II. Organes locomoteurs dans les Gastrozoaires
Si la couche musculaire située à la surface du corps a déjà fréquemment acquis un grand développement dans le^
33o tkaité ü’anatomie comparée.
Oozoaires, le même état de choses à Heu, mais d’une manièfè plus générale encore , dans lès Gastrozoaires, A la vérité les Botryllus et les Biphores , parmi les Apodes , n’offrent encore qti’un système musculaire fort imparfait , dans les fibres déliées qui entourent leur corps trârisparent. Mais les Ascidies présentent, ail dessous dé leur tégument eofîàcé, un sac musculaire plus fort , qui en est complètement séparé jusqu’au voisinage des orifices dti' corps, et qui enveloppe tous les viscères ( pl. fig. iv et v a b, fig. vn ). Cé qiii mérite surtout d’être noté , c’est que la disposition dès fibres de cé sac ressemblé parfaitement à celle du sac stomacal des animaux Supérieurs.
A l’égard àes, PêUcypàdes , leur système musculaire est plus' perfectionné sous ce point de vué ; 1° qué l’envélojfpemuscnlaire générale sé fend én deux ; 2" qu’il s’en forme üiiè pârtiCülièfé autour des viscères; 3“ enfin qu’on voit paraîtfë un appareil musculaire puissant, qüi'ést cônsàcré âù dëfmatôsquëlette. '
■ L’èhveioppe musculaire généralè préhd ici lé nom’ dé (pl. H, fig. XII , c f, X, ?), ét c’est siir son bord qüé s’Ôpêf è là séfcrétion du dërmatosquelette. Cé mantéàft est pres'tiue toujours délicat ,- composé de fibres musculaiféS et tëndiuéüses entrelacées ; et tantôt plus {S'pondylusf,t^ttÀ moins ( jÿéZé» , fig. XXI , Z ) fendu.
On doit surtout noter lés prolongemens du manteau analOguès à' dés mêmbf ès , qui partent dé rextrémité postérièüfè de animal , sous la formé de tubes respiratoires simples Ou dOübies , ët qui résultent d’un entrelaceinént dé fibres longitudinales et de fibres circulaires. QuelquèfoiS (par exeÉple d3ia&\eSolenstrigilatus,^Q.xsi, K,L.), les fibres circulaires sont réunies en faisceaux, et si ^ fortes que leur action peut aller jusqu’à déterminer la séparation d’un certain nombre d’aiineaux du tube , qui néanmoins diaprés Poli , reprennent avéV promptitude et facilité.
SYSTÈME musculaire. 33 1
L’enveloppe musculeuse des viscères , qui parfois , comme dans le Cardium et le Solen (fig. xü, XXI , F) , s’allonge considérablement en une sorte de membre , porte le noiri de fM. Son tissu musculaire , composé de plusieurs couclies dé fibres longitudinales et transversales (à l’instar de la langue des animaux supérieurs ) , est très-puissant et fortifié enCof é par de nombreuses fibres tendineuses , formant quelquefois dans l’intérieur des ligamens remarquables qui reçoivent entre eux les circonvolutions de l’intestin (par exemple dans hS'olén strigilatws ^ fl^.XX,^). . - .
Enfin l’appareil musculaire destiné ati mouvement du der mâîosquelette est le plus fort. On trouve , en effet , ün ou deux gros muscles destinés à fermer la coquille , qui;, ' par ünè disposition fort remarquable , ont ici pour antagoniste non pas la puissance d’un autre muscle , mais la graridé élasticité du ligament extérieur de la chârmèré , dont l’actiOn tend à tenir la coquille toujours ouverte. ÂUSSl, qfiand cë§ muscles viennent à être coupés , les vàîvès s’ëcartént-èllel d’elles-mêmes , ce qui arrive également après la mort dé" l’animal. Lorsqu’il n’y a qu’un seul muscle ^ comme dans les Huîtres (pl. ii, fig. viii, G, H) , il est plus rapproché dit milieu des valves. Quand il y en a deux , comme chez le plus grand nombre des Bivalves (par exemple Anodonta,
Macfra), l’im se trouve à l’orifice oral, comme mUscle; scapulaire (fig. X, XVIII, a'), etl’autre à l’orifice anal ; comme muscle iliaque {Ibid.,'k' ). En outre , lés tendons de plusiéurs muscles de la masse du pied s’insèrent aussi à la coquille (fig. XVIII, b, i , 1). ' -
L’enveloppé musculeuse simple., du corps entier existe également chez les Gastéropodes èt les Ptéropodes , où il lui arrive même souvent d’être plus développée encore que chez les Pélécypodes. Ainsi , par exemple dans les genres Aplym, lÀmax et Clio, elle forme iin sac musculeux emmidppànt tous les viscères, à la face interne duquel les or-
33a ïRÀiïÉ d’anatomie comparée.
