NERF GRAND SYMPATHIQUE
Le grand sympathique des Oiseaux est également placé des deux côtés de la colonne vertébrale entière. A chaque vertèbre il offre un ganglion , très-prononcé surtout dans la cavité pectorale , qui est uni à chacun des ganglions voisins par un double filet, de même qu'il arrive aux ganglions de la chaîne ganglionnaire des animaux inférieurs , et qui souvent envoie des ramifications très-nombreuses aux vaisseaux et viscères du voisinage , de même qu'il en donne constamment un au nerf rachidien le plus rapproché de lui. Cette chaîne de ganglions est surtout remarquable au cou des Oiseaux , où elle se trouve logée , de chaque côté , dans le canal formé par les apophyses transverses des vertèbres; mais, ce que j'ai vu d'une manière bien sensible dans un grand Faucon, à la partie supérieure , là où le canal se termine sur
(2) Ces nerfs optiques offrent donc encore, comme ceux de quelques Poissons ( § 99 ) , un plissem£nt analogue à celui d'une feuille d'éventail fermée, qui explique , suivant toutes les probahilités , le prolongement de la pie-mère , sortant du nerf optique , que nous signalerons plus tard dans l'œil des Oiseaux.
SYSTÈME NERVEUX
la troisième vertèbre cervicale , la chaîne elle-même cesse par mi filet délié , qui se contom^ne en dehors , et qui s'anastomose avec la paire vague , comme aussi , d'après Cuvier, avec la cinquième et la sixième. Du reste , soit au cou , soit au sacrum et au coccyx des Oiseaux , la connexion entre les ganglions n'a lieu qu'au moyen de commissures simples, et Weber (1) a pu suivre encore sur le coccyx lui-même de l'Oie, quatre paires de ganglions , dont la dernière se confondait presque en un seul renflement.