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1 7 mon Fr SPLANCHNOLOGIE.—ESTOMAC. 439 sont triturés, ramollis et féduits en une sorte de pulpe; ils se ramassent an en bol sur la face supérieure de la langue; celle-ci relève sa pointe vers la voûte palatine, et forme par ‘conséquent un plan incliné vers le pharynx. Le bol glisse, par sa position déclive et par la contraction succèssive des fibres de la langue, de sa pointe vers sa base; ïl franchit l’isthme du gosier, et se précipite dans le pharynx qui, par un mouvement de contraction subit, se porte audevant de lui. Le pharynx, en se relâchant, entraîne le bol nee qui ne peut retourner en arrière, à cause de l'application du voile du palais contre les pas nasales, et du soulèvement de la base de la langue. Il ne peut épieiet pénétrer dans le larynx, parce que la glotte est resserrée par l'effet de ses muscles, et que l’épiglotte est abaissée. L'action du pharynx pousse graduellement le bol .alimentaire dans l’œsophage ; les contractions de cet organe, de haut en bas par ses fibres circulaires, de bas en haut par ses fibres longitudinales, achèvent de le faire descendre, et l'introduisent dans l’estomac. La pesanteur et les mucosités qui lubréfient l’œsophage, favorisent également son plissement.
PORTION SOUS-DIAPHRAGMATIQUE.
Cette partie de l'appareil digestifcomprend, non-seulement estomac et l'intestin, mais encore les organes glanduleux les plus importants de cet appareil, le Joie, la rate et le pancreas.
gsromac. ( Voy. Prépar., pag. 108.)
L’estomac est un organe musculo-membraneux, situé dans la cavité abdominale :. Il occupe l’épigastre et une
r On appelle ainsi la cavité interceptée entre le thorax et la partie inférieure du bassin. Sa paroi supérieure:est formée par le diaphragme ; sa paroi inférieure est constituée par le releveur de l’anus. Ses parois latérales postérieure et antérieure sont formées par le rachis , plusieurs muscles et apor{vroses. Elle est tapissée par une membrane séreuse. Cette grande cavité est subdiviséeen trois régions, par deux lignestrans- . versaies, dont l’une serait menéedu rebord AE eux des fausses côtes
nie à ANATOMIE DESCRIPTIVÉ.
portion de l’hypochondre gauche. Chezles grands mangeurs, il n’est pas rare de le voir descendre jusque dans la région ombilicale; sa direction à lieu obliquement de haut en bas,
d’arrière en avant et de gauche à droite. Chez l’homme, il a.
la forme d’un cône tronqué, dont la base correspond à gauche et le sommet à droite. L’estomac est situé au-dessous du diaphragme, au-dessus de l’arc du colon et du méso colon transverse, entre le foie et la rate; on lui distingue deux surfaces, deux bords ou courbures, et deux extrémités qui offrent chacune une ouverture. À
1° Surface extérieure; face antérieure. L’estomac ne présente pas toujours cette disposition ; quand il est vide d’atiments, cette face regarde supérieurement ; lorsqu'il est distendu par les aliments, elle est dirigée supérieurement et antérieurement; ses Himites sont les endroits où viennent s'insérer les épiploons : elle est convexe et en rapport, de gauche à droite, avec les fausses côtes, le diaphragme et le lobe gauche du foie. Face postérieure. Elle est ‘cachée dans une poche qui porte le nom d’arrière-cavité des épiploons, et correspond au méso colon transverse;elle présente beaucoup moins d’étendueque la face antérieure, disposition nécessaire pour que les gros vaisseaux ne se trouvent pas comprimés; dans la réplétion elle regarde en bas. Bord postérieur ou petite courbure (bord diaphragmatique, Ch.). Xl est concave, limité par l’endroit où vient s’insérer l’œsophage, et où commencele duodénum, répond à l'aorte, à la grande scissure , au lobule du foie, etse trouve situé entre les deux lames de l’épiploon gastro-hépatique. Bord antérieur ou grande courbure (bord coligue, Ch.). Il est convexe, fortement renflé du côté gauche, étendu depuis l’œsophage jusqu’à l’intestin duodénum, et
du eôté droit , à celui du côté gauche, et domt Pautre irait d’une épine an-
térieure et supérieure à celle du côté opposé. Chacune de ces régions se |
trouve elle-même partagée en troisrégions, par une ligne élevée du milieu de l’arcade crurale, vers le rebord cartilagineux des fausses côtes. Ces diverses régions sont ainsi désignées : la premiére, supérieure, porte le nom d’épigastrique, et ses parties latérales, d'hypochondres ; la deuxième moyenne, d’ombilicale ou de mésogastrique, ct ses côtés, de flancs ; et la troisième inféricure, d’hypogastrique , et ses parties latérales, de fosses uliaques.