ganes qu’il renferme ne sont attachés que par un tissu cellulaire lâche (pl. iii , fîg, i , Aplysia , et x, Clio). Sa substance est essentiellement formée de fibres longitudinales , transversales et obliques, fortement entrelacées les unes avec les autres. Cet appareil musculaire est surtout très-développé lorsque l’animal est pourvu de l’organe servant à la progression qu’on désigne sous le nom de pied , comme par exemple dans les Limaæ , V Aplysia , et en général chez les Gastéropodes. Ce pied agit , au total , comme une ventouse , et il peut tenir l’animal fixé même le long d’une surface perpendiculaire, par la succion qu’il exerce en s’appliquant sur les bords et se soulevant au centre. Ce qu’il y a de remarquable, c’est que, dans beaucoup de genres, par exemple dans les Patelles et les Loris , sa substance fibreuse a presque la solidité du cartilage.
Chez les Gastéropodes munis d’une coquille, le sac musculeux dont nous venons de parler n’embrasse la plupart du temps qu’une petite portion des viscères , le reste sdrtant par une fente qu’il présente (à peu près comme dans l’ompha- Ipcèle congénitale chez l’homme), et n’étant entouré que par la coquille.
Au reste , la formation du sac lui-même et celle du pied ne difiërent point de celle que nous avons décrite plus haut ; seulement le sac est fortifié encore par quelques faisceaux musculaires destinés à opérer la rétraction de la masse entière du pied dans l’intérieur de la coquille ( pl. iii , fig. iir , II) i et qu’on peut comparer aux muscles du pied des Pélécypodes.
Nous ne devons point omettre non plus de signaler le collier musculeux saillant que le manteau présente à l’endroit où les viscères en sortent pour se plonger dans la coquille , car c’est lui qui est chargé de sécréter cette dernière.
Le système musculaire des Crépidopodes ressemble à celui des Patelles , de même que celui des Braçhiopodes et même
SYSTÈME MUSCUEAIKÈl 333
aussi jusqu’à un certain point celui des Cirripèdes (1) ressemblent à celui des Pélécypodes , par la présence de gros muscles transversaux servant à fermer la coquille.
Nous retrouvons, dans les Céphalopodes, l’enveloppe charnue générale , c’est-à-dire le manteau qui , fermé en bas et en arrière , ouvert en haut et en devant (pl. iv , fig. iv , i), offre plusieurs couches de fibres musculaires très-développées , mais encore incolores. Ici , de même que dans les Pélécypodes , les mouvemens de ce sac servent plus à la respiration qu’à la locomotion.
Sur la face antérieure delà tête , le manteau forme l’ entonnoir également musculeux (fig. iv , a ) , dont les rapports avec lui sont les mêmes que ceux des tubes respiratoires des Pélécypodes avec leur manteau. Sur la face tergale, des faisceaux charnus plus forts , mais à proprement parler appartenant aussi au manteau, s’attachent au squelette , soit calcaire des Seiches, soit cartilagineux des Calmars : on voit là surtout naître des faisceaux particuliers qui se rendent au cartilage céphahque et déterminent les mouvemens de la tête. Cependant les appareils musculaires les plus compliqués sont ceux qui président aux mouvemens des huit ou dix pieds dont la tête est entourée , et de la membrane infundibuliforme tendue entre ces tentacules , à leur base. Cuvier a donné de très-belles figures représentant la manière dont ils sont disposés dans le Poulpe (2). La membrane est mue par des faisceaux fibreux nés de la base de chaque pied, tandis que la substance de chaque pied lui-même , renfermant un nerf et un vaisseau , forme un tube musculeux, mobile comme une langue , qui présente à l’extérieur des fibres longitudinales ( pl. iv , fig. v , a ) , et à l’intérieur
(i) Voyez PoM, Testacea utriusque Siciliœ , tom. 1er, fig, xirr,
(a) Mémoires pour servir à l’histoire et à V anatomie des Mollusques > Paris, 1817, in-h pl. i etir.
