‹ Traité élémentaire d'anatomie comparée, suivi de recherches d'anatomie philosophique ou transcendante sur les parties primaires du système nerveux et du squelette intérieur et extérieur (volume 2)Chapitre 41 sur 129 · N SUBSTANCE TESTACÉE. SUBSTANCE OSSEUSE · texte numérisé non relu

N SUBSTANCE TESTACÉE. SUBSTANCE OSSEUSE

A l’occasion de cet aperçu , qu’il me soit permis de fixer encore l’attention du lecteur sur trois points:

i° Il n’est pas sans importance ,pour la nature de la substance du squelette , que les parties terreuses qui en opèrent l’endurcissement, soient acidifiées. En effet, cette circonstance rattache les os ou le test à d’autres substances excrémentitieîies (exhalation pulmonaire, urine, sueur) , qui sont, toutes acidifiées, tandis que les sécrétions relatives à la vie intérieure sont de nature alcaline. Or, il ne faut pas de grands efforts pour concevoir que cèttë analogie se rallie étroitement à la signification du squelette, qui est destiné à limiter, qui, par conséquent, est devenu extérieur, en un mot ,

- pour apercevoir que la formation de la substance testacée et de la substance osseuse rentre immédiatement dans la classe des excrétions. Cette remarque conduit sans doute à rechercher la cause qui fait que l’acidification en génè- Val est destinée aux excrétions, Mais elle nous jette ainsi dans Je champ

IGo DivEP.siss PonMks dü squelettË.

tique a été la séparation établie entre le corps entier de l’animal et le monde extérieur , d’abord par coagulation de la substance animale morte , sous la forme de peau et d edermatosquelette. C’est là la première et par conséquent la plus inférieure des formes du squelette , qui , dans les degrés les plus, élevés de la forme animale, doit de nouveau se réduire presque, à une simple peau. Elle, a pour caractères, sous le point de vue de sa formation , de devoir naissance à la pétrification et

d’une chimie philosophique qui n’est encore aujourd’hui qu’en germe, parce qu’on n’a point eu jusqu’à présent égard aux divers degrés de dignité des substances et des combinaisons chimiques. Tout ce qu’il est donc permis de dire à cet égard, c’est que, relativement à la réaction de l’individualité organique et de la totalité cosmique , cette organisation nous apparaît comme une subordination de la substance organique à l'atmosphère caractérisée par l’oxigèue , subordination qui, sous l’influence du monde extérieur, doit avoir pour conséquence une cessation de la vie individuelle intérieure, l’exhalation ou le rejet de la substance acidifiée.

2“ Nous devons avoir égard à la diversité de l’acidification et à la signification de cette diversité. En effet, nous voyons que quand la chaux, propre à l’animal comme élément alcalin , se trouve rejetée tout entière vers la limite du monde extérieur, sous la forme de dermatosquelette terreux, de test, elle est comme soumise et saturée par l’acide carbonique, qui appartient en propre à la nature extérieure, mais surtout au règne végétal, tandis que, quand elle sépare les parties animales les plus supérieures , on les masses nerveuses centrales , du reste de l’organisme , elle doit apparaître pénétrée et saturée d’acidè phosphorique, attendu que le phosphore étant la partie caractéristique des nerfs et notamment de la substance cérébrale , les matières excrémentitielles des masses nerveuses centrales doivent être caractérisées surtout par l’acide phosphorique.

3° La considération de ces trois substances squelettiques essentiellement différentes, cartilage, corne et masse calcaire testacée ou osseuse, fournit' nn résultat intéressant par rapport aux élémens essentiels de la nature en général , car si l’on doit considérer la vie intérieure de l’animal et spéciale-ment sa vie nerveuse comme ayant de l’affinité avec les forces électro-magnétiques , avec le principe du feu, et si cette vie intérieure se sépare, par la formation squelettique, de la vie extérieure, c’est-à dire des autres élémens, air, eau et terre, il est digne de remarque que, dans ces trois, différens moyens de délimitation , qui , comme tels , doivent être en partie, aussi subordonnés à l’élément contre lequel ils servent de limite, les trois élémens eux-mêmes se répètent, savoir, l’air dans la corne, l’eau dans le cartilage , la terre dans l’os et le test calcaire.

diverses dormes du squelette. ioi

à la coagulation (cristallisation) de liquides exhalés (§ CVIII, CIX , CX) ; sous celui de son accroissement , de ne faire que s’agrandir par des additions du dehors, soit qu’elle persiste toujours, soit qu’elle ne dure qu’un certain laps de temps, au bout duquel elle tombe pour se reproduire de nouveau (§ CXII) ; sous celui de sa substance , de consister en cartilage , en sub; stance terreuse testacée , et tout au plus en substance cornée, attendu que les formations cutanées des animaux supérieurs sont entourées d’air ( § CXIII).

/ CXYI. La seconde forme de squelette est la séparation éta • blie entre le corps et les élémens qui pénètrent dans son inté= rieur , ou le splanchnosqueléUe. Celui-ci répète en lui-même le type du dermatosquelette. De même que ce dernier , il occupe un rang subordonné à l’égard, tant de sa formation, que de son accroissement et de sa substance. Cependant il est déjà susceptible , chez les animaux supérieurs, de se former par un dépôt terreux dans des parties molles , de croître par un renouvellement continuel de ses matériaux, et de développer une véritable substance osseuse. Quoiqu’il en soit, il est caractérisé dans les animaux supérieurs par le cartilage , comme le dermatosquelette l’est également là par la corne , et ce phénomène tient à la même cause précisément, c’est-à-dire que les milieux qui entourent le splanchnosquelette sont les liquides qui pénètrent dans le corps.

Enfin le névrosquelette, ou le véritable squelette, étant celui des trois qui a la signification la plus relevée , est aussi celui qui offre le plus haut type dans sa formation, son accroissement et sa composition. Il naît par un dépôt terreux dans l’intérieur d’organes cartilagineux et vasculaires (§ cxi), il est assujetti à un renouvellement continuel de ses matériaux (§ CXII) , et il est absolument formé de véritable substance osseuse (§ CXIII ) (1).

(r) En voyant ici comment les trois principales formes dn squelette sont caractérisées par la diversité de leur substance, de leur formation, de leur accroissement, de leurs rapports avec d’autres organes, et en remarquant , -comme jious le ferons plus tard, que chacun de ces squelettes a un type particulier pour ses formes, nous nous trouvons avoir entre les mains les moyens de distinguer lesdifférens squelettes dans les diverses formes du règne

ARTICLE III

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