APONÉVROSE DU MEMBRE ABDOMINAL
Cette aponévrose peut être considérée à la cuisse, à la jambe ‘et au pied, suivant qu’on létudie dans ces divers points; elle prend les noms de crurale, de FE à et de pédieuse. |
L’aponévrose de la cuisse , ÉFAASER appelée crurale, fémorale, fascia latæ, s'insère à la partie postérieure du sacrum, continue à |’ aponévrose commune des muscles de la partie postérieure du tronc, à lépine antérieure et supé-
1 La connaissance de ces trous est très importante lorsqu'on veut ouvrir un panaris, parce qu’il pourrait arrivér'que la sonde s’introduisît dans une de ces ouvertures naturelles, et qu’on incisât la gaîne des tendons, croyant être arrivé dans un slapier,
mn.
348 ANATOMIE DESCRIPIIVÉS rieure: de l'os des îles, partagée en deux feuillets, dont le superficiel s'attache au bord inférieur dé l’arcade crurale , le profond se continue avec l’aponéviose iliaque. Dans l’inter- valle de ces deux feuillets, se trouve le canal crural, doût la paroi antérieure est formée par le faisceau superficiel, les paroïs externes'et postérieures par le feuillet profond, ét qui contient en dedans, les vaisseaux fémoraux, tindis que le nerf crural est placé hors du canal. En $e réunissant ; ces feuillets forment un angle externe, qui n’a rien d’intéressant ) le postérieur est remarquable, en cé qu'il contient les vaise seaux. L'ouverture inférieure de ce canial-est assez mal forniée ei avant ; un croissant fibreux la déssineen arrière. L’ouverture supérieure est limitée antérieutement par l’arcade cruz | rale, postérieurement par le pubis en dehors par le feuillet profond. Cette ouverture à un angle interne mousse, qui résulte de linsertion ‘dé l’arcade crürale, sur la crête du pubis, et qui est formé par le ligament de Gimbernat. L’aponévrose fascia lata n’a pas seulement les insertions que nous avons indiquées plus haut, elle se fixe encore à la branche ascendante de l’ischion ; à la branche descéndante du pubis, etala symphyse pubienne. Decesdivers points elle descérid sur le membre jusqu'au genou, où elle s’insère sur la rotule et sur les bords du fémur. | ” k | L’aponévrose crurale est très forte en avant, et à la partie externe; elle l’est un peu moins en arrière; la partie interne est le lieu où elle offre le moins de résistance. Après avoir ainsi formé une enveloppe générale au membre, elle constitue plusieurs enveloppes partielles. Tous les prolongements qu’elle envoie en ‘avant ,. viennent en dernière analyse se rendre à la ligne âpre du fémur, ce qu’explique la disposition du triceps. Cette aponévrose, à la partie postérieure de la cuisse, se recourbe et fournit deux prolongements, externe et interne , qui se rendent vers la ligne âpre du fémur ; à sa: partie externe, l’aponévrose se bifolie. C’est dans linteré valle des deux lames, que se place le muscle tenseur de l’aponévrose crurale. La gaine qu’elles forment se fixe à l’épine antérieure et, supérieuxe.de l’os des îles, et se termine vers; la partie moyenne de la cuisse. Si nous examinons maintenant les enveloppes partielles de l’aponévrose crurale, nous trouvons en avant deux gaînes fibreuses , l’une pourle
: MYOLOGIE. -—— APONÉVROSE DU MEMB. APDOM. 340. droit antérieur, formée par un dédoublement de la partie ‘antérieure de laponévrose, remontant supérieurement jusque vers larticulation coxo-fémorale , et descendant inférieurement jusqu’à la rotule ; l’autre pour le muscle triceps , beaucoup plus forte que la précédente , égalément formée par l’aponévrose fascia lata; cette seconde gaine, naissant en dehors de la ligne âpre au-dessus du muscle tenseur, et venant se fixer en dedans de cette même ligne. Tous les muscles de la partie interne, ont leur gaine : celle du couturier commence à l’épine antérieure et supérieure de l'os des îles, et vient se terminer au genou. Le droit interne présente également une gaîne, qui remonte jusqu’à l’arcade pubienne et descend ensuite jusqu’au genou. Les adducteurs ont également leur gaîne , mais celle du troisième n'existe pas toujours. Entre la gaîne du couturier, et celle des deux premiers adducteurs, on voit la gaîne triangulaire des vaisseaux formée par la réunion de plusieurs lames aponévrotiques. À la partie postérieure, on trouve une seule gaine, qui renferme le demi membraneux, le demi tendineux, le biceps et le grand nerf sciatique ; elle se continue en haut avec la gaîne des muscles fessiers, et communique dans le bassin par l'échancrure sciatique, ce qui explique pourquoi, dans l’amputation de la cuisse, on voit souvent remonter le pus dans la cavité pelvienne. ;
Dans la région de la jambe, l’aponévrose prend le nom de tibiale ou de jambière. File naît en devant du genou, et sur les côtés des condyles externe et interne. En arrière , elle se continue manifestement avec l’aponévrose crurale. L’aponévrose jambière est très forte antérieurement et à sa partie externe; elle est plus faible postérieurement , et à son bord terne. BDirigée en ‘bas, elle embrasse la jambe en arrière, en avant eten dehors; en dedans, la face interne du tibia est immédiatement sous-cutanée , l’aponévrose s’y attache tout le long des deux bords qui terminent cette face ;On netrouve en dehors qu’une seule gaîne pour les deux péronniers latétaux. En avant il n’existe également qu’une gaîne pour tous les muscles de la partie antérieure. Deux gaînes se rencontrent à la partie postérieure: l’une, superficielle, pour les muscles jumeaux et soléaire; l’autre, profonde, pour tous les muscles de la couche correspondante.
