SPERME OU LIQUIDE OVARÏQUE
TESTICULES OU OVAIRES répétant en eux l’opposition de la splière respiratoire et digestive de la vie végétale individuelle.
respiration — digesti
Vessie et Peins. Intestin sexuel ( pviducte , trompe , matrice , vagin , prostate, urètre').
i54 Application de la construction géométrique.
uxqùelles
il. Tète) ” .
tes cinq divisions du corps, végétatif , comme corps respiratoire (a) , digestif (2) et sexuel (1).» se . répètent dans la tête , par cinq régions céphaliques correspondent dix vertèbres céphaliques :
3 Grâniennes ,
4 Intermédiaires ,
3 Faciales.
Moitié animale du corps.
TIte/
II. Coi).. III. Poitrine. IV. Epigastre. V. Hïpogastre. VI. Bassin.1
Comme la tête répèteacs’âivisions du corps, végétatif, de même le corps, végétatif répète , et dans chacune, de scs divisions > la division sénairo delà masse nerveuse centrale, par les renfletnens de la moelle épinière pour les 3o paires dc.nc.-fs raclnd.ens et vertèbres rachidiennes. La moelle épinière prédomine sur ces organes végétatifs, dans le tronc, de même que les organes végétatifs de la respiration , de l’intesUn et des vaisseaux, prédominent parmi les parties animales de la tête.
Moitié végétative du corps.
Tronc.
Contenant , sous le rapport animal , qui est essentiel Contenant , sous le rapport animal , les trois fois dix divisions de la moelle^q ci , les trois masses cérébrales , avec la répétition an- sous'le rapport V,égét(itif, qui est essentiel ici : i°lecorns respiratoire . avec A ■“ ' “ us le rapport ' -
térieni'e de, la moelle épiniere ; 1
végétatif:
: i° le corps respiratoire,.!
rps sexuel , av(
:n particulier . répète la tête sous lé rapport végétatif.
tèbres ; 2» le -corps digestif , avec 2*6 vertèbres ; 3? le corps sexuel , avec 10 vertèbres,
a.vités nasales, (correspondant au corps ^ le corps w,ueJ. respiratoire) , avec trois vertebres céphaliques ; 2 lare- 1 1
gion gutturale (correspondant au corps digestif), avec 4 vertèbres céphaliques; 39 1a région .linguale (correspondant au corps sexuel )vavec 3 vertèbres céphaliques, dont les deux premières répètent là région respiratoire
dans les cavités auriculaires. -
+ Ici serait donc placé , quant au nombre des vertèbres , le centre idéal de la tête , qm correspondrait au ’
Z se rappelle qu’en eet endroit est située la. glande pinéale ..centre qui , dans la , tête humaine , est indique par la grande fontanelle.
ÂEPLICÀTION t)E LÀ GOUSTRUCTIOM GÉOMÉTRIQUE. 1 55
ï56 Application de la construction géométrique.'
CG, Nous avons constaté précédemment que la multiplication centrale purement mathématique de la sp hère offre déjà la répétition sextuple du nombre six, comme un rapport légitime pur , que ce nombre est représenté , dans la formation du système nerveux, par la division six fois sextuple de la masse nerveuse centrale , et que la segmentation des systèmes organiques essentiels reproduit encore une nouvelle manifestation du nombre six. Maintenant il n’est pas sans importance de rechercher si cette division sénaire n’est point déjà fondée sur le mode de développement du corps animal dans l’œuf.
CCI. Or , les organismes supérieurs , dans lesquels seuls on peut démontrer cette division sénaire du corps proprement dit et de la masse nerveuse centrale , se forment constamment , comme tous les autres , autour de l’organe essentiel de l’œuf , c’est-à-dire autour de la vésicule vitelline , sous la figure d’une zone entourant celle-ci, et qui, partant d’un point, tend , par les progrès de l’accroissement , à entourer peu à peu la vésicule entière. ( On peut voir la fig. xxiv, a, pl. xir, et se figurer le cercle intérieur comme étant la vésicule ombilicale et le point a, comme le commencement du corps , qui, en grossissant peu à peu , envahit la circonférence entière de la vésicule , de sorte que ses extrémités b c finissent par se toucher en b ' c', au point opposé du jaune. )
Maintenant , si la nécessité veut que , par les progrès du développement d’un pareil corps , il s’opère des divisions en lui , puisque toute évolution repose sur une manifestation progressive de nouvelles différences , ces divisions peuvent être déterminées d’après les trois considérations suivantes :
1° D’après la division en deux et trois; car il résulte des idées fondamentales développées précédemment , que ce sont là les nombres primaires de toutes les divisions organiques ;
2° D’après les principales fonctions originellement différentes de la vie animale , d’où résulte la division en une moitié animale de corps et en une moitié végétative de corps , c’est-à-dire en tête et en tronc ;
3° Enfin , comme ce corps qui arrive à l’existence se rapporte à la périphérie d’une sphère , un mode de division devra être tiré aussi des propriétés géométriques du cercle lui-
ÀÏ-PlICATtOft DE LA CONSTRUCTION 4ÉÔMÉTRI<>tlB. î §7
même. Or j’ai fait voir que la plus simple division qui procède immédiatement de la nature du cercle est celle que détermine le rayon de ce cercle , c’est-à-dire la division en six. Nous trouvons donc là une nouvelle raison de la nécessité de la division sénaire du corps des animaux supérieurs.
