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surtout aux jeunes individus , dont les adultes ne lui ont offert de traces que dans quelques espèces d’ Oiseaux plongeurs, et qu’il considère d’après cela comme les analogues du thymus. Tiedemann objecte contre cette opinion (1) qu’on les rencontre aussi dans d’autres espèce^ ( Faucon , Héron, Outarde, Pigeon , Pie , Étourneau ) , ce qui , joint à leur situation non loin des organes vocaux ( du larynx inférieur ) , le porte aies regarder , avec Ballant! , comme les représentons de la thyroïde.
Une serait pas impossible que, chez les Oiseaux, comme chez les Serpens ou les Crocodiles , les deux organes se trouvassent réunis et confondus en un seul.
C’est dans les Mammifères qu’on rencontre d’une manière bien positive le thymus et la thyroïde.
Le thymus appartient partout aux foètus des animaux de cette classe. Mais les excellentes recherches de Meckel nous ont appris que les seuls chez lesquels on l’observe aussi pendant l’âge adulte , paraissent être ceux dont la respiration se trouve quelquefois suspendue pour un laps de temps plus ou moins long , c’est-à-dire ceux qui plongent dans l’eau, fouissent la terre et s’endorment en hiver. Ainsi , les Rongeurs hibernans et fouisseurs , la Belette , la Taupe , le Hérisson , les Ours , les Loutres , et probablement aussi tous les Pinnipèdes, ont un thymus qui persiste au moins pendant longtemps , et qui , parfois très- volumineux , remonte souvent jusqu’au cou , ou se partage en plusieurs lobes.
La thyroïde paraît appartenir également à tous les Mammifères; car Cuvier l’a trouvée jusque chez les Cétacés, auxquels Hunter la refusait. Cependant, il est digne de remarque que, dans le Dauphin et le Phoque, elle se compose de deux
(i) Zoologie, tom. If, pàg. 688. — Tiedemann présume que ces organes existent chez la Ponle d’eau, où j’aî rencontré, en effet, ces corps glanduleux à l’endroit ordinaire, mais plus petits, plus arrondis et plus jaunes.
ORGAMES SÉCRÉTOIRES.
moitiés tout-à-fait séparées et rap|5elant en quelque sorte les glandes latérales du larynx inférieur de l’Oiseau. Celte séparation a lieu aussi dans beaucoup d’autres Mammifères, tels que l’Élépbant , les Solipèdes , les Chiens , les Chats , les Chéiroptères et plusieurs Rongeurs , du moins pendant l’âge adulte , tandis que , durant la vie fœtale , ou chez les sujets fort Jeunes , les deux lobes sont tantôt plus volumineux , tantôt confondus en une seule masse. Du reste , lâ réunion des deux moitiés par un ou plusieurs. ponts transversaux a lieu aussi dans des sujets complètement développés , par exemple chez les Singes , les Ours et plusieurs Rongeurs , comme chez l’homme lui-même. On ne doit point perdre de vue néanmoins que la thyroïde de l’homme est , proportion gardée , plus volumineuse que celle d’aucun autre Mammifère , ce qui peut servir d’argument à ceux dans l’opinion desquels la fonction qu’elle remplit se rattache d’une manière intime à la production de la voix.
Un coup d’œil jeté sur tous les organes sécrétoires dont il a été question jusqu’ici , montre bientôt que l’homme n’est point avantagé à leur égard, comme nous avons vu qu’il l’était par rapport aux appareils précédens. Les systèmes qui se rattachent purement à la nutrition , qui ressentent le moins l’influence du système nerveux , et où la vie s’accomplit sans conscience , sont précisément ceux sous le point de vue desquels la ligne de démarcation établie entre l’homme et les animaux est le moins tranchée.
TRAITÉ d’anatomie COMPARÉE.
CHAPITHE III.
Système vasculaire.
Ifkfk.
Nous avons poursuivi , dans la série animale , le développement des organes au moyen desquels les substances étrangères pénètrent dans le corps pour y être assimilées , et là substance Organique elle-même est rejetée au dehors, ou transformée pour servir à des usages particuliers. Ces deux fonctions exigent ordinairement un chaînon intermédiaire , qui est le système vasculaire , de même que le système nerveux est celui des organes sensoriels et locomoteurs.
