II I
petites dents fortes dents
rayons branchiaux
bites , on n'en coinpte , de chaque côté , que trois, fixés à la seule pièce sternale supérieure. Dans d'autres espèces , le nombre trois se répète pour la pièce sternale supérieure et la pièce tergale inférieure de la corne de T'hyoïde , ce qui donne alors six rayons de chaque côté , comme dans le Synodus; ou bien le nombre trois se répète deux fois à chaque pièce , d'où résultent douze rayons , comme dans VAinia. Le nombre de ces rayons peut s'élever ainsi , par l'adjonction de rapports numériques divers, jusqu'à quatorze {Esox) ou trente {Elops ) ; ils peuvent même offrir des rapports qui ne soient pas purs , comme lorsqu'on en compte sept {Scorpœna porcus) , ou onze {Salmo saîar). Du reste , ils sont ordinairement plus forts loi^sque l'hyoïde ne porte point de dents ( Cyprinus ) , et plus faibles dans le cas contraire {Esox) (1).
DXXX. J'ai démontré plus haut que , parmi les rayonnements d'une protovertèbre, outre les latéraux, il tend encore à s'en produire d'impairs , supérieurs et inférieurs. Ces formations ne peuvent pas non plus manquer ici ; loin de là même , quand on trouve au moins un rayonnement impair inférieur, il fournit une nouvelle preuve de l'antagonisme enti^e le splanchnosquelette et le névrosquelette , celui-ci n'ofïrant que rarement des rayonnements impairs supérieurs ( nageoires céphaliques , S DIV ) , mais n'en portant jamais d'inférieurs.
On doit considérer comme rayonnement impair inférieur de la première splanchno-
(I) J'ai déjà fait voir précédemment qu'on ne peut admettre l'opinion de Geoffroy Saint- Hilaire , qui regarde ces rayons comme correspondant aux cartilages costaux du sternum.
GOO
SQUELETTE DES POISSONS
côlCj Tos qii'Oken appelle petZ/m/e de l'hyoïde et Rosenthal sternum. Cet os naît ordinairement, par deux racines , des pièces sternales antérieures des cornes de l'hyoïde ou de leur corps vertébral , et conserve absolument le même type que les rayons de la membrane branchiostége , en sorte que souvent ( par exemple dans les Cyprins) il semble être produit par la soudure de deux rayons de cette membrane (pi. xxix, fig. ni, k**). Généralement il se dirige fortement en arrière. Lorsque les rayons de la membrane branchiostcge manquent, par exemple dans VAcipenser, on ne rencontre pas non plus cet os , que nous devons considérer comme le dernier développement du splanchnosquelette.