‹ Traité élémentaire d'anatomie comparée, suivi de recherches d'anatomie philosophique ou transcendante sur les parties primaires du système nerveux et du squelette intérieur et extérieur (volume 2)Chapitre 96 sur 129 · CHAPITRE YL · texte numérisé non relu

CHAPITRE YL

DLXXIÏI. Pour bien apprécier lés particularités du squelette des Reptiles , il faut considérer :

1° Que cette classe est la première Où l’antagonisme entre le névrosquelette d’une part , le dermatosquelette et le splanclmosquelette de l’autre , se manifeste positivement, tant soüs le rapport de la configuration que sous celui de la sub= stance , et quelle nous offre pour là première fois l’exemple de là réunion chez un seul et même individu d'un névrosquelette véritablement osseux , d’un splanchnosquelette véritablement cartilagineux , et d’un dermatosquelette véritablement ébrné.

%° Que les Reptiles, parmi les Céphalozoaires , répètent la première section dès Corpozoaires , comprenant ceux chez lesquels là cavité abdominale prédomine , non moins manifestement que les Oiseaux répètent la seconde section, composée de ceux chez lesquels prédomine la poitrine.

Or, puisqu’ils sont des Corpozoaires parmi les Céphalozoaires, On Conçoit que toutes les régions essentielles du tronc ( COU , poitrine , épigastre , hypogastre , bassin ) peuvent être pour la première fois distinctes en eux . Mais cette qualité même explique pourquoi la région ventrale en général et les membres abdominaux ont pris tant de développement chez ces animaux. Ainsi les poumons sont contenus dans la cavité abdominale , tandis que chez lès Oiseaux , les viscères abdominaux sont situés dans la cavité pectorale , et même dans les poumons , attendu qu’on doit considérer les cellules péritonéales comme des cellules pulmonaires prolongées. Ainsi, également, il est

lette céphalique des Poissons osseux, parce que sa signification parait encore un peu douteuse. C’est V écaille surcilière (pi. xxix, fig. 111, 3 g)t En effet cet os peut être : x° lame tectrice de la troisième intervertèbre, rejetée sur le côté; 2 “ vestige de membre à la région oculaire ( § CCCCXII ), et analogue du cartilage de la paupière supérieure; 3° lame appendiculaire de la troisième intercôte (semblable à celle des côtes des Oiseaux). Ce dernier cas est le plus vraisemblable.

4aô squelette des reptiles.

presque impossible que les membres acquièrent leur plus haut degré de développement, c’est-à-dire deviennent des ailes , ou , quand ils le font, c’est toujours d’une manière incomplète, et au ventre seulement (1).

DLXXIV. Au reste , la nature ne s’étant point encore élevée , dans cette classe , jusqu’à l’idée du Céphalozoaire proprement dit , comme le prouvent déjà l’imperfection du cerveau et sa petitesse comparativement à la moelle épinière , le névrosquelette doit avoir aussi un type dont l’infériorité s’exprime tant par la nature de sa substance , qui rappelle encore celle du squelette des Poissons osseux , surtout dans les Protéides , que par une certaine imperfection sous le rapport de la forme et du nombre. On explique en même temps par là pourquoi la structure du squelette présente tant de différences dans les divers ordres de la classe des Reptiles, car il a déjà été dit souvent que plus une formation est élevée en dignité , plus la structure est déterminée et régulière , mais que plus cette formation se rapproche des derniers degrés de l’échelle , plus aussi les proportions deviennent incertaines et flottantes.

DLXXV. Cette diversité nous oblige d’étudier le type général du squelette des Reptiles dans chaque ordre , en nous imposant d’ailleurs toujours la loi de ne signaler que le maximum et le minimum, de chaque formation. Or les Reptiles se partagent en deux séries :

1° Ceux qui offrent des rayonnemens extérieurs tant au névrosquelette (membres) qu’au splanchnosquelette (branchies permanentes ou transitoires ) : les Protéides , les Salamandres, les Crapauds et les Grenouilles.

2° Ceux dont le névrosquelette seul présente des rayonnemens extérieurs (membres). On les divise à leur tour en deux groupes, suivant qu’ils n’ont de membres qu’à la tête, le tronc en étant dépourvu ( Ophidiens ) , ou qu’ils en ont au tronc (Sauriens et Chéloniens). Ceux-ci diffèrent encore les uns des

(i) L’antagonisme entre les Reptiles et les Oiseaux s’exprime , presque comme chez les divers Poissons, par la prédominance des différentes directions ; dans les Reptiles, c’est la direction en largeur , et dans les Oiseaux > celle en hauteur , tpi l’emportent sur les autres.

SQUELETTE DES REPTILÊS. 421

autres par les rayonnemens intérieurs de leur splanchnosquelette ; les uns , dont les membres céphaliques sont encore trèsdéveîôppés, ayant des dents (Sauriens), tandis que les autres, chez lesquels les membres de la tête sont oblitérés, n’ont pas non plus de dents ( Chéloniens ).

Il est donc facile de voir que les Reptiles branchiés correspondent aux Poissons apodes , les Reptiles pourvus de membres céphaliques seulement, aux Poissons osseux , et les Reptiles dont le tronc surtout est muni de membres , aux Chondroptérygiens.

ARTICLE PREMIER

REPTILES BRANCHIÉS.

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