‹ Traité élémentaire d'anatomie comparée, suivi de recherches d'anatomie philosophique ou transcendante sur les parties primaires du système nerveux et du squelette intérieur et extérieur (volume 2)Chapitre 5 sur 129 · NOTIONS PRÉLIMINAIRES · texte numérisé non relu

NOTIONS PRÉLIMINAIRES

expansion et contraction, et en conséquence elle est tout aussi positivement X organe du vivant , que le liquide était son élément (1).

13. La plus s impie et la plus pure expression d’une légitime relation de parties similaires à un centre commun , est la forme sphérique. Un être fini, mais non déterminé dans l’espace, un liquide , doit donc nécessairement prendre la forme sphérique dès qu’il existe comme individu, c’est-à-dire quand il est déterminé librement dans sa formation par un principe intérieur d’unité , en quelque sorte par un centre interne de gravité ; donc aussi la sphère doit être le prototype de tout corps organique, attendu que le premier degré de toute formation organique consiste en ce qu’un être jusqu’alors fini , mais non déterminé dans l’espace , se rapporte enfin à une unité intérieure (2).

14. Puisque toute évolution est la naissance dans un temps donné d’un déterminé , d’un composé , d’une pluralité , qui dérive d’un indéterminé, d’un simple , d’une unité, il résulte aussi delà que les évolutions doivent procéder par antagonisme (d’après la loi de la polarité). Que l’unité soit donnée, et qu’elle doive devenir pluralité , cet effet ne peut avoir lieu que par division. Mais le plus simple mode de division est la division en deux , qui , en se répétant , produit une multiplication toujours croissante. De là l’idée d’opposition ou d’antagonisme , qui n’est autre chose que l’expression parfaite de la dualité émanée d’une unité sous des conditions égales. ,

(1) Donc, la mollesse est nécessairement Un attribut de tous les individus vivans : les animaux et les plantes ne sont aptes à la vie animale ou végétale que par leurs seules parties molles ; plus ils s’endurcissent et se solidifient , plus aussi ils périssent ; plus ils se ramollissent et tombent comme en déliquescence , plus ils rentrent dans les conditions de simple élément pour d’autres formations organiques.

(2) Je citerai pour exemples la formation de la goutte d’eau , du globule de mercure , du globule du sang , des Infusoires globuleux. A l’égard même de la nature , comme nous devons reconnaître en elle l’organisme infini , nous sommes obligés de nous la représenter également sous le type d’une sphère infinie , c’est-à-dire d’une sphère dont le centre se trouve à la fois partout, dans laquelle cesse toute distinction d’intérieur et d’ extérieur , et dont chaque point soit un point interne, le plus interne même.

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