CCII. Ainsi du partage en six portions du cercle de la sphère vitelline résulte la division en six de la zone du corps animal ( fig. xxiv , A ). Et attendu que toujours , dans un organisme, la partie vit et agit comme cause déterminante dans le tout , et le tout dans les parties , il s’ensuit aussi que chacun de ces six grands segmens de l’animal doit avoir la tendance à se partager également en six , d’où résulte la division ultérieure en 6 X 6 = 36 ( v. la fig. B , où la zone animale , précédemment courbée en cercle , est représentée étendue en ligne droite ).
CCIIL Après avoir reconnu ainsi la cause de cette division du corps de l’animal supérieur en 6X6, déjà démontrée deux fois dans la nature , il faut examiner le mode de division en moitié de corps animale et moitié de corps végétative. Si nous jetons les yeux sur la fig. B , divisée par six , nous pouvons concevoir de plusieurs manières différentes ce partage en deux segmens principaux. Effectivement il peut se faire en deux moitiés parfaitement égales, de sorte que la proportion entre ces moitiés soit = 3 13. Une pareille division est la plus inférieure de toutes,, puisqu’elle donne un volume égal à deux segmens de l’animal aussi différens l’un de l’autre que la tête et le tronc. Mais, si nous y réfléchissons bien, nous voyons que la sphère végétative a une prééminence réelle , et la sphère animale une prééminence idéale. Or de cela seul doit résulter une disproportion dans le volume , ayant pour effet que l’étendue plus considérable appartient à la moitié végétative , et le développement intérieur plus parfait à la moitié animale. Nous aurions donc déjà une proportion d’un ordre supérieur, si, dans la fig. B , le point d’intersection était reporté jusqu’à 2, et que le rapport entre les deux parties fût — 2 4. Mais la proportion la plus élevée est celle où le point d’intersection arrive à 1, et où le rapport devient = 1 1 5. Si maintenant le rapport fondamental six fois divisé persiste dans la
i58 Application de ti donsTnucTioN géométriqüe.' moitié idéale ou animale 1, et qu’en outre la quintuple division de la moitié végétative depuis2 jusqu’àô s’y répète par de nouvelles divisions , le but de cette série de formation est atteint.
CC1V. Des recherches plus approfondies démontrent de la manière la plus explicite que les divisions du squelette osseux, dans la série animale, obéissent parfaitement à ces lois; que , par exemple chez les Poissons et les Reptiles , on les trouve encore dans le rapport de 3 I 3 entre la tête et le tronc; que chez d’autres elles sont dans le rapport de 2 \ 4 ; mais que le rapport de 1 ! 5 est propre aux seuls animaux supérieurs et en particulier à l’homme. Ces considérations sont d’autant plus importantes , qu’ elles donnent la clef de quelques autres particularités de l’organisation animale et humaine , par exemple de la division des membres du tronc d’après le nombre cinq , tandis que les membres céphaliques tendent à se diviser d’après le nombre six, de la signification moins relevée de la division quinaire en général , etc.
CCY. Après avoir jeté un coup d’œil sur la division du corps animal en général , il reste à déterminer , d’après l’ordre dans lequel les diverses subdivisions se groupent les unes avec les autres, si , dans les deux segmens principaux , les portions subordonnées qui se correspondent réciproquement, forment, à partir du point de départ, une série opposée, par exemple 543 21—123 4 5, ou une série homologue, par exemple 12345 — 1234 5.
