‹ Traité élémentaire d'anatomie, contenant les préparations, l'anatomie descriptive et les principales régions du corps humain. Avec des notes extraites du cours de Ph. Fréd. BlandinChapitre 188 sur 351 · SPLANCHNOLOGIE. — VOILE. — PILIERS. — PAROTIDE · texte numérisé non relu

SPLANCHNOLOGIE. — VOILE. — PILIERS. — PAROTIDE

postérieure du voile du palais; elle contient dans sa dupli-

cature une couche très serrée de glandes mucipares; il entre aussi dans là composition du voile du palais des muscles dont nous avons donné la description dans la myologie.

Le voile du palais se développe par deux points latéraux, qui se réunissent sur la ligne médiane; aussi trouve-t-on quelquefois les parties non réunies; la luette est alors ellemême divisée en deux parties; c’est ce vice de conformation auquel M. le professeur Roux a si bien remédié par sa

belle opération de la staphyloraphie.

2° Parois latérales. Elles constituent les joues : celles-ci sont aplaties transversalement, larges, quadrilatères; leur face externe est convexe ou concave; leur face interne est contiguë aux dents et aux gencives. Plusieurs muscles contribuent à leur formation : ici se groupent le buccinateur, le triangulaire , le carré, les deux 2ygomatiques, les dut élévateurs de la lèvre supérieure, etle canin; plus profondément, le masséter et le ptérygoïdien interne, beaucoup de tissu cdiutaité adipeux. Dans cette région latér 1e on trouve quelques glandules qui font saillie sous la muqueuse; ce sont les glandes molaires. (

Au niveau de la première dent grosse molaire, on Mt çoit un petit trou, qui est la terminaison du conduit parotidien : la glande qui donne naissance à ce conduit, et qu'on nomme parotide, est logée dans l’excavation profonde qui existe sur les cotés de la face; elle est bornée, en avant par le bord postérieur de la doie montante de Los maxillaire inférieur; en‘arrière, par le conduit auditif et l’apophyse mastoïde du temporal; en dehors, par la peau; en dedans, par l’apophyse styloïde et le bouquet de Riolan. Cette glande, la plus grosse de toutes les salivaires buccales, à la forme d’une pyramide irrégulière, dont la base est tournée -en dehors; elle présente trois faces : 1° Face externe. Elle est en rapport avec la peau et quelques fibres du peaucier; 2° Face antérieure. Elleest appliquée en haut contre l’articulation temporo-maxillaire ; en dehors, sur le bord postérieur

. de la mâchoire inférieure ; en dedans, sur le muscle ptérygoïdien interne ; 3° Face postérieure. Elle est unie au conduit auditif externe, à l’apophyse mastoïde, au bord antérieur du muscle sterno-mastoïdien, au ventre postérieur du di-

gastrique, à l'apophyse styloïde et aux muscles qui sy fixent; elle est aussi en rapport avec l’artère carotide extèrneé, V’ buts temporale et le nerf facial. |

Cette glande est formée par un grand nombre de petites granulations arrondies , très distinctes les unes des autres, unies per du tissu claire lâche, mais qui devient .plus

serré à mesure que les sréhaiiiéns se rapprochent. Le plus:

ordinairement la glande est simple, auelquefois on en trouve une petite placée sur la face externe du masséter.

À peu près vers l’extrémité supérieure du tiers moyen de son bord antérieur, on voit sortir son conduit excréteur, appelé canal de Sténon; celui-ci commence par des filaments très fins, qui partent des granulations , se réunissent et don-

nent naissance au conduit dont le diamètre est d’une ligne” environ ; il marche d’arrière en avant, de dehors en dedans,… immédiatement sous la peau et sur la’ face externe du” muscle masséter , séparé, le plus ordinairement, du bordk

inférieur de l’apophyse zygomatique, par un intervalle de

trois à cinq lignes ; il se contourne ensuite sur le bord an-

térieur du masséter, pénètre entre les fibres du buccinateur, et s'ouvre dans la paroi latérale de la cavité buccale, vis-àvis la première grosse molaire, le conduit excréteur est formé à l’extérieur par une membrane blanche, résistante,

fibreuse , à l’intérieur par un prolongement de la muqueuse.

buccale; il présente à son orifice buccal interne, une petite valvule destinée à empêcher tout reflux quelconque dans le conduit.