des fibres transversales. Sur cé tube, on aperçoit des su çoirs également musculeux ( pl. iv , fig. v , c ) , formés de fibres excentriques et concentriques , dont le mécanisme se rapproche au fond beaucoup de celui du pied des Gastéropodes ( § 323 ) , de sorte que le grand nombre de ces or ■ ganes agissant comme des ventouses permet à l’animal de s’attacher avec une solidité extraordinaire aux corps qu’il embrasse. A-u reste, le nombre des suçoirs augmente avec l’âge , et l’on conçoit qu’ils puissent devenir dangereux pour l’homme lui-même , puisqu’on a trouvé des Poulpes qui pesaient jusqu’à cent cinquante livres , et dont les bras avaient plusieurs aunes de long.
Lorsque les Céphalopodes sans coquille nagent , ce sont principalement les bras et leur membrane en forme d’entonnoir qui déterminent la progression , le sac abdominal étendu ep avant étant poussé parles expansions et contractions altère natives des organes de la tête.
Parmi les Céphalopodes à coquille , l’Argonaute a un systènie musculaire semblable à celui du Poulpe (1) ; seulement deux des huit bras de la tête forment de larges plaques dont les bords sont pourvus de petites ventouses , et qui font réellement l’office de voiles quand l’animal s’est élevé à la surface d.e la mer avec sa coquille.
ïîï. Organes locomoteurs dans les Thoracozoaires.
Mnthelminthes. — On retrouve ici de nombreux exemples du mouvement sans structure fibreuse manifestement développée. Ainsi , dans les Vers cystiques, par exemple le Cysticercus fenuicollis (2) , la grande vésicule qui se resserre et s’étend d’une manière ondulatoire , n’offre qu’une substance animale ponctiforme, sans nulle apparence de fibres. Ceux des
(i) Poli, TcslaCea iitriusque Sicîlice , contin, a Sleph. Dette Ckiaje^ Napoîî, i832 , in-fo].j t.III, fig. xLir.
^l'j'SfoyeZxats Tabula îttustranteé ,csit. 1, Tp\.t, fig, ti
SYSTÈME musculaire. 335
yers intestinaux chez lesquels la structure fibreuse se prononce le mieux , sont les Nématoïdes , par exemple l’Ascaride lombricoïde , où une couche de fibres longitudinales externes et de fibres tratisversaies internes forme l’enveloppe générale extérieure , qui réagit contre les impressions du dehors et Qpère la locomotion. Plusieurs de ces animaux ont des organes qm leur servent pour se fixer , par exemple des couronnes de crochets diversement configurés , comme dans les Echinorhynques , pu des ventouses bordées d’épines, comme dans le Strongylus armatus.
Annüides. — Chez la plupart de ces animaux aussi, l’enveloppe fibreuse commune des viscères , qui s’est développée immédiatement sous la peau, constitue encore le principal et souvent même l’unique organe locomoteur ; ce n’est que quand il se développe des organes particuliers analogues à des membres , par exemple des faisceaux de branchies , comme dans le Spirographis ^ ou des soies , comme dans les Aphrodites, qu’on voit aussi paraître des muscles particuliers pour ces organes.
Si nous prenons pour exemple la Sangsue , nous trouvons d’abord chez elle , au dessous des minces anneaux cornés de la peau , une double couche de fibres circulaires obliques , dont les directions se croisent , puis une couche de fibres longitudinales enveloppant le corps depuis la bouche jusqu’à l’anus. C’est avec des moyens si simples que l’animal parvient à exécuter tous les mouvemens imaginables. Du reste , nous devons encore faire mention particulière de la structure du sjiçoir qui entoure la bouche , et dont l’appareil se répète à la région anale. Ce suçoir est composé de fibres circulaires et de fibres excentriques , et il s’applique aux olijets extérieurs d’après les mêmes lois que le pied des Gastéropodes ou les ventouses des Céphalopodes.