CCVI. Pour résoudre cette question, il suffit de jeter un coup d’œil sur l’organisation des animaux chez lesquels c’est un acte essentiel de propagation que l’ animal-mère se partage , par une division intérieurement arrêtée , en deux corps , dont l’un se détache comme animal de nouvelle formation : car , dans le cas précédent aussi , il s’agit , à proprement parler , de la division d’un individu en deux animaux différens. Ces divisions naturelles ne s’observent nulle part plus distinctement que chez les Vers , en particulier les Nais (1). Or , dans ces animaux, on reconnaît bientôt que la série n’est pas opposée à partir du
(i) Voyez les belles recherches le Gruithuîsen à ce sujet, dans Jbhandh
der Léopold , Jkad. T. XI , p. 233.
Âl’PLTCATIOà'ï DE LA CpHSTRTJCTKm GÉOMÉTRIQUE. ï5g
point d’intersection, mais que la plus haute moitié ( ici l’animal-mère ) devient la cause déterminante de l’autre ( ici le nouvel animal ) , de sorte que les segmens de celle-ci répètent parfaitement ceux de l’autre , et que l’ordre légitime demeure par conséquent 12345 — - 12345, ce qui se confirme mieux encore quand on arrive à comparer les divisions de la tête et du tronc en particulier (1).
CGVIL Tant de circonstances diverses Se réunissant pour prouver que la segmentation du corps animal s’opère d’après le nombre six , si nous nous rappelons aussi les propriétés remarquables de ce nombre comme premier nombre parfait , et si nous réfléchissons ensuitq que l’eau , élément de tout ce qui est organique , cristallise d’après les nombres trois et six , toutes ces considérations réunies nous permettent de plonger un long regard scrutateur dans le beau phénomène de la formation légitime d’une créature vivante parfaitement développée. Nous apercevons une mesure admirable , un ordre sublime, là où le grossier témoignage des sens donnait à penser que le seul arbitraire règne , et la connaissance de cette mesure nous fournit en même temps une échelle précieuse pour bien apprécier diverses formations animales dans lesquelles nous voyons" qu’il a été plus ou moins satisfait à çêtte mesure.
CCVIIL En effet , on s’est beaucoup occupé jusqu’à ce jo r de la dignité des divers organismes , de leur développement plus ou moins parfait , et c’est sur cette donnée principalement qu’on a fondé les classifications de l’histoire naturelle. Mais il faut avouer que la mesure dont on s’est servi pour apprécier cette dignité était en grande partie fort arbitraire , et qu’en général on se laissait plutôt guider par un vague pressentiment que par des rapports évidens. Dès qu’on se sera bien pénétré de la méthode proposée ici , on pourra , sans le moindre doute, substituer des raisons mathématiques à cet arbitraire . La preuve en est fournie par les détails dans lesquels je suis entré sur les
(i) Un barreau aimanté peut être , d’après la même loi , partagé en plu* sieurs autres plus petits , de la manière suivante : Word — Sud.
l6o AÎ>PLICÀTÏ0N DÉ LÀ CÔNSÏRÜCTION GÊOMèxRIÇjUÉ .
diverses formes de squelettes. Cependant , je ne puis me dispenser de citer ici quelques exemples :
Ayant reconnu que le rapport assigné précédemment est plus parfait par exemple qu’une division en sept ou en neuf, ou que tout autre nombre quelconque de segmens , dont chacun à son tour contiendrait tantôt huit, tantôt dix , tantôt trois, tantôt quatre subdivisions , nous sommes obligés de regarder comme ayant une base mathématique le jugement en vertu duquel nous considérons comme plus parfaite une organisation dans laquelle règne le premier mode de division , et comme moins parfaite celle dans laquelle domine le second. Ainsi , par exemple , quand nous voyons que le corps de l’Insecte parfait se divise de la manière suivante en protovertèbres , d ( tête) , 3 ( poitrine ) , 6 ( abdomen ) , c’est là évidemment une segmentation qui procède d’après des rapports numériques très-purs ; mais lorsque nous voyons qu’au contraire , dans d’autres Insectes, la division marche comme il suit : 1 (tête), 3 ( poitrine ) , dO ( abdomen ) , ce n’est point là , mathématiquement parlant, une segmentation qui procède d’une manière légitime , et l’organisation dans laquelle on l’observe sera déclarée moins parfaite. Des cas parfaitement analogues s’offrent à nous dans le nombre des vertèbres rachidiennes, et là surtout on peut constater que' les organisations inférieures se caractérisent encore par un enjambement des nombres , qui varient en dehors de toute proportion , tandis que les organisations supérieures sont toujours astreintes à des rapports numériques plus purs. Du reste , l’échelle fournie par les rapports primaires de ces membres s’applique non-seulement aux colonnes vertébrales parallèles à la colonne protovertébrale , mais encore aux colonnes vertébrales rayonnantes ou de membres , de sorte qu’un membre qui se partage d’après la proportion de 3 à 6 est supérieur , sous le point de vue de la segmentation , à celui qui se divise par 2, 4 , 7, etc.