3° Paroi inférieure. Elle est presqu’entièrement formée par la langue, et présente en avant plusieurs muscles tapissés par la membrane muqueuse; sur les parties latérales du frein, on trouve deux saillies creusées à leur sommet, ce sont les orifices du conduit de Wharton ; à partir de chacune de ces saillies, se dirige obliquement une ligne qui indique-la marche du conduit de Wharton; celui-ci appartient à une glande qui a reçu le nom de glande sous-maxillaire : ele est placée au côté interne de la branche:et du corps de la mâchoire inférieure, entre les deux ventres du muscle digastrique; sa forme est presque ovalaire; ses rapports sont, en dehors, avec l’angle de la mâchoire et le muscle ptérygoidien

externe; eu dedans, avec le OPRPERS et le nerf hypo-

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glosse ; enhaut, avec les muscles mylo-hyoïdien et ptérygoï- dien interne ; en bas, avec le muscle peaucier et la peau; en arrière , avec le nerf lingual, les muscles stylo-glosse ethyoglosse, et l’artère faciale ; en avant, elle est séparée en deux lobules : le plus considérable se place sur la face externe du muscle mylo-hyoïden ,le petit s'enfonce sousle muscle mylohyoïdien; cette glande, qui a la structure de la parotide, donne naissance au conduit excréteur dit de Warthon, dirigé obliquement de dehorsen dedans et d’arrièreen avant, passant au-dessus du muscle mylo-hyoïdien, en dehors du bord supérieur du muscle hyo-glosse, et se terminant, par une petite saillie en forme de verrue, sur les côtés de la base du frein de la langue; il est tapissé par un prolongement de la membrane muqueuse, et présente à son orifice buccal un repli qu’on nomme repli valvulaire du conduit de Warthon; quelquefois il reçoit un petit conduit excréteur sorti de la glande sublinguale; le conduit commun formé par cette réunion est appelé canal de Bartholin.

Plus profondément, dans l’épaisseut de la paroi de la bouche, au-dessous de la partie antérieure de la langue, on trouve une glande allongée qui porte le nom de sublinguale. Elle est située devant la précédente, de manière que son extrémité postérieure touche à l’extrémité antérieure de celleci. Cette glande est allongée transversalement ; ses rapports sont, en bas, avec le mylo-hyoïdien; en haut, avec la membrane muqueuse buccale, au travers de laquelle il est facile de la sentir avecle doigt; en dedans, avec le génioglosse ; en devant, avec le corps de la mâchoire. Les granulations qui la composent sont plus petites que celles de la précédente; elle s’ouvre par sept ou huit ouvertures isolées, sans former «ie canal excréteur distinct de sa propre substance. Ces ouvertures, qu’on nomme aussi conduits de Rivininus, se voient très bien à la face inférieure de la cavité buccale , de chaque côté, au-dessous de la langue, et tout près de son frein.

? La glande sous-maxilaire ne se continue jamais, comme lavancent

les auteurs , avec la glande parotide : il y a entre elles une lame fibreuse

de l’aponévrose cervicale, qui se continue avec le ligament stylo-maxiidaire: ( Foy: BLanpis , Anat. iopog.).

Les glandes salivaires sont généralement disposées le long de la mâchoire. Elles sont très développées chez les animaux

qui peuvent se passer de boire pendant un temps assezlong.

Ces glandes sécrètent un liquide qui porte le nom desalive,

mais qui n’estpas simple, puisqu'il est mêlé avec les fluides fournis par les glandes molaires, la muqueuse buccale, et ‘un grand nombre de follicules.

4° Paroi supérieure. Elle est formée par le palais, qui la

sépare des fosses nasales, et représente une voûte paraboli-

que un peu plus longue que large , horizontale, immobile

et un peu concave. Sur la ligne médiane, elle est traversée par une ligne blanche dirigée d’avant en arrière, terminée en devant entre les deux dents incisives moyennes, par un tubercule peu saillant. Cette paroi se compose de la partie

horizontale ou palatine des os maxillaires supérieurs, et des «

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os palatins. Elle est tapissée par la membrane muqueuse,

plus dense, plus épaisse, moins rouge que sur les autres. parois de la bouche; renfermant une couche de glandes mucipares très considérable, parsemée de trous qui sont les .

orifices excréteurs de ces glandes, et continue en devantet sur les côtés avec les gencives. Celles-ci sont formées par un tissu rougeâtre ferme, résistant, épais d’une demi-ligne, qui couvreles deux côtés de chaque arcade alvéolaire, et fournit

de minces prolongements qui s'étendent dans tous les inter

valles des dents. Les gencives adhèrent d’une manière intime

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