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précédente , garnie de dents aussi , et placée immédiatement derrière elle (par exemple dans les Coluber et Boa , fig. xvi , vi g , v g , IV g) Les serpents venimeux se distinguent par la brièveté et la mobilité de la paire maxillaire supérieure ( fig. xvn , v g) , tandis que l'intermâchoire et les os palatins (ivg) se comportent presque comme chez les précédents. Celui qui s'écarte le plus est le Typhlops, chez qui l'intermâchoire et lamâchoire supérieure contribuent aussi à former la vésicule des os de la face , et où les os palatins se développent sous la forme de petits osselets mobiles et dentés , qui s'unissent avec l'os carré simple , par le moyen de branches osseuses longues et grêles. De même aussi le squelettte des os maxillaires , palatins et carrés des Orvets diffère beaucoup de celui des Serpents proprement dits , par une plus grande solidité des connexions et par une conformation tout-à-fait semblable à celle des Serpents proprement dits.
Parmi les membres céphaliques , nous n'avons à mentionner que la mâchoire inférieure , dont les moitiés longues et grêles se font surtout remarquer par leur séparation complète chez les vrais Serpents , car elles ne sont pas soudées soHdement ensemble , comme il arrive dans tous les autres Céphalozoaires, mais elles sont unies par un ligament dont l'extensibilité permet que la bouche de ces animaux se dilate à un point extraordinaire ( fig. xvi , xvn , 1 , h ). Les deux moitiés sont , au contraire , soudées dans les Orvets , comme chez les Sauriens. Derrière l'articulation de la mâchoire inférieure , on voit souvent saillir une apophyse (fig. xvn, 1 , y ) , qui a la signification d'os calcanien de ce membre.
Splanchnosquelette. Au tronc , les répétitions annulaires du squelette branchial se développent pour la première fois avec une évidence parfaite , et en grand nombre , autour de la trachée-artère , qui acquiert maintenant plus de longueur ; elles produisent les cartilages trachéens annulaires , constituent une colonne d'anneaux cartilagineux , dont ceux de devant, plus grands que les autres , forment lelarynx, detellesorte, cependant, qu'il n'y a que le postérieur d'entre ces derniers qui conserve la forme d'anneau complet , tandis que l'antérieur se partage en un car-
tilage thyroïde triangulaire et en petits cartilages aryténoïdes. En arrière , la colonne des anneaux cartilagineux demeure simple chez les Serpents proprement dits ; mais , dans l'Orvet , elle se partage en deux portions destinées au poumon droit et au gauche.
La portion céphalique de ce squelette , au lieu de l'appareil branchial si compliqué des Poissons , n'offre plus que l'hyoïde , forme de deux filets cartilagineux unis en devant , et dont la longueur est égale à celle de la trachée-artère elle-même dans les Serpents proprement dits , tandis qu'elle est très-peu considérable dans les Orvets. L'hyoïde de la Cécilie conserve encore , pendant toute la vie , trois paires d'arcs branchiaux , qu'on rencontre aussi dans les embryons de Serpents.
Les articles unguéaux du splanchnosquelette ressemblent^ en général , parfaitement aux dents coniques et pointues des Poissons. Ils se développent dans la membrane muqueuse de la bouche , et s'enracinent peu à peu dans l'intermâchoire , la mâchoire supérieure , le palais et la mâchoire inférieure. Les Serpents venimeux , chez lesquels il n'y a d'ailleurs point de dents à l'intermâchoire , sont surtout remarquables par leurs crochets à venin , sortes de dents plissées longitudinalement sur elles-mêmes , de manière à former un canal. Ces crochets s'implantent dans la mâchoire supérieure , et ils se développent les uns après les autres. Chez le Typhlops , on ne trouve que quelques petites dents à l'os du palais.
DermatosqueleUe. Les serpents à peau visqueuse ( Cœcilia ) sont privés d'écaillés , ou du moins n'en offrent que de faibles vestiges. Chez les Amphisbènes , les plaques cornées annulaires (protovertèbres ) embrassent le corps ( de même que chez les Loricaria , parmi les Poissons). Dans les autres Serpents , il ne reste ordinairement que les moitiés inférieures de ces protovertèbres , représentées i)ar les plaques ventrales , tandis que le côté tergal du corps est couvert d'écaillés plus petites et disposées par rangées.
Le tégument écailleux est toujours revêtu en outre d'un mince épiderme corné , qui se détache et se renouvelle régulièrement.
Le dermatosqiielette est surtout remarquable à la queue des Serpents à sonnettes.
Sur les trois dernières vertèbres , qui sont oblitérées , et qui, au lieu d'être couvertes de muscles , le soiït seulement d'une masse adipeuse et albumineuse, il se forme des anneaux cornés , à l'époque du développement de chacun desquels les précédents se détachent et se rejettent en arrière , sans cependant tomber. De là résulte une série de dix à quarante anneaux dermatosquelettiques , en forme de grelots, lâchement emboîtés les uns dans les autres , qui dépassent de beaucoup l'extrémité du névrosquelette (pi. xi,