‹ Traité élémentaire d'anatomie, contenant les préparations, l'anatomie descriptive et les principales régions du corps humain. Avec des notes extraites du cours de Ph. Fréd. BlandinChapitre 286 sur 351 · partie élémentaire des organes. Reil pensait que le nerf ne · texte numérisé non relu

partie élémentaire des organes. Reil pensait que le nerf ne

pouvant être répandu dans tout l’organe à la fois, est en-! touré d’une atmosphère nerveuse dans laquelle il étend son #

action, à peu près comme cela se remarque dans les phénomènes électriques. Uneopinion moderne, qui compte beau-

coup de partisans ; est celle de MM. Prévost et Dumas : elles

consiste à considérer les nerfs comme se terminant par des

filaments très fins, qui s’anastomosent dans les orsanes, en,

suivant une direction perpendiculaire aux fibres de ces

organ es.

Lorsqu'on étudie les nerfs avec le scalpel ; on voit qu’ils

sont formés d’un grand nombre de filaments accolés et réunis par du tissu cellulaire. Chaque filament nerveux est: revétu à l'extérieur par une enveloppe qui parait se conti nuer avec celle des centres nerveux, c’est le névrilème. On

distingue un névrilème général, qui entoure le nerf en. entiér , et-un névrilème particulier, qui est propre à chaque

filament nerveux. M. Blainville croit que les filaments ner*

veux peuvent être divisés à l'infini. S'il en était ainsi; il serait très difficile, pour ne pas dire impossible , de con= cevoir là structure intime des filaments nerveux: Il parait néanmoins que les nerfs ne sont pas aussi divisibles qu’on l’a pensé.

Âu-dessous du névrilème qui revêt les:cordons nerveux;

on trouve une substance blanche, qui est véritablement las

nalogue de la substance blanche du cerveau, ainsi que le démontrent les analvses chimiques et naturelles.

de | VROLOGIE. — GÉNÉRALITÉS. 641 Les nerfs, suivant M. Bogros, présentent dans leur intésieur un canal particulier à éha si la divisibilitéindéfinie de M: Blainville existait > cette opinion,ne pourrait être admise: M. Bogros à fait voir pâr ses injections, que.ce canal était placé dans le centre de la substance blanche.il paraitrait, suivant M.Cuvier, quele mercure, dans ce cas, ne fait que refouler-la: pulpe nerveuse, san pénétrer dans un canal particulier autre que.celui du névrilème. La structure des plexus ne présente rien .de particulier. Âls sont formés par desianastomoses très multipliées, auxquelles, suivant plusieurs anatomistes > Viendrait s'ajouter beaucoup de matière grise. CENT TAT Les, ganglions offrent une structure plus compliquée. A l'extérieur, ils sont tapissés par une membrane très dense, très pourvue de vaisseaux, que; pour cette raison, Bichat a considérée comme J’analogue de la pie-mère. Au-dessous de cette membrane, on trouveé-un: tissu particuüliér, qui n’est autre:chose que la substance médullaire du ganplion. Elle est rassemblée en cordons et en fils, qui sont visiblement la continuation des nerfs tenant au ganglion. Ces filets, en péné- ‘trant dans les ganglions , se dépouillent de leur névrilème, quis’unit à la:membrane extérieure du ganglion. Enfin les ganglions contiennent encore une autre substance d’ungris rougeâtre:, formé par un tissu cellulaire parti culier , dont les interstices sont remplis d’une pulpe gélatineuse, d’ürie cou: leur rougeâtre cendrée. | SLT Les nerfs paissent des centres nerveux, tantôt par ‘une, tantôt par deux racines. Lorsque lé-nerf n’a qu’une racine, il s'implante par une ‘bandelette sur les parties antérieures , postérieures , latérales de’ces centres. Les nerfs qui n’ont qu’une seule racine peuvent s'implanter sur les parties latérales; ils sont destinés’à la respiration. Îls peuvent s’insérer sur les parties postérieures, ils serventalors à la sensibilité ; ils peuvent prendre naissance sur les parties antérieures jils sont dans cecas, nerfs.du mouvement ; enfin ils peuvent venir à la'fois des parties antérieures ét postérieures, ils sont én.même temps nerfs de la sensibilité et du mouvemént. | 1! SRE si Quand les nerfs ont deux racines » 118 naïssent des parties antérieures et postéfieures. ni À

que filament nerveux; mais

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w ® 642 ANATOMIE DFSCRIPTIVE. T Cette distinction des nerfs respirateurs, moteurs et sensitifs, est due à MM. Charles Bell et Magendie. sp

Bichat avait admis des nerfs pour les mouvements volontaires, et d’autres nérfs pour les mouvements involontaires. Les premiers tiraient leur origine de la moelle, lès seconds naissaient de renflements particuliers, auxquels il dcanait le nom de ganglions. Cette classification étant la plus commode pour la description, c’est aussi celle qu’on adopte le ‘plus ordinairement.

Les usages desnerfs sontdetran éméttrblesi impressions aux centres nerveux, desdétérminer la contraction des muscles.

Ï existe un grand nombre de cordons nerveux principaux. En général on en compte quarante-trois de chaque côté du CONRF: Les uns sortent des centres nerveux par la base du crâne : ce sont les nerfs encéphaliques;les autres viennentdela moelle, parles trous de conjugaison, ce sont les nerfs spinaux.

La moelle épinière etla; moelle allongée donnent seules

naissance aux nerfs; les hémisphères cérébraux'et les lobes du cervelet n’y participent en aucune manière. Il y a une exception pour l’olfactif.

Les nerfs sont connus depuis une époque assez reculée, mais ils n’ont pas toujours été classés et nommés comme on le fait aujourd’hui. |

Willis admettait dix paires de nerfs qui sortent par la base du crâne: Depuis, Sœmmerring et M. Chaussier ont modifié cette classification ; ils ont porté le nombre dés nerfs encéphaliques à douze; ce sont : l’olfactif, l’optique, le moteur oculaire commun, le pathétique, le trifacial , le moteur oculaireexterne, le facial, lauditif,-le patte: md le À a bé le pige et hypoglosse.

NERES CRANIENS. (Voy. Prépar., p. 74 à 892).

NERF OLFACTIF (Première paire ; nerf ethmoïdal, Ch. }.

: Mollasse , pulpeux, prismatique , situé à la fée inférieure des hémisphères cérébraux, dans un sillon qu’on y remarque. Il naît, par trois bandelettes médullaires, de la partie postérieure et interne de la face inférieure du lobe antérieur du cerveau. La bandelette externe est la plus étroite, maisaussi la plus longue; elle vient de la région externe des corps striés,

se dirige d’arrière en ayant, dedchorsen dedans ct de haut en bas, cachée en partie par la: scissure de Sylvius, et s’unit avec la racine interne, à quelque distance de l'extrémité postérieure de da a inférieure du lobe antérieur. La racine moyenne gr ise qui est la plus courte des trois, vient tantôt du lobe antérieur, tantôt dela substance Médwllaine qui occupe la parus interne de la scissure de Sylvius ; après un trajet d’une à deux lignes, elle s’unit da racine externe, La racine interne, longue d'environ quatre lignes ; provient: de l’extrémité Lists pete interne-dela at net ieure du Jobe antérieur, se porte d’arrière en avantet de dedansen dehors, ets fat avec le tronc commun des: deux autr "ess rire

Suivant LASER anatomistes, lorigine prétendu. du nerf n’est qu’une circonvolution cérébrales: 1,

: Quoiqu'il en soit, le netf, à la réunion'de cestrois racines, offie un Fbnfenteht dendtble ét‘Comme triangulaire; ilse dirige ensuite horizontalement en avant-et ên.: dedans ;: logé dans le sillon du lobe antérieur du cerveau, gagne:la gouttière ethmoïdale, où il présenteun renflement grisâtre) die forme ovale, qui porte le nom de bulbe du nerf olfactif. C’est dans cet endroit que le nerf’olfactif se divise-em raméaux plus ou moins nombreux; qui se-portent dans.les narines par lés trous de la lame criblée' de l’ethmoïde. Le bulbe donne naissance à trois ordres ‘de rameaux internes, externes et moyens.

Lés rameaux moyens se dirigent un peu en devant-et en bas; tous sortent logés dans les conduits de la: dure-mèré, qui ‘tapisse ceux creusés dans les os. Parvenus:dans les narines, les rameaux moyens se distribuent à la portion de la membrane pituitaire qui revêt la voûte. Les rameaux internes appartiennent à la cloisan; ils se subdivisent enun grand nombre defilets qui'se portent entre les deux couches fibreuses de la pituitaire et parcourent en partie toute Ja longueur de la cioison. Les rameaux externes se répandent dans les parties latérales du nez, et:surtout dans les deux cornets shpériqurs. Dans leur trajet, ils donnent de nombreux filets à la membrane pituitaire; aucune de leurs divisions ne va dans les cellules ethmoïdales', et he se rend pas

non:plus à la membrane muqueuse des cornets inférieurs.

