ER CRETE
à la membrane buccale et ne reçoivent qu’un petit nombre
de vaisseaux etde nerfs. Elles paraissent formées d’une couche pulpeuse et d’une couche fibr euse.
Paroi antérieure. Les parties qui la composent sont deux replis alternativement rapprochés et éloignés, qu’on désigne sous le nom de lèvres. L'espace qu’elles interceptent eutre elles, est la bouche proprement dite. On distingue les lèvres en supérieure et en inférieure. La lèvre supérieure présente, 1° une face antérieure garnie de poils nombreux, implantés perpendiculairement sur le milieu, dirigés obl= quement sur les côtés; au-dessous de la cloison du nez, on remarque la fossette sous-nasale, comprise entre deux sillons; 2° une face postérieure tapissée par la membrane muqueuse, appliquée sur les arcades alvéolaire et dentaire, et offrant le frein de la lèvre supérieure. On y aperçoit des
SPLANCENOLOGIE. — GENCIVES. —+ LÈVRES. 435
granulations, qui ne sont autre chose que les glandes
buccales ; 3° un bord libre présentant un petit lobule, et se
réunissant sur les côtés à l’autre lèvre, d’où résultent deux
* angles, qui portent aussi le nom de commissures.
La lèvre inférieure n’est séparée du menton que par le sillon mento-labial. On y voit des poils insérés perpendiculairement sur la partie moyenne, obliquement sur les parties latérales; sur la face postérieure, on trouvele frein inférieur de la lèvre. Le bord libre est déprimé pour recevoir le tubercule de lalèvre supérieure. Cette lèvre se continue avec
le menton et Les commissures.
Les lèvres sont formées en dehors par la peau, en dedans par la membrane muqueuse; celle-ci est remarquable par sa rougeur et son épiderme, qui est très apparent; elle est appliquée sur des follicules mucipares, très nombreux, FETES glandes labiales, dont les canaux excréteurs viennent s'ouvrir à la face Bi. ul des lèvres. Dans l’épais-
seur des lèvres, on trouve le muscle orbiculaire, formé par la plupart des muscles qui aboutissent aux commissures. Les bords rouges présentent des sillons dirigés d’avanten arrière.
Développement. Lorsque la bouche commence à se former, les lèvres paraissent réunies entre ie et comme de pote: tes : ce qu'il ya de certain, c’est qu’on aperçoit l’intérieur de la cavité buccale. Au bout FF certain temps, cesorganes seséparent ; un vicedeconformation qu’on rencontrequelquefois à Ja naissance vient à l’appuide cette opinion; il arrive en effet. que les deux lèvres sont réunies par la membrane muqueuse, qui passe d’une lèvre à l’autre. La lèvre inférieure se développe par deux points latéraux, de sorte que lorsqu'ils ne se
réunissent pas, il existe une ouverture médiane. La lèvre
supérieure se développe, au contraire, par trois points, l’un médian , : les deux autres latéraux. D’après cette disposition,
: Le développement de la lévre supérieure , tel qu’il vient d’être exposé, est admis par tous les anatomistes. Mais récemment M, Blandin a démontré que cette lèvre se moule en tout dans son développement sur la partie antérieure de la voûte palatine, et que, comme celle-ci, elle se forme par quatre points, deux voisins de la ligne médiane, et
deux autres'tout-à-fait latéraux. Les premiers correspondent aux épiphyses des maxillaires supérieurs qui, chez les animaux , forment les os inter-maxillaires; les deux derniers sont les SA de l’autre
436 . “ANATOMIE DESGUIPTIVE: il doit donc y avoir deux lignes de réunion. On les apercoit en effet très bien au-dessous du nez. Quelquefois un seul point latéral se réunit au point médian ; il en résulte une ouverture, qui se trouve sur le côté; si les deux points
latéraux restent isolés, il existe deux solutions de continuité,
mais elles sont toujours situées latéralement. pHARYNx. (Voy. Prépar., pag. 103.).
Le pharynx, que plusieurs auteurs appellent aussi arrièrebouche, et la partie supérieure de la portion cervicale du tube digestif; il représente une cavité infundibuliforme, faisant suite en haut à la bouche, se continuant en bas avec Poœsophage; il s'étend de la base du crâne, à laquelle il'est fixé par l’aponévrose céphalo-pharyngienne; jusqu’à la cinquième vertèbre cervicale. Le pharynx, postérieurement, est appliqué sur la colonne vertébrale, et les muscles long du cou et grand droit antérieur de la tête, auxquels il est uni par du tissu cellulaire non graisseux, ce qui lui permet d'exécuter des mouvements d’élévation et d’abaissement; et latéralement, il est en rapport avec des vaisseaux et nerfs ïmportants. En avant, il se continue avec le larynx et læœso-
phage; supérieurement, avec les fosses nasales ; inférieure-
nent ; il se éonfond avec la partie supérieure de l’œsophage, sans ligne de démarcation bien sensible. one ti hs 8 À l’intérieur, le pharynxest tapissé par la membrane muqueuse, qui le forme en grande partie; ila, terme moyen, cinq à six pouces de longueur. Le diamètre antéro-postérreur
est d’un pouce et demi environ; il est plus étenduau niveau |
dela bouche que partout ailleurs. On divise le pharynx en faces antérieure, postérieure et latérales. La face antérieure est la plus compliquée: ‘on y voit en haut l’ouverture posté
rieure des fosses nasalés ,.quadrilatère, tapissée par la meme
païtie dés 65 maxillaires. Les points les plns rapprochés de la ligne médiane se réunissent très rapidément entre cux, et plus tard aux deux latéraux, Téfles sont 165 raisons pour lesquelles Ja plupart des observateurs n'ont parlé que d’un point médian impair. Au resté , ce développement de la lèvre supérieure est évident danis les animaux rongeurs;
chez lesquels cetté lèvre réste bifide pendant toute la vie ; il sert enfin,
à expliquer le très petit nombre de becs-de-ièvre médians, dont plu sieurs auteurs ont rapporté des ésemiples. SAITEC
\ SPLANGHNOLOGIE: —— PHARYNX. — OESOPHAGE, | 437
Due muqueuse, la luette et les deux croissants formés par le voile du palais, l'ouverture buccale pharyngienne, la patie” postérieure sui A de la langue ; au-dessousde la langue, le frein glosso-épiglottique, lépiglotte, l’ouverture du larynx;
enfin, tout-àa-fait au-dessous, les replis arytét0- -épiplottiques et la partie postérieure du a Les parois latérales sont formées par la muqueuse; ilsprésententouverturedela trompe d’Eustache vers la partie moyenne de la hauteur de la paroi externe de l’ouverture postérieure des cavités nasales; la face postérieure n’offre rien de remarquable.