Le système musculaire est beaucoup plus compliqué chez XAphrodita aouîeaU , où les faisceaux aplatis des fibres ont
336 TUAITÉ d’anatomie comparée.
en outre une couleur plus foncée et un brillant qui , dans les muscles transversaux , égale presque celui des tendons. Ici (1) on peut distinguer , de chaque côté , trois plans assez forts de fibres longitudinales pour le dos , le côté et le ventre ( pl. V , fig. XXIV ) , tandis que près de quarante faisceaux musculaires transversaux sont tendus entre les plans longitudinaux du dos et du ventre , et donnent ainsi lieu à la division des côtés de la cavité du corps en compartimens destinés à recevoir les appendices du canal intestinal dont nous donnerons plus tard la description. A chaque paire de ces compartimens correspond une paire de faisceaux de soies ou de pieds , portés chacun par un cylindre charnu , et ces pieds sont également pourvus de plusieurs faisceaux musculaires, dont l’action paraît être fortifiée encore , suivant Treviranns, par la turgescence du liquide contenu dans une gaîne membraneuse du pied , c’est-à-dire par un mécanisme analogue à celui dont nous avons parlé à l’occasion des tentacules - des Astéries et des Oursins. Les épines même des crêtes épineuses sont mues par des faisceaux musculaires particuliers.
Isopodes et Neusticopodes . — Leur appareil musculaire ressemble beaucoup à celui des Annélides supérieures , et comme on commence à observer chez eux tant une segmentation plus prononcée du dermatosquelette que des membres spéciaux , cet appareil passe souvent aussi d’une manière très-prononcée à ce qu’il est chez les Crustacés proprement dits , ou les Décapodes.
Ainsi , Rathke (2) a trouvé, chez \Idotsa entomon, à la surface tergale , sur les deux côtés du canal dorsal , une longue bande musculaire , oflrant huit échancrures (ime à chaque an-
(1) Voyez Pallas, sur les mascles àeV Aphrodita aculeata , dans ses Miscellan. Zoolog , avec une figure pl. 7. — Voyez aussi un Mémoire de G.-R. Treviranns, dans ’Ys^-av.-ÿLPH^v’sZeitschriftfuer Physiologie, tom.III,cab. II.
(2) Beitrcege zur Geschichte der Thierwelt. Dantzick , 1820, in-4“* lr« part., wp. 119.
SYSTÈME MUSCELAIUE. 33^
neau vertébral) , qui s’étendait depuis la tête jusqu’à la pièce caudale de forme naviculaire, et à la surface ventrale , des deux côtés du cordon nerveux, un autre plan musculaire semblable , de telle sorte qu’a l’àide de ces qualité, cordons longitudinaux, l’animal peut ployer son corps en tous s.ens. On aperçoit aussi , de chaque côté, plusieurs nauscles qui sont destinés à mouvoir lès ménabres. ...
Parmi lesNeusticopodes , les Limules pntle corps conformé absolument comme celui des Écrevisses , et plus la division de ce corps en segmens distincts devient prononcée , plus aussi on voit disparaître, comme organe locomoteur essentiel , la simple enveloppe fibA’éusé génëi^alè , à la place de laquelle apparaissent les muscles des membres.
^ Décapodes. — Parmi eux , c’est rÉcrevi^e que.nous choisirons poiir exemple. La tête et la poitrine de cetanimaï fournissent déjà une preuve de ce que nous avons annoncé à la fin du paragraphe précédent, c’est-àdire que l’enveloppe musculeuse générale disparaiît à la face tergale, où il n’en reste plus qu’un muscle à trois têtes , situé de chaque côté, près. du cœur, et destiné au mouvement de la queue. Elle est remplacée , nomseulement par une paire de forts muscles longitudinaux à la surface ventrale , mais encore par des muscles de membres bien développés , qui partent du rudiment de colonne deutovertébrale inférieure , .tandis qu’à l’abdomen (appelé ici queue), les trois couches musculaires ordinaires, qu’on rencontre déjà chez.‘dp3 Annélides , la supérieure ,1a latérale et l’inférieure , entourent le canal intestinal, et se divisent en un grand nombre de faisceaux isolés , dont le plan inférieur se fait surtout remarquer par sa force , que commandait la prédominance des mouvemens de haut en bas dans la queue (1).