Le nerf -olfactif avait été considéré: jusqu'alors comme le

NÉVROLOGIE.—NEREF OLFACTIF. 648

vant j

644 ANATOMIE DESERIPFIVE:

conducteur des sensations produites par les odeurs. Magendie pense que c’est à tort qu’on lui a exclusivement attribué cette fonction ; il croit, d’après une série d'expériences,

‘qu’elle doit être aussi reportée à la cinquième paire.

NERF OPTIQUE ( Deuvième paire ; nerf oculaire, Ch},

Le nerf optique, le plus grôs des nerfs crâniens, naît par | une extrémité assez épaisse de la partie inférieure et postérieure des couches optiques, et des tubercules quadrijumeaux, par deux bandelettes que chaque paire de ces éminences envoie aux couches optiques; et qui s'unissent aux renflements appelés corpora géniculata. De là le nerf optique

e d’arrière en avant et de dehors en, dedans, arrive

se dirig ieure du pédoncule cérébral, auquel il adhère

sur la face infér

intimement. Parvenu au-deyant. de la fosse pituitaire, il

s’unit à angle obtus avec celui du côté opposé, sur la ligne médiane. À partir de leur jonction, les deux uerfs optiques

sécartent l’un de l’autre pour se porter en dehors et en de-

vus dans ce point, ils représentent un Xou une croix; ee qui a fait donner à leur jonction le nom de chiasma ou d’entre-croisement. Après s'être ainsi éloignés, les deux.nerfs optiques pénètrent dans l'orbite par le trou optique ; ils s’y placent entre les quatre muscles droits de l’œil , en décrivant une légère courbure dont la convexité est.en dehors. Lorsw’ils sont arrivés à la partie postérieure interne et inférieure du globe de l'œil , ils passent à travers les membranes sclérotique et choroïde, et s'épanouissent dans l'organe où ils donnent naissance à la rétine. EX Les nerfs optiques deviennent plus denses et plus résistants à partir de leur entre-croisement. Depuis leur entrée par le trou optique jusqu’à leur terminaison. dans l'œil, ils sont ehvironnés par un névrilème extérieur bien. distinct de la. faine méningienne ;, à laquelle ils tiennent par de petits prolongements cellulaires. : été

NERF MOTEUR OCULAIRE COMMUN (Troisième paire ;, nerf oculo-musculaire commun, Ch.).

Le nerf moteur oculaire commun naît, environ deux lignes au-devant du bord antérieur de la protubérance an-

NÉVROLOGIE.-—NERFS OPTIQUE, MOTEUR, PATHÉTIQUE. G45 nulaire, de la partie interne du sEdoibétité cérébral , entre cette éminence et les tubercules mamillaires. Les be nerfs moteurs sont, dans leur origine, appliqués l’un contre l’autre,

. puis ils se iciaetal de dedans en dehors, et d'avant en arrière , jusqu’au niveau de la pointe que été en devant la tente fu cervelet, traversent en cet endroit un canal pratiqué dans la paroi externe des sinus caverneux. Placés d’abord en dedans et au-dessus du nerf pathétique et de la

branche ophtaimique, puis au-dessous et en dehors de ces

. nerfs, ils percent la dure-mère qui ferme la fente sphénoïdale, et pénètrent dans l’orbite par la partie la plus large de la fente sphénoïdale.

Avant de traverser la dure-mère, le nerf moteur oculaire commun se partage en deux branches, l’une supérieure et l’autre inférieure.

Branche supérieure. Dirigée en dedans et en devant, elle passe au-dessus du nerf optique et du rameau nasal de la branche ophtalmique, et se distribue aux muscles droit supérieur de l'œil et élévateur de la paupière.

Branche inférieure. Plus grosse que la précédente, elle se porte aussitôt au-dessous et en dehors du nerf optique, et se partage , 1° en rameau interne, plus considérable, qui est destiné au muscle droit interne ; 2° en rameau moyen, beaucoup plus court, qui se rend ani le muscle droit inférieur ou abaïisseur de l’œil ; 3° en rameau externe, qui ést le plus long et le plus grêle. Ce dernier donne un filet au ganglion ophtalmique, et pénètre dans le musclepetit oblique de l’œil.

NERF PATHÉTIQUE ; MOTEUR SUPÉRIEUR OU INTERNE (Quatrième paire ; oculo-musculaire interne, Ch.).

Le plus petit des nerfs encéphaliques; il naît ordinaire ment par deux racines, l’une antérieure, l’autre postérieure; elles tirent leur origine , immédiatement derrière la moitié externe des éminences postérieures des tubercules quadrijumeaux, de la partie antérieure et externe de la face supérieure de la valvule de Vieussens.

Après sa naissance, le nerfpathétiquese porte en bas ,en dehors et en avant, se contourne sur les prolongements antérieurs dela protubérancecérébrale, et parvient à l’apophvseclinoïde postérieure. Là, il s'engage dans un canal fibreux

de la dure-mère, dont la paroi interne le sépare du sinus caverneux; puis il s’anastomose avec la branche ophtalmique ) au moyen d’un petit filet placé entre cette branche, quiest au-dessous , et le neff moteur commun, qui est au-dessus. Auprès de la fente sphénoïdale, il se place au-dessus du dernier de ces nerfs ; il entre ensuite dans l’orbite par la partie la plus large de la fente, s’y dirige d’arrière en devant et de dehors en dedans, immédiatement sous le périoste, accompagné par le rameau frontal de l’ophtalmique, et vient se

distribuer par plusieurs rameaux dans le muscle grand obli-

que de l’œil.

NERF TRIJUMEAU (Cinquième paire ; N. trifacial, Ch. ),

Ce nerf, qui est remarquable par son volume, devientappa-" rent àneuf lignes de la ligne médiane du pont de Varole. La," il estcomposé de trois racines, une postérieure, une moyenne; ?

une antérieure. La racine moyenne, qu’il importe de bien connaître, parce qu’elle constitue réellement le nerf, nait

en partie du sillon qui existe entre les corps restiformes et

les éminences olivaires, et en partie de ces éminences; lenerf. se dirige ensuite de hauten bas, d’arrière en avant, et dede-.

dans en dehors, au-dessus dela partie postérieure du pont de

Varole, parvenu à la face externe et inférieure du pédonculer

ju cervelet, il abandonne l’encéphale. Dans cet endroit,

‘ie nerf présente une multitude de filets distincts dont le.

nombre varie de soixante-dix à quatre-vingts ou cent.

Le cordon qu'ils forment est manifestement composé de trois faisceaux; plusieurs anatomistes n’en admettent que deux. Une fois sorti, le trifacial se porte en devant, vers le bord supérieur du rocher; là il s'engage dans une gaine arrondieet oblongue de la dure-mère ; et parvient ainsi dans les fosses temporales internes, où il prend une aspect fort dif: férent de celui du reste dunerfetde ses diverses branches. Ses, filets s’éloignent les uns des autres en divergeant sensiblement, et donnent naissance àun ruban aplati. Ce renflement, de couleur grisôtre, d’une nature particulière, est long de:six à dix lignes d'avant en arrière ; on l'appelle ganglion sémi-lunaire, où plexus gangliforme ; il offre une concavité pour recevoir les filets, et une convexité d’où partent en

NÉVROLOGIE.—NERFS YRIFACIAUX. 647 devant trois branches; savoir : les nerfs ophtalmique, maxillaire sup érieur et maxillaire inférieur, 1°. NERF OPHTALMIQUE, BRANCHE SUPÉRIEURE (Nerf. orbito-

frontal, Ch.).

La branche ophtalmique, la plus petite des trois, conserve d’abord un peu la direction du tronc; née de la partie supérieure du ganglion, elle se dirige en avant, en dehors et en haut, au côté externe du sinus cavérneux : veçoit un filet du ganglion cervical supérieur, et pénètre dans l’orbite de dedans en dehors, placé en dehors du nerf moteur commun, et au-dessus du pathétique.

Avant d'entrer. dans l'orbite par la face sphénoïdile, le nerf ophtalmique se partage en trois rameaux Qui traversent isolément là dure-mère, et qu’on distingue en nerfs lacrymal, frontal et nasal. Dans quelques cas, le lacrymal et le frontal naissent par un tronc commun.