À la région du pied, l’aponévrose du membre abdominal reçoit le nom de plantaire, à sa face inférieure, et de pédicuse, ou de dorsale, à sa face supérieure. L’aponévrose plantaire ayant déjà été décrite, nous ne parlerons ici que de l’aponévrosé dorsale. Celle-ci existe sur toute la face dorsale du pied, continue vers le bord interne, avec un prolongement aponévrotique; en haut, avec l’aponévrose jambière ; en dehors, avec la us L’aponévrose jambière, en se renforçant à sa partie inférieure, constitue le ligament annulaire antérieur du tarse. ] s'attache à la partie antérieure externe de l’enfoncement supérieur du calcanéum, et se termine au-devant de la malléole interne, en envoyant au scaphoïde et au bord interne de l’aponévrose plantaire, un prolongement très marqué. Ce ligament annulaire embrasse le grand muscleextenseur des orteils etle péronnier antérieur; | il forme de véritables canaux, dans lesquels passent les ten- + dons. Dans cette partie on trouve trois gaînes, l’une, interne, pour le jambier antérieur, l’autre, pour l’extenseur propre | du gros orteil, et la troisième, plus en dehors, pour l’extenseur commun des orteils, etle péronnier antérieur, quand ce muscle existe. En dedans du tarse, on rencontre un faisceau fibreux , qu’on nomme ligament annulaire interne du tarse , et qui est fixé par une extrémité sur la partie antérieure de la malléole interne, et par l’autre sur la partie postérieure et-interne du calcanéum. Ce ligament forme, avec cet os, une sorte de canal qui renferme les gaines ns tendons des muscles jambier postérieur, et longs fléchisseurs des orteils et du gros orteil , ainsi que les vaisseaux et nerfs plantaires, et une grande quantité de tissu adipeux. Un autre ligament appelé ligament annulaire externe, se dirige de l’astragale et du calcanéum , vers la malléole externe. Il livre passage aux péronniers lausalee |
SPLANCHNOLOGIE. — GÉNÉRALITÉS. : 351
SPLANCHNOLOGIE.
GÉNÉRALITÉS
La splanchnologie est la branche de l’anatomie qui est “relative à l’histoire des appareils fonctionnels; elle embrasse la description des parties les plus RAT Ées de l’orga- “nisme; on ne saurait cependant les confondre avec celles
dont nous nous sommes occupé jusqu’à présent, parce- #1 elles s’en distinguent par des caractères particuliers.
En effet, ces parties présentent en général un défaut de symétrie é d'harmonie; elles sont en outre sujettes à de fréquentes maladies organiques ; enfin les différénces relatives à l’âge établissent des particularités notables pour les appareils de la vie organique.
Les appareils fonctionnels peuvent se partager en deux classes, suivant qu’ils nous mettent en relation avec le monde extérieur, ou qu’ils sont destinés à la conservation de l’individu et de l’espèce. La première comprend les organes des sens ; la seconde, les viscères proprement dits.
Les organes des sens sont chargés de percevoir les objets extérieurs, et de les transmettre, par le moyen de leurs nerfs, au cerveau, qui les garde en dépôt jusqu’à ce qu’ils aient été transformés en idées.
Les viscères agissent de différentes manières: les uns s’assi-
. milent les substances nécessaires à la conservation, les autres les portent dans toutes les parties de l’économie; il en est qui éliminent au-dehors les parties qui ne peuvent plus être utiles. Mais quelque différents que soient les résultats et la manière d'agir des organes sensoriaux et des viscères proprement dits, on peut cependant, d’après Meckel, « établir » entre eux plusieurs caractères communs, qui sont les » suivants : il sont des développements du système cutané,
dt,
Jloppe sensitive qui a pour usage de le mettre en rapport, |
352. ANATOMIE DESCRIPTIVE. Ë » et sont contenus, en totalité ou en grande partie, dans des. » cavités osseuses plus ou moins complètes ; 1ls sont en outre | » prolongés par des replis valvulaires de la peau, pourvus | » eux-mêmes de glandes simples et de poils. Enfin ïls sont l » simples, et alors leur position est telle que la ligne mé- | » diane les divise en deux parties égales; ou bien ils sont | » doubles, et, dans ce cas, il y en a un de chaque côté, à | » droite ét à gauche. » (Mana d'anatomie , tome di,
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