‹ Traité élémentaire d'anatomie comparéeChapitre 310 sur 318 · VI.V.. 1 IV. 3. I III. 2. I II. I . I 1. 1. 11 1 1 I t · texte numérisé non relu

VI.V.. 1 IV. 3. I III. 2. I II. I . I 1. 1. 11 1 1 I t

D'où il résulte encore une fois très-clairement que chaque vertèbre céphalique représente primordialement et en puissance trois vertèbres rachidiennes ; de sorte que nous obtiendrions 30 vertèbres du tronc, et 3x10 = 30 vertèbres de la tête , par conséquent en tout 60 vertèbres.

DCCCCXXXIX. Cette trialité qui réside primordialement dans chaque vertèbre céphalique , explique certains développements importants de parties primaires , par exemple la division en trois du segment postérieur de la première intervertèbre , qui s'annonce par les trois canaux demi-circulaires de l'organe auditif. Cependant on peut aller plus loin encore , et soutenir que chaque vertèbre céphalique , précisément parce qu'elle fait partie d'une formation supérieure , doit avoir en elle l'aptitude à se diviser eu trois; de sorte que nous devrions avoir en puissance 6x10 = 60 vertèbres céphaliques. Or, plusieurs faits démontrent que ce nombre six influe réellement quelquefois sur des formations naturelles ; telles sont , par exemple , la présence de six arcs vertébraux internes ou splanchnovertébraux sous la première intervertèbre , et les six dents de chaque arc costal de la seconde vertèbre faciale ( mâchoire supérieure).

DCCCCXL. Mais la simplicité des rapports dans les premières formes du squelette osseux se manifeste encore par cette circonstance que les formations plus particulièrement essentielles à chaque segment du corps doivent être le résultat d'un développement qui a lieu de très-bonne heure et avec une grande énergie. Ainsi ce motif fait que , dans l'origine , à la tête , les deutovertèbres les plus développées , c'est-à-dire les arcs vertébraux crâniens , ont un volume égal à celui que présentent, au tronc, les arcs proto vertébraux le plus développés , c'est-à-dire les côtes.

DGCCCXLl. Enfin la simplicité des formations squelettiques à leur début s'exprime aussi par lisolement de parties essentiellement différentes , par le développement uniforme de parties essentiellement semblables.

Quant au premier point , l'isolement de parties matériellement différentes, j'ai déjà dit que c'était précisément la fusion de parties squelettiques distinctes dans l'origine qui rendait si difficile de bien saisir la construction de l'ensemble du squelette. Mais, dans l'embryon, toutes les vertèbres, tant primaires que secondaires , sont manifestement séparées les unes des autres, tandis que, plus tard, par exemple les corps des trois vertèbres crâniennes se soudent ensemble, ainsi qu'avec l'arc de la première vertèbre crânienne, d'où résulte la masse si difficile à concevoir à laquelle on donne le nom d'os basilaire , et qui se compose de l'occipital et du sphénoïde. De même, en ce qui concerne les arcs protovertébraux primaires , la mâchoire supérieure et l'intermâchoire ( les côtes de la seconde et de la troisième vertèbre faciale) sont soudées ensemble chez Thomme adulte. La même chose arrive aux pièces de l'arc protovertébral pom' l'extrémité postérieure , les os du bassin , etc. , tandis que toutes ces pièces sont séparées , par conséquent aussi plus simples et plus faciles à compi'endre , dans les premiers moments de leur formation.

DCCCCXLll. Quant au second point , le développement d'abord uniforme de parties essenliellement semblables^ il faut ranger ici jusqu'à l'égalité primitive du volume de la tête et du tronc. On doit y rapporter encore le développement d'abord uniforme des vertèbres et des membres. A l'égard de la co-

OSSIFICATION PATHOLOGIQUE

lonne vertébrale racliiclienne , sa division primitivement uniforme en 33 vertèbres (ou plutôt en 30 , attendu que les trois dernières caudales doivent être considérées comme n'existant point encore dans le principe ) , est à proprement parler l'échelle qui sert à déterminer l'étendue des diverses parties de l'organisme (1). II faut également ranger ici la ressemblance des deux paires de membres du tronc , quant au temps de l'apparition et à la forme ; car la plus grande analogie règne entre eux à la première époque de leur développement.

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