1° Nerf lacrymal. Xl est le plus extérieur des trois rameaux de l’ophtalmique, dont il se sépare en dehors ,' et au moment où celui-ci change.de direction pour se porter au-dessus du moteur commun, Il se dirige d’arrière en avant et de dedans en dehors, pénètre dans l'orbite, le long de sa paroi externe, et se porte jusqu’à la glande lacrymale ‘et à la paupière supérieure. Dans son trajet, le nerf lacrymal donne-un filet postérieur ou sphéno-maxillaire, qui s’anastomose avec un filet de la branche maxillaire supérieure ;, et un filet antérieur ou malaire, qui s'engage dans un con: duit de l’os malaire, et vient s’unir sur la joue avec un filet du nerf facial. Parvenu à la glande lacrymale, le nerf envoie trois où quatre filets à sa face interne, et se perd par,un grand nombre de filets dans la paupière supérieure.

2° NERF FRONTAL (palpébro-frontal, Ch.). Son volume et son trajet pourraient le faire considérer commela continuation de l’ophtalmique. Il marche au milieu des’ deux autres, d’arrière en avant et de dehors-en dedans; pénètre dans l'orbite, placé le long de sa paroi: externe, et se porte au-dessus du releveur de la paupière, ämmédiatement au-dessous de la voûte orbitaire. Simple-dans son origine ; 1] se partage en deux rameaux, l’un interne, l'autre

externe. Rañteau frontal interne. se dirige en avant et err dedans, donne un filet qui $’änastomose avec un semblable du rameau nasal , et en fournit plusieurs autres qui vont à : la paupière Jupéee: aux muscles surcilier et frontal; puis il sort de lorbite, entre l: pôulie du grand oblique elté trou orbitairesupérieur , et se distribue dans les muscles surcilier et frontal , ét dans'le tissu cellulaire sous-cutané de la tête. Rameau frontal externe. X est la continuation du tronc, et sort par le trou ‘orbitaire A mn le Après avoir fourni en dehors un filet à la paupière supérieure, et em dedans un autre filet qui va à la racine du nez, il se divise en deux rameaux réfléchis sur le front, derrière le muscle surcilier, et qui se partagent en filets profonds, ramifiés aux muscles nabilient > frontal, et aux téguments, et en filets superficiels, qui remontent presque vers Vocciput , et s’unissent avec ceux du côté opposé, du facial et des premiers cervicaux. ”

3° NERF NAsar (naso-palpébral, Ch.). 11 tient le milieu, pour le volume, entre le lacrymal etle frontal. Al s’introduit. dans l'orbite, en traversant l’extrémité postérieure du muscle droit externe, se dirige obliquement en avant et en dedans, et.se porte obliquement au-dessus du nerf optique; pour gagner la paroi interne de‘lorbite sous le muscle! grand oblique. Avant d’entrer däns cette cavité, il reçoit souvent un filet du ganglion cervicäl supérieur; et en envoie un très grêle, en y pénétrant, qui se rend au ganglion ophtalmique. Après avoir fourni deux ou trois filets ciliaires qui se distribuent au globe de Pœil ; le neyf nasal se partage’en deux rameaux.

Rameau nasal interne. Son trajet mérite une attention particulière. H s'engage dans le conduit orbitaire interne et antérieur, pénètre dans le erâne ,’et parvient sur-le-champ dans les fosses nasales par la petite fente située à la partie antérieure des gouttières éthmoïdales, sur les côtés de Pa-

pophyseicrista-galli, et se partageen deux filets. Le premier

se porte sur la partie antérieure dela cloison dans la. membrane’pituitaire, puis il se divise en deuxautres filets : lan (Naso-lobaire, Ch.) se dirigé sur la face postérieure de l’os du ï vez; sort entre lesos propres du rez et les portions jatérales de son cartilage, et'se jette darrs les téguments du lobe;

| NÉVROLOGIE:— NERFS TRIFAGIAUX. 649 l’autre descend -sur la membrape pituitaire, au niveau du rebord de lacloison, et se termine près de sa base.

Le second appartient à la paroi externe des narines; il fournit un filet qui descend derrière l’os du nez, et se termine dans la peau; d’autres filets vont se distribuer à la partie antérieure de la paroi externe des fosses nasales.

Ramçau nasal externe (Palpébral, Ch.). 11 peut être considéré comme la continuation du rameau principal. Dirigé le long de la paroi interne de l'orbite, sous les muscles droit et oblique supérieur de l'œil, il passe immédiatement au-dessous de la poulie, s’anastomose avec un filet du nerf frontal interne, sort de l'orbite, et se divise en plusieurs filets, qui se perdent dans la conjonctive, la caroncule. lacrymale, le sac lacrymal, les paupières, le muscle frontal et la peau du nez, en s’anastomosant avec les nerfs frontal interne, sous-orbitaire ét facial.

22 NERF MAXILLAIRE SUPÉRIEUR (NN. sus-maxillaire, Ch. ).

Cette branche, qui tient le milieu entre les deux autres, pour la situation et le volume, naît de la partie moyenne du plexus ganglionnaire, se porte en avant et un peu en dehors, et pénètre par le trou grand rond dans la fosse sphéno-maxillaire ; elle : s'engage ensuite dans le canal sous-orbitaire, et en sort pour se terminer à la joue. ï

À quelque distance de sa sortie du crâne, le nerf maxillaire supérieur donne le rameau orbitaire , qui entre dans la cavité de l'orbite par la fente sphéno- umhtilfhites et Sy partage en deux filets, Pun, malaire, anastomosé avec le nerf lacrymal, s’introduisant dansle boite de l’osmalaire, pour se ramifier à la face, au palpébral et à la peau, et l’autre, temporal traversant la portion oxbitaire de l’os de la pommette, uni avec un rameau du maxillaire inférieur dans la fosse temporale, et perçant l’aponévrose du même nonx pour aller se distribuer dans les téguments des tempes et du sommet de la tête. , ;

Parvenu dans da fosse ptérygo-maxillaire, le nerf maxilair supérieur fournit le nerf péérygo-palalin, tantôt simple,

re

tantôt donnant naissance à un petit ganglion arrondi, trian

gulaire ou cordiforme, placé en dehors du trou sphéno-palatin , connu sous le nom de gänglion de Meckel, parce que cet, anatomiste l’a décrit le premier (Ganglion sphéno-palatin, sphénoïdal, Ch.). Lorsque ce ganglion existe, il fournit plusieurs branches que nous allons examiner, et qui proviennent du nerf ptérygo-palatin, lorsque le ganglion vient à manquer.

Le ganglion de Meckel donne plusieurs rameaux distingués en internes ou antérieurs, postérieurs et inférieurs.

Rameaux sphéno-palatins » Où nerfs nasaux supérieurs et antérieurs. Ce sont les internes : ils sont au nombre de trois à cinq, arrivent dans les fosses nasales par le trou sphénopalatin , et se distribuent, les uns à la face-concave du cornet Supérieur et dans le méat correspondant, les autres aux deux surfaces du cornet moyen et à la partie postérieure de la cloison. Le rameau le plus considérable, appelé naso-palatin, se porte de dehors en dedans , ên passant devant le sinus sphénoïdal, vers la cloison , sur laquelle il descend d’arrière en avant, entre les deux feuillets de la pituitaire, jusqu'aux ouvertures supérieures du canal palatin antérieur. Les nerfs des deux côtés viennent se terminer, en traversant ce canal, aux angles supérieurs d’un petit renflement, nommé ganglion naso-palatin, sans arriver jusque dans la bouche.

Rameaux palatins (Nerfs gutturo-palatins , Ch. ). Aunombre de trois, un grand, un moyen et un petit : 1° Nerf grand palatin (N. palatin inférieur, Ch.). Après avoir donné un filet nasal aux cornets moyen etinférieur, il s’engage daus le canal palatin postérieur, et fournit , avant que d’en sortir, un autre filet qui pénètre dans les narines , et vient se perdre enfin près de l’apophyse nasale de l’os maxillaire. Souvent, au même endroit, le grand nerf palatin envoie en arrière un troisième filet qui va se distribuer au voile du palais.

Enfin , le grand nerf palatin sort de son canal , au niveau de l’ouverture pharyngienne de la bouche, se dirige en devant sous la voûte du palais ; et se partage en rameaux externes ; qui côtoientle bord interne du rebord alvéolaire ;

NÉVROLOGIE:—MAXILLe SUP.—GANGLION SPHÉNO-PALATINS 691.

et en rameaux internes, qui se répandent sur la partie moyenne de la voûte palatine. |

2 Nerf moyen palatin (N. guttural, Ch.). Né plus en

arrière que le précédent, il descend le long de la partie postérieure de la fente ptérygo-maxillaire, dans un conduit particulier, d’où il sort derrière le crochet de lapophyse ptérygoïde, en se partageant alors en deux filets, dont l’un se distribue dans l’amygdale et dans le voile du palais, et dont l’autre se perd dans ce dernier organe seulement. |

3° Nerf petit palatin. Placé d’abord entre le muscle ptérygoïdien externe et los maxillaire supérieur, entre celuici et l'os palatin, dans une rainure spéciale, il se divise en deux filets, dont un se rend à la luette; et l’autre à l’amygdale et aux follicules de la membrane palatine.

