‹ Traité élémentaire d'anatomie, contenant les préparations, l'anatomie descriptive et les principales régions du corps humain. Avec des notes extraites du cours de Ph. Fréd. BlandinChapitre 285 sur 351 · DU CANAL THORACIQUE · texte numérisé non relu

DU CANAL THORACIQUE

Les vaisseaux lactés et les Iymphatiques des membres inférieurs se réunissent vers la première ou la seconde vertèbre des lombes, quelquefois aussi entre la seconde et la troisième, pouv former le canal thoracique gauche on canal thoracique proprement dit; le plus ordinairement, ce canal prend naissance par cinq ou six troncs volumineux ; il n’a pas dans tous les points de son étendue un calibre égal; à son origine , il paraît quelquefois très dilaté, et c’est cette dilatation qu’on a appelée réservoir du chyle, réservoir ou citerne de Pecquet; souvent même elle se réduit à rien.

Le canal thoracique, né ainsi que nous l'avons dit, se place derrière l’aorte, à la partie antérieure et un peu latérale gauche du corps de la douzième vertèbre dorsale, passe dans la poitrine entre les piliers internes du diaphragme; il se trouve ensuite entre laorte et la veine azygos, et poursuit son trajet jusqu’à la sixième, la cinquième ou la quatrième vertèbre dorsale; à partir de cet endroit, il le porte à côté de l’æsophage, et, passant sous la crosse de l’aorte, il remonte jusqu’au-dessous de l’artère sous-clavière gauche; situé alors sur le muscle long du cou, il parvient jusqu’à la

septième vertèbre cervicale, d’où il se porte en bas, en dedans et en devant, pour s’ouvrir dans l’angle de réunion des veines sous-clavière et jugulaire inteine gauches; il est rare de le voir se jeter dans l’une de.ces deux veines.

On trouve rarement le canal thoracique simple; souvent” il se divise en deux ou trois branches qui se réunissent presque constamment, après un trajet plus ou moins long ; toujours il reçoit un plus ou moins grand nombre de branches accessoires, Les valvules du canal thoracique sont peu nombreuses. À l’endroit où il s’ouvre dans le système veineux, il est garni de deux valvules complètes, qui s’opposent au reflux du sang dans ce canal.

À droite, on trouve un vaisseau beaucoup moins considérable dont nous avons déjà parlé, auquel on a donné le nom de canal thoracique droit, de grand lymphatique droit, de grande veine lymphatique droite (tronc brachio-céphalique, Ch.). Sa longueur est d'un pouce environ. Il se jette daus la veine sous-clavière droite, à l’endroit où celle-ci donne naissance à la jugulaire interne; quelquefois on ne le rencontre pas.

Dans certains cas, le grand canal thoracique s’ouvre dans la partie droite du système veineux; mais alors les Iymphatiques de la moitié gauche de la tête ; du cou , du bras, du poumon, du cœur, etc.,ne s’y joignent pas, etse comportent

alors comme les Iymphatiques du côté droit dans l’état normal. (Meckel.)

NEVROLOGIE.—GÉNÉRALITÉS. 639

NÉVROLOGIE.

GÉNÉRALITÉS

Les nerfs sont des cordons blanchâtres, formés de filaments médullaires , tenant par une extrémité au centre nerveux, et par l’autre aux organes.

On les considère généralement comme naissant des centres nerveux; mais il ne faut pas toujours entendre par origine des nerfs, l’endroit où ils s’isolent de l’encéphale, puisqu'elle est souvent située plus profondément qu’elle ne le paraît au premier abord. 11 faut donc bien distinguer l’origine apparente de l’origine réelle : celle-ci n’est véritable qu’autant qu’on arrive à un centre de matière grise.

Apres être nés des centres nerveux, les nerfs se prolongent dans les organes : ils sont d’abord mollasses, et se rompent facilement, parceque les filamenis nerveux sont en petit nombre, et que le névrilème est très tenu, très mince. À leur origine, ils paraissent s’implanter sur une espèce de mamelon, que quelques anatomistes ont improprement considéré comme l’origine des nerfs, mais qui n’est réellement qu’une disposition particulière du névrilème.

Dans leur trajet, les nerfs sont placés dans le sens de la flexion. Leur forme est en général cylindrique. Ils sont d’abord volumineux, diminuent successivement de grosseur et deviennent capillaires. Leur marche est flexueuse > Mais moins que celle des veines et des artères. Après ces flexuosités, ils forment des anastomoses, qui sont moins nombreuses qu'on ne le croit ordinairement : ce qui tient à ce qu’on doit seulement entendre par anastomose, la jonction de deux

- filaments nerveux avec confusion de la substance et du

névrilème. Lorsque les filets s’accolent sans se confondre, il n’y a point de véritable anastomose , mais simplement acco-

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lement. Cette disposition anastomotique des nerfs est quel-

quefois très considérable dans un point, c’est ce qu’on

appelle plexus. | Les nerfs présentent encore dans leur trajet, sur un grand

nombre de points, des renfements appelés ganglions. Les | anatomistes les considèrent comme des plexus, Béclard

en a fait deux classes : dans lapremière, il range les ganglions des nerfs encéphalo-rachidiens , et dans la seconde, les ganolions des deux nerfs symphatiques. |

Les nerfs parvenus dans les organes, s’y terminent d’une

manière variable. Assez généralement, ils s’épanouissent en.

formant des lames nerveuses; plusieurs anatomistes ont dit î

qu’ils se terminaient par un filament très fin dans chaque

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