C. Dermatosquelette
DCXIII. Le dermatosquelette de ces reptiles , les plus inférieurs de tous , n'est que ti'ès-faiblement développé , comme dans les derniers Poissons. Un épidémie corné trèsfin envelopi>e le corps , sans former ni anneaux protovertèbraux , ni écailles, ni aucun rayonnement , comme poils , épines , ou autres semblables.
Deux seules circonstances méritent donc d'être signalées à cet égard :
1° De môme que , dans les Poissons apodes, la peau seule formait , sans que le névrosquelette y prît part , des plis d'où résultent les nageoires dorsale, anale et caudale, de même aussi plusieurs Reptiles branchies , tels que le Protée , les Tritons et en général les têtards, offrent des nageoires qui ne sont que de simples replis cutanés.
2° De même que l'épiderme des Poissons , et surtout des Apodes, se rapprochait déjà beaucoup de l'épithélion du splanchnosquelette , par sa mollesse et son enduit muqueux, de même aussi cette propriété est extrêmement prononcée dans un genre de Reptiles branchies , dans les Pipa , où la peau du dos forme des cellules qui , semblables à un viscère sexuel , servent au séjour et au développement des petits.
ARTICLE II
REPTILES ABRANCHES.
1. Reptiles abranches chez lesquels la formation de membres 'pairs se rapporte uniquement à la tète.
k. NÉVROSQUELETTE.