Nerf vidien, ptérygoidien , branche récurrente. Al est fourni en arrière par le ganglion de Meckel. Dirigé horizontalement en arrière , il s’introduit dans le canal ptérygoïdien, après avoir donné deux filets très minces à la membrane du sinus sphénoïdal. Pendant son trajet dans le canal , le nerf envoie en dedans et en bas deux ou trois filets nommés nerfs nasaux postérieurs et supérieurs, qui traversent l’apophyse ptérygoïde, et se ramifient dans la partie postérieure de la membrane muqueuse du nez à la membrane de la voûte du pharynx, et à l’orifice du canal d’Eustache. Parvenu à la partie postérieure du canal , le nerf ptérygoïdien se partage, avant de le quitter, en deux branches, par lesquelles il se termine. 1° Branche inférieure ou carotidienne. Elle pénètre dans le canal de ce nom , accompagne l’artère carotide, et s’anastomose avec des filets du ganglion cervical supérieur. 2° Branche supérieure ou cränienne. Elle entre dans le crâne, entre le rocher et le bord voisin du sphénoïde , gagne la surface supérieure du rocher, s’introduit dans la partie supérieure de l’aqueduc de Fallope, sans s’anastomoser avec le nerf facial. La branche crânienne arrive ensuite dans le tympan, au-dessous de la pyramide, traverse le tympan d’arrière en avant, sort par la scissure glénoïdale , se porte en bas, en dedans et en avant, et vient s'appliquer contre le nerf jingual du maxillaire inférieur. Depuis son entrée dans le tympan jusqu’à cette union , ce filet nerveux est désigné

sous le nom de corde du tympan ( filet tympanique, Ch. ). Au niveau de la glande sous-maxillaire, il abandonne le nerf lingual ,pour se rendre dans-un ganglion.

Lorsque le nerf maxillaire supérieur a fourni, par son ganglion , les nerfs de la fosse ptérygo-maxillaire , il marche horizontalement'jusqu’à la fente sphéno-maxillaire, ets’introduit dans le canal sous-orbitaire , dont il prend le nom. Mais , avant d'arriver dans ce canal ; il donne une branche assez forte, appelée nerf dentaire ou alvéolaire postérieur et supérieur , tantôt simple, tantôt partagée en deux rameaux, lun postérieur et l’autre antérieur. Le postérieur, plus gros, descend sur la tubérosité maxillairé, se partage en plusieurs filets qui s'engagent dans de-petits conduits que présente la partie postérieure du corps de l’os maxillaire supépérieur , et pénètrent dans les racines des trois ou quatre dernières molaires. Un filet assez marqué suit la paroi externe du sinus maxillaire , arrive dans cette cavité par sa paroi postérieure ; se ramifie dans sa membrane muqueuse, en s’y anastomosant avec le nerf dentaire antérieur.

Le rameau antérieur contourne la tubérosité maxillairé et va se rendre aux gencives et au muscle buccinateur. :

Le nerf sous-orbitaire, après avoir donné cette branche ’ entre dans le canal qui porte son nom, et fournit, près de loifice externe, une branche assez considérable, c’est le nerf dentaire antérieur ; celui-ci pénètre dans le conduit du même nom, creusé dans la paroi antérieure du sinus maxillaire , envoie d’abord un filet qui s’anastomose avec le nerf dentaire postérieur, puis se divise en plusieurs autres qui vont se porter aux incisives, à la canine, aux deux premières molaires et à la gencive.

En sortant du canal , le nerf sous-orbitaire se divise en un assez grand nombre de rameaux, qu’on peut distinguer en supérieurs, internes , externes et inférieurs.

Rameaux supérieurs où palpébraux. Ordinairement il n°y a qu’un seul rameau : il monte de dehors en dedans, vers la partie inférieure du muscle orbiculaire des paupières, et se partage en rameau externe, qui se dirige vers l’angle externe de l’œil, dans la partie inférieure du muscle orbiculaire, et en rameau fnterne, qui se porte vers l'angle interne;et se distribue à la peau du nez, au palpébral, à la caroncule la-

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NÉVROLOGIE.-NERE MAXILLAIRE INFÉRIEUR. UN653 crymale et au sac lacrymal ; les rameaux palpébraux out des anastomoses avec le ramcau nasal de l’ophtalmique, le nerf facial , et quelquefois même le rameau lacrymal.

Rameaux inférieurs ou labiaux. Ks sont plus considérables, et, dans le plus grand nombre de cas, au nombre de trois ou quatre : tous descendent couverts par le releveur de la lèvre supérieure, auquel ils envoient des ramifications, ainsi qu’au canin, au labial et à la peau dela lèvre; plusieurs filets percent même l’orbiculaire des lèvres ; pour se porter à la membrane buccale et aux glandes de la lèvre supérieure. . |

Rameaux internes ou nasaux. Us sont distingués en interne supérieur, et externe inférieur : l’interne et supérieur se réfléchit de bas en haut, sous le muscle releveur de la lèvre supérieure, et se divise en plusieurs filets, qui se perdent dans le releveur de la lèvre supérieure, l’abaisseur de l’aile du nez; et les téguments des parties moyenne et inférieure du nez. L’externe et inférieur descend sous le muscle releveur de la lèvre supérieure, se porte en devant vers l’aile du nez, donne des filets au releveur commun de l'aile du nez et de la lèvre supérieure , ainsi qu’à l’érbiculaire des lèvres, et se prolonge à la cloison où il setermine: Les rameaux internes s’anastomosent vers la partie inférieure du nez, avec le rameau nasal: de:la première branche principale de la cinquième paire. és va 9 ni

Rameaux externes: Les moins nombreux de tous , ils sont destinés au grand zygomatique au canin’et à la commissure. +R] inoeari

3° NERF MAXILLAIRE INFÉRIEUR ( N..marillaire, Ch.).

IL forme la plus grosse des trois branches du nerf trijumeau; néde la partie inférieure et postérieure du plexus ganglionnaire , 1l est composé, à son origine, de deux por tions, dont une plexiforme; il se dirige ensuite de haut en

bas, d’arrière en avant, de dedans en dehors, et s’introduit

dans le trou ovale du sphénoïde, après s'être anastomosé avec le grand sympathique. Au-dessous du trou ovale, le nerf maxillaire inférieur est placé entre la paroi, supérieure

de la fosse zygomatique et le ptérygoïdien externe. Assez

constamment, il se divise, en cet endroit, en deux, grosses branches, l’une, supérieure, externe et antérieure, l’autre, inférieure, interne et postérieure.

: La branche supérieure et externe fournit plusieurs rameaux qui s’écartent les uns des autres.en manière de rayons. Ce sont, le nerf massétérin , les nerfs temporaux profonds, interne et externe, le nerf buccal.et.les nerfs: ptérygoïdiens. pra Qué

Rameaux temporaux profonds (temporaux muscular.res, Ch.) L’externe, né plus en devant et en dedans que l’interne, tire souvent son erigine du massétérin ou du buccal, quelquefois aussi d’un tronc qui lui.esticommun avec le suivant; il se dirige ensuite , en dehors, sous le muscle grand ptérygoïdien et sur le.temporal ;.et.se porte, en haut et en dedans, pour pénétrer dans le muscle temporal. L'interne, plus volumineux que le précédent, suit une marche à peu près semblable; il se subdivise aussi en plusieurs filets qui se perdent dans l’épaisseur du muscle temporal. Ces rameaux, dans leur trajet, s’anastomosent avec des filets des nerfs facial et maxillaire supérieur.

Nerf massétérin (N. sous-zygomatique,.Ch.). Constamment le plus extérieur , il se dirige horizontalement en dehors et en arrière , traverse l’échancrure sygmoïde de l’os maxillaire inférieur, entre le muscle temporal et le col du condyle de la mâchoire, et se glisse entre les deux couches du masséter, dans lequel il:se perd presque entièrement.

Nerf buccinateur, buccal (AN. bucco-labial, Ch.). Ïl est ordinairement le plus gros des nerfs que donne la branche supérieure; dirigé en avant et en bas, il passe entre les deux muscles ptérypoïdiens, fournit des filets à ces deux muscles, principalement à l’externe, descend ensuite entre le muscle temporal et le ptérygoïdien externe, se porte entre Papophyse coronoïde et le muscle buccinateur, arrive à la face. externe de ce muscle, auquelilse distribue en grande partié, et envoie des ramifications qui sé rendent au temporal, au canin , à la commissure des lèvres et:à la peau, en s’anastomosant entre eux et avec les nerfs facial et sous-orbitaire,

Nerfs ptérygoidiens (N. ptérygo-musculairés, Ch.). Ce sont les plus petits de tous ; au nombre de deux, ils se portent, aussitôt après leur origine, entre les muscles ptérvsoïidien

NÉVROLOGIE, — NERF MAXILLA EF iNtérisur. 65 et péristaphylin externes, et se rendent dans la partie supérieure du ptérygoïdien interne ; dans lequel ils :se perdent entièrement, | | |

La branche inférieure , interne et postérieure, béaucou plus volumineuse que la précédente ,; Se dirige d’abord perpendiculairement, puis elle se partage bientôt en trois rameaux, le nerf temporal: superficiel où auriculaire, le nerf dentaire inférieur , et le nerf Hngual.

