‹ Traité élémentaire d'anatomie comparée, suivi de recherches d'anatomie philosophique ou transcendante sur les parties primaires du système nerveux et du squelette intérieur et extérieur (volume 3)Chapitre 26 sur 71 · TRAÎTÉ ANATOMIE COMPARÉE · texte numérisé non relu

TRAÎTÉ ANATOMIE COMPARÉE

du dos sont pennés ., et les Cousins , tantôt sortent du test agglomérés en manière de pinceaux , comme dans beaucoupde Coléoptères. . . . - - ' ,

^ Enfin l’organe cutané déploie , chez les Lépidoptères. , les couleurs les plus riches, de même que les productions les plus délicates et les plus simples, L^enveloppe albumineuse extérieure , qui forme aussi la première base dela peaü dans les animaux articules , ne se coagule, pas seulement en un test corné plus mou , mais encore des poils, tantôt: simples et jreloutés, tantôt ramifiés (plumes) , et de petites écailles pédiculées répétant les formes, très-diversifiées des feuilles des végétaux , s’élèvent au dessus de la surface , couvrent même les membranes minces des ailes j èt, constituent la poussière dont les teintes infiniment variées rendent si agréables à la vue ces, .animaux redevenus presque des fleurs. En examinant au microscope ces rayonnemens périphériques du der; jnatosquelette coriié, qui d’ailleurs- sont bién distincts de la peau, dans des excavations particulières de laquelle ils prennent naissance: (,§.59 fi) 5 on acquiert la,, conviction que leur .strncture intime, est une naine inépuisable de formes propres à flatter rpeil. Ainsi déjà dans quelques Aptères , notamment ^es Eorbiçmes , la çoulexture des éGailles seinble presque ré- |);éter celle de eerlames coquilles bivalves , car ces écailles i tantôt urrqndies j ^tantôt oblongnes et portées: par un; pédicule , ofrent à-leur surface des stries longitudinales dont la finesse dépasse de beaucoup les, limites de tous les-micfO-; mélrps connus. De même le^ écaifles des papilloiisj^snon scm lement put une structure, tout aussiîiComplexe , mais eneoje fournissent matière^ à d’ampleSî^eçherches par La faculté dont elles jouissent de reproduire les .couleurs de l’iris (# * 697. ' .

Si , ayant de pmer aux a.nimaux supérieurs , nous reportons encore nos regards sur la série du dévelqp.pemen.t dg

(i)Yoy,ez RoEsgi,, topa, qil i pag, a54,

organe ctitànè.

l’organe eutané , nous yoyons, dans les Oozoâires , l’albumine exhalée par la surface extérieure du corps , se coucréter d’abord, en une masse terreuse grossière , coquille ; corne, ou simple cuticule épidermique ; dans les Sîollusques , la peau deyenir une membrane muqueuse proprement dite , les coquilles ealcaires , quand il s’en forme , être cependant couvertes; d’un épiderme bien distinct j et l’animal ën général , eonnne dans la classe précédente , êire peü coloré j quoiquil soit encore quelquefois capable dè répandre une lueur phosphorique semblable à celle qui émane d’ün grand nom-^ bred’Oozoaires; dans les animaux articules, enfin, dont le nom rndique déjà une évolution plus avancée dés parties extérieures , ces parties-offric d’abord , chez les Vers et les Crustacés , là répétition de; ce qu’elles sont chez les- Mollusques, puis arriver chez lësdnsectes au plus bàüt degré, de développement ,, tant sous le rapport de la contexture que sous {^lüi de la coloration- (Ib ta peau reproduit ici au plus haut point de perfection les or ganesjrespiratoires de la plante, les poils, même les feuilles 1 dans ses écailles colorées) , et quand les poils , en se ramifiant j prennent l’apparence de plumes , comme ils le font , par exemple , aux ailes des Pté-^ rophores et au corps des Abeilles , noasideyons voir en cela la répétition d’une forme d’organes respiratoires dont la description sera donnée plus loin , les branchies .

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