(i) Voyez SucKow , Anatomisch-physiologhche Untersuchnngen der Insckten und Krustenthîere, pug. 04.
338 TRAiiré d’anatomie comparée.
priant aux muscles des membres, on peut leur appliquer cë qui est vrai des muscles de tous les animaux pourvus d’un dërmatosquèlëtte articulé, sans névrosquelette. En effet, *ls S0iît logés dœws V intérieur du squelette qu’ils doivent mouvoir, ët toujours cëux qui occupent soit un segment de tube squelettique , soit un anneau squelettique , s’attachent en dedans de l’anneau qui vient immédiatement après, et servent à le mettre en mouvement. On peut en voir un exemple ilàiïs ïeà muscles de la pince de l’Écrevisse ( pL vi , fig. yiii) ; m, i, représentent les musclés fléchisseurs et extenseurs, encore situés dans la poitrine , et cette disposition se répète à chaque ^àrticre,' dè'^Ôrte que k , h, f , d, sont les extenseurs et i , g , e , c , lès fl&Hisseurs du membre. Mais lès musclés les plus robustes sont ceux de l’article terminal du nrembrè' ,' dont' le %ibie abducteur a , et son vigoureux antagP' tii'sté’ïi ; èècupéht l’intérieur de l’avant-dernier segment.
il n’eii“.pâk difficile de comprendre que cette disposidon 'explique la: facilité avec laquelle certains membres se détachent dü:hbr|is , chez les Crustacés (1)., car , dès qu’une forte contraction, par exemple des muscles c, d, fig. viii, brisé les tendons ** , le moyen essentiel d’union entre les parties d et b ri’ existe plus , et la séparation doit avoir lieu, ï- 329.
-Arachnides. Ghèz ces animaux, l’enveloppé fibreuse •générale du corps est égâlèment réduite à de très-faibles dimensions , si on la Compare aux muscles des membres. En examinàrit l’abdomen de l’Araignée diadème , j’ai aperçu, au dessous de l’épiderme transparent et d’un tissu muqueux de couleurs variées qu’il recouvre , une couche de fibres transversales assez forte , contre laquelle S’appliquent , chez les individus femelles , les deux ovaires , qui remphsserit en outre
(i) On prétend, par exemple t qne le Homard laisse tomtier de InUméme set serres $ quand il vient à être elftuyé par le canon.
SYSTÈME MtlSCXJLilRE. BSq
la cavité abdominale , et dont la texture est également musculeuse, quoique fort délicate. Le long de la face inférieure du corps se trouve une paire de ligamens longitudinaux, à demi cartilagineux et à demi musculeux (1) , qui s’étendent depuis les branchies jusqu’aux filièreâ,. Ce sont là les seuls restes des muscles longitudinaux qui], chez les Annélides , enveloppent le corps de toutes parts. Au contraire , la poitrine est entièrement remplie , si l’on excepte l’œsophage et le cordon nerveux , par la masse musculeuse des pattes et des branchies , dont les fibres se dirigent de haut en bas , tandis que le système musculaire interné des pattes est disposé d’après le même type que celui des pattes de l’Écrevisse.
Hexapodes.- — C’est dans cette vaste classe. Celle des Insectes proprement dits , que la fibre musculaire acquiert son plus haut degré de développement, et que le système musculaire offre le plus de diversités.
A l’égard du développement plus considérable de la fibre musculaire , il dépend essentiellement de la présence d’une multitude de vaisseaux aériens divisés en ramifications trèsdéliées. C’est un magnifique spectacle , quand on met un petit morceau de muscle d’un Coléoptère , d’une Mouche ou de tout autre Insecte parfait sur le porte-objet d’un bon microscope , que de voir comment les innombrables ramifications des trachées parcourent la substance musculaire, et comment les extrémités des ramuscules sortent entre les faisceaux fibreux , par bouquets réguliers. La fibre musculaire étant ainsi pénétrée d’air, qui lui fournit de l’oxigène en abondance , on ne peut point être surpris de l’énergie contractile dont elle jouit et des efforts énormes , proportionnellement à leur taille , que d’aussi petits animaux peuvent faire pour porter , mordre , sauter , voler.
La segmentation de l’enveloppe fibreuse primaire en faîs-
(i) G..R. Trevihancs , Ueher din innern Bail dot Arnehtitden , pag. 45*