SPLANCGHNOLOGIE. — ESTOM AC. 44 formé par la réunion des deux faces ; il est en rapport avec le -mésoc. lon transverse, Parc du colon, etlogé dans un écarte-
. ment des lames du feuillet antérieur du grand épiploon. Ce bord formeà droite une espèce de coude appelé petit cul-desac , età gauche, une saillie considérable qu’on désigne sous le nom detubérosité, de grand cul-de-sac (extrémité splénique, Gh.). Celle-ci est cachée dans l’hypochondre gauche, etunieà
la rate par des vaisseaux. La grande courbure présente un rétrécissement qui est le vestige d’un analogue très considérable qui existe chez les animaux, et qui partage leur ventricule en estomac splénique et en estomac pylorique.
2° Surface intérieure. Elle est tapissée par la membrane muqueuse, mince, molle, veloutée , dépourvue d’épiderme, et présentant à son origine des plis dus à son rétrécissement. : Lorqu’on l’examine à la loupe, on aperçoit un grand nombre d’éminences qui ne sont autre chose que des villosités ou papilles. Certaines maladies y font reconnaître des lacunes. La couleur de la membrane muqueuse est blanche dans l’état sain , elle est légèrement rosée pendant la digestion. Entre cette tunique et la musculeuse, on voit, le long des courbures , des follicules muqueux ( glandes de Brunner), très tenus, ouverts dans l’estomac par de petits orifices. Cette cavité intérieure offre à sa partie supérieure , à peu de distance du grand cul-de-sac, un orifice nommé cardia ( orifice æsophagien , Ch. ); celui-ci présente une légère aréole blanchätre à l’union de l’œsophage avec l'estomac. M. Chaussier en à tiré la conséquence que la muqueuse æœsophagienne cessait brusquement dans cet endroit, et ne se continuait pas avec la muqueuse stomacale ; cette assertion n’est vraie que pour l’épiderme. Dans la portion de l’estomac qui se portele plus loin du côté droit, on remarque un second orifice nommé pylore (orifice intestinal , Ch. ); il est situé au-dessous du foie , au-devant et au-dessus du pancréas, près du col de I vésicule ; faisant communiquer l’estomac ave le duodénum, et présentant un rétrécissement formé par un anneau de fbres musculaires, qui soulèvent la muqueuse, et lui font faire un pli qu’on a assez improprement nommé valvule. pylorigue.
Structure. L’estomac est composé en allant de dedans er dehors, 1° d’une membrane muqueuse déjà décrite; 2° d’une
tunique celluleuse, également décrite; 3° d’une enveloppe
musculaire très forte, dont la texture est plus complexe |
que dans le reste du canal alimentaire, puisqu'on peut y reconnaitre trois couches distinctes. La première, qui est la
plus extérieure , est formée de fibres longitudinales, confon-,
dues pour la plupart avec celles de l’œsophage et du duodénum ; elles sont très developpées à la partie supérieure de l’estomac, et autour de sa petite courbure. La. couche
moyenne est composée de fibres circulaires qui une à une new font pas entièrement le tour de l’organe ; elles commencent
au bas-fond de ce viscère , se dirigent un peu obliquement; et le couvrent en totalité jusqu’au pylore, où elles sont