XdÇollusques
a. Apodes.
Les Mollusques de cet ordre et du suivant paraissent être pour la plupart doués de la reproduction primaire et n’avoir point de sexes distincts. Aussi n aperçoit-on ordinairement cbez eux qu’au voisinage du foie ou de l’appareil respira^ toire , des organes particuliers où les oeufs poussent en manière de bourgeons, et sont rejetés au dehors , à des époques déterminées, souvent par le moyen de conduits spéciaux.
Cuvier a déj à trouvé que les ovaires des Biphor es formaient deux corps oblongs et frisés, contenus dans la substance du dos, au dessus de la cavité respiratoire générale ( pl. ii , fig. 1 , 9 ). Cette remarqué a été confirmée par Meyen, qui a vu l’œuf s’avancer peu à peu vers cette cavité, et enfin y pénétrer après avoir déchiré la membrane qui la revêt. Il est plus difficile d’admettre comme vraiç une autre obserYatioa
368 TRAITÉ d’aUATOMIE COMPARÉE,
de ce dernier naturaliste (1) , qui tendrait à établir que les Biphores possèdent un organe mâle ; car une légère ressemblance extérieure avec une verge ne suffit pas pour faire croire à un appareil générateur masculin, qui exigerait avant tout qu’on eût constaté l’existence des testicules.
Les Ascidies ont également un ovaire bien apparent (pl, ii, fig. iv,,m) et situé au dessous du foie ( pl. ii, fig. v,d), dont l’oviducte s’ouvre à la face externe du sac branchial (h) , vis-à-vis de l’orifice anal du sac musculaire. Dans quelques espèces , on trouve encore , en face de l’ovaire , un organe glanduleux, muni d’une ouverture ( pl. ii, fig. v, e e), qui pourrait être considéré comme un testicule , à moins qu’on ne lui attribue pour usage de sécréter la substance mucosogélatineuse qui enduit les œufs.