‹ Traité élémentaire d'anatomie comparée, suivi de recherches d'anatomie philosophique ou transcendante sur les parties primaires du système nerveux et du squelette intérieur et extérieurChapitre 52 sur 95 · I. Or^aiiès locomoteurs dans lés Odzoairéè · texte numérisé non relu

I. Or^aiiès locomoteurs dans lés Odzoairéè

En général les fibres musculaires sont peu ou point développées encore dans les Oozoaires , chez lesquels on observe fréquemment des mouvemèiis d’une vivacité extrême ^ sans que les plus forts microscopes puissent fàire âperçevoir au^ cune trace de ces fibres dans la substanêè ponctiformle homogène de la surface du corps. Gètte assértion èSt vfàie siiftout à l’égard du mOüvemenf én quelque sortê prîriiâifé 3ë la Série animale /celui dès OozoaîrëS spécialëmërit - qdi^cféjà ,danslës PrOto-organisinès ( tel quë le ,'Së'iUâTiifësfë'^®'

là forme de trèmbleniènt Ou d’OsciÜa'tiori , mOuvëmènt marqUablë, à l’aide duquel sont èxë'ifés, par exemple, les tourbillons qui sè développent autour dès CouroHnës' polÿpîarf es dès Coraux et à la surface du. corps dés Infüsoirës lïbrè§ (ïy. Les mOuvemens lents dès grandes Méduses s’ accompliSsênéendOre , eiï grande partie/ sans fibres müscUMreS Upprëcîàbîé'S. Les premiers vestiges de formation musculaire se rencontrent, par exemple , dans les Polypes entourés de tubes, sous l’aspêctde fibres opérant la rétraction de là coüroriiie poîypikire dans le tube , què j’ài vues bien distinctement et que j’ài figurées chez lès Plumàteliës(2); dans la uiembràne fibreuse de la tige des Pennatules , qui , comme l’âvait déjà observé BOhâdsch , est susceptible dé sè rétrécir et de Se dilàtér , ou \ , . ■/. --SM

(1) Ôn peut consulter , pour de pins amples détails sur la manière dont ce' mouvement doit êtrè interprété, inon ouvrage intitulé; Neue U'nteHuchungen ueber die Entwickelungsgèsc'hîchie unserer Fkissmuschel. Léîpzick, i832. Voyez aussi' Vom act. ndt. cttr., XVI, p, 58.

(2) Yojtz mes Tahulçe illustrantes, caÜ, III, pl, i, üg. i. q.

3^8 TRAITÉ d’anatoîæie comparée.

de se courber et de s’étendre alternativement ; dans quelques Acalèphes , par exemple, la Médusa capillata , d’après Gæde, et les Physalies , selon Esclischoltz (1) , qui décrit , chez ces derniers, des stries musculaires déliées allant de la crête à la poche aérienne si remarquable par le moyen de laquelle l’animal nage sur la surface de l’eau , et déterminant cet organe à se contracter avec assez de force sous l’influence d’une excitation extérieure-, enfin, dans les Infusoires les plus parfaits , notamment les Rotifères (pl. i, fig. ix) , où Ehrenberg (2) décrit , par exemple , dans V Hydatina senta , huit couches musculaires longitudinales et très-développées, qui, dirigées Ips.unes en avant et les autres en arrière, entourent les quatre côtés de l’animal. Je ne dois pas non plus omettre de faire remarquer que l’entrée de l’eau dans les tubes et sa sortie fortifient quelquefois lé mécanisme locomoteur : c’est ce qui a lieu dans les Hydres, où l’extension des bras tient à ce que la contraction de petites cavités situées à la base de ces appendices chasse l’eau dans le canal qui en parcourt la longueur, de sorte que le tentacule, d’un côté, devient semblable à un vaisseau exécutant des pulsations , et de l’autre fournit le type du phénomène qu’on observe dans les classes supérieures, où certains membres sont allongés et mis en mouvement par le concours du système sanguin, qui les fait entrer en érection.

La fibre musculaire est plus développée dans l’ordre des Radiaires. Déjà les Actinies oflrent, sous la peau coriace dont elles sont revêtues , un plan de fibres longitudinales, qui se réunissent en convergeant dans le disque particulier à l’aide duquel se retiennent ceux de ces animaux qui restent^ ordinairement fixés. Meckel a trouvé, en outre , dans les Ac-

(1) System des Akalephen , Berlin , 1829 , in-4, avec 16 plancb., pag. 6.

(2) Beitrcege zur Kenntniss der Organisation der Infusorien , cah. I ,

pag. 47. J.-B. Lamauck, naturelle des qnimaux sans vertèbres,^

Paris, tom, Br, pag. 337 et suiy. ^

S-ÏSTÈME MtjSCÜL-Vl»E. - SsQ

tinies errantes , une couche de fibres musculaires transversales intimement unie à la précédente. Les muscles ont acquis un très-grand développement dans les Holothuries , dont l’enveloppe coriace est revêtue en dedans de cinq forts faisceaux musculaires. Le système musculaire n’est pas moins remarquable dans les Astéries , où quatre paires de muscles agissent à la base de chaque rayon , pour faire mouvoir cet appendice , sans compter que le tissu fibro-calcaire de la peau elle-même , qui couvre chaque rayon en dessus , et les fibres des épines adhérentes à ce tégument jouissent aussi de la contractilité , ce qui permet par exemple à l’extrémité des épines de s’infléchir de bas en haut quand l’Astérie se retourne d’elle-même , après avoir été mise sur le dos. Les muscles des Oursins sont moins prononcés, à cause de la solidité plus grande que le dermatosquelette a acquise; le splanchnosquelette ou appareil dentaire est seulement attaché au squelette cutané par un appareil musculaire assez compliqué. Mais ces animaux offrent encore , de même que les Astéries et les Holothuries , un grand nombre d’organes locomoteurs tubuleux, fermés en dehors, et terminés par une petite ventouse , qui se meuvent et s’allongent , comme les bras des Hydres , par l’effet de l’eau qu’ils aspirent. Ces tentacules sortent en nombre considérable , chez les Holothuries , de toute la surface du corps, chez les Oursins , le long desambulacres , et chez les Astéries , le long de la face inférieure de chaque rayon. Tiedemann en a compté 830 dans YAsterias av/rantiaca. L’eau y arrive par un système vasculaire' particulier , dont nous parlerons plus loin. Les épines des Oursins se meuvent également par le moyen de la membrane fibreuse qui les fixe.

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