CCIX. De la division du corps animal dont il a été parlé précédemment, nous avons des conclusions à tirer pour la terminologie du système osseux. En effet, la division du corps animal parfaitement développé en six régions , nous servira
APPLICATION DE LA CONSTRUCTION GÉOMÉTRIQUE. l6l pour assigner des dénominations scientifiques aux diverses vertèbres primaires , secondaires et tertiaires.
Ainsi , par exemple , les ares protovertébraux de la région thoracique devraient être appelés ares protovertèbraux thoraciques , OU arcs thoraciques , OU côtes thoraciques / ceux du COU, qui ordinairement se réunissent en un support des membres thoraciques , ou en une ceinture scapulaire, arcs protovertèbraux cervicaux , ou arcs primaires cervicaux , ou côtes cervicales ; ceux de la tête ( par exemple les intermaxillaires, les maxillaires supérieurs , les os palatins ) , arcs protovertèbraux céphaliques , ou arcs primaires céphaliques , ou côtes céphaliques , etc. -
En outre, si nous conservons le nom de vertèbre tout court aux deutovertèbres , afin de ne pas trop nous écarter du langage reçu, les deutovertèbres de la tête doivent être appelées vertèbres céphaliques , et celles de la poitrine vertèbres thoraciques, qu’on distingue elles-mêmes en vertèbres thoraciques rachidiennes et vertèbres thoraciques sternales.
On peut également distinguer de la même manière les tritoyertèbres et les parties des arcs protovertébraux et deutovertébraux.
Du reste , comme une région du corps comprend ordinairement plusieurs proto vertèbres , avec ses deutovertèbres et ses tritovertèbres , il est nécessaire de compter , et pour cela nous nous en tenons au principe déjà admis , c’est-à-dire qu’à partir du point d’intersection entre la tête et le tronc , nous comptons en sens inverse , d’avant en arrière au tronc , et d’arrière en-avant a la tête. Ainsi nous comptons au rachis 1,2, 3 , 4 vertèbres cervicales , etc. , en allant de la tête en arrière, et à la tête 1, 2 , 3 , 4 vertèbres céphaliques , etc. , en allant du cou en avant.
Cette terminologie est applicable aussi aux membres , dont on détermine les colonnes cérébrales , non-seulement d’après la protovertèbre d’où elles procèdent , mais encore , quant au nombre , d’après leurs segmens , comptés à partir de la deutovertèbre. Ici l’on doit admettre de même des divisions principales et des subdivisions , par . exemple 1, 2 , 3 divisions principales d’un membre, ou l’article supérieur, l’article m. ii
inférieur et l’article terminal , puis 1, 2 , 3 , 4 , 5 , 6 subdivisions d’une division principale , par exemple de l’article terminal.
En un mot , cette méthode nous permet d’appliquer une terminologie rigoureusement scientifique aux parties même les plus exiguës d’un squelette quelconque , cutané , splanchnique ou nerval , et d’éviter toutes les dénominations tirées uniquement des dimensions ou de la configuration individuelle.
CCX. Enfin , nous avons encore une conclusion importante à tirer de la division précédemment assignée au corps entier de l’animal , c’est-à-dire qu’il nous faut examiner l’influence que les diverses régions de l'activité végétative doivent exercer sûr le développement des parties squelettiques , quant à leur nature.
J’ai montré jusqu’à quel point les diverses circonstances de l’activité vitale animale exercent une influence déterminante sur la formation du squelette, comment, par exemple , on doit considérer comme un résultat du mode particulier de développement du système nerveux que les deutovertèbres correspondantes aux masses cérébrales se développent au plus haut degré dans la tête , que , dans toutes les colonnes deutovertébrales , les tritovertèbres parallèles aillent en s’effaçant de plus en plus vers la tête et en prédominant de plus en plus vers le bassin , etc. Mais les diverses circonstances de la vie végétative ne peuvent pas demeurer non plus sans influence sur la formation du squelette , et , pour bien apprécier cette influence , il faut rechercher d’abord quels sont les points de la formation squelettique qu’ elles doivent , d’après leur nature , favoriser plus ou moins .