Nerf lingual Le plus antérieur des trois rameaux dela branche inférieure ; naît plus en dédans qu'eux, et communique, près de son origine, avec le nerf dentaire infé rieur, par un filet très Court; un peu au-dessous de la scissure glénoïdale, il recoit le filet appelé corde du tympan, qui vient du ganglion Sphéno-palatin; il descend ensuüite obliquement en avant, entre le muséle ptérygoïdien interne et la branche de los maxillaire inférieur, s'engage entre la glandemaxillaire et la membrane buccale, envoie àla glande plusieurs filets considérables, qui viennent tantôt de son tronc immédiatement , tantôt d’un petit ganglion qui porte le nom de ganglion maxillaire.Le tronc du nérf lingual se dirige ensuite en avant, entre les muscles mylo-hyoïdien et hyo-plosse, se porte au-dessus de la glande sublinguale, fournit des filets à la membrane buccale et À la glande sublinguale , et se partage à peu près au niveau de cette glande, en sept ou huit filets, qui pénètrent entre le lingual ‘et le énio-glosse : ces branches s’écartent les ünes des autres à la manière de celles d’un éventail, montent vers sa face supé : rieure, gagnent principalement les bords et la pointe de la langue, et s’y distribuent à sa membrane muqueuse.

Nerf dentaire inférieur (N. maxillo-dentaire ; Ch.). Plécé entre les deux autres rameaux de la branche postérieure , il descend obliquement à côté du Hingual, d’abord entre les deux ptérygoïdiens, puis entre l’interne et le condyle de la mâchoire. Près de l’orifice du conduit dentaire, il donne un filet considérable appelé mentonnier ou nerf my lo-hyoïdien , qui se loge dans un sillon creusé sur la face interne de la branche de la mâchoire, fournit des rameaux à la glande Sous-maxillaire, aux muscles mylo-hyoïdiens et digastrique, et se réfléchit de bas en haut pour aller se perdre dans les muscles du menton.

656 \ ANATOMIE, DESCRIPTIV ES): 70 0 0

. Le tronc du nerf dentaire inférieur s'engage ensuite dans le conduit dentaire, qu’il parcourt d’arrière en avant, fournit des rameaux qui vont aux grosses molaires et à la première petite, et se partageordinairement, au niveau du trou mentonnier,en deux branches : l’une, plus petite, continue le même trajet dans l’épaisseur de la mâchoire, et se distribue aux canines et aux incisives ; l’autre, plus grosse, sort par letrou mentonnier, et se sépare de suite en plusieurs faisceaux rayonnanis, qui-remontent entre lamembrane de la bouche : et les muscles. Les uns envoient des filets au triangulaire des lèvres, aux glandes dela lèvre inférieure, et à la membrane buccale; les autres donnent.des filets au carré, au releveur du menton’ au buccinateur, à l’orbiculaire des levres, à la peau du menton. Plusieurs de ces faisceaux s’anastomosent avec des divisions du facial. F

Nerf auriculaire. ou temporal. superficiel CN. temporal

cutané, Ch.).Ce nerf naît presque toujours par deux raci- « ues, entre:lesquelles passe l’artère sphéno-épineuse. Ces deux » racines , bientôt réunies, forment un seul tronc qui se porte . de dedans. en dehors, au côté interne de Particulation tem- . poro-maxillaire, entre le condyle de la mâchoire-et le conduit auditif, et se divise en cet endroit en cinq ou six branches. Plusieurs de ces rameaux vont à la glande parotide, au conduit auditif et au pavillon de l'oreille. Parvenu au ni; veau de la.base de l’apophyse zygomatique, le nerf temporal se divise en deux rameaux, l’un antérieur, et l’autre postérieur, qui accompagnent les divisions de l’artère temporale, et.se distribuent dans lestégumens de la tempe, du front ets du sommet de la tête, en s’anastomosant avec des filets du nerf facial. |

NERF MOTEUR OCULAIRE EXTERNE, MOTEUR EXTERNE (iS2xième. paire ; N. oculo-musculaire externe, Ch).

Son étendue est peu considérable, et. sa distribution fort simple. Il naït par deux racines du sillon qui sépare la protubérance annulaire, d'avec l’éminence pyramidale antérieure , et quelquefois de la partie supérieure de cette éminence elle-même, environ à deux lignesdedistancede la ligne médiane, et à quatre ou cinq lignes plus en dedans, querle

je NÉVROLOGIE. — NERk FACIAL. 657 nerf facial. Dans le plus grand nombre de cas, les deux racines se réunissent avant leur passage à travers la dure-mère.. Le cordon qui en résultese porte aussitôt horizontalement en devant et en dehors, le long de la gouttière basilaire, traverse la dure-mère, au-dessous de l’apophvyse clinoïde postérieure, et pénètre dans le sinus caverneux. L’arachnoïde, qui lui avait fourni une enveloppe depuis son origine, le suit encore jusqu’à quelques lignes de son introduction. Dans le sinus caverneux, le nerf moteur externe à séparé du sang par un repli de la membrane interne, est placé au côté externe de l'artère carotide interne, il recoit au niveau du canal carotidien, un ou deux filets qui viennent du ganglion cervical supérieur. Dans le sinus, le nerf moteur se dirige en avant, en dehors et en bas. Il entre ensuite dans l’orbite par la fente sphénoïdale, au moyen d’une ouverture particulière, située au-dessus de celle de la veine ophtalmique, s’introduit entre les deux portions du muscle droit externe, avec le moteur commun et la branche nasale de l’ophtalmique, et, se plaçant au côté interne du muscle droit externe, il se ramifie tout entier dans ce muscle.

NERFFACIAL , OU PETIT SYMPATHIQUE ( Portion dure de la septième paire). (Voy. Prépar., pag. 75, 79 et 82.)

Le nerf facial sort de la partie latérale et supérieure de la moelle allongée près de la protubérance annulaire , et précisément à l’endroit où les pédoncules du cervelet se Joignent à la moelle allongée, et quelquefois, suivant Malacarne,. par plusieurs filets du plancher du quatrième ventricule.

Ain si né du cerveau, le nerf facial, placé au-dessus et audevant du nerf auditif, l’accompagne jusqu’au fond du conduit acoustique : là il l’abandonne, s’engage tout entier dans le canal de Fallope, qu’il remplit exactement, et dont il par court toute la longueur. Au niveau de l’hiatus deFallope, il reçoit le filet supérieur du nerf vidien; un peu plus bas, le rameau supérienr du nerf vidien s’en sépare de nouveau, descend parallèlement à lui, se réfléchit en haut et en deh ors, et s’introduit dans la caisse du tympan par une ouver-

ture située au-dessous de la pyramide, se porte d’arrière en ayant, entre le marteau et l’enclume , collé surle premier de ces deux os, et sort du tympan par la scissure glénoïdale. Le rameau connu alors sousle nom de corde du tympan, sedirige ensuite en devanteten dedans, jusqu’à la branche linguale du | trijumeau, avec laquelle il s’anastomose à angle très aigu.

Aussitôt que le nerf facial est sorti du trou stylo-mastoïdien, il donne plusieurs branches qui vont aux parties voisines : 1° Nerf auriculaire postérieur. X| se porte en se réfléchissant derrière le pavillon de l'oreille, et se partage en deux filets, l’un postérieur plus gros, l’autre antérieur.

plus petit. L’antérieur gagne la partie inférieure et postérieure de la portion cartilagineuse du pavillon de l’oreille, donne quelques filets au muscle auriculaire postérieur, et va se perdre dans les téguments du conduit auditif. Le pos-w térieur remonte sur l’apophyse mastoïde, gagne le musclew occipital et s’y consume, ainsi que, dans les téguments de cette région ; 2° Nerf stylo-hyoïdien. X1 se distribue aux muscles qui partent comme lui de l’apophyse styloïde, et s’a-. nastomose par un ou deux filets, avec des filaments, venant . du ganglion cervical supérieur; 3° Nerf sous-mastoidien. A envoie quelques filets au ventre postérieur du muscle digastrique, et fournit plusieurs filets ne au g10ss0pharyngien > au pneumo-pastrique et à l’accessoire.

