CHAPITRE U
Des organes locomoteurs chez les animaux pourvus de cerveau et de moelle épinière.
De même que le véritable os, la véritable chair ne commence à se rencontrer que dans les Céphalozoaires ; aussi Oken a-t-il désigné sous le nom d’animaux sans chair ceux que j’ai appelés Oozoaires et Corpozoaires. Quoique mon intention ne soit point d’attribuer à cette différence assez d’importance pour la faire servir à établir une distinction des animaux en supérieurs et inférieurs , cependant la substance musculaire des Céphalozoaires, qu’une plus ou moins grande quantité de ramifications vasculaires pénètrent de sang rouge, diffvre essentiellement de celle des animaux appartenant aux classes inférieures , puisque , partout où elle existe , l’enveloppe musculaire générale se trouve manifestementremplacée par des muscles partagés en ventre eten tendon, et qu’au lieu de se rapporter au dermatosquelette , elle contracte des relations plus intimes avec le névrosquelette. Ces différences sont d’autant plus remarquables qu’ elles conduisent à ce résultat que, chez les animaux supérieurs , on voitenfin se répéter les caractères propres aux animaux inférieurs, puisque non-seule-
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ment l’enveloppe musculeuse générale se reproduit par desstK l’appareil des muscles particuliers, mais qu’ encore les muscles consacrés aux opérations les plus délicates, à celles dans lesquelles la sensibilité entre le plus en jeu j redeviennent des muscles cutanés.
Au reste, comme , dans les classes inférieures, où le corps offrait un dermatosquelette solide , les organes mous de la locomotion se rapportaient spécialement à ce système , qui déterminait leur position , de même aussi, chez les animaux supérieurs , une corrélation des plus intimes règne entre lô névrosquelette et les muscles , dont souvent même la situation se décèle pour ainsi dire d’elle-même , quand On connaît suffisamment les os et leur mode d’articulation. D’après ce motif , et attendu que les divers squelettes ont déjà été décrits , nous nous bornerons ici à indiquer la situation et l’action des muscles qui déterminent les divers changemens de lieu (1) propres aux Céphalozoaires , d’autant plus qu’une description anatomique détaillée de tous les organes qui portent ce nom ne saurait être d’un grand intérêt sous le poiÿ de vue physiologique. Mais , afin que le lecteur ne manque pas d’un exemple au moins qui lui fasse connaître la disposition des divers muscles du corps chez les différens animaux> je les ai représentés tels qu’ils sont d’après un Poisson , quelques Reptiles , un Oiseau et un Mammifère non claviculé, de sorte que je puis renvoyer sous ce rapport aux pl. X , xii , xiv , xvin et à leur explication.