‹ Traité élémentaire d'anatomie comparée, suivi de recherches d'anatomie philosophique ou transcendante sur les parties primaires du système nerveux et du squelette intérieur et extérieur (volume 2)Chapitre 127 sur 129 · OSSIFICATION PATHOLOGIQUE · texte numérisé non relu

OSSIFICATION PATHOLOGIQUE

fréquemment de leur nombre normal quatre ; les vertèbres sacrées sont dans le même cas ; les lombaires et les thoraciques " s’y trouvent déjà moins , et les cervicales sont celles dont le nombre varie le moins souvent ; on ne connaît pas un seul exemple d’excès, ou de diminution du nombre des vertèbres céphaliques chez des individus aptes à vivre , même parmi les animaux, quoiqu’il arrive parfois que quelques unes de leurs parties prennent un développement exagéré , ou que d’autres se réduisent à une petitesse extraordinaire. On peut donc trèsbien déjà , d’après ces différences , juger du degré de dignité des diverses régions de la colonne vertébrale. De même la fréquence avec laquelle varient les arcs protovertébraux et les colonnes tritovertébrales des membres annonce très-positivement que ces parties sont d’un rang inférieur aux deutovertèbres, dont le nombre est moins sujet à varier.

II. Formations pathologiques de la colonne deutovertébrale tergale et de la colonne tritovertèbrale ventrale.

DCCCGXLVIII. Les anomalies qu’il importe d’abord d’examiner sous ce rapport , sont les scissions qu’on observe quelquefois à la colonne vertébrale dorsale, tant en haut, où elle se divise en deux colonnes vertébrales céphaliques, qu’en bas, où elle se divise en deux colonnes vertébrales sacrées. En effet , la colonne deutovertébrale se comporte alors d’une manière telle que , par suite d’une exubérance excessive , elle retombe dans les conditions des colonnes vertébrales de membres.

DCGCCXLIX. Un autre cas très-remarquable est la multiplication de colonnes deutovertébrales à la circonférence d’une seule et même protovertèbre, qui seulement s’est parfois agrandie davantage. Si l’pn jette les yeux sur la pl. xxn , fig. xv, et qu’on se rappelle les motifs pour lesquels la formation de colonnes deutovertébrales est possible sur quatre points au pourtour de la protovertèbre, il devient évident aussi que des deutovertèbres parfaites peuvent se développer en deux points situés vis-à-vis l’un de l’autre de la protovertèbre ; que par conséquent un rachis postérieur et un rachis antérieur peuvent se former sur toute la longueur de la colonne protover-

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