Après avoir donné ces rameaux, le tronc du nerf facial pénètre dans la parotide, forme SR son intérieur une espèce de plexus appelé parotidien, d’où naissent des branches ascendantes , des branches antérieures et des branches descen-.

dantes. La plupart des anatomistes n’en admettent que deux principales : la temporo-faciale et la cervico-faciale.

BRANCHE TEMPORO-FACIALE.

Elle comprend les branches ascendantes et les branches antérieures du plexus parotidien. Cachée dans MORE de la parotide, elle se dirige en haut et en avant, croise à angle aigu le col du condyle, et sé partage en sept ou huit ra- Meaux qui s’écartent en rayonnant. On les distingue, 1° en rameaux temporaux, au nombre de deux où trois ; ils donrent quelques filets à la glande parotide, croisent en re-

NÉVROLOGIE.-- NERF FACIAL. 659 montant la direction de l’arcade zypomatique, s’anastomosent ‘entre eux, avec.les rameaux superficiels et profonds du nerf maxillaire inférieur, etavecles rameaux frontal et lacrymal de la branche ophtalmique ; parvenus à la tempe, ils se subdivisent en un grand,nombre de filets, distribués au front et à la tempe jusqu’au sommet de la tête, à la peau de la partie antérieure du pavillon de l'oreille, au muscle auriculaire antérieur, et à la partie externe et supérieure de lorbiculaire des paupières; 2° en rameaux malaires, oxdinairement au nombre de deux; ils remontent sur l’os de la pommette, et se partagent en un grand nombre de filets qui se rendent aux muscles palpébral, zygomatique , canin, etc., et s’anastomosent avec les nerfs sous-orbitaire, lacrymal, frontal interne et nasal externe ; 3° en rameaux buccaux ils sont au nombre de trois, plus rarement de deux seulement , et dirigés transversalement sur le muscle masséter. Le supérieur, passant sous les muscles zygomatiques, auxquels il donne des filets, monte obliquement vers.la racine du nez, et se ramifie aux muscles canin et: releveur de la lèvre supérieure. Le moyen est le plus gros de tous; il s'étend fort loin sur le buccinateur, gagne la partie inférieure du muscle orbiculaire des paupières, communique avec des'filets du nerf sous-orbitaire, et se termine dans les muscles releveurs de la lèvre supérieure, l’orbiculaire des lèvres et la peau de la lèvre supérieure. L’inférieur, qui n’est souvent qu’une division du précédent, se porte directement en devant, et se perd dans le muscle buccal, la peau de cette région et celle de la lèvre inférieure , en s’anastomosant avec le nerf buccal du maxillaire inférieur.

BRANCHE CERVICO-FACIALE.

Elle descend obliquement en bas, derrière la branche de la mâchoire, plus près de la partie interne de la parotide, que de sa partie externe. Parvenue à l’angle maxillaire, elle se partage le plus ordinairement en deux branchés, lune qui se distribue au-dessus, lPautre au-dessous de la mâchoire inférieure.

Branche sus-maxilläire. Elle se compose de deux rameaux : Pun, supérieur, plusgros, se dirige transversalement en avant

ser à

sur le muscle masséter , et se partage en plusieurs filets qui vont aux muscles peaucier, triangulaire, buccinateur, labial etaux téguments ; l’autre, inférieur, se porte au-dessous du précédent, sur la partie externe et inférieure du masséter, dont il croise la direction , puis ilse divise vers le bord antérieur de ce muscle, en plusieurs filets qui se rendent aux muscles masséter , buccinateur, abaisseur de l’angle dés lèvres, abaisseur de la lèvre inférieure, buccinateur; peaucier , etc.

Branche sous-maxillaire. Elle est formée de deux ou trois rameaux, obliquement dirigés en avant et en bas: ce sont

les nerfs cervicaux cutanées supérieurs. Us descendent sous la

mâchoire, se répandent dans la partie supérieure de la peau du cou et dans le muscle peaucier, en s'anastomosant avec les précédents , ceux qui sortent par le trou mentonnier, et les rameaux cervicaux superficiels.

NERF AUDITIF OU ACOUSTIQUE (Portion molle de la septième paire ; nerf labyrinthique, Ch\). (Noy. Prépar., p.175, 82.) \ , JARE

Le nerf auditif, remarquable par sa mollesse, sort transversalement sur le corps restiforme , d’une bandelette grisâtre qui couvre toujours la base de ce nerf, et qui l’unit au plancher du quatrième ventricule; souvent aussi il se continueavec des stries blanches qu’on remarque sur les côtés du calamus scriptorius. De là le tronc du nerf se porte obliquement en dehors, en haut et en ayant, vers le conduit auditif interne, dans lequel il s’introduit, creuséeu dedans d’un sillon longitudinal, pour recevoir le nerf facial.

Lorsque le nerf est arrivé dans le conduit auditif, il s’y partage en deux branches : l’une, antérieure, pénètre dans le

limaçon ; l’autre, postérieure, s’introduit dans le vestibule et

les canaux demi circulaires.

Branche du limacon. Distincte dès son origine par sa blancheur, elle forme un cordon qui se porte vers la base du limaçon, et s’y divise en un grand nombre de filets très minces. Ceux-ci entrent aussitôt dans les ouvertures de cette base, pénètrent, dans le limaçon , parallèlement à son axe, se répandent sur la lame spirale, et se ramifient sur

En

NÉVROLOGIE. 661

sa membrane ou sa portion membraneuse. Plusieurs remontent jusqu’au sommet, ils sont alors plus finset plus courts.

Branche du vestibule et des canaux circulaires. Unie à la précédente, elle ne tarde pas à s’en séparer , se porte un peu en arrière et en dehors, forme un renflement , duquel émanent trois rameaux : 1° Grand rameau. Le plus postérieur de tous, il s'engage dans le vestibule par plusieurs porosités, et s’y partage en deux portions : l’une s’épanouit dans le vestibule en forme de membrane; l’autre se bifurque vers les orifices des conduits vertical supérieur et horizontal, et se continue avec la substance pulpeuse qui les tapisse; 2° Rameau moyen. Après s'être séparé du faisceau commun, il s’introduit immédiatement dans le vestibule, et forme des filaments pulpeux, qui pénètrent la membrane qui tapisse cette cavité; 3° Petit rameau. Le plus inférieur des trois, il entre dans le vestibule, par une ouverture particulière, se porte vers l’orifice du canal vertical postérieur, et se répaud.dans l’espèce d’ampoule pulpeuse qu’on y observe.

NERF GLOSSO-PHARYNGIEN (Portion de la huitième paire ; nerf

pharyngo-glossien ; Ch.) (Voy. Prépar., p. 76, 82).

Son origine est placée entre celle du pneumo-pastrique et celle du facial, mais plus près du premier. Ainsi né des parties

, Supérieures et latérales de la moelle vertébrale, dans le sil-

lon qui existe entre les éminences olivaires et les corps restiformes ; ce nerf se dirige en dehors, placé au-dessus et en avant du tronc du pneumo-gastrique , et sort du crâne par la partie antérieure du trou déchiré postérieur, renfermé dans un canal particulier de la dure-mère. Immédiatement après sa sortie, le nerf glosso - pharyngien fournit un filet qui pénètre dans la caisse du tympan; plusieurs autres traversent le canal de la dure-mère, et vont s’unir au pneumo-gastrique, au nerf accessoire, et au grand

sympathique ; il donne également deux rameaux pharyn-

giens dirigés en bas, en dedans et en arrière, et divisés en un assez grand nombre de filets qui se rendent aux constricteurs

662 ? ANATOMIE DESGRIPTIVE.

supérieur et moyen du pharynx, à la membrane de cette cavité , à l’amygdale, au stylo-pharyngien , à la partie postérieure et superficielle de la langue, et se terminent: (OI srande partie au plexus pharyngien.

Parvenu à la base de la langue, le nerf glosso-pharyngien passe entre les muscles stylo-glosse et hyo-glosse, puis, se plaçant au-dessous du nerf lingüal, et au-dessus de l’hypoglosse, il se divise, 1° en j£lets supérieurs xamifiés dans les muscles lingual et glosso-staphylin, et dans les glandes muqueuses de cette partie; 2°en rameaux moyens qui remontent

vers la surface de la langue, où ils se perdent dans les pa- «

pilles de cette face; 3° et en rameaux inférieurs distribués au muscle hvyo-glosse et à la membr ane muqueuse de lépiglotte.

NERF PNEUMO-GASTRIQUE, VAGUE, MOYEN SYMPATHIQUE , PUL- MONAIRE, VOCAL ( Nerf de la huiième paire). (Noy. Prepar., pag. 76, 82.)