CCXI. Nous reconnaissons l’activité inhalante et l’activité exhalante pour les deux principaux points de la vie végétative. Elles donnent lieu au développement, la première d’une région digestive , et la seconde d’une région respiratoire. Dans l’organisme le plus simple, celui dont le corps n’est point •encore partagé en plusieurs régions , la surface respiratoire est la face externe du corps , et la surface digestive en est la face interne ; la première est la peau, et la seconde l’intestin. Sur ces deux surfaces se répandent originairement la sensibilité ,
APPLICATION DE LA CONSTRUCTION GÉOMÉTSIOLÉt l63 la motilité et la séparation du monde absolument oü relativement extérieur par la production d’un squelette solide. Mais comme la nature qui entoure l’organisme au dehors remporte infiniment sur celle qui pénètre dàns son intérieur de même aussi non-seulement le conflit animal avec d’autres activités naturelles , qui se manifeste par le mouvement ét le sentiment, mais encoreia tendance à la production d’tiné enveloppé solide sur la surface extérieure de l’animal ( la pëau ) , doivent l’emporter sur ce même conflit et cètte même tendance à la surface interne du corps (l’intestin).
CGXII . Ainsi un développement plus considérable des organes tant sensitifs que locomoteurs , et une tendance particulière à la production d’un squelette , se rattachent primordialement à'une manière parfaite" au' côté primitivement exhalant , respiratoire, c’est-à-dire extérieur , du corps dé V animal, et de là résulte qu’au milieu dés infinies modifications dont là configuration du corps animal est susceptible , on, ne peut jamais méconnaître un certain rapport fixe et homologue entre la respiration , la sensibilité , le mouvement et la formation du squelette. Nous devons même regarder comme une proposition avouée par la raison et par l’observation , qu’un grand développement de la sensibilité et dé Ta motilité et un développement complet du squelette ’ ne peuvent avoir lieu qu’en concurrence avec la respiration la plus parfaite , c’est-à-dire avec la respiration aérienne.
GCXIII . Cette proposition èSt extrêmement importante à cause des résultats qui en découlent pour la Connaissance de la formation légitime dans les différens corps organisés. Je n’examinerai cependant ici que l’influence qu’elle exerce sur la production du squelette.
CCXIY. Or il en découle d’abord , non-seulement un nouveau motif , différent de celui que j’ai indiqué plus haut , pour que le dermatosquelette soit de toutes les formes possibles de squelette la première qui serèalise, mais encore la cause qui fait qué , dans aucun cas , le splanchnosquelette ne peut arriver à un développement qui égale celui dont le dermatosquelette est susceptible. De plus , en ce qui concerne le névrosquelette , il découle de cette connaissance d’une connexion originelle entre
l’énergie du développement du squelette et de la respiration , que , la segmentation du névrosquelette se rapportant en général à la vie végétative , son plus ou moins de développement dans telle ou telle région du corps est déterminé par les rapports plus ou moins intimes de cette région avec la respiration. Mais on a vu précédemment que , parmi les parties du névrosquelette, c’est la protovertèbre qui correspond surtout à la vie végétative ; donc/e développement delà protovertèbre d’une région donnée du corps et celui de ses expansions en colonnes deutovertêbrales et tritovertébrales rayonnantes , décèlent surtout l’influence d’une respiration plus pu moins développée dans cette région.
CGXY. D’après cela , pour trouver les points où, soit dans un squelette quelconque, soit principalement dans un squelette arrivé à un haut degré d’évolution , se développent surtout des arcs proto vertébraux , et même se réalisent les expansions rayonnantes en membres , qui peuvent idéalement survenir à toute protovertèbre , nous devons commencer par examiner quels sont les points où prédomine la fonction respiratoire.
En suivant la même marche , après avoir reconnu le point où la formation ganglionnaire se montre au plus haut degré dans la masse centrale nerveuse , c’est à-dire le cerveau , nous avons déterminé aussi que là devait avoir lieu le plus grand développement des deutovertèbres , d’où résulte le crâne.
CCXVI. Mais , en prenant pour base le tableau qui a été tracé précédemment, nous trouvons que, chez l’animal parfait, les régions respiratoires sont celles qu’indique le signe + dans le tableau suivant :