CHAPITRE
Développement diL squeletpe dans les Corpozoaires. î. Squelette des Mollusques.
. Il ne peut poinLêtre question jde squelette proprement dit riians les Apodes , et il n'y a que la peau coriace ou cartilagineuse dont plusieurs d’entre eux , tels que les Ascidies , sont jenyeloppés , qui oflfce deS indices certains de dermatosquelette: ,
Dans , les Pélécypodes, le dermatosquelette devient parfaitement calcaire et solide ; les sucs qui exsudent de la surface de l’organe appelé manteau, se déposent par couches , et diversement colorés, sous une peau extérieure cornée, et le type de ce squelette cutané est tellement celui d’une vésicule ou d’une sphère creuse, qu’en étudiant l’histoire du développement des Bivalves (1) , on reconnaît qu’il arrive un moment où l’enveloppe du jaune arrondi , après avoir acquis plus de consistance , s’ouvre à la manière d’une gousse , et forme ainsi les deux moitiés du dermatosquelette , ou les deux valves
(i) Voyez , mes recherches sur l’histoire dn développement de nos Molettes, dans Nova acta nat. car,, i833 , tom, XVI , P, r.
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de la coquille , qui, lorsqu’on les compare à l’état de choses eidstant chez les animaux supérieurs , représentent les côtes ou arcs protovertébraux. Les modifications que ces élémens^ simples subissent dans les divers genres, sont très-nombreuses. On doit signaler principalement les suivantes.
1° La charnière, ou les saillies articulaires qui se développent à l’endroit où les coquilles se réunissent au dos de l’animal. Cette charnière a le plus souvent le type du gynglime, mais quelquefois aussi il n’en existe aucune trace , comme par exemple dans VAnodonta.
2° Le défaut assez fréquent de symétrie des deux valves {Ostrea), cas dans lequel il arrive souvent que l’une de cellesci adhère à d’autres corps.
3° Le vestige de spire , qu’on aperçoit toujours plus ou moins, quand on considère la direction suivant laquelle l’accroissement des couches de la coquille s’opère à partir de la charnière , mais qui , dans certaines espèces, par exemple dans les Chama cor et Chama lazarus, fait place à une véritable spire commençante , et qu’on ne peut concevoir que par un mouvement de torsion exécuté par l’embryon dans l’œuf’ (1).
4“ Dans quelques genres ( Teredo et Pholas) , le dermatosquelette ordinaire se divise en plusieurs pièces, savoir : chez les Tarets , en deux postérieures plus petites et deux antérieures plus grandes ; chez les Pholades , en deux postérieures plus grandes et quatre antérieures plus petites , qui sont adnées à la charnière. En outre , les Tarets , dont le dermatosquelette proprement dit est fort imparfait , transsudent autour d’eux un tube calcaire qui les isole. -
Quelquefois il apparaît dans les Bivalves des points d’ossification libres , qui grossissent par couches superposées ; on les nomme desjperZes (2).
(i) Voyez mes recherches , pag. 38.
(a) Voyez, sur la formation des perles, Edinh, philos,. îjoùrnal^ 1824» inillet,n®'XXI.
On doit considérer comme un vestige de splanchnosquelette , dans les Pélécypodes , un corps cartilagineux , en forme de dent, fixé sur une racine qu’enveloppe une gaine particulière, et faisant saillie dans l’estomac , qu’on a coutume d’appeler style cristallin. Ce corps existe’, par exemple , dans la Mactra neapolitana (pl. Il , fig, XI).
Les formations squelettiques offrent une plus grande variété dans l’ordre des Gastéropodes , qui est à proprement parler le représentant de la classe des Mollusques.
On peut remarquer , comme un fait général , que si la sphère creuse primaire s’ouvre dans le sens de la longueur chez les Pélécypodes , de manière que les deux valves de la coquille en forment des arcs latéraux (côtes) , elle s’ouvre constamment en travers dans les Gastéropodes, d’où résulte la prédisposition à la formation de deux valves du dermatosquelette , qui peuvent se développer en un bouclier tergal et un autre ventral, mais dont toutes les deux , la première plus que l’autre néanmoins , ont de la tendance à se développer en spirale , également à cause des rotations qu’exécute l’embryon (1).
Quelquefois le dermatosquelette manque tout-à-fait , comme dans les Tritonia et les Boris; ou bien on trouve un rudiment cartilagineux de bouclier tergal, sous la peau , comme dans les Aplysia et les Limas.
Quand il se développe sous la forme d’une coquille calcaire, ce qui arrive constamment au dessous d’un épiderme mince , portant encore des poils chez certains jeunes Univalves, c’est à l’indication des diverses formes principales du loucUer tergal que nous devons nous attacher d’abord. Ce bouclier a la forme d’un cône très-surbaissé dans les Patelles ; il est plat ,
(i) Voyez mes recherches sur l’œnf des Limnées dans mon Preisschrift ■von den aeussern Lebensbedingungen der weiss und^ kahbluetigçn Thiere, ,
Léipzick, 1823 , in-4°- , ,
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contourné sur lui-même , et un peu semblable à la conque de l’oreille humaine, dans ï Haliotis ; le Fterotrachea, il
est plus sensiblement contourné , mais petit , et ne tient qu’au dos; dans les Planorbes, etc. , il reçoit l’animal entier, et s’enroule sur un même plan ; dans les Hélices , il est un peu élevé ; dans les Stromlies , il décrit une spire plus prolongée encore , dont les tours se détachent même les uns des autres dans les Scalaires, On doit concevoir toutes ces coquilles croissant de la columelle vers l’ouverture , par une extravasation de sucs calcaires qui se fait autour de cette dernière (pl, viii, fig. xviii,»).
L’enroulement de la coquille du Limaçon peut être considéré comme le symbole de l’histoire de l’embryon, et son étude approfondie fournit matière aux considérations les plus vâriéës/ Cet enroulement a présqùe toujom's lieu de gauche à droitë.
Le houclier centrât nfauqué dans la plupart des genres , et, quand il existe, il se présente sous la forme d’une plaque, tantôt cornée , tantôt calcaire', annexée au pied de ranimai,ét souvent contournée en' spirale à plat; cettë plaque , qui; s’ajuste à l’orifice de la coquille , porte le nom (f opercule (par exemple , dans les Trochusj Faludina, Nerita, etc. ) (pl. iii , fig. IX).
luQ splanelmosqueiette dés (âastéropbdes est assez développé aussi. Ce qu’il offre de phiS remarquable , c’est ime fornîafion dentaire dans Fëstomac des Iplysies ( pl. in,fig. ii ), ^ où l’on trouve d’abord un certain nombre de dents en losange , puis d’autres pointues et crochues ; c’est aussi une formation de plaques calcaires dans celui dés Bulles {Buîld kydàUs s. Ugnaria). Il sc dévêloppe même des dents cornées' Sûr la langue , par exémple dans le pied ét les Aplysies,
et dans les autres parties de la cavité orale ; à ces dernières on doit rapporter les mâchoires cornées et dentelées de nos Limaçons ( pl. m, fig- iv). On rencontre jüsqùe dansla cavité
SQUELETTE. I Isq
génitale une formation , le dard calcaire, qui appartient également à cette catégorie (fig. V, vr).