Le nerf pneumo-gastrique naît immédiatement au-dessous du précédent de la partie latérale de la moëlle allongée,

derrière les éminences olivaires, et très près des corpsres: |

tiformes, par une ou deux rangées de filets, longues de cinq à SiX han et régulièrement disposées.

Tous ces filets se réunissent en un tronc large, aplati, qui se porte en dehors et en avant. Il s’introduit dans un petit

canal de la dure -mère, et sort du crâne par le trou déchiré .

postérieur, devant l’origine de la veine jugulaire interne. À Sa sortie du trou déchiré, le preumo-gastrique est uni d’une manière très intime avec l’hypoglosse, le glpsso-pharyngien et la branche ascendante du ganglion cervical supérieur, mais il ne tarde pas à s’en séparer. Placé d’abord

derrière le glosso-pharyngien, et devant l’hypoglosse, il:

abandonne ensuite ce dernier sur l'apophyse transverse de la première vertèbre cervicale ; il descend en dehors de la carotide primitive, et en arrière de la veine jugulaire interne , et sur les muscles grand droit antérieur de la tête et lie du cou.

Dans l’intérieur du canal fibreux ; lé nerf vague s’anasto-

NÉVROLOGIE.—NERF PNEUMO-GASTRIQUE. 663 mose par depetits filets avec le spinal ; à sa sortie, ilenvoieun filet de communication au glosso-pharyngien et au ganglion cervical supérieur; ensuite ilfournit une branche qui s’anastomose avecdeux filets de la branche interne du nerf accessoire, pour donner naissance au nerf pharyngien, qu’on appelleaussi pharyngien supérieur. Le pneumo-pastrique s’anastomose aussi avec le nerf hypoglosse. Ce nerf se dirigeobliquement de haut en bas et d’arrière en avant, croise la carotide interne, envoieun filet anastomotique au glosso-pharyngien, et forme à la hauteur du constricteur moyen du pharynx, un plexus considérable appelé pharyngien ; et qui a été très bien représenté par Scarpa. Ce plexus recoit des filaments du ganglion cervical supérieur, du rameau laryngé, etsurtout du glossopharyngien. Les filets qui le composent sont flexueux, grisätres,irrégulièrementassemblés,etserépandentprincipalement dans le constricteur moven!'et dans le constricteur supérieur; d’autres se portent le long de lartère carotide primitive, où ils forment des anastomoses avec des ramifications du glossopharyngienret du nerf cardiaque superficiel. Souvent ‘audessous du nerf pharyngien supérieur, on voit naître le nerf pharyngien inférieur, qui se ramifie dans le constricteur moyen du pharynx. ni,

À l'endroit où se détachent les nerfs pharyngiens, le pneumo-gastrique forme un véritable plexus ganglionnaire. C’est ordinairement de ce ganglion et au-dessous du nerf pharyngien que part le nerf laryngé supérieur, moins volumineux que l’inférieur; il descend derrière lartère carotide interne , en dehors du ganglion cervical supérieur, et se divise en deux rameaux , l’un externe et l’autre interne.

Le rameau externe se porte en dedans et en bas, et donne aux muscles constricteur inférieur du pharynx, crico-thyroïdien, sterno-thyroïdienet hyo-thyroïdien, à la glandethyroïde et à la membrane du larynx, des filets dont quelques-uns s’engagent dans la cavité laryngienne, entre les cartilages thyroïde et cricoïde. Le rameau interne traverse une ouverture de la membrane thyro-hyoïdienne, et se divise en plusieurs ramifications qui.se portent dans la membrane et les glandes de l’épiglotte, la membrane muqueuse du larynx, les muscles arvténoïdiens et crico-thyroïdiens, et s’anastoma-. sent avec des filets du nerf laryngé inférieur.

À un pouce ou un pouce et demi au-dessus de l’origine de l'artère carotide primitive, vers le milieu du cou, le nerf pneumo-gastrique fournit les nerfs cardiaques. Ceux-ci se portent de dedans en dehors et d’arrière en avant, sur l’artère carotide etle tronc innominé, pour se perdre enfin dans les nerfs cardiaques du ganglion cervical inférieur. Le tronc droit en donne ordinairement trois à quatre; il n’yen a qu’un ou deux au côté gauche.

Le'nerf pneumo-gastrique se porte ensuite en avant, passe à droite devant l'artère sous-clavière, à gauche, devant la crosse de l’aorte, puis s’introduit dans la poitrine, où il se divise en deux branches . lune, inférieure, plus considérable, est la continuation du tronc; l’autre, supérieure, plus petite, porte le nom de nerf laryngé inférieur, ascendant ou récurrent. Ce nerf présente quelque différence, suivant qu’on l’examine à droite ou à gauche. Dans le premier cas, il naît au-dessous de l’artère sous-clavière, se contoürne aussitôt, et l’embrasse en forme d’anse; dans le second, il naît beaucoup plus bas que le droit, se contourne comme lui, mais forme une anse plus considérable, et qui embrasse la crosse aortique; de là ils remontent sur les parties latérales de la trachée-artère jusqu’au larynx, où ils se terminent.

Dans ce trajet, ils donnent, 1° deux ou trois filets cardiaques, qui vont s’unirauxrameaux précédents; 2° plusieurs filets pulmonaires, qui suivent les artères pulmonaires dans leur distribution aux poumons; 3° des filets qui se rendent à l’œsophage, au corps thyroïde et à la membrane muqueuse de la trachée-artère. Enfin, à la hauteur du larynx, le nerf récurrent envoie des ramificatious au constricteur inférieur du pharynx et aux muscles crico-aryténoïdiens postérieur et latéral, s'engage dans la cavité du larynx, entre les cartilages cricoïde et thyroïde, puis se termine dans le muscle thyroaryténoïdien et la membrane muqueuse du larynx *.

os

* M. Blandin a fait sur les nerfs du larynx un travail dont voici les résultats : « Le nerf laryngé supérieur ést destiné surtout à la membrane muqueuse et aux cryptes du larynx ; il envoie de plus, comme l’a montré M. Magendie, un filet dans le muscle crico-thyroïdien , et quelques autres moins constants däns le muscle aryténoïdien, Le nerf

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NÉVROLOGIE.—PNEUMO-GASTRIQUE 665

Après avoir fourni le nerf laryngé inférieur, le paeumogastrique se porte en arrière sur la face postérieure de la trachée-artère ; là, il donne cinq ou six nerfs trachéaux inférieurs ; les uns descendent au-deyant de la trachée, s’unissent à des filets du laryngé inférieur et du ganglion cervical inférieur, pour concourir au plexus pulmonaire; les autres se portent derrière le conduit aérien, pénètrent dans les tuni-

| ques musculeuse et muqueuse de la trachéeet de l’œsophage,

et viennent se rendre dans le plexus pulmonaire.

Ce plexus, placé à la partie postérieure des poumons, commence immédiatement au-dessus de la bronche de chaque côté. 1 résulte de l’écartement des filets du pneumo-gastrique, qui se réunissent ensuite et forment ainsi plusieurs aréoles, entre lesquelles se trouvent logés des vaisseaux. De ce plexus, partent une infinité de filets qui accom-

récurrent se distribue aux deux muscles dilatateurs de la glotte, au muscle propre de la corde rocale ou arythéno-thyroïdien, et enfin au muscle arythénoïdien, par un gros filet qui passe derrière l’articulation crico-aryténcidienne , sous le muscle crico-aryténoïdien postérieur.

Ainsi, à proprement parler, Le nerf récurrent appartient à tous les muscles du larynx, dilatateurs ou constricteurs , à l’exception du cricothyroïdien , dont l’action connue est à peu près nulle pour dilater ou resserrer la glotte. Le laryngé supérieur appartient à la muqueuse presque uniquement, et par quelques filets au muscle aryténoïdien.

L’anatomiste dont nous citons le travail, ne considérant pas le muscle crico-thyroïdien comme constricteur, a cherché à justifier son opinion de la manière suivante : Ce muscle, dit-on, en faisant basculer le cartilage cricoïde sur le thyroïde, ou le second sur le premier, ce qu’il n'importe pas d'examiner ici, tiraille un des angles de la glotte, tend ses lèvres, les rapproche, et, en un mot, agit sur elles et sur l’ouverture qu’elles circonscrivent, comme la main sur une boutonnière, dont elle tiraille les angles. La conclusion n’est pas exacte ; le muscle cricothyroïdien est certainement tenseur des lévres de la glotte, mais il n’est rien de plus. En effet, pour que cette fente laryngée püt-être fermée à la manière d’une boutonniére, il faudrait qu’elle s'ouvrît de même sous l'influence d’une force qui produisit l’incurvation de ses deux lèvres. Or, l'expérience démontre qu’il ne se passe rien de semblable : dans les mouvements de dilatation , extrémité aryténoïdienrie de l’une dés lèvres de la glotte est simplement éloignée de l’autre.

pagnent la distribution des bronches, et paraissent se rendre

à la membrane et aux cryptes muqueuses des bronches. Le plexus pulmonaire n’est pas seulement formé par le

tronc du nerf vague, il reçoit encore des filets du gan-

glion thoracique supérieur et du ganglion cervical inférieur.