Le pharynx est formé de dehors en dedans, d’une tunique celluieuse, d’une couche muscukaire déjà décrite, et d’une membrane muqueuse continue en baut avec la membrane pi-. tuitaire; au milieu, avec celle de la bouche; en bas, avec celle du larynx etdel’æsophage;surles côtés, aveccelledeéstrompes d’Eustache, et tapissant toute la cavité du pharynx. On trouve dans son épaisseur un grand nombre de foilicules qui acquièrent beaucoup de développement chez lesindividus atteints d’angine. Cette membrane, d’un rouge assez matqué , est plus épaisse en haut qu’en bas, et recouverte d’une épiderme très mince.
OESOPHAGE. (VOY. Prépar., pag. 107.)
L’œsophage est la partie du canal alimentaire qui se trouve comprise entre le pharynx et l'estomac. Il est composé de deux parties, l’une aérienne, l’autre thoracique ; sa longueur se mesure depuis la cinquième vertèbre cervicale, jusqu’à la dixième dorsale; lorsqu'on le souffle, il a généralement la forme cylindroïde. À la partie inférieure du col, il se renfle et représente le jabot des oiseaux ; il se rétrécit ensuite, se dilate de nouveau cine et constitue en cet endroit le ventricule succenturié des oiseaux.
À son origine, l’œsophage est en rapport sur la ligne médiane avec la colonne vertébrale; à la partie inférieure de la région cervicale, il est dévié à gauche, ce qu’il importe de connaitre lorqu’on pratique l'opération de l’œsophagotomie. il conserve sa déviation gauche jusqu’au milieu de la portion thoracique, reprend Ja Lgné droite; en traversant le diaphragme , il se dévie encore à gauche. A
L’œsophage, au col, répond ei; devant, aux parties € gauches du larynx, du corps Re et. des vaisseaux thyroïdiens
inférieurs; en arrière au ligament vertébral antérieur; laté-.
ralement aux carotides primitives et aux Jugulaires internes; puis à droite à la tranchée, et à gauche au nerf récurrent et à la carotide. Dans l’intérieur du thorax, il est en rapport en arrière avec la colonne vertébrale, la courbure de la veine azygos, le canal thoracique, et inférieurement avec l'aorte; en devant, un peu avec la trachée artère, ensuite avec la bronche gauche, la base du cœur et la partie postérieure du péricarde; sur les côtés, avec les poumons et l’aorte à gauche; supérieurement, l’œsophage se continue avec le pharynx;
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inférieurement , il se réunit avec la muqueuse de l'estomac, … en présentant dansce lieu uneligne de démarcation tranchée.
La face interne de l’æsophage, formée par la muqueuse,
offre des rides longitudinales provenant du défaut d’am-. |
pliation de ce canal; elle contraste, par sa blancheur, avec
la rougeur du pharynx. L’épiderme dont elle est revêtue ne
se continue point dans l'estomac. Cette membrane est, garnie de follicules muqueux, surtout à sa partie inférieure.
} * En dehors, on trouve une tunique celluleuse blanchûtre, ayant une résistance très grande, comme toutes celles
du tissu cellulaire sous-muqueux, ne contenant pas de
graisse et unissant le derme avec l’enveloppe musculeuse. Cette tunique celluleuse est la nerveuse des anciens. En dehors de ces deux membranes, on distingue une couche con-
tractile, de couleur rouge, c’est la musculeuse, formée de. deux ordres de fibres, l’un externe et l’autre interne. Les,
fibres du premier ordre sont longitudinales, superficielles,
viennent dela partieinférieure du pharynx, et se continuent
sur les deux faces de l’estomac; les fibres du second sont circulaires, souvent interrompues dans les cercles qu’elles forment," placées plus près de la membrane muqueuse, et cessent à l’estomac. | Variétés. L’œsophage se dévie quelquefois à droite; dans plusieurs circonstances, les dilatations supérieure et inférieure sont très prononcées, comme chez les ovipares ; mais un vice que l’on rencontre assez fréquemment, c’est la hernie de la membrane muqueuse à travers la celluleuse. Cette particularité se remarque, dit-on, chez les personnes qui ruminent. Usages. La partie sus-diaphragmatique est destinée à préparer les aliments, et à les conduire dans l’estomac:
Lorsque les aliments ont été portés dans Ja bouche, ils