CHAPITRE III
Squelette des Corpozoaires.
CCLXXIIL Des deux èlasses qui appartiennent à cet embranchement , l’une , celle des Mollusques, se rapproche aussi manifestement des Echinides que l’autre , ç.elle des articulés, avoisine les Astéries , sous le rapport du squelette. Et si , envisagé d’une manière générale , le règne animal tout entier part delà classe la plus inférieure , comme d’un centre d’où émaneraient plusieurs lignes divergentes, il résulte nécessairement de là que les deux classes dont nous allons nous occuper , se rattachant d’une manière immédiate aux Oozoaires , sont précisément celles où l’on doit rencontrer les traces les plus sensibles de ces transitions. Ainsi , de même que les Echinides étaient caractérisés par In formation d’une protovertèbre simple vésiculeuse et calcaire , de même aussi les Mollusques le sont par la formation d’une coquille, dont le type essentiel est celui d’une sphère squelettique en grande partie simple et diversementsegmentée, qui, le plus souvent , est composée de carbonate calcaire, et constitue un dermatosquelette; et comme les Astéries avaient pour caractère l’expansion de la proto vertèbre en plusieurs colonnes protovertébrales rayonnantes , de même celui des animaux articulés consiste en cequ’une protovertèbre originairement simple de vient une colonne protovertébrale simple dermatosquelettique, ou un corps formé tout entier d’articles, en même temps que la substance du squelette acquiert de plus en plus les propriétés de la simple corne. Enfin, comme les Radiaires ont déjà tous un squelette membraneux extérieur , représenté par l’épiderme , et un squelette membraneux intérieur , représenté par l’épithélion , de même aussi l’épiderme et l’épithélion sont les formations les plus générales du squelette de tous les Mollusques et animaux articulés,
ARTICLE PREMIER
1 1 Apodes,
CCLXXIY. Dans les Apodes , qui manquent souvent de systèmenerveux distinct, tantôt le squelette dur n’existe pas du tout et le corps n’est enveloppé que d’un mince épiderme , tantôt il n’arrive qu’à former, au corps entier de l’animal, une enveloppe simple, cartilagineuse ou coriace, mais toujours plus ou moins sphérique.
C’est ce que nous voyons surtout dans les Ascidies , ou l’enveloppe cartilagineuse et gluante , qui rappelle l'enveloppe coriace des Holothuries , prend presque toujours une forme ovalaire allongée , se fixe par sa base , et offre deux ouvertures , l’une buccale , l’autre anale , qui d’ailleurs ne sont point en face l’une de l’autre dans l’axe du corps. Çette formation simple de squelette ne représente que la sphère squelettique primaire et sa division en quatre (pl. xxiv, fig. xi).