Au-dessous de ce plexus, les filets des nerfs vagues se réunissent en deux cordons nommés æsophagiens. Ces cordons descendent, celui de gauche, devant, celui dedroite, derrière, et à côté de l’œsophage. Dans leur trajet, ils s’envoient de fréquentes anastomoses. Parvenus à l’ouverture œsophagienne du diaphragme , ils s’introduisent dans le bas:ventre avec l’æsophage, et viennent se terminer à l’estomac. Celui du côté droit, ordinairement plus gros, forme autour du. cardia un plexus considérable, d’où naissent des filets nombreux, dont les uns vont à la face postérieure de l’estomac, et les autres , placés derrière l’artère coronaire stomachique, se dirigent le long de la petite courbure jusqu’au pylore, où ils s’anastomosent avec les rameaux du nerf gauche, et avec le plexus stomachique du grand sympathique. Ceux qui ne se répandent point dans l’estomac se portent à l’artère hépatique, à la gastro-épiploïque droite, au ganglion cœliaque droit, au duodénum ,\au pancréas, à la veine porte, à la vésicule du fiel, au foie et au plexus cœliaque.

Le tronc du côté gauche se partage également en plusieurs filets longitudinaux, qui suivent la petite courbure de l’estomac de gauche à droite, et donnent des rameaux à la face antérieure du viscère. Arrivés au pylore, les autres filets se répandent en partie au-devant de cet orifice, s’anastomosent avec ceux qu’il reçoit du nerf du côté droit, et viennent ensuite se jeter dans le plexus hépatique produit par le nerf ganglionnaire.

NERF SPINAL, NERF ACCESSOIRE DE WiLuis (NV. Nerf trachélo-

dorsal, Ch.). (Voy. Prépar., pag. 56, 82.)

Le nerf spinal sort de la partie éupérieure de la portion cervicale de la moëlle de lépine, sur une ligne qui lui est commune, d’après Ch. Bell., avec la huitième paire et le facial. Au-dessus dela quatrième paire, lieu où du moins son

NÉVROLOGIE.—NERFS SPINAL, HYPOGLOSSE. 667 origine est visible ; il monte ensuite latéralement entre le ligament dentelé et les racines postérieures des trois premières paires cervicales, grossit succéssivement par l addition de plusieurs filets, et s’introduit dans le crâne par le trou occipital, Dante l'artère vertébrale; lorsqu'il est arrivé dans Je crâne, il se dirige, en dehors et en avant , au-des-

sous, du nerf pneumo-gastrique, avec nue il doi par le

trou échiré é postérieur.

Au sortir de la dure-mère, le spinal s'éloigne du nerf pneumo-gastrique, s’unit intimement à l’hypoglosse, qu’il abandonne ensuite pour se porter derrière la jugulaire interne, et gaguer le muscle sterno-mastoïdien; parvenu au tiers supérieur de ce muscle, il le traverse, arrive sous le trapèze, se porte sur sa face antérieure et s’y consume.

Le spinal fournit, dans le canal fibreux de la dure-mère, ou immédiatement au-dessous, une branche appelée rameau accessoire du pneumo-gastrique. Celui-ci envoie un ou deux filets qui, réunis avec un autre du nerf vague; concourent à former le rameau pharyngien de ce nerf; au-dessous du rameau laryngé supérieur, l’accessoire du pneumo-gastri: que se partage en plusieurs filets, qui se confondent avec ceux qui composent le pneumo-pastrique.

Le nerf spinal, dans son passage à travers le sterno-mastoïdien, donne plusieurs filets qui se perdent dans ce muscle, et d’autres qui s’anastomosent avec ceux du plexus cervical ; il se termine par un grand nombre de filets dans la portion supérieure du muscle trapèze.

NERF ER NEUVIÈME PAIRE ( NN. hyporglossien Ch).

“(Voy. RTS pag. 77, 82.)

Ce nerf, antérieur, par son origine, aux nerfs glossopharyngien et pneumo-pastrique, naît, par dix à douze.filets, du sillon qui sépare les éminences pyramidales et olivaires.

Ces’filets se réunissent en cordons, le plus souvent au nombre de deux, quelquefois de trois, qui. s'engagent chacun dans une ouverture particulière de la dure-mère. Ils ne . tardent pas à former un seul tronc, qui passe par le trou condylien antérieur; tantôt la réunion se fait dans le trou, tantôt elle se fait Roÿe du crâne.

Aussitôt après sa sortie, l’hypoglosse, couvert en dehors, dans l’étendue d’un pouce environ , par le pneumo-pastrique, se place ensuite sur l'artère carotide interne, sur l’externe, sur le ganglion cervical supérieur, et se montre bientôt entre les branches de la veine jugulaire interne ; dans cet endroit, il forme une large arcade au-dessous du tendon du digas+| trique.

À l’origine de cette arcade, dont la convexité regarde en bas, il se divise en deux branches, l’une cervicale descendante, l’autre hypoglosse proprement dite. Dans son trajet, l’hypoglosse donne un rameau qui, se portant en arrière, s’anastomose avec l’anse que forment le premier nerf cervical et le sous-occipital au-devant de la première vertèbre.

Branche cervicale descendante. Elle se porte en bas et en devant, le long de la veine jugulaire interne, passe audessus de l’artère thyroïdienne supérieure, à partir de ce point, elle se recourbe en arrière et en haut pour se réunir, vers le milieu du cou,avecune autre branche semblable, formée par deux rameaux des deux premiers nerfs cervicaux ; il en résulte une arcade dont la convexité est très marquée et tournée en devant; celle-ci fournit des filets qu’on peut distinguer en internes, moyens et externes : 1° #ilets internes. [ls sônt au nombre de deux, passent au-dessous de l’omoplat-hyoïdien, et viennent se distribuer au muscle sterno-thyroïdien ; 2° Filets moyens. Ordinairement au nombre de deux ; ils se dirigent sous l’omoplat-hyoïdien, dans l'extrémité scapulaire duquel ils se terminent; 3°enfin, Filets externes. Is se portent obliquement, au nombre de deux ou trois, en dehors de la carotide, et s’anastomosent avec les troisième et quatrième nerfs cervicaux.

Branche hypoglosse proprement dite. Après avoir fourni la cervicale descendante, elle se recourbe, s’engage ensuite entre les muscles mylo-hyoïdien et hyo-glosse, en donnant un petit filet au muscle thyro-hyoïdien , envoie des filets aux muscles du larynx, à l’hyo-glosse, au génio-hyoïdien, au génio-glosse , au constricteur supérieur du pharynx et au stylo-pharyngien, et s’unit avec le nerf lingual, dans la partie supérieure du muscle hyo-glosse, au moyen de plusieurs filets. Lorsqu'elle est arrivée au corps de l’oshyoïde,

NEVROLOGIE.—NERFS CERVICAUX. 669 la branche hypoglosse s’enfonce avec l'artère linguale , en-

- te le génio-plosse et le lingual, s'étend ensuite jusqu’à

un pouce de la pointe de la langue, et se termine par

un grand nombre de filets qui se perdent dans les fibres

charnues.

NERFS VERTÉBRAUX (Nerfs rachidiens, Ch...

Les nerfs vertébraux proviennent des côtés de la moelle

| épinière ; ils sont au nombre de trente et un de chaque

côté, et désignés, d’après leur nom numérique, en première, seconde paire, etc. : suivant la région qu'ils occupent, ils sont appelés cervicaux, dorsaux, lombaires et sacrés; ils

. naissent par deux racines, l’une antérieure et l’autre posté-

rieure , séparées par le ligament dentelé. Des filaments plus

ou moins nombreux entrent dans la composition de ces racines, qui se réunissent entre elles, en passant à travers les trous de conjugaison et les trous sacrés, après avoir formé un ganglion qui provient des filets de la racine postérieure $ le tronc de chaque nerf se divise, à la sortie de ces trous, en deux branches, une antérieure et l’autre postérieure.

NERFS CERVIGAUX (N. trachéliens, Ch.).(Voy. Prépar., pag. 84.)

Ces nerfs sont au nombre de huit : les quatre supérieurs sont plus petits que les inférieurs; ils forment une série non interrompue , et sortent tous par les trous de conjugaison des vertèbres cervicales ; leurs branches antérieures envoient, immédiatement après leur sortie des trous’, des rameaux descendants, qui, en s’anastomosant avec les rameaux voisins, forment un plexusnommé cervical, trachélosous-cutané, Ch.

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