‹ Traité élémentaire d'anatomie comparée, suivi de recherches d'anatomie philosophique ou transcendante sur les parties primaires du système nerveux et du squelette intérieur et extérieur (volume 3)Chapitre 18 sur 71 · Œsophage et estomac des Reptiles · texte numérisé non relu

Œsophage et estomac des Reptiles

, Ra conformation de l’œsophage et de l’estomac , jointe au peu de longueur proportionnelle du canal intestinal en général j.nnppnce encore la grande affinité qui existe entre cette classe et la précédente.

D’ee^opfiage est un canal qui , à partir de la cavité gutturale, ,se rétrécit en forme d’entonnoir , et dont la membrane lUlérne oflpe ordinairement plusieurs plis longitudinaux produits par la constriction de la tunique musculeuse externe , qui se resserre davantage qu elle. Chez les Serpens surtout, dont le panai alimentaire ressemble à celui des Lamproies , parla rectitude de son trajet , l’ampleur de l’œsophage égale exactement celle de l’estomac. Celui de plusieurs Tortues marines est remarquable , selon Cuvier et Blumenbach , en ce qu’il se trouve garni à l’intérieur d’un grand nombre de

(i) Cnvier dit que ce cas n’a lieu que pour le goitre du Caméléon.

organes de la DIGESTlâSr. 63

pointes cornées , dirigées en arrière , qui , comparables au^ dents linguales , palatines ou pharyngiennes, des Poissons , semblent destinées à empêcher les alimens de remonter, chez çes animaux dont la bouche est d’ailleurs entièrement dégarnie de dents. Home (1) a rencontré dans un Lézard une dilatation de rœsophage en forme de goitre.

L’estemac a presque toujours également une fornie très,siinple. Ses glandes sont peu déyeloppées , et toujours il se trouve p^, au .ppté gauche qu’au côté droit de l’animal. îiious ayons dè^ ytpque , chez les Ophidiens , il se continuait d’une manière directe ayee l’oesephage ; dans les Orenouilles , les Salamandres (pl. xiii , fîg. i, h) et les. Tortues (fig. v, U) , il n’en est qu’une simple dilatation oblougue , qui , en se rétrécissant et s’infléchissant , devient rintestin. Cependant on est frappé de l’épaisseur extraordinaire qjie Home (^ assigne à la membrane musculeuse de Vestomac d’uqe grande Tortup lierbiyGre, la force musculaire de ce viscfpe, semblant être destinée ici 5 cpunne chez beaucoup d’animaux , à supplger au défaut de dents. Quelque chose d’analogue a lieu aussi , d’après le même observateur, dans l’estomac de la Sirène , qui vit également de végétaux (3). Chez le Pipa , l’estomac est divisé en deux moitiés (4),, , dont la première ^ plus grande, a au-delà d’un pouce 4e long ,, sur quatre dignes de large , tandis que l’autre , séparée d’elle par un resserrement étroit, est arrondie et du volume d’un gros pois. Lé grand ‘èslomàc globuleux du Crocodile (pl. xii, fig. xix , o) se comporte d’une manière analogue ; à la région dq pylore , qui luimiême est très-voisin du cardia , On aperçoit un petit segmeht particulier du yisçère , et un tendon en forme de disque^ pour les

(1) Lectures on comparative anatoïhy ^ pag. 822.

(2) ioc. «V. pag. 828.

(3) Loc. cie.pag. 838. On trouve aussi de'petites pierres dans cet estomac, pour faciliter l’attrition des alimens.

(4; Breyer , c//, pag. 16.

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fibres musculaires qui se réunissent en rayonnant sur ce point. Intérieurement, l’estomac des Sauriens est séparé de l’intestin par une forte valvule pylorique , et il existe aussi , chez la Tortue d’Europe , une valvule qui marque la limite entre la membrane muqueuse lisse de l’estomac et la membrane muqueuse celluleuse de l’estomac ( pl. xti, fig. xxiii ).

Au reste , il paraît qu’on doit s’en prendre tant à la forme simple de l’estomac , qu’à la brièveté du canal intestinal tout entier , et au défaut de chaleur du sang, si , chez les Reptiles, comme chez les Poissons , la digestion S’àècoiA^lit avec une excessive lenteur , attestée par de nombreû'séi' observations. Ainsi Home a vu un Alligator qui ne prenait jamais de nourriture qu’au bout de quelques jours , et, comme cet animal vivait principalement d’oiseaux, il remarqua que les parties non digérées , les plumes surtout , sortaient par l’anus.

L’observation faite par Gruithuisen d’une Grenouille qui pouvait vomir son estomac en entier par la bouche (1) , rappelle d’une manière remarquable le fait des Astéries , qui emploient le même moyen pour se débarrasser du résidu de leurs alimens ( § 493 ).

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