Annélides
II y a aussi , parmi les Annélides, des espèces dans les-
^2 TRAITÉ p’AKA.TOMIE COMPARÉE.
quelles ou n’aperçoit poiut de canal intestinal ( Gordius ) , et d’aptres ( PlanaHa ) chez lesquelles cet organe ramifié rap pelle la structure qn’ii olFre dans les Bistomes. Quelquefois le corps entier constitue un tube extrêmement long , ouvert à ses parties supérieure et inférieure , comme celui des Hydres; tel est le cas des Nemertes. Mais le plus souvent il y a un intes|in long et droit , de même que chez les Entlielminthes nématoïdes. Ainsi le Ver de terre a , comme l’Ascaride lombrieoïde , une bouche en suçoir , derrière laquelle se trouve un pharynx charnu , un oesophage étroit , un petit jabot, et un estomac arrondi et charnu , semblable à celui de certains Gastéropodes , par exemple du Limnœus stagnalis, A cet estomac , dont la membrane interne est délicate et, se détache aisément , succède un large intestin , ordinairement de couleur orangée , pourvu de nombreux plis transversaux et d’un renflement longitudinaL, et fixé à la peau, ainsi que l’estomac et l’œsophage , par un grand nombre de ligamens transversaux. L’anus s’ouvre à l’extrémité postérieure du corps ( pl. Y,fig. XII,XIII ).
Dans la Sangsue ( Hirudo medicinaUs ) , la bouche est triangulaire et entourée dé petits rebords tranchans qui ser-, vent à entamer la peau. On trouve ensuite un fort pharynx charnu , qui est le principal organe à l’aide duquel l’animal suce le sang (1), Puis, vient un estomac large , long , à paroi mince , et assez solidement uni à la peau extérieure , dans l’intérieur duquel des cloisons transversales produisent plusieurs cellules qui communiquent ensemble par des ouyertures ovales, A peu près aux trois quarts de la longueur du corps , il naît de cet estomac , au moyen d’une ouverture infundibuliforme très-étroite, un intestin fort étroit, qui se
(i) Si nne Sangsne, dont oa conpe le corps derrière la tête, continue à sucer, ce n’est point une preuve que l’animal ne se nourrit pas par succion^ mais c’en est une que cette dernière fonction se trouve remplie presque exclusivement par le pharynx.
dirige d’avant en arrière , entre denx appendices en cui-desac de l’eslomac. L’anus est nn petit trou situé au Lord supérieur de la ventouse postérieure (1) ( pl. v, fig/ xvïh ).; I Les organes digestifs sont plus développés encore dansdes grandes espèces marines d’AnnéiideS i ^r exemple dans des Néréides , dont le pharynx , qui peut se renverser en dehors comme le sac stomacal des Astéries , est garni de petites dents cornées, situées en lace les unes des putres et se remuant latéralement, et dont l’estomac lui-même se trouve muni de deux petits cæcums ( pl. v , fig. xxiî ) ; ou dans les Ampbitrites , par exemple, V Amphiirite- 'verMîàhrùm , dont' l’estomac parcourt le corps entier ,mais se contoùriîe ën spirale d’tine manière remarquable , et est retenu en 'place à cMqùé tÔur par une petite cloison transversale membraneuSë' - semblable à celles qu’on voit chez le Ver dé terre. • ' ■ ■
Les organes digestifs àeY AphrêMie d'éMeaéamnt surtout remarquables par leur disposition foulé particulière. A- un court oesophage membraneux succède Un long -^^tomac, 'qui s’amincit en arrière, et dont les parois sont de nature carti- Jagineuse ( pl. v, fig. xxv, a ). L’intéstih est droit et décrit seulement un petit arc derrière î’estômaci Les longs cæcums ramifiés qu’il reçoit de chaque côté ( fig. xiv , bd ihéritent d’autant mieux d’étre notés, qu’ils rappellent- non-Sèulénient les vaisseaux nourriciers partant 'de l’ éstomac dans les Ihalèphes J mais encore les vaisseaux llépatiques qui entourent ce même organe dans les Astéries. . j
(i) La digestion s’accomplit avec une lenteur remàrqualiléicfeez ees anîmaux, dans le corps desquels le sang reste plnsiéars rnois sans subir de changemens ( Okeh’s Zoologie , tom. I, pag. Sdu), On trouve quelque chose d’analogue cheznn grand nombre d’animaux à sang froid' des*eîasses supéfr rienres. Il faut considérer aussi comme nu rapport avec des organisations moins élevées, l’habitude qu’ont les Sangsues de rendre leurs excrémens bien pins sonvént par la bonche que par l’anps , auquel aboutit un très-grêle
24 TRAITÉ d’anatomie COMPARÉE.
Le canal intestinal du Siponcle est trois à quatre fois aussi ^ong que le corps , et contourné en spirale.
Dans XArenicola piscatorum, le pharynx ne constitue point une masse musculaire ; l’oesophage a le huitième de la longueur du corps , et l’estomac en a le tiers : celui-ci est d’une belle couleur jaune , et partagé intérieurement en cellules profondes.