La pàrtiè essentielle de ce système est le sang qui s’y meut, et donf le mouvement appelle à l’existence les formes primotdiàles particulières de l’organisation. Ce liquide , principalement composé d’albumine , avec plusieurs sels , est tantôt incolore , tantôt bleuâtre , jaunâtre , verdâtre , mais toujours rouge à son plus haut degré de développement. Les organisations qu’il renferme en lui-même sont appelées globules ou granules du sang (1).
Les parois vasculaires sont produites par le courant du sang ^ que l’on fêncontre fréquemment sans elles.
Du resté , le système vasculaire se divise en plusieurs systèmes subordonnés, entre lesquels il y a d’autantplusdé diPféréticë', que leurs points de contact avec d’autres organes sont plus multipliés, en, un mot que l’organisation générale est plus diversifiée et plus perfectionnée. Ainsi , nous trouvons, par exemple dans l’homme j un système particulier pour l’absorption des substances étrangères ou de la masse organique même du corps ( système lymphatique ) , plus un
(i) Voyez snr les dimensions de ces globales : R. 'WÀ.GTSzn,Partiam elementarium organorum quœ sun( in homine atque animalihus mensionçf
//ffçrQ/netriçæ. Leipzick, 1 834 > in- 4*
SYSTÈlSEE VASCULAIUE. 2gg
autre système propre à distribuer uniformément les humeurs pâf tout le corps ( système vasculaire sanguin ) , et qui luiifiême sé divise , soit d’une manière générale en vaisseaux afférens [artères ) et eQerens [veines) , soit , d’une manière plus spéciale , en système de la grande circulation dans le COrps , éi système de la petite circulation àdiXiS lés Organes respiratoires. Ces systèmes sOnt beaucoup moins développés et diversifiés dans lés classes inférieures , et l’on remarque surtout qdé lés animaüx privés de moelle é(Dinière et dé cervéau diffèrent presque autant des autres sous le rapport du système vïtScUlaire et dé la masse dés humeurs , que sous celui du système nérveüx.
L SyMème vasculaire dans les aninmus; dépourvus de moelle épinière et de cerveau.
Les principales particularités qui caractérisent le système vasculaire des trois classes inférieures du règne animal, sont ;
Sous le rapport de la conformation , que les vaissèaux âfeSOrbans ne sont encore séparés nulle part de ceux qui président Ji la distribution générale des humeurs , et qu’il n’y a peint encore dé distinction entre la petite circulation et la grandé , ou même entre le système vasculaire afférent et Tefféreiit.
2® Sous le rapport de la masse contenue , qu’en général c’est , ou le liquide au milieu duquel vit l’animal , c’est-à-dire l’eau elle-même, ou du moins une humeur lymphatique, qui, soit en coulant dans les vaisseaux , soit en stagnant dans les cavités du corps , entretient le renouvellement continuel des matériaux organiques.
On est donc fondé à établir, entre le système vasculaire qui peut êti’e appelé le dernier de tous chez les animaux supérieurs ^ c’est-à-dire le système lymphatique , analogue , SOuS tant de rapports , aux vaisseaux sévéux des plantés , et
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le seul qui existe au plus bas degré de l’échelle animale , un parallèle presque semblable à celui auquel se prête le système nerveux ganglionnaire. De même que le système ganglionnaire joue un rôle plus important chez les animaux inférieurs que chez les supérieurs , de même aussi cette forme du système lymphatique est beaucoup plus développée dans les basses classes que dans les classes élevées. En effet , ce n’est point assez que déjà dans les organismes les plus inférieurs, où il n’y a qu’une seule sorte de vaisseaux , ceux-ci servent simultanément à l’inhalation et à l’exhalation , tandis que, chez les animaux supérieurs, les lymphatiques ne servent en général qu’au mouvement régressif , lorsque l’organisation intime' devient plus parfaite , on voit encore une distinction s’établir entre les vaisseaux efférens et afférens, les vaisseaux qui accomplissent la respiration se partager en plusieurs systèmes subordonnés , des organes centraux , des citernes de la lymphe , des cœurs se développer , et le tout se rapprocher de plus en plus du système vasculaire des animaux supérieurs , dont il finit par ne plus différer que parce qu’il exerce en même temps l’absorption , et ne charie d’ordinaire que des liquides lymphatiques incolores. Nous retrouvons ici la même relation que dans le système nerveux 5^ où les chaînes ganglionnaires des animaux inférieurs se rapprochent de plus en plus de l’appareil spino-cérébral , dont il ne diffère que par sa situation au côté ventral de l’animal et l’absence ou le peu de développement d’uu nerf sympathique spécial.