tronc est comparativement moins long que les membres abdominaux.

de l'os hyoïde

Cet os appartient à l'appareil vocal, mais plus particulièrement à l'appareil lingual. Il forme un arc dont la convexité regarde en avant. 11 est situé derrière et au-dessous de la mâchoire inférieure, à la base de la langue, à la partie supé-

» L'os hyoïde se trouvant tout-a-fait détaché du squelette , nous avons cru qu'il ^convenait de Je décrire maintenant , à cause du grand nombre de muscles qui s'y implantent, plutôt que d'en renvoyer la description à l'appareil lingual, auquel i! appartient véritablement.

1$8 AICA70MIE DESCRIPTIVE.

rieure du col. On le distingue en corps et en cornes, au

nombre de quatre.

Corps. Placé transversalement, présentant en avant une

face convexe sur laquelle on remarque une éminence }

donnant attache à un certain nombre de muscles par sa

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